BP Portrait Award
Le BP Portrait Award est un concours international de peinture de portrait organisé annuellement par la National Portrait Gallery de Londres. Créé en 1980, il est considéré comme l’un des concours de portrait peint les plus prestigieux au monde.
Le concours est sponsorisé par la compagnie pétrolière BP entre 1989 et 2022, avant d’être repris en 2024 par le cabinet juridique Herbert Smith Freehills Kramer.
Histoire
modifierLe concours est fondé en 1980 sous le nom de John Player Portrait Award, du nom de son premier sponsor, l’entreprise britannique John Player & Sons[1].
En 1989, la société pétrolière BP devient le principal mécène du concours, qui prend alors le nom de BP Portrait Award[1].
Le prix acquiert progressivement une réputation internationale et attire des milliers de candidatures provenant de plusieurs dizaines de pays[2].
En 2019, plus de 2 500 candidatures issues de 84 pays sont examinées par le jury[3].
À partir de 2024, le concours est rebaptisé Herbert Smith Freehills Kramer Portrait Award après la fin du partenariat avec BP[4].
Fonctionnement
modifierLe concours est ouvert aux artistes âgés d’au moins 18 ans. Les œuvres sélectionnées sont exposées à la National Portrait Gallery de Londres pendant plusieurs mois[2].
Le premier prix est doté de plusieurs dizaines de milliers de livres sterling, ce qui en fait l’un des concours artistiques les mieux dotés dans le domaine du portrait contemporain[2].
Le concours comprend également plusieurs récompenses annexes, parmi lesquelles le BP Young Artist Award et le BP Travel Award[1].
Une sélection des œuvres finalistes fait également l’objet d’expositions itinérantes au Royaume-Uni[5].
Controverses
modifierLe partenariat entre BP et la National Portrait Gallery fait l’objet de critiques récurrentes de la part de militants écologistes et de collectifs opposés au mécénat culturel des entreprises pétrolières[6].
Le collectif Art Not Oil organise notamment plusieurs actions de protestation contre le concours et plus largement contre les partenariats culturels conclus par BP[6].
Ces controverses s’inscrivent dans un débat plus large sur le financement des institutions culturelles par les entreprises liées aux énergies fossiles[7].
Lauréats notables
modifierJohn Player Portrait Award
modifier- 1982 : Humphrey Ocean
- 1987 : Alison Watt
BP Portrait Award
modifier- 1991 : Justin Mortimer
- 2001 : Stuart Pearson Wright
- 2006 : Andrew Tift
- 2010 : Daphne Todd
- 2012 : Aleah Chapin
- 2015 : Matan Ben Cnaan
- 2018 : Miriam Escofet
- 2020 : Jiab Prachakul
Réception critique
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 (en) « Portrait Award history », sur National Portrait Gallery (consulté le )
- 1 2 3 (en) « BP Portrait Award 2014 », sur BP, (consulté le )
- ↑ (en) « Titian inspired portrait wins BP Portrait Award 2019 », sur BP Royaume-Uni, (consulté le )
- ↑ (en) « National Portrait Gallery announces new support for Portrait Award », sur National Portrait Gallery, (consulté le )
- ↑ (en) « BP Portrait Award exhibition tour », sur National Portrait Gallery (consulté le )
- 1 2 (en) « BP sponsorship of arts under pressure from climate campaigners », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) « Why museums are rejecting oil sponsorship », sur BBC News, (consulté le )
- 1 2 (en) « Art review: The BP Portrait Award 2013 reveals our endless fascination with self-scrutiny and the human face », sur The Independent, (consulté le )