Bamoun (langue)

langue bénoué-congolaise du Cameroun

Le bamoun (shüpamom ou shüpaməm [ʃŷpǎˑmə̀m] en bamoun) est une langue bantoïde des Grassfields du Cameroun parlée par les Bamoun. Elle est parlée par environ 650 000 locuteurs en 2025[2].

Bamoun
shüpamom, shüpaməm
Pays Cameroun
Région Grassland
Nombre de locuteurs 650 000 (2025)[1]
Classification par famille
Codes de langue
IETF bax
ISO 639-3 bax
Étendue individuelle
Type vivante
Glottolog bamu1253
Échantillon

Dialectes

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Il existe plusieurs dialectes liés à la langue bamoun, dont le bafanji, le bamali, le bambalang et le bangolan.

Écriture

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Le bamoun a une écriture propre développée par le roi des Bamouns Ibrahim Njoya dans son palais vers 1895.

Le bamoun est aussi écrit avec l’alphabet latin, notamment selon les règles de l’alphabet général des langues camerounaises par certains auteurs. D’autres orthographes ont été ou sont utilisées[3].

Alphabet latin bamoun dans Matateyou 2002[4]
abɓdgb mbeɛəf gghijk kplm
ŋn oɔprs shtuüʉ vwynyz

Le coup de glotte est noté avec l’apostrophe  ʼ .

Lorsque les tons sont indiqués, ils le sont avec des diacritiques :

Notation des tons[4]
tonsigne diacritiqueexemple
hautaccent aiguá
basaccent graveà
descendantaccent antiflexeǎ
moyenmacronā
montantaccent circonflexeâ

Phonologie

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Le bamoun a des tons, des voyelles longues et des diphtongues et la coda.

Les voyelles simples sont :

antérieurescentralespostérieures
i   yɨɯ   u
eə
ɛɔ
a

Les consonnes sont :

labialesalvéo­lairespost-
alvéolaires
vélaireslabialisées
vélaires
labio-
vélaires
glottales
ptkkpʔ
bdɡɡʷɡb
mpntŋkŋkʷ?
mbndŋɡŋɡʷ?
fsʃx?
vzʒɣ?
ɱf?ɲʃ
ɱv?ɲʒ
mn?ŋŋʷŋm
r   ljw

Notes et références

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  1. Andrij Rovenchak et Charles L. Riley, « An overview of Bamum phonology and orthography, with an additional focus on character and word frequencies in recent poetry », Journal of African Languages and Linguistics, vol. 46, no 2, , p. 322 (DOI 10.1515/jall-2025-0023).
  2. « Le nombre de locuteurs était estimé à 420 000 en 2005 (Ethnologue 2024) et, compte tenu de la croissance démographique annuelle moyenne du Cameroun de 2,5 % (données du recensement de 2005), il peut être estimé à plus de 600 000 personnes en 2022. » — Andrij Rovenchak et Charles L. Riley, « An overview of Bamum phonology and orthography, with an additional focus on character and word frequencies in recent poetry », Journal of African Languages and Linguistics, vol. 46, no 2, , p. 322 (DOI 10.1515/jall-2025-0023).
  3. Riley 2006.
  4. 1 2 Matateyou 2002, p. 37‒38.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Emmanuel Matateyou, Parlons bamoun, Paris, Budapest, Torino, L’Harmattan, , 334 p. (ISBN 2-7475-1336-X, présentation en ligne)
  • Solange Pawou Molu, Problèmes de morphophonologie nominale en Bamun-Shüpamom, université Paris Cité,
  • (en) Abdoulaye Laziz Nchare, « The Syntax of Agreement in the Shupamem DP and Greenberg’s Universal 20 », NYU Working Papers in Linguistics (NYUWPL), New York University, vol. 3, , p. 136-198 (lire en ligne)
  • (en) Abdoulaye Laziz Nchare, The Grammar of Shupamem, New York University, (lire en ligne Accès payant)
  • Jean Ndane, Syllabaire en langue bamoun = Ndâ Shùkét Pamom, Yaoundé, CEPER,
  • Emmanuel Njimah Mbouombouo et Jules Assoumou, « Proposition d’un alphabet du shǘpăməm », Contextes Didactiques, Linguistiques et Culturels, vol. 1, no 2, , p. 258-281 (lire en ligne)
  • R. Péchandon et J.-P. Njoya Mounga, Précis grammatical de la langue bamoun,
  • (en) Charles Riley, Towards the Encoding of the Bamum Script in the UCS (no L2/07-023), (lire en ligne)
  • Ida C. Ward, « The Phonetic Structure of Bamum », Bulletin of the School of Oriental Studies, University of London, vol. 9, no 2, , p. 423-438 (DOI 10.1017/S0041977X00076989, JSTOR 608347)

Articles connexes

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Liens externes

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