Ban-de-Laveline
Ban-de-Laveline est une commune française située dans le massif des Vosges, dans le Pays de la Déodatie, à l'est du département des Vosges. Située dans la région historique et culturelle de Lorraine, la commune fait maintenant partie de la région administrative Grand Est.
| Ban-de-Laveline | |
L'église de l'Assomption-de-Notre-Dame. | |
Héraldique |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Saint-Dié-des-Vosges |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges |
| Maire Mandat |
Stéphane Demange 2020-2026 |
| Code postal | 88520 |
| Code commune | 88032 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lavelinoise, Lavelinois[1] |
| Population municipale |
1 148 hab. (2023 |
| Densité | 43 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
2 899 hab. (2023) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 14′ 42″ nord, 7° 03′ 57″ est |
| Altitude | 430 m Min. 403 m Max. 1 031 m |
| Superficie | 26,45 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Ban-de-Laveline (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Saint-Dié-des-Vosges (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Saint-Dié-des-Vosges-2 |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | mairie-bandelaveline.fr |
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Le nom de Ban-de-Laveline a été substitué à celui de Laveline par décret du . Ses habitants sont appelés les Lavelinois.
Géographie
modifierLocalisation
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Le village dépend du canton et de l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, s'étend sur plusieurs petites vallées entre les montagnes de la Croix-aux-Mines au sud, Wisembach à l'est, Bertrimoutier au nord et Coinches à l'ouest.
Le village est parcouru par plusieurs rivières dont la principale est la Morte, affluent de la Fave, qui prend sa source sur la commune de la Croix-aux-Mines au lieu-dit du Pré de Raves.
Géologie et relief
modifierLa commune de Ban-de-Laveline, d’une superficie de plus de 26,45 kilomètres carrés, appartient à la région des Hautes-Vosges, au contact de la ligne de crête séparant la Lorraine de l'Alsace.
C'est une des 201 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges, réparties sur quatre départements : les Vosges, le Haut-Rhin, le Territoire de Belfort et la Haute-Saône[2].
Au sud et à l'est, le massif forestier n'offre pas de passage vers l'Alsace limitrophe. L'altitude atteint 994 mètres à la Tête du Violu et culmine à 1 031 mètres au-dessus du col du Pré de Raves.
Le village est traversé par la D 23 venant de Raves au nord et de la Croix-aux-Mines au sud. Deux chemins vicinaux vont l'un à Coinches à l'ouest et l'autre à Gemaingoutte au nord-est. La commune de Ban-de-Laveline est limitrophe de six communes vosgiennes : Gemaingoutte, Wisembach, Bertrimoutier, Raves, Coinches, La Croix-aux-Mines et une commune alsacienne : Sainte Marie-aux-Mines, Haut-Rhin.
Ban-de-Laveline se situe à moins de 15 min en voiture de Saint-Dié-des-Vosges (12 km) et de Fraize (14 km), à 50 min de Colmar (55 km), et à 1h10 de Nancy (100 km) et Strasbourg (84 km).
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Bertrimoutier, Coinches, La Croix-aux-Mines, Gemaingoutte, Raves et Sainte-Marie-aux-Mines.
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[5] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 236 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 10,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ban-de-Sapt à 12 km à vol d'oiseau[9], est de 10,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 027,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 1].
Voies de communication, transports et désenclavement
modifierTransports interurbains
modifierLa commune est au carrefour entre le bassin déodatien et la plaine alsacienne : de Nancy vers Colmar et d’Épinal vers Strasbourg. Nancy est à, Strasbourg à par le col de Saint-Marie-aux-Mines, Colmar à par le col du Bonhomme et Épinal à par le col du Haut Jacques.
| Ville | Distance | Par voie | |
|---|---|---|---|
| Épinal | 62 km | N 59 > D 420 | |
| Colmar | 50 km | D 415 | |
| Nancy | 97 km | N 59 > N 4 > A 33 | |
| Strasbourg | 85 km | Via le col | D 459 > D 1059 >A 35 > N 4 |
| Via le tunnel | N 159 > D 1059 >A 35 > N 4 | ||
Le tunnel Maurice-Lemaire permet de relier la commune à la plaine alsacienne via Sainte-Marie-aux-Mines, en itinéraire bis de la traversée du col de Sainte-Marie-aux-Mines via la commune limitrophe de Wisembach.
Le TGV Est est disponible via la gare de Saint-Dié-des-Vosges, à moins de 15 min en voiture.
Transports intra-urbains
modifierAucun transport intra-urbain n'est disponible sur la commune.
Hameaux et écarts
modifierLa commune de Ban-de-Laveline présente un habitat historiquement très dispersé, caractérisé par de nombreux hameaux et écarts qui s'articulent autour du centre-bourg.
En 1867, ces entités regroupaient la majeure partie de la population locale, avec des dynamiques démographiques et économiques propres, notamment liées à l'agriculture, à l'ancienne industrie minière ou, plus récemment, à la production d'énergie.
| Nom du hameau | Altitude moyenne | Superficie | Démographie historique (1867) | Caractéristiques, hydrologie et patrimoine |
|---|---|---|---|---|
| Algoutte | 460 m[12] | 70 ha | 68 hab. (14 maisons), soit 3 % de la commune. | Situé au sud-est, il est limitrophe de La Praye, Coinchimont, Omégoutte et Verpellière[13] et traversé par le ruisseau d'Algoutte. |
| Baudifosse | 630 m[12] | 17 ha | 19 hab. (5 maisons), soit 0,8 % de la commune. | Hameau d'altitude limitrophe de Lauterupt et de Raumont[13]. |
| Bréhagoutte | 589 m[12] | 40 ha | Faible densité de population. | Écart de moyenne altitude, limitrophe de Québrux[13] et traversé par le ruisseau de Québrux. |
| Coinchimont | 515 m[12] | 75 ha | 176 hab. (31 maisons), soit 7,7 % de la commune. | Limitrophe d'Algoutte, Omégoutte et Marimont[13]. |
| Honville | 450 m[12] | 45 ha | 124 hab. (30 maisons), soit 5,5 % de la commune. | Traversé par le ruisseau de Québrux, il est voisin de La Truche, Québrux et du centre-bourg[13]. Il abrite une ancienne école de hameau fondée en 1884, vendue au secteur privé à partir de 2013. |
| La Praye | — | 7 ha | — | Petit écart limitrophe d'Algoutte et Verpellière[13]. Il est arrosé par la Morte et son affluent, le ruisseau de Raumont. |
| La Truche | — | 14 ha | 109 hab. (24 maisons), soit 5 % de la commune. | Limitrophe d'Honville et Lauterupt[13], le hameau est traversé par le ruisseau Basse de la Grande Goutte. |
| Lauterupt | 548 m[12] | 53 ha | 195 hab. (45 maisons), soit 8,5 % de la commune. | Traversé par le ruisseau Basse de la Grande Goutte, il est entouré par Raumont, La Truche, Baudifosse et Québrux[13]. D'après des prospections archéologiques, il concentrait l'essentiel de l'activité minière de la commune au XVIIe siècle. |
| Marimont | — | 22 ha | Faible densité de population. | Écart limitrophe de Coinchimont et du centre-bourg[13]. |
| Omégoutte | 599 m[12] | 16 ha | 112 hab. (22 maisons), soit 5 % de la commune. | Hameau d'altitude limitrophe d'Algoutte, Coinchimont et Verpellière[13]. |
| Québrux | 507 m[12] | 66 ha | 338 hab. (73 maisons), soit 14,8 % de la commune. | Voisin de Lauterupt et Bréhagoutte[13], il donne son nom au ruisseau de Québrux qui le traverse. Son patrimoine se distingue par la chapelle Sainte-Claire. |
| Raumont | — | 100 ha (1 km²) | 272 hab. (30 maisons), soit 12 % de la commune. | Important hameau limitrophe de Verpellière et Baudifosse[13], traversé par le ruisseau éponyme. |
| Velupaire | — | 24 ha | 75 hab. (14 maisons), soit 3 % de la commune. | Hameau en périphérie immédiate du centre-bourg[13]. Sur le plan économique, il a accueilli dans les années 2010 une centrale de méthanisation (SEML Methaval)[14], dont l'activité a cessé en juin 2018 suite à une liquidation judiciaire. |
| Verpellière | 455 m[12] | 72 ha | 451 hab. (70 maisons), soit 19,8 % de la commune. | Le plus grand hameau en 1867. Il jouxte le centre-bourg, Omégoutte, Raumont, Algoutte et La Praye[13]. Son ancienne école, fondée en 1846, est devenue un local communal en 2013 avant d'être cédée au privé en 2024. |
Hydrographie
modifierLa Morte prend sa source à La-Croix-aux-Mines dans le massif des Vosges et rejoint la Fave à Neuvillers-sur-Fave après un parcours de 14,3 km[15].
Le Ruisseau de Verpelliere est un cours d'eau naturel non navigable de 4,4 km, affluent de la Morte : il doit son nom au hameau de Verpellière dont y longe l'artère routière principale. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Raumont et il se jette dans la Morte au niveau du hameau de La Praye[16].
Le Ruisseau Basse Perreux est un cours d'eau naturel non navigable de 2,64 km, affluent du Ruisseau Basse de la Grande Goutte. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Raumont et se jette dans le Ruisseau Basse de la Grande Goutte au niveau du hameau de Lauterupt[17].
Le Ruisseau Basse de la Grande Goutte est un cours d'eau naturel non navigable de 6,43 km, affluent de la Morte. Il possède deux affluents : le Ruisseau de Québrux[18] et le Ruisseau Basse Perreux. Sa source se situe dans le hameau de Lauterupt et il se jette dans la Morte au niveau du centre de la commune, proche du hameau de Marimont[19].
Le Ruisseau de Québrux est un cours d'eau naturel non navigable de 4,56 km, affluent du Ruisseau Basse de la Grande Goutte : il doit son nom au hameau de Québrux qu'il traverse. Il ne possède pas d'affluents : sa source se situe dans le hameau de Bréhagoutte, à la Fontaine du Chipiant[20] et il se jette dans le Ruisseau Basse de la Grande Goutte au niveau du hameau d'Honville[18].

Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Ban-de-Laveline est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Ban-de-Laveline[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant six communes (Bertrimoutier, La Croix-aux-Mines, Gemaingoutte, Neuvillers-sur-Fave et Raves, en plus de Ban-de-Laveline), dont elle est ville-centre[Note 3],[22],[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[23]. Cette aire, qui regroupe 47 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (67,6 %), prairies (15,9 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), zones urbanisées (4,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Intercommunalité
modifierLa commune fait partie de la Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges depuis 2017, précédemment de la Communauté de communes Fave, Meurthe, Galilée (à partir de 2014), anciennement de la Communauté de communes du Val de Galilée (à partir de 1997).
Planification de l'urbanisme et enjeux locaux
modifierLa politique d'urbanisme de la commune est encadrée par le Plan Local d'Urbanisme (PLU) et son Projet d'Aménagement et de Développement Durables (PADD). Ces documents fixent les orientations majeures de Ban-de-Laveline face aux défis géographiques et démographiques du massif vosgien.
Deux enjeux principaux guident l'action municipale :
- La maîtrise de l'étalement urbain et la préservation des paysages : compte tenu de la configuration de la vallée et de la dispersion historique de ses quatorze hameaux, le PADD vise à limiter le mitage (construction dispersée) pour sanctuariser les terres agricoles et les espaces forestiers. Les nouvelles constructions sont ainsi prioritairement orientées vers les dents creuses (terrains vagues entre deux habitations) du centre-bourg et des hameaux principaux comme Verpellière ou Honville.
- La gestion des risques naturels : une partie du territoire communal, notamment le long du cours de la Morte et du ruisseau de Raumont, est soumise à un Plan de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI). Les orientations d'urbanisme intègrent de fait des contraintes strictes de constructibilité dans les zones basses de la vallée (comme à La Praye), incitant à une densification raisonnée sur les versants les mieux exposés et hors de portée des crues.
Toponymie
modifier- Aquilina, 1270[27] ; Le ban de Laweline (1238) ; Li bans de Lawelinne (1270) ; T. de Aquilina (1278) ; Le bans de la Welinne (XIIIe siècle) ; Awelin (1325) ; Awelinne (1358) ; Aweline (1359) ; Owelin (1364) ; Leaweline (1366) ; Welinnes (1369) ; Aquillina (xive siècle) ; Owelingen (1408) ; Ban de Lauveline (1419) ; Lavelinne (1438) ; Ou ban de Lauweline (1488) ; Aweline (1589) ; Leuveline (1594) ; Lawellinne (XVIe siècle) ; Leauveline (XVIe siècle) ; Bam d'Aveline (1628) ; Leuveline (1656) ; La mairie de Laveline (1751) ; La Veline (an II) ; Laveline-devant-Saint-Dié (1859 - arr. préf. 5 déc).
De l'oïl ban « territoire où s'exerçait la juridiction d'un suzerain »[28]. Le ban permettait en outre au seigneur d'exiger un droit de passage sur ses terres, un péage[29].
L'adjectif « banal » ou « bannal » (au pluriel : banaux) qualifie les choses relevant du ban. Son sens moderne de « banal » (au pluriel : banals) en est dérivé : ce qui est banal est commun, ordinaire[30].
Deux théories existent quant au nom de la commune : ou bien la déformation du mot aveline de l’occitan avelana (« noisette ») venant du latin abellana ; ou bien une déformation de la racine latine de l'adjectif féminin aquilina (aqua) « (eau) brun foncé, noirâtre »[31], fréquente dans les lieux où passent des ruisseaux, pour désigner d'abord le ruisseau la Morte[28].
Histoire
modifierOrigines et Moyen Âge
modifierFondation et influences monastiques
modifierL'origine du bourg est intimement liée à l'expansion monastique dans la vallée de la Haute-Meurthe. Entre 670 et 700, les moines du chapitre de Saint-Dié établissent un premier établissement ecclésiastique (ou cellule) dédié à l'Assomption de la Vierge Marie à proximité de l'actuel hameau d'Honville. Ce noyau religieux favorise la mise en valeur agricole des terres environnantes. Autour de ce domaine, une exploitation agricole importante se développe, désignée sous le nom de « grande ferme de Hunnus », expression de la toponymie locale à l'origine du nom du hameau d'Honville.
Dans son ouvrage de 1624, le chanoine Jean Ruyr avance l'hypothèse d'une étymologie latine, Aquilina, qu'il associe à la confluence des nombreux ruisseaux traversant le territoire. Sur le plan administratif, le village devient rapidement le chef-lieu d'un ban, une circonscription territoriale et judiciaire de l'époque médiévale. À partir du IXe siècle, la croissance démographique du secteur s'accentue. La protection militaire du domaine face aux incursions extérieures est alors déléguée à des sous-voués agissant pour le compte du duc de Lorraine.
Organisation féodale et seigneuriale
modifierAu XIIIe siècle, le ban de Laveline s'intègre pleinement dans le réseau de dépendances et de vassalités du duché de Lorraine. En 1270, le duc Ferry III concède en fief et hommage à Aubert de la Haute-Pierre (également mentionné sous le nom d'Aubert de Laveline) le plaid du palais, un droit de justice dû par le ban. Les seigneurs locaux sont alors soumis à des obligations défensives strictes, notamment envers la forteresse ducale du Spitzemberg. Les archives mentionnent ainsi que « messire Aubert de la Varêne » (Laveline) doit assurer la garde du château et participer pour moitié à l'entretien de ses structures défensives (portes, serrures, palissades et murailles).
La seigneurie fait l'objet de partages successifs au sein de la noblesse lorraine. Le nom d'Andoin de Laveline apparaît en 1284 dans un traité de partage conclu entre Renaud de Neufchâtel et son neveu Jean, voué de Nomeny. Un second traité, signé l'année suivante en 1285, attribue à Renaud de Neufchâtel la part du fief qu'Aubert de Laveline détenait au sein du ban.
À la fin du Moyen Âge, le pouvoir ducal renforce son contrôle direct sur la région. Le 24 avril 1488, Jean de Bouzey aliène au duc René II de Lorraine un tiers de la seigneurie de Laveline, ainsi que divers héritages s'étendant sur les localités voisines de Chipal, Saint-Nicolas-de-la-Croix, Sardray et Québrux.
Époque moderne
modifierLes ravages de la guerre de Trente Ans
modifierDurant la guerre de Trente Ans, le passage des troupes suédoises — alors alliées de la France contre le duc de Lorraine Charles IV — provoque d'importantes destructions dans la vallée en 1635. Le conflit s'accompagne d'une épidémie de peste et d'une famine sévère qui entraînent un effondrement démographique de la population locale. Le dépeuplement de la commune conduit à l'abandon des terres cultivées, à une progression des friches et à la prolifération des loups. Sur le plan patrimonial, le château médiéval de Laveline, édifié au XIIIe siècle et ceint de douves naturelles formées par les ruisseaux locaux, est entièrement détruit par les forces suédoises en 1642 et laissé à l'abandon.
Le retour progressif à la stabilité politique et économique s'opère à la fin du XVIIe siècle, favorisé par la signature successive des traités de Westphalie (1648), des Pyrénées (1659) et de Nimègue (1679), ainsi que par une politique d'incitation à l'immigration pour repeupler la région.
Le passage de Louis XIV et l'histoire paroissiale
modifierLes registres paroissiaux de Ban-de-Laveline, qui consignent les baptêmes, mariages et sépultures, débutent en 1638. Au-delà des actes de catholicité, ces documents mentionnent la gestion de la communauté, à l'instar des legs, des obligations financières ou d'événements notables. Les annotations de ces registres signalent notamment le passage du roi Louis XIV sur le territoire communal. Le 13 octobre 1681, lors de son voyage vers Strasbourg pour y planifier la construction de la citadelle par Vauban, le souverain, accompagné de la reine Marie-Thérèse et du ministre Louvois, s'arrête pour dîner à l'établissement de *l'Hoste du Bois*, au pied de la montagne, avant de poursuivre sa route vers Sainte-Marie-aux-Mines.
Sur le plan spirituel, Laveline est alors le siège d'une paroisse dépendant du doyenné de Salm, ayant pour annexe le village de La Croix-aux-Mines. Le droit de présentation à la cure ainsi que la perception de la dîme relèvent du chapitre de Saint-Dié. Ce privilège de patronage, contesté par les seigneurs locaux, est formellement confirmé au chapitre en 1710 par une bulle du pape Clément XI. Les tensions fiscales liées à cet impôt ecclésiastique culminent en 1716 : réunis dans le cimetière sous l'injonction du sergent de justice du sieur de Cogney, les habitants se mutinent, s'en prennent aux représentants du chapitre et rejettent l'extension de la dîme sur la culture de la pomme de terre.
Économie historique : l'activité minière
modifierLe sous-sol de Ban-de-Laveline a fait l'objet d'une exploitation minière notable. Le territoire recelait notamment un gisement de minerai de manganèse composé, selon les analyses du minéralogiste Pierre Berthier, de 76,2 % de manganèse rouge, 5,5 % d'oxygène, 7,8 % d'eau, 5,5 % d'oxyde de fer et 5,0 % d'argile.
Des campagnes de prospection archéologique et de cartographie-inventaire menées entre 1989 et 1993 ont mis en évidence l'importance de la métallurgie locale au début du XVIIe siècle, révélant plus de 50 sites de fonderies répartis entre les communes de La Croix-aux-Mines et de Ban-de-Laveline. Pour cette dernière, les recherches se sont principalement concentrées sur quatre sites d'extraction situés au sein de la vallée de Lauterupt.
Époque contemporaine
modifierÉvolution du nom de la commune
modifierJusqu'au début du XXe siècle, la commune porte officiellement le simple nom de « Laveline ». Lors de la séance du conseil municipal du 2 novembre 1902, le maire expose les difficultés postales et logistiques liées à l'existence de trois localités homonymes au sein du département des Vosges : Laveline, Laveline-devant-Bruyères et Laveline-du-Houx. Pour pallier les erreurs régulières d'acheminement des courriers et des colis, et s'appuyant sur l'usage courant déjà adopté par les administrés, la municipalité propose d'adopter le préfixe historique du territoire. Le changement de nom est officiellement entériné par un décret présidentiel en date du 15 août 1903, attribuant à la commune son appellation actuelle de « Ban-de-Laveline ».
Histoire scolaire et infrastructures communales
modifierLe patrimoine public de la commune se développe de manière significative au cours du XIXe siècle pour répondre aux lois de scolarisation. Le bâtiment central abritant la mairie ainsi que les écoles primaires de garçons et de filles est édifié en 1865. Afin de desservir l'habitat dispersé de la vallée, deux écoles de hameaux sont successivement construites : l'école de Verpellière en 1846 et celle d'Honville en 1884[32].
L'organisation scolaire de la commune est profondément restructurée à l'aube du XXIe siècle. Au cours de l'été 2012, les différentes structures d'enseignement (l'école maternelle alors installée au rez-de-chaussée de la mairie, ainsi que les classes des hameaux d'Honville et de Verpellière) sont définitivement fermées et regroupées au sein d'un établissement unique, le groupe scolaire Simone-Veil[32].
Village situé près de la ligne de front, de violents combats se déroulèrent occasionnant de nombreuses pertes de part et d'autre. Pendant 17 jours, la commune est le théâtre d'assauts répétés entre les troupes françaises et allemandes pour tenir ce point stratégique, à quelques kilomètres de la Tête des Faux. Le , en présence de tout le conseil municipal, la commune reçoit la croix de guerre 1914-1918 des mains du ministre de la Guerre[33], en récompense des nombreux sacrifices consentis par la population. M. René Fonck (1894-1953), député des Vosges était présent à cette cérémonie.
Libération en 1944
modifierOccupée depuis le 22 juin 1940[34], Ban-de-Laveline a été libérée de l’occupation allemande le après une série de bombardements d'obus au cours du mois de . Les troupes américaines entrèrent au centre du village, dit Laveline, à 10h00 le en venant de la haute Mandray par le Chipal[34]. Les habitants avaient été évacués en partie dans la nuit du 23 au par les troupes allemandes. Seuls les hameaux de Lauterupt et du Haut de Raumont n'ont été libérés que le vers 15h00, lorsque les troupes américaines se sont mises à la poursuite des troupes allemandes, s'enfuyant par les forêts alentour[35].
Politique et administration
modifierListe des maires
modifierFinances locales
modifierBudget et fiscalité 2022
modifierEn 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[39] :
- total des produits de fonctionnement : 830 000 €, soit 674 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 785 000 €, soit 637 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 245 000 €, soit 199 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 18 000 €, soit 146 € par habitant ;
- endettement : 509 000 €, soit 413 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 19,44 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 39,91 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 31,31 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 800 €[40].
Population et société
modifierDémographie
modifierÉvolution de la population depuis 1793
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[42].
En 2023, la commune comptait 1 148 habitants[Note 5], en évolution de −5,2 % par rapport à 2017 (Vosges : −2,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Indicateurs sur la population de 1968 à 2019
modifier| 2008 | % | 2013 | % | 2019 | % | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 1281 | 100,0 | 1293 | 100,0 | 1199 | 100,0 |
| 0 à 14 ans | 247 | 19,3 | 224 | 17,3 | 182 | 15,2 |
| 15 à 29 ans | 155 | 12,1 | 156 | 12,0 | 158 | 13,2 |
| 30 à 44 ans | 261 | 20,4 | 220 | 17,0 | 156 | 13,0 |
| 45 à 59 ans | 296 | 23,1 | 292 | 22,6 | 291 | 24,3 |
| 60 ans à 74 ans | 223 | 17,4 | 278 | 21,5 | 294 | 24,6 |
| 75 ans et plus | 98 | 7,7 | 123 | 9,5 | 118 | 9,8 |
| 1968 à 1975 | 1975 à 1982 | 1982 à 1990 | 1990 à 1999 | 1999 à 2008 | 2008 à 2013 | 2013 à 2019 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Variation annuelle moyenne de la population (%) | 0,6 | 1,2 | 0,7 | -0,2 | 0,6 | 0,2 | -1,3 |
| due au solde naturel (%) | -0,1 | -0,3 | -0,1 | -0,1 | 0,2 | 0,3 | -0,3 |
| due au solde migratoire (%) | 0,7 | 1,5 | 0,8 | -0,2 | 0,3 | -0,1 | -0,9 |
| Taux de natalité (‰) | 15,2 | 10,7 | 11,0 | 10,0 | 10,9 | 10,3 | 7,0 |
| Taux de mortalité (‰) | 16,5 | 13,6 | 12,0 | 10,7 | 8,5 | 7,3 | 10,2 |
Vie locale
modifierEnseignement
modifierScolarité et éducation
modifierSitué au groupe scolaire Simone Veil[46], il accueille depuis les élèves de maternelle (2 classes) et de cours élémentaire (4 classes). Les cours ont lieu de 8h30 à 11h30 les lundis, mardis, mercredis, jeudis et vendredis et de 13h30 à 16h30 les lundis, mardis et jeudis. À compter de la rentrée de , les cours auront lieu les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h30. Le bâtiment scolaire abrite également la bibliothèque municipale, gérée par la section Bibliothèque par l'ASCB[47], et la salle de musique. Le nombre d'élèves pour l'année 2019-2020 est de 116[48].
Services et restauration
modifierÉquipements
modifierÉquipements sportif et culturels
modifierSalle des fêtes
modifierDescription
modifierSitué au centre historique et administratif de la commune, la salle des fêtes est une salle de réception d'une capacité de 249 personnes, équipé d'une régie complète son et lumière. Le lieu accueille des événements tels que des bals, des spectacles de théâtre, des concerts, des réunions publiques, des repas dansants.
- Photographies de la Salle des fêtes
Histoire
modifier
Le bâtiment est lié à l'histoire de la commune. Avant sa fonction actuelle, le bâtiment a été, chronologiquement :
- Un marché aux bestiaux (fonction originelle du bâtiment).
- Une église provisoire, pendant la construction de l'église de Notre-Dame-de-l'Assomption actuelle (au début du XXe siècle).
- Un marché couvert, cœur commercial de la commune, avant la Première Guerre mondiale.
- Un hôpital temporaire, pendant la Grande Guerre.
- Un marché couvert jusqu'à la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale.
À partir de 1945, le bâtiment obtient sa fonction actuelle de salle des fêtes : cependant, elle fut converti en chapelle ardente lors du rapatriement d'un jeune lavelinois mort pendant la guerre d'Algérie.
Salle Aquilina
modifierLa salle Aquilina, anciennement les locaux de la cantine scolaire, se situe près de la mairie et peut accueillir au maximum 48 personnes. Elle offre une alternative à la salle des fêtes comme salle de réception de taille réduite.
Centre sportif et culturel
modifierSitué rue du Stade, rue portant ce nom dû au dit équipement, le centre sportif et culturel est constitué d'un gymnase, d'un vestiaire et d'une salle de réunion au rez-de-chaussée et d'un ensemble de trois salles de réunion au premier étage.
Bibliothèque municipale
modifierSitué au groupe scolaire Simone Veil[46] depuis 2012, précédemment au première étage de la mairie, la Bibliothèque municipale, gérée par la section Bibliothèque de l'ASCB[47], propose, en fonds propres, près de 1 500 livres dit "adultes" et 950 dit "jeunesse" de tout type : albums, contes, romans, documentaires, revues et BD. Un système de prêt existe pour les adhérents, en plus d'espaces dédiés pour lire sur place les ouvrages[49]. En plus de la mise à disposition de livres, la Bibliothèque municipale organise de nombreuses expositions ainsi que des événements thématiques et accueille également des conférences du FIG depuis 2017.
| Année de l'exposition | Thèmes / Sujet de l'exposition |
|---|---|
| 2005 | Laveline autrefois |
| 2006 | Les mariages au fil du temps |
| 2007 | Écoles et écoliers |
| 2009 | Cérémonies, conscrits, musiciens et pompiers |
| 2011 | Métiers, travaux et outils d'antan |
| 2012 | Battage à l'ancienne |
| 2014 | La Grande Guerre à Ban-de-Laveline et ses environs |
| 2016 | Deux siècles de sport et de culture à Ban-de-Laveline |
- Zones de la Bibliothèque Municipale
- Enfants
- Adolescents
- Adultes
- Histoire locale
Boulodrome
modifierCréé en 2007, le terrain de boules, ou boulodrome, est situé à l'arrière du Centre Sportif et Culturel. Sa principale utilisation est faite par la section Amicale de Pétanque de l'ASCB[50] pour des entraînements de pétanque hebdomadaire et des tournois durant la période estivale.
Aire de jeux
modifier
Créé en 2015, l'aire de jeu, situé près du Centre Sportif et Culturel, est composée d'un terrain multisports en gazon synthétique, permettant la pratique du football, du handball et du basketball, d'un terrain de football de loisir sur herbe naturelle, d'une zone destinée aux enfants (8-12 ans) et d'une destinée aux enfants en bas âge (3-8 ans)
Terrains de tennis
modifierUn ensemble de terrains en extérieur pour la pratique du tennis est présent rue du Stade, proche du Centre Sportif et Culturel. Il est constitué d'un terrain dur extérieur et d'un terrain dit en terre battue.
Équipements (ou structures) administratives
modifierLa Maison de services au public a pour mission d'informer sur les droits et prestations, aider aux démarches administratives et à l'utilisation des services en ligne[51].

Agence postale communale
modifierL'Agence postale communale est la représentation locale du système postal national, gérée par la municipalité par convention avec la Poste[52]. Une rénovation du bâtiment a eu lieu durant l'année 2020 : pendant la période des travaux, l'agence a été transféré au rez-de-chaussée de la mairie.
C.C.A.S
modifierLe centre communal d'action sociale, commission administrative composée de 10 membres, 5 élus et 5 citoyens nommés par le maire, est situé dans les locaux de la mairie. Son but est « de lutter contre l’exclusion et soutenir les populations les plus fragiles ».
Associations
modifierIl existe 15 associations au sein de la commune de Ban-de-Laveline, ainsi que 2 corps constitués, pouvant être rattaché aux dites associations et qui sont l'Harmonie Municipale de Ban-de-Laveline et l'Amicale des Sapeurs-Pompiers des 4 Communes[53].
- Le Ban des Lutins
- Green City Collective
- Vos'Jeux (jeux de société)
- Patch en Val de Galilée (patchwork)
- Association intercommunale bourses et loisirs lavelinoise (AIBLL, reventes)
- Amicale des jeunes accordéonistes de Ban-de-Laveline et des environs
- Club de Tarot
- Bayou-Nadette (musique)
- Société de tir
- Société communale de chasse "La Saint-Hubert"
- Association intercommunale des pêcheurs, propriétaires et locataires riverains des Vallées de la Morte et du Blanc-Ru
- Le Souvenir Français - Section intercommunale
- Union nationale des combattants d'Afrique du Nord
- Association des combattants et victimes de guerre de Ban-de-Laveline et des environs
- Association sportive et culturelle de Ban-de-Laveline (ASCB)
Cas de l'Association sportive et culturelle de Ban-de-Laveline
modifierL'association est constitué de 13 sections[54],[55] ayant chacune leurs activités.
- Amicale de Pétanque[50]
- Badminton[56]
- Ban des Arts (arts plastiques et sculpture)[57]
- Basket-ball[58]
- Bibliothèque, Histoire Locale et Généalogie (lecture, histoire locale et généalogie)[47]
- Bûre[59]
- Danses folk[60]
- Détente et Loisirs (marché aux puces et marches)[61]
- Gali'Vélo (cyclisme)[62]
- Gym[63]
- Tennis[64]
- Théâtre[65]
- Yoga[66]
Festivités
modifierLa fête patronale est le : elle est liée à l'Église de l'Assomption-de-Notre-Dame et à la Sainte-Vierge, pour l'aspect religieux, et est communément appelé Fête du Village, pour l'aspect culturel et communautaire.
Communication locale
modifierLa communication au sein de la commune de Ban-de-Laveline se fait à travers deux média :
Économie
modifierLes activités économiques à Ban-de-Laveline se divisent en quatre catégories : professionnelles, industrielles, commerciales et agricoles.
Population active, emploi et chômage
modifier| 2008 | 2013 | 2019 | |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 819 | 783 | 695 |
| Actifs (%) | 71,7 | 74,7 | 76,6 |
| Ayant un emploi (%) | 63,3 | 65,9 | 70,7 |
| Chômeurs (%) | 8,4 | 8,8 | 5,9 |
| Inactifs (%) | 28,3 | 25,3 | 23,4 |
| Étudiants et stagiaires non rémunérés (%) | 6,6 | 5,9 | 7,2 |
| Retraités et préretraités (%) | 14,0 | 12,9 | 9,4 |
| Autres inactifs (%) | 7,7 | 6,5 | 6,8 |
Activités professionnelles, industrielles et commerciales
modifierIl existe 33 entités économiques hors agricultures : 3 dites industrielles, 14 dites commerciales et 16 dites professionnelles[69].
Agriculture
modifierBan-de-Laveline est une commune principalement forestière. Cependant, onze exploitations agricoles sont en activité sur le territoire lavelinois en 2020 (contre 31 en 2000)[69]. L'occupation des terres non forestières se résume principalement au pâturage et, dans une moindre mesure, aux cultures. D’importantes surfaces de terrasses agricoles façonnent également le paysage de la commune et sont à préserver.
Évolution de la Surface Agricole Utile
modifierEn 2000, les exploitations ayant leur siège sur la commune exploitaient 625 ha. Cette surface est en forte augmentation depuis 1979 où elle représentait 448 ha, soit une augmentation de 29 %. Cette tendance est propre à la commune puisqu’entre les deux dernières périodes intercensitaires, la Surface Agricole Utile (SAU) du canton de Saint-Dié Est a enregistré une baisse de 22 % et celle de l’arrondissement une baisse de 17 %[70].
Orientations et productions
modifierLes surfaces cultivées sont surtout consacrées aux cultures fourragères (92 % des surfaces) dont une part importante est consacrée aux surfaces toujours en herbe. À l’image des exploitations agricoles, la taille du cheptel est en diminution dans la commune. En 2000, la commune comptait 1245 bêtes alors qu’elle en possédait 1 491 en 1979 (soit une chute supérieure à 17%). En 2000, avec 685 têtes sur 1 245, le cheptel de bovins est le plus important (55 %), avant les volailles (32 %) et les ovins (11,6 %). L’élevage de porcins est marginal sur la commune : 16 bêtes sont recensées en 2000. Depuis 1979, les bovins sont en nette augmentation (+25 %) au détriment des autres élevages[70].
La commune fait partie de 2 zones d’appellation d’origine : AOC Munster et AOC Miel de Sapin. Ces distinctions mettent en avant la qualité des productions agricoles locales ainsi que la valeur des espaces dans lesquels ils sont produits[70].
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierÉglise de l'Assomption-de-Notre-Dame
modifierL'église de Laveline a été construite en 1716 sur l'emplacement des anciennes fondations d'un oratoire du XIe ou XIIe siècle. La première église tombée en ruine est démolie. Une seconde église reconstruite sur l'emplacement de la première est édifiée en 1504. Elle est restaurée en 1694 par le curé Husson. En 1710 le clocher qui menaçait de s'écrouler est réparé sous le mandat du curé Florent. Dans la nuit du 29 au la foudre s'abat sur le clocher le détruisant en grande partie. Une horloge est ajoutée en 1730 au clocher de l'église. L'ancienne tour remonte à l'époque romane, la nouvelle tour a été construite en 1870.
En 1900 une souscription est lancée auprès de la population pour restaurer l'église de Ban-de-Laveline. On profite pour poser huit vitraux, construire deux autels latéraux, restaurer l'orgue[71],[72] et installer de nouveaux bancs. Parallèlement, la commune fait installer un chemin de croix. En 1952, le remplacement des cloches s'avèrent nécessaire[73]. On en profite pour électrifier les cloches[74].
Chapelle Sainte-Claire
modifierOn doit à un habitant de Hautgoutte, Nicolas Noël, l'édification de la chapelle Sainte-Claire en 1770. Cet habitant désirait en effet construire une chapelle à la suite d'un vœu qu'il avait formulé s'il recouvrait la vue. Il édifia cette chapelle près de la source Sainte-Claire. Vers le milieu du XXe siècle le bâtiment fut remplacé et construit à proximité de la route pour rendre son accès plus facile. Entretenue pendant très longtemps par les habitants de Hautgoutte, la petite chapelle est restaurée ensuite par des paroissiens de Ban-de-Laveline et des environs. À l'intérieur de la chapelle se trouvent deux statuettes représentant sainte Claire et saint Nicolas. Au début de la Première Guerre mondiale, vers 1914, les combats violents qui se déroulèrent sur la crête du Violu, en face de Sainte-Marie-aux-Mines, se soldèrent par la mort de plusieurs chasseurs alpins. On enterra hâtivement les corps à proximité de la chapelle qui furent rendus à leurs familles dès la fin du conflit.
La chapelle était aussi le lieu de rendez-vous des aumôniers-militaires venus pour y célébrer la messe pendant les années du conflit. La source à proximité de la chapelle était connue depuis le XVIIIe siècle pour avoir des vertus miraculeuses. On y venait pour se laver les yeux en invoquant sainte-Claire[75].
Chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié (1818)
modifierCette chapelle est située à l'entrée du hameau de Québrux et dédiée à Notre-Dame de Pitié. Il n'y a pas de messe ni de pèlerinage à cet endroit, ce n'est qu'un lieu de recueillement pour les habitants venant implorer la Vierge des Sept-Douleurs pour obtenir une guérison ou une faveur de la Madone[76]. À l'intérieur de la chapelle on aperçoit une statue de la Vierge Marie, ainsi qu'un tombeau. Le propriétaire de la chapelle qui fut condamné en 1814 au supplice de la schlague[77] par les troupes alliées qui traversaient la région, promit de reconstruire la chapelle à l'endroit où elle existait auparavant, s'il parvenait à passer l'épreuve. Son vœu étant exaucé, il tient parole.
Depuis peu, la chapelle a été rénovée par la commune de Ban-de-Laveline, avec le soutien de la Fondation du patrimoine[78].
Grotte Notre-Dame-de-Lourdes
modifierGrotte de Lourdes[79],[80] : La grotte Notre-Dame-de-Lourdes, érigée en 1944[81], se trouve derrière l'église et le cimetière, dans une cavité souterraine qui comporte une partie horizontale accessible.
Monuments aux morts
modifierIl existe trois monuments aux morts[82] dans la commune :
- un présent dans le cimetière communal derrière l'Église de l'Assomption-de-Notre-Dame, dédié aux morts de la Première Guerre mondiale[83].
- un présent rue du 8-Mai, dédié aux morts de tous les conflits. Il s'agit du lieu de rassemblement pour les commémorations du 8 mai 1945 et du 11 novembre 1918.
- un présent rue de la Petite Côte, proche de la Poste, dédié aux morts pour la Patrie, entre 1793 & 1895.
Patrimoine industriel
modifierComme l'a rappelé le parc naturel régional des Ballons des Vosges, « au milieu du XIXe siècle, presque chaque cours d’eau de la montagne vosgienne produisait de l’énergie par l’intermédiaire de roues à eau[84]. Cette technique fut progressivement abandonnée avec l’industrialisation »[85]. Tel est le cas de la scierie hydraulique nommée localement « le Haut-Fer » de 1825, remise en état en 1996 et, depuis, ouverte au public[86],[87].
Petit patrimoine rural
modifierPersonnalités liées à la commune
modifier- Pierre Bastien (1924-2006), médecin, inventeur du « protocole Bastien » dans le traitement des intoxications par les amanites.
Héraldique
modifier| Blasonnement :
D'azur, à la barre d'or chargée d'un poisson d'argent accosté de deux chaises de sable, accompagnée en chef d'une lettre L majuscule de sable et en pointe d'une branche de noisetier au naturel, feuillée de sinople, à la coquerelle de gueules mise en barre.
Commentaires : La barre et le poisson symbolisent la richesse en eau du lieu. Le L majuscule et la coquerelle ou branche de noisetier évoquent le nom de la localité, une aveline étant une noisette[90]. Les chaises ou bancs sont un jeu de mots avec le ban de Laveline. Ces armes sont fautives car elles ne respectent pas la règle de contrariété des couleurs. |
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Archives paroissiales de Ban-de-Laveline (1567-1952)
- Description de Ban-de-Laveline
- Léon Louis & Paul Chevreux, Le département des Vosges, dictionnaire des communes, hameaux, écarts, fermes, tome II, Épinal, 1889
- « En 1944, la libération de Ban-de-Laveline, d'après André Combeau », sur verpelliere.free.fr
- Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 116 à 120
- INSEE, « Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- INPN, « Inventaire du patrimoine naturel de la commune », sur inpn.mnhn.fr (consulté le ).
Articles connexes
modifier- Liste des communes du département des Vosges
- Gare de Raves-Ban-de-Laveline
- Unité urbaine de Ban-de-Laveline
- Liste des nécropoles militaires en Lorraine
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- « Site de la mairie », sur mairie-bandelaveline.fr
- « 1944, la libération de Ban-de-Laveline », sur verpelliere.free.fr
- Ban-de-Laveline sur le site de l'Institut géographique national
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Ban-de-Laveline comprend une ville-centre et cinq communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Gentilé : Vosgiens, Vosgiennes », sur habitants.fr.
- ↑ Liste des 201 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024.
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
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- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 « Carte topographique Ban-de-Laveline, altitude, relief », sur Cartes topographiques (consulté le )
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- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Dié-des-Vosges », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Le chanoine Ruyr l'appelle ainsi, parce que dit-il y coulent plusieurs ruisseaux et qu'il était autrefois le chef-lieu d'un ban.
- 1 2 Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Droz, , p. 1485.
- ↑ Dominique Barthélemy, Les deux âges de la seigneurie banale. Pouvoir et société dans la terre des sires de Coucy (milieu du XIe - milieu du XIIIe siècle), éditions de la Sorbonne, 2019.
- ↑ (en) "banal, adj." OED En ligne, Oxford University Press, janvier 2018.
- ↑ Roger Brunet, Trésor du terroir. Les noms de lieux de la France: Les noms de lieux de la France, CNRS Editions, (ISBN 978-2-271-09278-6, lire en ligne)
- 1 2 « ÉCOLE. Ban-de-Laveline », sur www.mairie-bandelaveline.fr (consulté le )
- ↑ Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918.
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- ↑ « Ban de Laveline - histoire-lorraine », sur histoire-lorraine.fr via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/municipales2026/ensemble_geographique/44/88/88032/
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- ↑ « Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet », sur Insee via Wikiwix.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- 1 2 3 « Dossier complet − Commune de Ban-de-Laveline (88032). Insee », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- 1 2 « Groupe Scolaire de Ban-de-Laveline », sur Ministère de l'Education Nationale et de la Jeunesse (consulté le ).
- 1 2 3 « ASCB Bibliothèque et Histoire Locale », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ÉCOLE. Ban-de-Laveline », sur mairie-bandelaveline.fr (consulté le ).
- ↑ « Culture - Salle des fêtes et Salle Aquilina. Ban-de-Laveline », sur mairie-bandelaveline.fr (consulté le ).
- 1 2 « ASCB Amicale de Pétanque », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ Maison de services au public.
- ↑ « Fonctionnement d'une agence postale communale - Sénat », sur senat.fr (consulté le ).
- ↑ « Liste associations. Ban-de-Laveline », sur mairie-bandelaveline.fr (consulté le ).
- ↑ « Association Sportive et Culturelle de Ban-de-Laveline », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « Association Sportive et Culturelle de Ban-de-Laveline », sur www.mairie-bandelaveline.fr (consulté le )
- ↑ « ASCB Badminton », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Ban des Arts », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Basket », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Bûre », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Danses Folk », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Détente & Loisirs », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Gali’Vélo », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Gym », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Tennis », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Théâtre », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « ASCB Yoga », sur Le Lavelinois, (consulté le )
- ↑ « Mairie de Ban-de-Laveline », sur Administration illiwap (consulté le ).
- ↑ « Le Lavelinois », sur Le Lavelinois (consulté le ).
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- ↑ Orgue de l'église de Ban de Laveline
- ↑ Insolite à Ban-de-Laveline : les cloches, descendues du clocher exposées dans la nef de l’église
- ↑ Église de l'Assomption-de-Notre-Dame
- ↑ Chapelle Sainte-Claire (1770)
- ↑ Chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié (1818)
- ↑ Définition du mot schlague
- ↑ Reconstruction à l’identique du beffroi de l’église Notre-Dame de Ban-de-Laveline
- ↑ Liste de répliques de la grotte de Lourdes
- ↑ Grottes de Lourdes Ban-de-Laveline
- ↑ Une grotte érigée en reconnaissance à la protection de Marie en 1944
- ↑ Monuments commémoratifs : Monument aux Morts 1914-1918 du cimetière, Monument aux Morts tous conflits Sur la place, Monument aux Morts pour la Patrie, entre 1793 & 1895, Carré militaire dans le cimetière communal.
- ↑ Monument aux morts
- ↑ Scierie hydraulique à cadre de Ban-de-Laveline, sur inventaire-strasbourg.grandest.fr/
- ↑ Le Haut-Fer de Ban-de-Laveline, PNRBV, septembre 2008
- ↑ « Scierie hydraulique à cadre. Enquête thématique régionale (architecture rurale des Hautes-Vosges) ; patrimoine industriel », notice no IA88001800, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « roue hydraulique verticale par le dessus », notice no IM88004741, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 3 4 Fontaine - lavoir - abreuvoir - réservoir
- ↑ Présentation de l'opération architecture rurale des Hautes-Vosges
- ↑ Site des généalogistes lorrains.

