Barrage Daourat
Le barrage Daourat est situé au Maroc sur le fleuve Oum Errabiâ. Il a été construit par la compagnie Énergie Électrique du Maroc (EEM) avec l'architecte-conseil Antoine Marchisio (1885-1954), figure majeure de l'urbanisme et de l'architecture coloniale du XXe siècle, particulièrement reconnu pour son travail sous le Protectorat français au Maroc[1] et mis en service en 1950.
Présentation
modifierLe bassin de l'Oum Errabiâ est caractérisé par la régularité de son régime d'écoulement et par sa topographie qui présente un dénivelé de 1 800 m entre ses sources et son embouchure. Ainsi, il offre d'importantes potentialités hydro-énergétiques. Aménagé en paliers, le cours de l'Oum Errabiaa permet en fin d'aménagement de produire en année moyenne 320 GWh.
Pour pouvoir bénéficier de tout le potentiel énergétique de l'oued Oum Errabiaa en attendant que les ouvrages amont soient réalisés, il était judicieux d'exploiter la chute située le plus à l'aval possible du cours d'eau. Ainsi, une série d'ouvrages ont été réalisés de l'amont vers l'aval : Imfout, Daourat, Sidi Saïd Maâchou.
Le barrage de Daourat, situé à 50 km environ à l'aval d'Imfout et à 46 km à l'amont du barrage Sidi Saïd Maâchou, a été conçu comme un ouvrage à vocation d'alimentation en eau potable[2],[3] puis hydroélectrique[note 1].
Le barrage, mis en service en 1950 et qui contrôle un bassin versant de 28 000 km3, est ancré sur des barres de quartzite, très dures, à pendage vertical et peu tectonisées.
Galerie
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Selon une information publiée initialement dans cet article, et reprise ultérieurement dans un ouvrage Économie et gestion de l’eau au Maroc, sa vocation serait exclusivement hydroélectrique, ce qui est démenti par les études antérieures et comptes rendus des exploitants.
Références
modifier- ↑ « Marchisio, Antoine », sur humazur.univ-cotedazur.fr (consulté le )
- ↑ I. El Karim, M. El Jakani, J. Dafir et M. Benzakour, « Fonctionnement hydrogéochimique d'un réservoir polymictique chaud : cas du réservoir Daourat (Maroc) », Revue des sciences de l'eau / Journal of Water Science, vol. 15, no 1, , p. 349–356 (ISSN 0992-7158 et 1718-8598, DOI 10.7202/705458ar, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Equipe sciences de l’Eau et de l’Environnement et Eau et Assainissement , Lydec, « Qualité des eaux alimentant la ville de Casablanca de la source au consommateur », sur iwra.org