Bataille de Jebsheim
La bataille de Jebsheim, parfois appelé « le Verdun alsacien »[1], intervient lors de la libération de la France, du 22 au , dans le cadre de la bataille de la poche de Colmar, durant la Seconde Guerre mondiale.
| Date | 22 au 30 janvier 1945 |
|---|---|
| Lieu | Jebsheim, Haut-Rhin |
| Issue | Victoire des Alliés |
| environ 300 | environ 500 et un millier prisonniers |
Batailles
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- Bataille de Groningue
- Insurrection géorgienne du Texel
- Bataille de Slivice
- Capitulation allemande
Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée
| Coordonnées | 48° 07′ 28″ nord, 7° 28′ 38″ est | |
|---|---|---|
Contexte
modifierÀ la mi-, le général de Lattre de Tassigny, bénéficiant d'un important soutien aérien américain et de renforts venus des unités américaines, décide de mettre fin à la situation à Colmar.
Le jour J est fixé au [2].
Le 1er régiment de chasseurs parachutistes, rassemblé à Obernai, rejoint Guémar et s'intègre dans le dispositif tactique de la 5e division blindée commandée par le général de Vernejoul.
La bataille
modifierLe , avec une température de −20° et jusqu'à 25 cm de neige[3], le 1er corps d'armée français lance la première attaque, bien appuyé par 102 batteries d'artillerie. Deux jours plus tard, le 2e corps d'armée entre à son tour en action. Les Allemands tiennent toujours fermement le verrou de Colmar. Le général De Lattre décide alors d'engager un troisième corps d'armée dans la bataille.
Le , les parachutistes du 1er RCP commandés par le lieutenant-colonel Jacques Faure[4], et renforcés par des éléments du 254th Infantry Regiment de la 63e division d'infanterie américaine ainsi que par des blindés du Combat Command n°6 de la 5e DB reçoivent pour mission principale de prendre Jebsheim, une position clé située au nord-est de Colmar. Ils lancent l'assaut sous une tempête de neige en direction du moulin de Jebsheim, défendu par des soldats allemands déterminés de la 2e division de montagne appuyés par des chars camouflés[5],[6].
Après une rude bataille autour du moulin de Jebsheim, les parachutistes du 1er régiment de chasseurs, les chasseurs d'Afrique du Combat Command et les GI's du 63e division d'infanterie réussissent à s'en emparer le [7],[6].
Le , le 1er RCP repart à l'assaut soutenu par les légionnaires du régiment de marche de la Légion étrangère et des fantassins américains. Les combats sont rudes et incertains, les premières maisons de Jebsheim, transformées en forteresse, sont prises une à une après de violents corps-à-corps. Mais, par une température de −23°, les Allemands contre-attaquent; on se bat à l'arme légère, à la mitrailleuse, à la grenade, au bazooka.
Le , les Allemands finissent par céder et quittent Jebsheim, tandis que leurs blindés, jusque-là dissimulés à l’abri des regards alliés, se retirent un à un sous le feu l'artillerie alliée. La ville est libérée, mais les paras Français restent en position défensive, car l'artillerie allemande maintient une pression constante[2].
Le , après une nouvelle préparation d'artillerie et profitant du brouillard, 136e Gebirgsjagerregiment et les Jagdpanther du 654e Panzerjagerabteilung[8],[9] lancent une attaque qui force les légionnaires, les paras du 1er RCP et les GI's du 254e à céder la partie sud de Jebsheim. En milieu d'après-midi ils reprennent leur offensive, mais la défense tient bon, les contraignant à reculer jusqu’à abandonner complètement[4].
Le , désormais maitres de Jebsheim, réduit à un tas de ruines, les démineurs du génie nettoient lentement le village, que l'occupant avait truffé de tellermine.
Bilan
modifierLors de cette bataille environ 500 soldats allemands ont été tués et un millier ont été faits prisonniers.
Les alliés, quant à eux, ont perdu près de 300 hommes[2],[10].
La route de Colmar est ouverte. Le , le 1er régiment étranger de cavalerie se regroupe et fonce vers Colmar immédiatement suivi par le 1er RCP[11].
Bibliographie
modifierLiens externes
modifierNotes et références
modifier- ↑ Histoire de l'Alsace : la libération de Jebsheim reconstituée à l'écomusée d'Ungersheim
- 1 2 3 Décembre 44 – Janvier 45 : le 1er RCP s’illustre brillamment à Jebsheim
- ↑ Chronologie de la libération de la Poche de Colmar
- 1 2 HISTOIRE : Janvier-Février 1945 : la Légion dans la bataille de Strasbourg et dans la bataille de Colmar
- ↑ L’hiver d’une libération. La difficile campagne d’Alsace (novembre 1944-mars 1945)
- 1 2 Campagne d’Alsace 1944-1945 – Sixième partie (Poche de Colmar)
- ↑ Pamiers. Janvier 1945 : le 1er RCP sur le front à Jebsheim
- ↑ HISTORIQUE DE LA SCHWERE PANZERJAGER-ABTEILUNG 654
- ↑ Schwere Panzerjäger-Abteilung 654 sur lexikon-der-wehrmacht.de
- ↑ L'enfer de janvier 1945 à Jebsheim. Un millier de morts en quatre jours, commémoration samedi et dimanche
- ↑ 80 ans de la libération de la Poche de Colmar