Bataille de Tlata an-Nakhila
La bataille de Tlata an-Nakhila (en arabe : معركة الثلاثاء النخيلة, litt. "bataille du marché du Mardi de Nakhila"), est une bataille opposant les troupes du Rogui Bou Hamara à celles du sultan Abd al-Aziz, dirigées par le ministre de la guerre de l'époque, Mehdi al-Menebhi, en janvier 1903.
| Date | janvier 1903 |
|---|---|
| Lieu |
Tlata an-Nakhila, rive droite de l'Inaoune, |
| Issue | victoire décisive du makhzen |
| Partisants de Bou Hamara |
| Rogui Bou Hmara (b) |
| importantes pertes matérielles |
Révolte de Bouhamara
Batailles
Combats en 1902
Combats en 1903
Combats de 1904
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Combats de 1907
Combats de 1909
Contexte
modifierSuite à la grande défaite qu'avait subit le makhzen en décembre 1902, et le makhzen et la ville de Fès s'attendant à un siège de la part du Rogui, le sultan décida alors de répliquer. Il va commanditée son ministre de la guerre en personne, Mehdi al-Menebhi de directement aller combattre le Rogui et d'en faire sa mission personnelle[2].
Déroulement
modifierLe ministre de la guerre se dirigea avec une armée organisé de nombreux chefs influents du makhzen, tel que le Caïd Aissa ben Omar des Abda, Madani el-Glaoui et son frère Thami, Omar el-Youssi, le Caïd Najem, Idriss ben Yaish et le Cherif Mhammed Iraa Sbaï, blessé durant la bataille d'El-Haberja[2].
Il se dirigea alors au nord de Fès, aux rives de l'Oued Inaouen, dans un village ayant pour office de marché hebdomadaire, celui du mardi, à Nakhila (en darija [Souk] Tlata an-Nakhila)[3],[2].
C'est ici que se trouvent des habitations des révoltés de Bou Hamara, qui seront attaqués sans pitié de la part du makhzen. Les révoltés pour la majorité prendront la fuite sous les balles des makhzenis[3],[2].
Conséquences
modifierCette bataille permis la libération de nombreux prisonniers de guerre fait par Bou Hamara, la recapture de territoires conquis et la capture d'un large butin d'armes, où notamment les Berabers d'Omar el-Youssi vont s'illustrer dedans[3]. L'anthropologue américain, David Hart expliquera même plus tard dans son livre dédié aux Ait Atta (The Ait Atta of Southern Morocco), bérabers du Sud que leur véritable motivation en se rendant à Fès semble avoir été simplement de se procurer des armes et de se livrer à quelques pillages relativement sans gravité et que leur participation à une mhalla, c’est-à-dire une force du makhzen de ce type, ne peut guère être interprétée comme une prise de position en faveur du makhzen, d’autant plus que l’action menée contre Bou Hmara se déroulait loin de leur territoire d’origine et avait donc peu d’importance pour eux[4].
Cette victoire va également encourager le ministre de la guerre de continuer sa guerre contre le Rogui et vouloir reconquérir son territoire[2].
Quant à Bou Hamara, il se réfugia avec ses soutiens chez les Sanhaja Mosbah à Ain Mediouna[3].
Notes et références
modifierVoir aussi
modifierRéférences
modifier- ↑ (ar) المغرب عبر التاريخ 3- د ابراهيم حركات (lire en ligne), p. 296
- 1 2 3 4 5 (ar) براهيم كريدية, ثـورة بـوحـمـارة (lire en ligne), p. 44
- 1 2 3 4 El Mokhtar Soussi, Le caïd Najem, (lire en ligne), p. 66
- ↑ (en) David Montgommery Hart, The Ait Atta of Southern Morocco (lire en ligne), p. 161