Bataille de Tlata an-Nakhila

bataille entre Bou Hamara et les forces du Makhzen en 1903

La bataille de Tlata an-Nakhila (en arabe : معركة الثلاثاء النخيلة, litt. "bataille du marché du Mardi de Nakhila"), est une bataille opposant les troupes du Rogui Bou Hamara à celles du sultan Abd al-Aziz, dirigées par le ministre de la guerre de l'époque, Mehdi al-Menebhi, en janvier 1903.

Bataille de Tlata an-Nakhila
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Mehdi el-Menebhi, ministre de la guerre et commanditaire de la bataille
Informations générales
Date janvier 1903
Lieu Tlata an-Nakhila, rive droite de l'Inaoune, Drapeau du Maroc Maroc
Issue victoire décisive du makhzen
Belligérants
Partisants de Bou Hamara Drapeau du Maroc Makhzen
Commandants
Rogui Bou Hmara  (b) Drapeau du Maroc Mehdi al-Menebhi
Drapeau du Maroc Moulay M'hammed Ira as-Sba’ï
Drapeau du Maroc Caïd Najem
Drapeau du Maroc Madani El Glaoui
Drapeau du Maroc Thami El Glaoui
Drapeau du Maroc Caïd Aissa ben Omar al-Abdi
Drapeau du Maroc Omar el-Youssi
Drapeau du Maroc Idriss ben Ya’ish
Forces en présence
Drapeau du Maroc
  • Plus de 70 000 hommes environs[1]
  • Harka Béraber d'Omar el-Youssi
Pertes
importantes pertes matérielles

Révolte de Bouhamara

Batailles

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Contexte

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Suite à la grande défaite qu'avait subit le makhzen en décembre 1902, et le makhzen et la ville de Fès s'attendant à un siège de la part du Rogui, le sultan décida alors de répliquer. Il va commanditée son ministre de la guerre en personne, Mehdi al-Menebhi de directement aller combattre le Rogui et d'en faire sa mission personnelle[2].

Déroulement

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Le ministre de la guerre se dirigea avec une armée organisé de nombreux chefs influents du makhzen, tel que le Caïd Aissa ben Omar des Abda, Madani el-Glaoui et son frère Thami, Omar el-Youssi, le Caïd Najem, Idriss ben Yaish et le Cherif Mhammed Iraa Sbaï, blessé durant la bataille d'El-Haberja[2].

Il se dirigea alors au nord de Fès, aux rives de l'Oued Inaouen, dans un village ayant pour office de marché hebdomadaire, celui du mardi, à Nakhila (en darija [Souk] Tlata an-Nakhila)[3],[2].

C'est ici que se trouvent des habitations des révoltés de Bou Hamara, qui seront attaqués sans pitié de la part du makhzen. Les révoltés pour la majorité prendront la fuite sous les balles des makhzenis[3],[2].

Conséquences

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Cette bataille permis la libération de nombreux prisonniers de guerre fait par Bou Hamara, la recapture de territoires conquis et la capture d'un large butin d'armes, où notamment les Berabers d'Omar el-Youssi vont s'illustrer dedans[3]. L'anthropologue américain, David Hart expliquera même plus tard dans son livre dédié aux Ait Atta (The Ait Atta of Southern Morocco), bérabers du Sud que leur véritable motivation en se rendant à Fès semble avoir été simplement de se procurer des armes et de se livrer à quelques pillages relativement sans gravité et que leur participation à une mhalla, c’est-à-dire une force du makhzen de ce type, ne peut guère être interprétée comme une prise de position en faveur du makhzen, d’autant plus que l’action menée contre Bou Hmara se déroulait loin de leur territoire d’origine et avait donc peu d’importance pour eux[4].

Cette victoire va également encourager le ministre de la guerre de continuer sa guerre contre le Rogui et vouloir reconquérir son territoire[2].

Quant à Bou Hamara, il se réfugia avec ses soutiens chez les Sanhaja Mosbah à Ain Mediouna[3].

Notes et références

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Voir aussi

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Références

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  1. ↑ (ar) المغرب عبر التاريخ 3- د ابراهيم حركات (lire en ligne), p. 296
  2. 1 2 3 4 5 (ar) براهيم كريدية, ثـورة بـوحـمـارة (lire en ligne), p. 44
  3. 1 2 3 4 El Mokhtar Soussi, Le caïd Najem, (lire en ligne), p. 66
  4. ↑ (en) David Montgommery Hart, The Ait Atta of Southern Morocco (lire en ligne), p. 161