Batterie du Calvaire
La batterie du Calvaire est une fortification de la fin du XIXe siècle, du système Séré de Rivières, située sur la commune de Miserey-Salines, dans le département français du Doubs.
| Batterie du Calvaire | |
Traverses-abris. | |
| Description | |
|---|---|
| Type d'ouvrage | batterie d'artillerie |
| Dates de construction | 1877-1878 |
| Ceinture fortifiée | place forte de Besançon |
| Utilisation | défense de Besançon |
| Utilisation actuelle | sans |
| Propriété actuelle | Commune de Miserey-Salines |
| Garnison | |
| Armement de rempart | ? |
| Armement de flanquement | non |
| Organe cuirassé | néant |
| Modernisation béton spécial | non |
| Programme 1900 | |
| Dates de restructuration | |
| Tourelles | |
| Casemate de Bourges | |
| Observatoire | - |
| Garnison | ? |
| Programme complémentaire 1908 | |
| modifier |
|
Présentation
modifierFaisant partie de la ceinture fortifiée de Besançon, la batterie est positionnée à 385 m d'altitude, au lieu-dit l'Orée du bois, sur la commune de Miserey-Salines. Elle est dénommée fort Ferrière par le décret Boulanger de 1887. La batterie, de forme trapézoïdale, a été bâtie entre novembre 1877 et décembre 1878. L’ouvrage est entouré par un profond fossé, sur 3 côtés. Côté gorge, des tranchées ont été creusées pour barrer l’entrée de la cour. À cet endroit, des blocs de ciment, à face crénelée, permettaient de placer des madriers, formant une palissade. Quatre casemates recouvertes de terre : 2 petits casernements défensifs et 2 traverses abris au milieu, séparent 5 plateformes d’artillerie accessibles par des rampes. La position pouvait donc recevoir cinq pièces de rempart. La mission de cette batterie consistait à enfiler la nationale 57 et la voie ferrée dans la direction de Vesoul et Gray (nord). Un chemin stratégique, venant du sud, la desservait, prolongé jusqu'à un magasin à poudre.
Magasin à poudre
modifierSitué à environ 200 m à l'est de la batterie, le magasin à poudre caverne a été creusé en 1889 dans le front d'une carrière ayant servi à l'extraction des pierres de la batterie. Deux galeries donnent accès, à droite, à la salle des poudres (précédée d’un vestibule en chicane avec baie d'éclairage et portes) pouvant contenir 13 800 kg de poudre et à gauche, à l’atelier de chargement. Des portes métalliques, barreaudées en partie haute, fermaient, le magasin.
Propriété
modifierCommune de Miserey-Salines (batterie et magasin à poudre)
Notes et références
modifierGalerie
modifierAnnexes
modifierBibliographie
modifier- Dr Challan de Belval, Le Capitaine de Vaisseau ROLLAND, général commandant la 7e division militaire et la Place de Besançon en 1870-1871, Marseille, Imprimerie de ateliers professionnels de don Bosco, 1908, 283p.
- Isabelle Febvay (préf. général Édouard Hardy de Perini), La défense de Besançon : journal d'une ambulancière, 1870-1871, Paris, librairie Augustin Challamel, , 238 p., in-16 (BNF 34086508) lire en ligne sur Gallica.
- Philippe Truttmann, La barrière de fer : l'architecture des forts du général Séré de Rivières, 1872-1914, Thionville, G. Klopp, , 542 p. (ISBN 2-911992-37-7).
- Robert Dutriez, Besançon, ville fortifiée : de Vauban à Séré de Rivières, Besançon, Cêtre, , 291 p. (ISBN 2-901040-20-9).
- Robert Dutriez et al., Vauban et ses successeurs en Franche-Comté : trois siècles d'architecture militaire, Besançon, C.R.D.P., , 248 p. (BNF 34664251).
- Archives départementales du Doubs (cotes 2R23-2R28).