Doubs (département)
Le Doubs (/du/[Note 2],[1]) est un département français de la région Bourgogne-Franche-Comté qui tient son nom de la rivière Doubs. Il fait partie de la région historique et culturelle de la Franche-Comté. Son chef-lieu (préfecture) est la ville de Besançon et il compte deux sous-préfectures situées dans les villes de Montbéliard et de Pontarlier. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et La Poste lui attribuent le code 25.
| Doubs | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bourgogne-Franche-Comté |
| Création du département | |
| Chef-lieu (Préfecture) |
Besançon |
| Sous-préfectures | Montbéliard Pontarlier |
| Présidente du conseil départemental |
Christine Bouquin (LR) |
| Préfet | Rémi Bastille |
| Code Insee | 25 |
| Code ISO 3166-2 | FR-25 |
| Code Eurostat NUTS-3 | FR431 |
| Démographie | |
| Gentilé | Doubiens ou Doubistes[Note 1] |
| Population | 547 163 hab. (2023 |
| Densité | 105 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 10′ nord, 6° 25′ est |
| Superficie | 5 232,6 km2 |
| Subdivisions | |
| Arrondissements | 3 |
| Circonscriptions législatives | 5 |
| Cantons | 19 |
| Intercommunalités | 15 |
| Communes | 563 |
| Liens | |
| Site web | doubs.fr |
| modifier |
|
Sa population était de 547 163 habitants, appelés « Doubiens » et « Doubiennes »[Note 1], en 2023. Deuxième département le plus peuplé de la région Bourgogne-Franche-Comté après la Saône-et-Loire, il est également le deuxième le plus densément peuplé après le Territoire de Belfort.
Situé à l'est de la France et de la région Bourgogne-Franche-Comté, il partage près de 170 km de frontière avec la Suisse et la majeure partie de son territoire est incluse dans le massif du Jura. Son point culminant est le mont d'Or (1 463 m) et les trois principaux cours d'eau qui l'irriguent sont le Doubs, l'Ognon et la Loue.
Économiquement, le département du Doubs est un des plus industrialisés de France, spécialisé notamment dans la construction automobile avec l'implantation historique de l'usine Peugeot (groupe Stellantis) à Sochaux, dans la métallurgie et l'agroalimentaire. Berceau historique de l'horlogerie française, le Doubs accueille également de nombreuses entreprises dans le secteur des microtechniques. Son agriculture, principalement orientée vers l'élevage et la production de lait, est symbolisée par ses fromages (comté, mont d'or, morbier, cancoillotte) et charcuteries (saucisse de Morteau, saucisse de Montbéliard, jambon fumé).
Les principaux monuments touristiques du département sont la citadelle de Besançon et la saline royale d'Arc-et-Senans, toutes deux inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) ainsi que le château de Joux. Le Doubs est renommé pour ses nombreux sites naturels remarquables, tels que le lac de Saint-Point, le saut du Doubs, les sources du Doubs, de la Loue et du Lison, le cirque de Consolation, la grotte d'Osselle et le gouffre de Poudrey.
Géographie
modifierSituation
modifierLe Doubs fait partie de la région Bourgogne-Franche-Comté, dont il occupe la partie est : il est bordé au sud et à l'ouest par le département du Jura, au nord par les départements de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort et à l'est par les cantons suisses de Vaud, de Neuchâtel et du Jura. Il a une superficie de 5 234 km2.
- Paysages du Doubs
- Le mont d'Or (massif du Jura), dans le sud.
Géologie et relief
modifierLe Doubs s'étend en grande partie sur le massif du Jura, massif calcaire d'altitude moyenne qui présente tous les éléments caractéristiques du relief jurassien : monts, vaux, cluses, combes, bordées de crêts. Son point culminant est le mont d'Or qui culmine à 1 463 m d'altitude ; l'autre point majeur est le Morond à 1 419 m. On peut distinguer trois régions : au nord-ouest, la plaine de la Haute-Saône et son relief accidenté façonné par les eaux ; le centre est principalement une région de hauts plateaux calcaires ; à l'est, la montagne domine le département. Elle est composée de hauts plateaux mais ses sommets restent assez modestes.
Hydrographie
modifierDu point de vue hydrographique, le Doubs cumule 1 645 kilomètres de cours d'eau dont les principaux sont le Doubs, l'Ognon, la Loue, l'Allaine, le Dessoubre et le Lison, et 718 hectares de plans d'eau dont le lac de Saint-Point, le lac de Remoray, le lac de Chaillexon et le lac de Biaufond.
Climat
modifier| Besançon | Pontarlier | |
|---|---|---|
| Hauteur moyenne de précipitations | 1 187 mm | 1 503,3 mm |
| Nombre moyen de jours de précipitation > 1 mm | 141 | 154 |
| Température maximale moyenne | 15.3 | 13.3 |
| Température moyenne | 11 | 8.2 |
| Température minimale moyenne | 6.6 | 3.1 |
Voies de communication et transport
modifierVoies routières
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Au , le Doubs totalise 10 058 km de voies routières dont 101 km d'autoroutes, 127 km de routes nationales, 3 692 km de routes départementales et de routes communales. Une seule autoroute, l'autoroute A36, traverse le département sur 101 km d'est en ouest : cet axe qui relie Beaune à Mulhouse dessert les deux principales agglomérations du département, Besançon et Montbéliard, ainsi que les petites villes de Saint-Vit et Baume-les-Dames. Le deuxième axe majeur est la route nationale 57 qui traverse le département du nord au sud sur 99 km en passant par Besançon et Pontarlier jusqu'au principal point de passage de la frontière entre le département du Doubs et la Suisse situé sur la commune de Jougne. Une autre route nationale, la RN 83, relie l'agglomération de Besançon au département du Jura sur 28 km. La plus longue voie routière à traverser le territoire du Doubs est la route départementale 437 qui parcourt 148 km du nord au sud à travers le massif du Jura, desservant notamment Mouthe, Malbuisson, Pontarlier, Morteau, Le Russey, Maîche, Pont-de-Roide et l'agglomération de Montbéliard.
Transport ferroviaire
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- la ligne à grande vitesse LGV Rhin-Rhône traverse le département du Doubs en desservant les gares de Besançon Franche-Comté TGV et Belfort – Montbéliard TGV ;
- la ligne de Besançon-Viotte à Dijon-Ville dessert l'ouest de Grand Besançon Métropole (Dannemarie–Velesmes, Saint-Vit) ;
- la ligne de Besançon–Viotte à Belfort serpente dans la moyenne vallée du Doubs et passe notamment par Baume-les-Dames et Montbéliard ;
- la ligne de Besançon-Viotte à Lyon-Part-Dieu ;
- la ligne de Dole à Pontarlier ;
- la ligne de Besançon-Viotte à La Chaux-de-Fonds, appelée « ligne des Horlogers » ;
- la ligne de Paris-Gare-de-Lyon à Lausanne, desservie par des TGV Lyria, s'arrête à la gare de Frasne.
Toponymie
modifierLe département tient son nom de la rivière Doubs, mentionnée anciennement sous la forme « Dubis », qui vient du celtique (gaulois) « dub » qui signifie « noir »[2]. La première mention écrite apparaît dans les « Commentaires sur la Guerre des Gaules » de Jules César : « […] propterea quod flumen [alduas] Dubis ut circino circumductum paene totum oppidum cingit […] ». C'est un nom féminin à l'origine « *dubui » > « dubi(s) », comme la plupart des noms de rivière antiques. On retrouve plusieurs noms de rivière analogues en Grande-Bretagne du type Dove, d'une forme en « -ā » (« dubuā ») et des noms dérivés en France (la Dhuine, la Dheune ou la Deûle).
La racine celtique ancienne « dubu- » est prolongée par le vieux gallois « dub- », gallois, breton « du » et l'irlandais « dub », signifiant « noir », de même dans des termes dialectaux régionaux, par exemple dans « sapin double », compris comme « double », mais à l'origine « doube », c'est-à-dire noir. De même, le suisse alémanique a conservé le mot, figé dans les toponymes du type « Tobwald », « Toppwald », mais encore vivant au Moyen Âge comme le montre la mention latine de 1299 : « Silvas nigras que theotonice vulgo « topwelde » appellantur »[3],[4].
Histoire
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Jadis peuplé par les Séquanes, peuple celtique de l'Est de la Gaule, le territoire du Doubs fut sous domination romaine jusqu'au Ve siècle avec pour métropole Vesontio. Le christianisme a très tôt été introduit dans la région par le premier évangélisateur de Franche-Comté : saint Ferréol et son frère le prêtre saint Ferjeux, fondateurs de l'Église de Besançon. Ils furent martyrisés en 212.
Envahie ensuite par les Burgondes, la région fut rattachée au royaume d'Arles lors de l'établissement de la féodalité. C'est au XIe siècle qu'est fondé le comté palatin de Bourgogne, à la fois convoité par le roi de France et l'Empereur. Puis le comté fut rattaché à la France au XIVe siècle lors du mariage de Philippe V avec la comtesse de Bourgogne Jeanne II. C'est ainsi qu'elle partagera alors son histoire avec le duché de Bourgogne, gardant néanmoins une autonomie certaine.
En 1477, le mariage de Marie de Bourgogne, — héritière de Charles le Téméraire — avec Maximilien Ier du Saint-Empire fait basculer la région aux mains des rois d'Espagne de la maison de Habsbourg, et ce malgré l'intervention militaire du roi Louis XI. Le protestantisme s'y implante aux XVIe et XVIIe siècles malgré le très fort ancrage local du catholicisme. Les conflits qui s'ensuivent n'épargnent pas la région : les troupes suédoises du général Bernard de Saxe-Weimar y commettent des exactions au cours de la guerre de Dix Ans, épisode franc-comtois de la guerre de Trente Ans. Le comté est définitivement cédé à la France par le royaume d'Espagne en 1678 à la suite de la signature du traité de Nimègue. Il connaît alors une prospérité économique et une relative autonomie politique.
Le « département du Doubs » a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir d'une partie de la province de Franche-Comté. La république de Mandeure lui fut rattachée en 1793, ainsi que la principauté de Montbéliard en 1816 (après avoir été rattachée à la Haute-Saône en 1793, puis au Mont-Terrible et au Haut-Rhin).
Le Consulat installe le conseil général et le préfet en 1800, puis 48 ans plus tard, en instaurant le suffrage universel, la Deuxième République permet à chaque canton d'élire son conseiller.
La commune de Le Cerneux-Péquignot est annexée par le canton de Neuchâtel en application du traité de Paris en 1814. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (), le département est occupé par les troupes autrichiennes et suisses de à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).
Durant la Seconde Guerre mondiale, les maquis du Lomont jouèrent un rôle important dans la Résistance.
Au , la région Franche-Comté, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la région Bourgogne pour devenir la nouvelle région administrative Bourgogne-Franche-Comté.
Politique et administration
modifierPolitique
modifierTendances politiques
modifierLe département du Doubs, terre de tradition catholique, a longtemps été marqué à droite de l'échiquier politique français, avant que la gauche n'exerce une influence de plus en plus grande à partir de la deuxième moitié du XXe siècle dans les espaces urbanisés de Besançon et Montbéliard, tandis que les régions montagneuses du Haut-Doubs restent fortement ancrées à droite. Ainsi, le conseil général est dirigé par la droite sans discontinuer de 1913 à 2004. De cette année à 2015, la gauche est majoritaire. La droite reprend le Doubs lors des élections départementales du .
Lors des élections présidentielles, qui ont lieu en France au suffrage universel depuis 1965, le département du Doubs a toujours soutenu le vainqueur du scrutin lors du deuxième tour, sauf lors de l'élection présidentielle de 2012 lors de laquelle Nicolas Sarkozy a été battu par François Hollande.
Résultats du deuxième tour des élections présidentielles
modifier| Année | Vainqueur (national) | % | Perdant (national) | % |
|---|---|---|---|---|
| 1965 | Charles de Gaulle | 58,5 % | François Mitterrand | 41,5 % |
| 1969 | Georges Pompidou | 61,5 % | Alain Poher | 38,5 % |
| 1974 | Valéry Giscard d'Estaing | 52,5 % | François Mitterrand | 47,5 % |
| 1981 | François Mitterrand | 52,4 % | Valéry Giscard d'Estaing | 47,6 % |
| 1988 | François Mitterrand | 53,5 % | Jacques Chirac | 46,5 % |
| 1995 | Jacques Chirac | 52,4 % | Lionel Jospin | 47,6 % |
| 2002 | Jacques Chirac | 82,2 % | Jean-Marie Le Pen | 17,8 % |
| 2007 | Nicolas Sarkozy | 55,8 % | Ségolène Royal | 44,2 % |
| 2012 | François Hollande | 48,1 % | Nicolas Sarkozy | 51,9 % |
| 2017 | Emmanuel Macron | 63,8 % | Marine Le Pen | 36,2 % |
| 2022 | Emmanuel Macron | 57,1 % | Marine Le Pen | 42,9 % |
Personnalités politiques
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Le Doubs a donné plusieurs personnalités politiques de premier rang à la France ; parmi celles qui sont nées dans le département, on peut citer Yves Jégo (né en 1961), secrétaire d'État à l'Outre-Mer de 2008 à 2009, Dominique Voynet (né en 1958), ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement de 1997 à 2001, Paulette Guinchard-Kunstler (1949–2021), secrétaire d'État aux personnes âgées de 2001 à 2002, Jules Jeanneney (1864–1957), président du Sénat de 1932 à 1940, Jules Viette (1843–1894), ministre de l'Agriculture de 1887 à 1889 et des Travaux publics de 1892 à 1893.
Parmi les personnalités ayant été élues ou nommées dans le Doubs, on peut citer André Boulloche, Annie Genevard, Ludovic Fagaut, Pierre Moscovici, Claude Guéant, Huguette Bouchardeau, Edgar Faure, Jean Minjoz ou Roland de Moustier.
Le conseil départemental
modifierLa gestion du département du Doubs est assurée par le conseil départemental (ex-conseil général), placé sous l'autorité de son président élu par les trente-huit conseillers départementaux, eux-mêmes élus dans chaque canton.
Administration
modifierAdministration territoriale
modifierLa préfecture est à Besançon et les deux sous-préfectures sont Montbéliard et Pontarlier.
L'État est représenté dans le Doubs par le préfet du département, département divisé depuis 1800 en trois arrondissements, respectivement de Besançon, de Montbéliard et de Pontarlier, dans chacun desquels se trouve un sous-préfet, chargé d'assister le préfet du département.
Les arrondissements sont respectivement divisés en 15, 12 et 8 cantons. En zone urbaine, une commune recouvre parfois plusieurs cantons, alors qu'en zone rurale, un canton comprend plusieurs communes et au chef-lieu duquel se trouve localisé un certain nombre de services administratifs (gendarmerie, trésorerie, etc.).
Le département comportait 563 communes au .
Enfin, de nombreuses communes se réunissent dans 30 intercommunalités dont la communauté urbaine Grand Besançon Métropole et la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard, afin de coopérer dans un ou plusieurs domaines comme l'eau, les déchets, les infrastructures, les transports, le développement économique, l'aménagement du territoire ou l'urbanisme, sous l'autorité d'un conseil communautaire, élu par les conseils municipaux parmi les conseillers municipaux concernés, lequel élit ensuite son président.
Les trois sénateurs du Doubs sont élus par les représentants des conseils municipaux, par les conseillers départementaux, conseillers régionaux et députés, élus dans les cinq circonscriptions législatives du département.
Enfin, à l'échelon local, chaque maire et son conseil municipal gèrent la commune correspondante, et les intercommunalités sont gérées par les conseils communautaires et leur président.
Instances judiciaires et administratives
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierLes habitants du Doubs sont les « Doubiens »[Note 1].
Évolutions démographiques
modifierEn 2023, le département comptait 547 163 habitants[Note 3], en évolution de +1,5 % par rapport à 2017 (France hors Mayotte : +2,36 %).

-
Évolution de la population des commune du Doubs entre 1999 et 2022
- ≥ 60%
- de 45% à 60%
- de 30% à 45%
- de 15% à 30%
- de 0 à 15%
- de 0 à -15%
- de -15% à -30%
- ≤ -30%
De 1990 à 1999, la population du département a crû à un rythme annuel de 3,23 ‰ (3 % au total). Pendant la même période, le nombre de logements a augmenté de 12 % au total et la population active de 3,7 %. Ces évolutions ne sont pourtant pas uniformes ; le dynamisme touche notamment les bassins d'emploi et la zone frontalière à la Suisse. Au travers de quelques difficultés économiques entre 1990 et 1999, le Doubs a vu ses emplois offerts en zones urbaines et en Suisse même devenir déterminants.
L'accroissement démographique du Doubs est l'un des plus forts de tous les départements français. On y trouve près de 3 % d’habitants supplémentaires et on a dépassé les 500 000 habitants. La longévité et l'affaiblissement de la natalité tendent cependant à changer la structure de la population puisque la proportion des moins de 20 ans a fortement chuté ces dix dernières années. À l'inverse, les personnes âgées ont fortement augmenté en nombre et représentent une personne sur cinq de la population du Doubs alors qu'elles ne représentaient qu’une personne sur sept en 1975. La population la plus jeune se concentre autour des villes, en particulier Pontarlier et Besançon, qui accueillent de nombreux étudiants. Le statut de ville universitaire de Besançon joue très fortement sur la migration intra- et extrarégionale et accueille des jeunes d'autres départements de la région. Cependant, les jeunes diplômés quittent souvent leur lieu d'études, ce qui explique le déficit des 18/24 ans.
Sur la période 1999-2006, la croissance est encore plus rapide, avec un taux d'accroissement annuel moyen de 4,8 ‰.
Selon l'Insee, le Doubs devrait compter 612 700 habitants en 2050, soit 75 700 de plus qu'en 2015, et devenir le département le plus peuplé de la région[8].
Communes les plus peuplées
modifier| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
Modifier |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Besançon | 25056 | CU Grand Besançon Métropole | 65,05 | 118 489 (2023) | 1 822 | |
| Montbéliard | 25388 | CA Pays de Montbéliard Agglomération | 15,01 | 24 672 (2023) | 1 644 | |
| Pontarlier | 25462 | CC du Grand Pontarlier | 41,35 | 18 067 (2023) | 437 | |
| Audincourt | 25031 | CA Pays de Montbéliard Agglomération | 8,76 | 14 071 (2023) | 1 606 | |
| Valentigney | 25580 | CA Pays de Montbéliard Agglomération | 9,74 | 10 501 (2023) | 1 078 | |
| Morteau | 25411 | CC du Val de Morteau | 14,11 | 6 953 (2023) | 493 | |
| Grand-Charmont | 25284 | CA Pays de Montbéliard Agglomération | 4,56 | 5 873 (2023) | 1 288 | |
| Seloncourt | 25539 | CA Pays de Montbéliard Agglomération | 7,92 | 5 854 (2023) | 739 | |
| Valdahon | 25578 | CC des Portes du Haut-Doubs | 25,51 | 5 705 (2023) | 224 | |
| Bethoncourt | 25057 | CA Pays de Montbéliard Agglomération | 6,54 | 5 308 (2023) | 812 | |
| Villers-le-Lac | 25321 | CC du Val de Morteau | 30,17 | 5 292 (2023) | 175 | |
| Baume-les-Dames | 25047 | CC du Doubs Baumois | 24,79 | 5 155 (2023) | 208 | |
| Saint-Vit | 25527 | CU Grand Besançon Métropole | 16,44 | 5 133 (2023) | 312 | |
| Mandeure | 25367 | CA Pays de Montbéliard Agglomération | 15,13 | 4 612 (2023) | 305 | |
| Ornans | 25434 | CC Loue-Lison | 35,72 | 4 419 (2023) | 124 |
Éducation et société
modifierÉducation nationale
modifierEnseignement supérieur
modifierLe principal pôle d'enseignement supérieur du Doubs est à Besançon où se trouvent le siège et les trois campus principaux de l'université Marie-et-Louis-Pasteur. Un quatrième campus, Les Portes du Jura, se trouve à Montbéliard.
Santé
modifier
Le principal établissement de santé du département est le CHU Besançon-Franche-Comté qui est aussi le plus grand hôpital de Franche-Comté et le deuxième de Bourgogne-Franche-Comté. D'autres hôpitaux plus modestes existent comme le centre hospitalier intercommunal de Haute-Comté à Pontarlier.
Le pays de Montbéliard possédait le centre hospitalier André-Boulloche qui a fonctionné de 1899 à 2017 avant d'être remplacé par l'hôpital Nord Franche-Comté situé à Trévenans dans le Territoire de Belfort, à mi-chemin avec Belfort dont le centre hospitalier de Belfort en 2017[9].
Sports
modifierLe football a joué un rôle social très important dans les villes du Doubs. Le groupe Peugeot, moteur de l'activité de la région, a très fortement contribué à la création du Football Club Sochaux-Montbéliard (FCSM), club emblématique de la Franche-Comté. Et à l'instar des usines, le football se trouve, dès les années 1960, au cœur de la vie des villes du Doubs.
Le département du Doubs possède l'Académie de Football des Orchamps Besançon, destinée aux jeunes joueurs de 4 à 13 ans, et labellisée par la Fédération française de football (FFF)[10].
Randonnées
modifier- Le GR 5 (de la mer du Nord à la mer Méditerranée) traversant le Pays de Montbéliard, les gorges du Doubs, le mont d'Or, le val de Mouthe ;
- le GR 145 (de Calais à Les Fourgs), dénommé Via Francigena, passant par Besançon, la vallée de la Loue, Pontarlier ;
- le GR 59 (du ballon d'Alsace à Culoz) traversant la moyenne vallée du Doubs, Besançon et Arc-et-Senans ;
- le GR 509 ;
- le GRP des 7 Rivières ;
- le GRP de la Ceinture de Besançon ;
- le GRP entre Loue et Lison au Pays de Courbet.
Médias
modifierReligion
modifierEnvironnement
modifier
Faune et flore
modifierLa faune du Doubs est relativement riche et jouit notamment du retour du lynx, objet d'un programme de réintroduction. Les autres espèces emblématiques sont le grand tétras, le chamois, le faucon pèlerin. Ce dernier niche dans les nombreuses falaises du massif jurassien. La gentiane jaune est également une espèce remarquable dans le département, où elle est traditionnellement distillée.
Sites et espèces protégées
modifierDeux parcs naturels régionaux couvrent une partie du territoire du département : le parc naturel régional du Doubs Horloger à l'est et le parc naturel régional du Haut-Jura au sud, partagé avec le Jura et l'Ain.
Économie
modifierFort de son industrie, le Doubs est le premier département de Franche-Comté pour le commerce en cumulant à lui seul plus de la moitié des exportations ainsi que des importations franc-comtoises. Le taux de chômage, inférieur à la moyenne nationale, est de 8 % au 3e trimestre 2018, et on dénombrait en 2005 pas moins de 19 795 entreprises et établissements[11]. Le Doubs est aussi le 18e département français (sur 100) à l'échelle nationale pour son PIB de 23 386 € par habitant.
En 2010, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation du département s'élevait à 19 019 €, cachant des disparités importantes des Terres-de-Chaux (13 260) aux Hopitaux-Neufs (31 709).
Agriculture
modifierL'agriculture du département est essentiellement tournée vers l'élevage, pour une grande partie destiné à la production de fromage (comté, morbier, mont d'Or). La Franche-Comté et le Doubs en particulier sont le berceau de deux races : la vache montbéliarde et le cheval comtois.
Emploi
modifier| Emploi total (salarié + non salarié) au lieu de travail en 2019 | 214 469 |
|---|---|
| Dont emploi salarié | 88,4 % |
| Variation de l'emploi total taux annuel moyen entre 2013 et 2019 | - 0,2 % |
| Taux de chômage (au sens du BIT) au 4e trimestre 2022 | 6,4 % |
Entreprises
modifierLe poids du pôle urbain Montbéliard-Belfort, essentiellement voué à l'automobile et au TGV, est fondamental dans l'économie du département. Le site industriel Peugeot-Citroën de Sochaux est le premier (toutes industries confondues) de France avec 13 841 salariés en .
Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps-fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En , un pôle de compétitivité national y a pris son siège, le Pôle des microtechniques.
| Nombre d'établissements au | 19 795 |
|---|---|
| Industrie | 2 697 |
| Construction | 2 437 |
| Commerce et réparations | 5 276 |
| Services | 9 385 |
| Nom | Catégorie | Effectif | Commune | Activité |
|---|---|---|---|---|
| PSA Automobiles SA | Industrie | 7 000 | Sochaux | Construction de véhicules automobiles |
| Flex-N-Gate France | Industrie | 770 | Audincourt | Fabrication d'équipements automobiles |
| Faurecia Système d'Échappement | Industrie | 499 | Bavans | Fabrication d'équipements automobiles |
| Flowbird Urban Intelligence | Industrie | 468 | Besançon | Fabrication d'instrumentation scientifique et technique |
| Keolis Besançon Mobilités | Service | 468 | Besançon | Transports urbains de voyageurs |
| La Poste | Service | 395 | Besançon | Poste nationale |
| Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté | Service | 379 | Besançon | Banque |
| Schrader | Industrie | 378 | Pontarlier | Fabrication d'articles de robinetterie |
| Geodis CL Automotive Est | Service | 367 | Sochaux | Entreposage non frigorifique |
| R. Bourgeois | Industrie | 364 | Besançon | Découpage, emboutissage |
| Houberdon Nettoyage Services | Service | 363 | Étupes | Activités de nettoyage |
| S.I.S. | Industrie | 361 | Valdahon | Fabrication d'articles de voyage et de maroquinerie |
| GSF Orion | Service | 355 | Besançon | Activités de nettoyage |
| Siedoubs | Industrie | 354 | Montbéliard | Fabrication d'équipements automobiles |
| Guillin Emballages | Industrie | 344 | Ornans | Fabrication d'emballages en matières plastiques |
| Fuji Autotech France SAS | Industrie | 342 | Mandeure | Fabrication d'équipements automobiles |
| Faurecia Systèmes d'Échappement | Industrie | 333 | Valentigney | Fabrication d'équipements automobiles |
| Amphenol FCI Besançon | Industrie | 323 | Besançon | Fabricant de composants électroniques actifs |
| Société des Techniques de Propre | Service | 319 | Allenjoie | Activités de nettoyage |
| Peugeot Motocycles | Industrie | 315 | Mandeure | Fabrication de motocycles |
| Nestlé France | Industrie | 305 | Pontarlier | Chocolaterie, confiserie |
| Montdis (E. Leclerc) | Commerce | 297 | Montbéliard | Hypermarché |
| Alstom Transport SA | Industrie | 293 | Ornans | Fabrication de moteurs, génératrices et transformateurs électriques |
| Montbedis (E. Leclerc) | Commerce | 292 | Montbéliard | Hypermarché |
| Mécanique et Environnement | Industrie | 289 | Hérimoncourt | Construction de véhicules automobiles |
| Lustral | Service | 285 | Châtillon-le-Duc | Activités de nettoyage |
| Franche-Comté Nettoyage | Service | 284 | Besançon | Activités de nettoyage |
| Erhard Pâtissier-Glacier | Industrie | 271 | Thurey-le-Mont | Fabrication industrielle de pains et pâtisseries fraîches |
| SNCF Voyageurs | Service | 270 | Besançon | Transports ferroviaires |
| Dericherbourg Propreté | Service | 265 | Roche-lez-Beaupré | Activités de nettoyage |
| Zodiac Aero Electric | Industrie | 264 | Besançon | Fabrication de matériel de distribution et de matériel électrique pour basse tension |
| Segula Matra Automotive | Service | 262 | Mandeure | Ingénierie, études techniques |
| S.I.S. | Industrie | 257 | Étalans | Fabrication d'articles de voyage et de maroquinerie |
| Carrefour Hypermarchés | Commerce | 255 | École-Valentin | Hypermarché |
| Faurecia Systèmes d'Échappement | Industrie | 253 | Valentigney | Fabrication d'équipements automobiles |
| Société Noiséenne d'Outillage Presse | Industrie | 253 | Étupes | Découpage, emboutissage |
| Maty | Commerce | 244 | Besançon | Vente par correspondance spécialisée |
| Crédit Agricole Franche-Comté IN | Service | 240 | Besançon | Administration d'entreprises |
| Distridoubs (Hyper U) | Commerce | 233 | Doubs | Hypermarché |
| Trecia | Industrie | 233 | Étupes | Fabrication de pièces techniques en matières plastiques |
| Les Manufactures de Franche-Comté | Industrie | 232 | Allenjoie | Fabrication d'articles de voyage et de maroquinerie |
| Setra Nettoyage | Service | 232 | École-Valentin | Activités de nettoyage |
| Industrie de thermoformage | Industrie | 222 | Autechaux | Fabrication d'articles métalliques divers |
| Veolia Industries Global Solutions | Service | 221 | Sochaux | Secrétariat et traduction |
| Carrefour Hypermarchés | Commerce | 220 | Besançon | Hypermarché |
| Aperam Stainless Precision | Industrie | 217 | Pont-de-Roide-Vermondans | Sidérurgie |
| Les Manufactures de Franche-Comté | Industrie | 215 | Seloncourt | Fabrication d'articles de voyage et de maroquinerie |
| Lustral | Service | 215 | Nommay | Activités de nettoyage |
| Cora | Commerce | 213 | Montbéliard | Hypermarché |
| Hifi Filter France Jurafiltration | Commerce | 212 | Pontarlier | Commerce de détail d'équipements automobiles |
| AVS Besançon | Service | 206 | Besançon | Aide à domicile |
| Easydis | Service | 203 | Besançon | Entreposage non frigorifique |
| La Poste | Service | 203 | Audincourt | Poste nationale |
| Marfina Pays de Montbéliard | Service | 201 | Voujeaucourt | Transports urbains de voyageurs |
Activité
modifierLa population active a connu une hausse plus importante que celle de la population. Le taux d'activité s'établit désormais à 45 % de la population totale contre 44 % en 1990. Il est le résultat d'une croissance élevée du taux d'activité des femmes entre 25 et 59 ans mais aussi d'une baisse pour les hommes et les femmes de 15 à 24 ans. Le fait que les femmes ont conservé leur activité a contribué à réduire l'écart avec le taux d'activité des hommes, toujours supérieur. Le taux de salariat s'est vu renforcé pour atteindre 90 % des actifs occupés, soit 10 points de plus que dans les autres départements de la région. Cette population active est essentiellement concentrée autour des pôles urbains (Besançon, Montbéliard, etc.), mais beaucoup trouvent aussi en Suisse un débouché intéressant et la bande frontalière jouit d'un taux d'activité très élevé. Le nombre d’actifs avec un emploi et résidant dans les communes périurbaines a augmenté de plus de 15 % alors qu'il baisse de plus de 3 % pour les habitants des villes de plus de 10 000 habitants.
Commerce
modifier| Doubs | Franche-Comté | France | |
|---|---|---|---|
| 2000 | 2,11 | 2,21 | 0,95 |
| 2001 | 2,10 | 2,03 | 1,07 |
| 2002 | 2,28 | 2,27 | 0,98 |
| 2003 | 2,31 | 2,22 | 1,05 |
| 2004 | 1,99 | 1,92 | ND |
| 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | |
|---|---|---|---|---|
| Importations | 2 085 | 2 153 | 2 178 | 2 309 |
| Exportations | 4 373 | 4 923 | 5 032 | 4 590 |
Le Doubs est le premier département commercial extérieur de Franche-Comté[14]. À lui seul, il représente 55 % des exportations de la région contre 21 % par la Haute-Saône, 13 % par le Territoire de Belfort et 11 % par le Jura. Il en va de même pour les importations puisque 52 % d'entre elles sont du Doubs, 19 % de la Haute-Saône, 15 % du Territoire de Belfort et enfin 14 % du Jura.
Afin de promouvoir le commerce local, la chambre de commerce et d'industrie du Doubs a mis en place un dispositif appelé « Achats Doubs », permettant de présenter tous les commerçants du Doubs, leurs produits et leurs services.
Tourisme
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Le tourisme dans le Doubs est essentiellement familial. On y trouve quelques pôles sportifs, comme la station de Malbuisson au bord du lac Saint-Point, voués notamment au VTT, au ski de fond, à l'équitation, au kayak, à la pêche, etc. De plus, le relief karstique du département offre des opportunités de spéléologie. Le seul point de ski alpin notable se situe à Métabief, même si beaucoup de communes rurales ont leurs propres infrastructures constituées de petites remontées mécaniques à vocation familiale.
L'activité touristique du Doubs représente près de 40 % de celle de la région et 1 % à l'échelle nationale. Avec plus de 15 000 emplois liés à cette activité et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires, le tourisme et les loisirs ne constituent pour autant que 5 % du produit brut départemental.
Conscient de l'enjeu du développement de l'économie touristique, le conseil départemental a engagé une réflexion avec le Comité départemental du tourisme du Doubs[15] afin de construire une stratégie de développement pour la période 2003–2006, notamment à travers :
- la constitution d'un pôle touristique pour structurer la vallée du Haut-Doubs autour du lac Saint-Point et Malbuisson, et de la station de ski de Métabief ;
- un soutien spécifique à chaque projet qui apporterait une retombée économique locale directe ;
- un renforcement concernant l'hébergement avec une montée en gamme ;
- une dynamique de développement concernant les produits sport et loisirs.
Le département offre aussi de nombreux sites et monuments d'exception dont les plus remarquables sont la citadelle de Besançon, la saline royale d'Arc-et-Senans, le château de Joux, le village de Lods, le château de Montbéliard, etc.
Dans un cadre plus naturel, le département n'est pas en reste et propose aux visiteurs de nombreux détours :
- lacs et rivières — en particulier la Vallée des deux lacs (lac de Saint-Point, et lac de Remoray) et leurs nombreuses plages telles la plage des Perrières et la plage des Landes à Malbuisson, le village phare touristique du lac de Saint-Point, et la plage de Remoray, la plage du Port, celle des Grangettes et la plage de Chaon ;
- grottes — on y trouve de nombreuses grottes dont certaines aménagées spécialement pour les visiteurs, les plus notables étant le gouffre de Poudrey, la grotte de la Glacière et la grotte d'Osselle ;
- espaces naturels — il y a aussi de nombreux espaces naturels puisque le Doubs reste un département très vert : il existe la réserve naturelle du Lac de Remoray, le val de Consolation, le saut du Doubs qui reste le premier site naturel mais aussi les Échelles de la Mort. Le Haut-Doubs assure lui aussi de très belles échappées naturelles comme son point culminant, le Mont d'Or ou la source de la Loue.
D'un point de vue plus global et sommaire, le Doubs possède[16] :
- 1 150 km de pistes de ski nordique ;
- 60 km de ski alpin ;
- 2 300 km de sentiers de petite randonnée ;
- 850 km de sentiers de grande randonnée ;
- 1 600 km de sentiers VTT balisés ;
- cinquante musées et expositions permanentes ;
- 13 châteaux et monuments ;
- trois grottes ;
- 25 églises remarquables.
Les résidences secondaires
modifierSelon le recensement général de la population du , 4,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.
Ce tableau indique les principales communes du Doubs dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008 :
| Ville | Population municipale | Nombre de logements | Résidences secondaires | % résidences secondaires |
|---|---|---|---|---|
| Métabief | 954 | 2 358 | 1 883 | 79,89 |
| Les Grangettes | 224 | 228 | 130 | 56,82 |
| Malbuisson | 626 | 716 | 406 | 56,69 |
| Saint-Point-Lac | 261 | 216 | 108 | 50,12 |
| Chapelle-des-Bois | 268 | 216 | 108 | 49,92 |
| Les Hôpitaux-Neufs | 723 | 673 | 313 | 46,42 |
| Rochejean | 549 | 388 | 160 | 41,20 |
| Montperreux | 768 | 524 | 213 | 40,60 |
| Les Fourgs | 1 175 | 800 | 267 | 33,36 |
| Mouthe | 972 | 703 | 226 | 32,09 |
| Jougne | 1 376 | 934 | 233 | 24,90 |
- Source Insee, chiffres au [17].
Culture
modifierLangue
modifierEn 1835, d'après Abel Hugo, on parlait français dans les villes, avec un accent lourd, une prononciation lente et traînante ; la plupart des habitants y mêlaient des locutions vicieuses et des tournures de phrases étrangères, qui provenaient sans doute de l'usage du franc-comtois[18].
Le franc-comtois était en 1835 encore employé par tous les habitants des campagnes[18]. La façon de le parler, dans les divers cantons, présentait à cette époque quelques nuances remarquables : dans la haute montagne, la prononciation est plus légère, plus accentuée, le langage a plus de grâce. Dans la plaine, la prononciation est traînante ; il y a quelques variantes dans la terminaison des mots. Et autour de Besançon, pays de vignerons, le franc-comtois a un accent brusque[18].
La moitié sud du Doubs est de langue arpitane dans sa variante locale : le burgondan.
Arts
modifierPatrimoine
modifierAu , le Doubs compte 475 édifices comportant au moins une protection au titre des monuments historiques, dont 94 sont classés et 402 sont inscrits. Les communes comptant le plus sont Besançon (191 édifices protégés, soit 40 % du total départemental), Montbéliard (33 édifices, soit 7 %), Ornans (13 édifices, soit 3 %), Pontarlier (9 édifices) et Baume-les-Dames (6 édifices).
Deux sites sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO : la citadelle et les fortifications Vauban de Besançon d'une part et la saline royale d'Arc-et-Senans d'autre part.
Le département du Doubs compte également 46 sites naturels classés.
Par ailleurs, la commune de Lods adhère à l'association Les Plus Beaux Villages de France et 15 communes du Doubs adhèrent à l'association Cités de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté : Arc-et-Senans, Baume-les-Dames, Belvoir, Grand'Combe-Châteleu, Jougne, Le Bizot, Lods, Mouthier-Haute-Pierre, Morteau, Ornans, Quingey, Rougemont, Saint-Hippolyte, Vandoncourt et Vuillafans.
Manifestations culturelles et festivités
modifierFestivals de musique
modifier- No Logo Festival (Ornans) ;
- Festival de la Paille (Métabief) ;
- Festival international de musique Besançon Franche-Comté ;
- Festival Détonation (Besançon) ;
- Rencontres et Racines (Audincourt) ;
- Pop'Cornes Festival (Le Russey) ;
- Festival Ebulli'Son (Montfaucon) ;
- BockSons Festi'Val (Valentigney) ;
- L'Atrack'Son Festival (Orchamps-Vennes).
Héraldique
modifier| Blasonnement :
« Coupé ondé, en 1 d'azur semé de billettes d'or au lion couronné du même, armé et lampassé de gueules, issant de la partition et brochant sur le tout, et en 2 d'or à la fasce ondée d'azur. » |
Logo
modifierPersonnalités liées au département
modifier- Le maréchal d'Empire Bon Adrien Jeannot de Moncey, né en 1754 à Moncey.
- L'écrivain Charles Nodier, né en 1780 à Besançon.
- L'homme de lettres Xavier Marmier, né en 1808 à Pontarlier.
- L'intellectuel Victor Hugo, né en 1802 à Besançon.
- Le sculpteur et artiste-peintre Auguste Clésinger, né en 1814 à Besançon.
- Le peintre Gustave Courbet, né en 1819 à Ornans.
- Les inventeurs Auguste et Louis Lumière (« les frères Lumière ») sont nés respectivement en 1862 et 1864 à Besançon.
- Le romancier Louis Pergaud, né en 1882 à Belmont.
Personnages historiques
- Antoine Perrenot de Granvelle (1517–1586), cardinal, diplomate et homme d'État de Charles Quint ;
- Bon-Adrien Jeannot de Moncey (1754–1842), général de la Révolution française et maréchal ;
- Calixte II (1060–1124), né Gui de Bourgogne, pape de 1119–1124 ;
- Charles-Étienne-François Ruty (1774–1828), général et homme politique ;
- Claude Jacques Lecourbe (1759–1815), général de la Révolution et du Premier Empire ;
- Claude Goudimel (vers 1505–1572), compositeur franc-comtois ;
- Claude-Adrien Nonnotte (1711–1793), prêtre jésuite et écrivain ;
- Georges Pernot (1869–1962), avocat et homme politique ;
- Sainte Jeanne-Antide Thouret (1765–1826), fondatrice des Sœurs de la charité de sainte Jeanne-Antide Thouret ;
- John Acton (1736–1811), homme politique italien ;
- Nicolas Perrenot de Granvelle (1486–1550), premier conseiller et homme de confiance franc-comtois de l'empereur Charles Quint ;
- Saint Étienne-Théodore Cuenot (1802–1861), évêque missionnaire en Cochinchine (sud du Vietnam) ;
- Saint Joseph Marchand (1803–1835), prêtre missionnaire dans l'Annam (Vietnam) .
Artistes et intellectuels
- Antonin Fanart (1831–1903), peintre français ;
- Armand Barthet (1820–1874), écrivain et journaliste ;
- Auguste Clésinger (1814–1883), sculpteur et peintre ;
- Charles Fourier (1772–1837), philosophe ;
- Charles Nodier (1780–1844), écrivain et académicien ;
- Daniel Beretta (1946–2024), acteur, auteur-compositeur-interprète et directeur artistique ;
- Félix Gaffiot (1870–1937), philosophe et professeur ;
- Félix-Henri Giacomotti (1828–1909), peintre et conservateur de musée français ;
- Georges Riat (1869–1905), historien de l'art et romancier ;
- Gustave Courbet (1819–1877), peintre et sculpteur ;
- Jean Gigoux (1806–1894), peintre et collectionneur d'art ;
- Jean Mairet (1604–1686), auteur dramatique et diplomate ;
- Jules-Émile Zingg (1882–1942), peintre et graveur ;
- Louis Pergaud (1882–1915), écrivain et instituteur ;
- Nicolas Nicole (1702–1784), architecte ;
- Pierre-Adrien Pâris (1745–1819), architecte et dessinateur ;
- Pierre Joseph Proudhon (1809–1865), journaliste et homme politique ;
- Robert Fernier (1895–1977), peintre et fondateur du musée Gustave Courbet ;
- Tristan Bernard (1866–1947), romancier et auteur dramatique ;
- Victor Hugo (1802–1885), écrivain et dessinateur ;
- Xavier Marmier (1808–1892), homme de lettres et traducteur de littérature.
Scientifiques, inventeurs et industriels
- Auguste Castan (1833–1892), bibliothécaire, historien et archéologue ;
- Auguste et Louis Lumière (1862–1954) et (1864–1948), ingénieurs de l'histoire du cinéma et de la photographie ;
- Eugène Péclet (1793–1857), physicien français ;
- Armand Peugeot (1849–1915), ingénieur Peugeot dans l'ère de l'automobile en 1896 ;
- Georges Cuvier (1769–1832), anatomiste français ;
- Hilaire de Chardonnet (1839–1924), ingénieur et inventeur de la soie artificielle ;
- Jean-Jacques Chifflet (1588–1673), médecin et archéologue ;
- Jean Résal (1854–1919), ingénieur et concepteur de ponts métalliques ;
- Justin Girod-Chantrans (1750–1841), naturaliste et homme politique ;
- Pierre Vernier (1580–1638), ingénieur militaire et mathématicien inventeur du système de mesure, le vernier ;
- Louis Georges Duvernoy (1777–1855), médecin et zoologiste.
Sportifs
- Benoît Pedretti (né en 1980), footballeur et entraîneur ;
- Camel Meriem (né en 1979), footballeur français ;
- Fabrice Guy (né en 1968), coureur en ski du combiné nordique ;
- Florence Baverel-Robert (née en 1974), biathlète ;
- Jean de Gribaldy (1922–1987) coureur cycliste professionnel ;
- Khedafi Djelkhir (né en 1983), boxeur d'origine algérienne ;
- Maxime Chataignier (né en 1988), patineur de vitesse sur courte piste ;
- Mickaël Isabey (né en 1975), footballeur et entraîneur ;
- Morrade Hakkar (né en 1972), boxeur ;
- Pierre-Alain Frau (né en 1980), footballeur et entraîneur ;
- Raphaëlle Tervel (née en 1979), joueuse et entraîneuse de handball ;
- Sandrine Delerce (née en 1975), joueuse internationale de handball et entraîneuse ;
- Vincent Defrasne (né en 1977), biathlète français ;
- Francis Mourey (né en 1980), coureur cycliste professionnel.
Cinéma
- Damien Jouillerot (né en 1985), acteur ;
- Frank Darabont (né en 1959), réalisateur et scénariste ;
- Jacques Maillot (né en 1962), réalisateur et scénariste.
Musique
- Frédéric Nicolas Duvernoy (1765–1838), compositeur ;
- Mina Agossi (née en 1972), chanteuse ;
- Lilian Renaud (né en 1991), auteur-compositeur-interprète ;
- Napoléon Coste (1805–1883), compositeur guitariste.
Personnages fictifs
- Barbizier, vigneron, personnage de la crèche comtoise ;
- Julien Sorel, le héros du roman Le Rouge et le Noir (1830) de Stendhal ;
- La Madeleine Proust, personnage comique inventé et interprété par Laurence Semonin (née en 1951).
En relation avec le département
- Antoine-Pierre II de Grammont (1684–1754), archevêque de Besançon ;
- Claude François Jouffroy d'Abbans (1751–1832), architecte naval, pour les premiers bateaux à vapeur sur le Doubs ;
- Claude-Nicolas Ledoux (1736–1806), architecte, pour la construction du théâtre Ledoux à Besançon ;
- Edgar Faure (1908–1988), homme politique, conseiller général du canton de Pontarlier, maire de Pontarlier, député et sénateur du Doubs ;
- Frédéric Japy (1749–1812), industriel franc-comtois qui participe à l'essor du pays de Montbéliard ;
- Guillaume Aldebert (né en 1973), auteur-compositeur-interprète qui a habité à Besançon ;
- Heinrich Schickhardt (1558–1635), architecte, pour ses constructions à Montbéliard ;
- Henri Sainte-Claire Deville (1818–1881), chimiste, pour ses analyses de l'eau du Doubs ;
- Jean Minjoz (1904–1987), homme politique, député du Doubs et maire de Besançon ;
- Ludovic Fagaut (né en 1978), homme politique, vice-président du conseil départemental et maire de Besançon.
Notes et références
modifierNotes
modifier- 1 2 3 Le terme « Doubiste » est parfois utilisé ; toutefois les linguistes estiment que l'appellation correcte est « Doubien » au motif que les suffixes en « -iste » servent plutôt à former des noms correspondant à un métier, ou à un adepte d'une activité, d'une idéologie ou d'une théorie. Les habitants de la commune de Doubs, quant à eux, sont appelés les « Doubsiens ».
- ↑ Prononciation en français de France standardisé retranscrite phonétiquement selon la norme API.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Références
modifier- ↑ Jean-Marie Pierret, « Phonétique historique du français et notions de phonétique générale », Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- ↑ Voir l'étymologie sur le dictionnaire irlandais-anglais .
- ↑ Pierre-Yves Lambert, « La langue gauloise », Éditions Errance 1994. (ISBN 2-87772-089-6).
- ↑ Xavier Delamarre, « Dictionnaire de la langue gauloise », Éditions Errance, 2003.
- ↑ Site sur la Population et les Limites Administratives de la France - Fiche historique du département
- ↑ Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence du département pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023
- ↑ « Projections de population à l'horizon 2050 : faible croissance et vieillissement accentué », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « Trévenans : les urgences du nouvel hôpital sont ouvertes », sur L'Est républicain, (consulté le ).
- ↑ Académie de football des Orchamps Besançon.
- ↑ Insee, Le Doubs, quelques points généraux
- 1 2 Source Insee
- ↑ « Économie du Doubs », sur doubs.fr
- ↑ Commerce Extérieur
- ↑ Comité départemental du tourisme du Doubs.
- ↑ Le Doubs, Tout savoir sur le département Site officiel du conseil régional
- ↑ Source Insee.
- 1 2 3 Abel Hugo, France pittoresque ou description pittoresque, topographique et statistique des départements et colonies de la France, t. 1, Paris, Delloye,
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Hoffmann, Michael, « Die französischen Konservativen in der katholischen Provinz. Parteigenese und politische Kultur im Doubs (1900–1930) » (Frankfurt am Main u.a., Peter Lang, 2008) (Moderne Geschichte und Politik, 22).
- Fumey, Gilles, « Le Doubs est pour moi une idée plus qu'un paysage », dans Libération, .
- Carte géologique harmonisée du département du Doubs, Infoterre BRGM-RP rapport 55929, .
- Vincent Bichet et Michel Campy (préface de Jean Dercourt), « Montagnes du Jura : géologie et paysages », Besançon, Néo Éditions, 2009.
- Patrick Rolin, maître de conférences à l'université de Franche-Comté, Géologie de la région de Thise, 2011.
- Denis Maraux et Véronique Vuillemin-Filippi, « Le Département du Doubs », (éd. La Taillanderie, 2005) (ISBN 2876292300).
- Louis Glangeaud et Maurice Mattauer, À propos des chevauchements du faisceau bisontin, Annales scientifiques de l'université de Besançon, 1957.
- Pierre Chauve, « Le Jura, guide géologique », 1974.
- Pierre Chauve, « L'Atlas des circulations souterraines en Franche-Comté », 1987.
- Pierre Chauve, « Des grottes et des sources », Éditions Belin, « Pour la science », 2005.
- André Caire, « Comparaison entre les Faisceaux salinois et bisontins », « Annales scientifiques de l'Université de Besançon », 1957.
- Maurice Dreyfuss, Viscissitudes de quelques noms d'étage peu connus du Jurassique, « Annales scientifiques de l'université de Besançon », 1957.
- Solange François, « Découverte d'un conglomérat crétacé dans la région du lac de Saint-Point », « Annales scientifiques de l'université de Besançon », 1957.
- Maurice Mattauer, « Sur le non-renversement du Jurassique supérieur du chevauchement de Mouthiers-Hautepierre », « Annales scientifiques de l'université de Besançon », 1957.
