Bella Galhos

politicienne, militante des droits humains est-timoraise

Bella Galhos, née en , est une militante pour l'indépendance du Timor oriental pendant la période d'occupation indonésienne du Timor oriental. Depuis l'indépendance en 2022, elle est conseillère présidentielle, militante des droits humains et pour l'écologie. Féministe et engagée pour les droits LGBT, elle est la première personne timoraise à parler publiquement de sa bisexualité.

Bella Galhos
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Isabel Antonia da Costa GalhosVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction
100 Women ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Bella Galhos naît en 1972 : sa mère est enseignante et son père polygame a 8 femmes et 45 enfants[1]. Lors de l'invasion du Timor oriental par les forces armées indonésiennes en 1975, ses frères sont tués[2], et son père la vend à un soldat à l'âge de trois ans pour cinq dollars, sous prétexte qu'elle avait une « personnalité très masculine et dominante »[2]. Après une longue lutte menée par sa mère, Galhos est rendue à sa famille[2]. Elle a par la suite témoigné avoir subi des violences sexuelles de la part de membres de sa famille et des autorités indonésiennes qui l'ont stérilisée de force[2],[3],[4].

À 16 ans, Galhos rejoint le mouvement indépendantiste timorais, au sein de son réseau clandestin de jeunes activistes[1]. En 1991, plusieurs de ses amis sont tués lors du massacre de Santa Cruz, organisé par son oncle Constâncio Pinto (de)[5],[6]. Elle vit alors pendant trois ans sous une fausse identité, se faisant passer pour un agent double travaillant officiellement avec les autorités indonésiennes et officieusement pour le mouvement indépendantiste[2]. En 1994, elle est sélectionnée pour participer à un programme d'échange de jeunes au Canada avec Jeunesse Canada Monde[2]. Sur place, elle quitte sa double identité et demande immédiatement l'asile[2].

Activisme indépendantiste au Canada

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Après avoir obtenu le statut de réfugiée au Canada, Galhos milite pour les droits humains au Timor oriental avec le Réseau d'alerte du Timor oriental, en tant que l'une des deux représentantes canadiennes du Conseil national de la résistance de Maubere (en)[2]. Elle participe à de nombreux événements de lobbying internationaux, au Canada et à l'étranger[7],[8]. En raison de son engagement public, un de ses frères essaye de la tuer[2].

En , l'ambassadeur d'Indonésie au Canada rencontre la mère de Galhos et lui ordonne de faire taire sa fille. Cet événement provoque un tollé et le ministère canadien des Affaires étrangères réprimande l'ambassadeur[4],[9].

Carrière après l'indépendance

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Après la fin de l'occupation indonésienne en 1999, Bella Galhos retourne au Timor oriental pour travailler pour la Mission des Nations Unies au Timor oriental[2]. Elle étudie la psychologie à l'Université d'Hawaï et adhère au Parti de libération du peuple[2]. En 2012, Galhos est devenue conseillère auprès du président Taur Matan Ruak pour les affaires de la société civile[2]. Elle est retournée travailler à la présidence après l'élection de José Ramos Horta[10].

Le village de Maubisse.

Galhos fonde le Village Vert de Leublora à Maubisse, ainsi qu'une école environnementale à but non lucratif en souvenir de sa mère enseignante[2]. Elle inclut une coopérative agricole biologique féminine et un restaurant bio[2]. Le projet vise à promouvoir l'égalité des droits des femmes et la sensibilisation à l'environnement dans la société timoraise[3],[11],[12]. Elle donne des conférences TED Dili sur des sujets tels que la violence à l'égard des femmes, la violence familiale dont elle est la première à parler dans le cadre de son engagement féministe au Timor oriental[2],[1],[13].

Engagement

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Galhos est une militante pour les droits LGBT au Timor oriental[2],[14]. Lors de la Marche des Fiertés de la Coalition pour la diversité et l'action en 2016, la première du genre au Timor oriental, elle est devenue la première femme du pays à faire publiquement son coming out bisexuel[2]. En 2017, elle co-organise la première Marche des Fiertés à Dili, qui rassemble 500 personnes[2]. Avec sa collègue militante et experte en développement, Iram Saeed, elle fonde l'organisation LGBTQ Arcoiris (qui signifie « arc-en-ciel » en portugais)[11]. En 2024, elles se sont mariées en Australie[10].

Distinctions et récompenses

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  • Femme de courage en 1999 du Comité national d’action sur la condition féminine au Canada[13]
  • Prix des Nations Unies pour la liberté et les droits de l'homme 2003[13]
  • Héros de l'impact de Earth Company 2015[15]
  • Prix du héros méconnu du Dalaï Lama, 2017[16]
  • Liste des 100 femmes de la BBC, 2023[17].

Publication

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  • (en) Iram Saeed et Bella Galhos, A Research Report on the Lives of Lesbian and Bisexual Women and Transgender Men in Timor-Leste Rapport de recherche sur la vie des femmes lesbiennes et bisexuelles et des hommes transgenres au Timor-Leste »], ASEAN SOGIE Caucus,

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bella Galhos » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 Hera Diani, « In East Timor, Activist Bella Galhos Challenges Norms, Fights Patriarchy », Magdalene, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 Lyndal Rowlands, « From the Mountains to the Sea, Timorese Women Fight for More », Inter Press Service, (lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 (pt) « Ativista timorense diz que foi excluída do próximo Governo pela sua orientação sexual », Diário de Notícias, (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 (en) « About Bella » [archive du ], Leublora Green Village (consulté le )
  5. (en) Goodman, « East Timor Minister Constâncio Pinto Reflects on 25th Anniversary of Santa Cruz Massacre », Democracy Now, (consulté le )
  6. (en) Matthew Jardine, East Timor's Unfinished Struggle: Inside the Timorese Resistance, Boston, South End Press, (ISBN 978-1550285888)
  7. « Lobby group urges Ottawa to act quickly on East Timor », CBC News, (lire en ligne, consulté le )
  8. (en) Loney, « Speaking Out for Justice: Bella Galhos and the International Campaign for the Independence of East Timor », The Transnational Activist: Transformations and Comparisons from the Anglo-World Since the Nineteenth Century, palgrave Studies in the History of Social Movements, , p. 193–226 (lire en ligne)
  9. (en) David Webster, Fire and the Full Moon: Canada and Indonesia in a Decolonizing World, Vancouver, University of British Columbia Press, (ISBN 9780774816847)
  10. 1 2 (en) « President of the Republic Clarifies His Private Trip to Australia »,
  11. 1 2 Sophie Raynor, « Behind Timor-Leste's Pride », New Naratif, (lire en ligne, consulté le )
  12. (en) « Leublora Green Village » [archive du ] (consulté le )
  13. 1 2 3 (en) « Bella Galhos », TedX Dili, (consulté le )
  14. (tet) « Feto timoroan primeiru ne'ebé rekoñese husi BBC hanesan feto ne'ebé influénsia liu iha mundu. », sur SBS Language (consulté le )
  15. (en) « Impact Hero 2015: Bella Galhos » [archive du ], Earth Company, (consulté le )
  16. Teodosia dos Reis, « Timor-Leste activist to receive the Dalai Lama's 'Unsung Hero Award' », KBR (Indonesia), (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  17. (en) « BBC 100 Women 2023: Who is on the list this year? », BBC News, (consulté le )

Liens externes

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