Benoît Castillon du Perron
Benoît Castillon du Perron, né le à Paris 8e, est un pédagogue et un écrivain français. Fondateur de l’École Saint-John Perse à Paris et de centres psychopédagogiques à Nantes, il est également l'auteur de plusieurs récits et romans publiés depuis les années 2000.
| Directeur Cours Charlier (d) | |
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| Directeur Institution libre de Combrée | |
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| Directeur-fondateur (d) École Saint-John Perse (d) | |
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Michel Castillon du Perron (d) |
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| Enfant |
Le Rêve du père Riou Mourir avec la rivière Joyeux Noël Hugo comme Hugo |
Biographie
modifierDescendant par sa mère, l’historienne Marguerite Castillon du Perron (née Jolibois), du ministre de l’Instruction Publique Victor Duruy, Benoît Castillon du Perron est le fils du pneumologue Michel Castillon du Perron. Enseignant toute sa vie le français à de nombreux élèves, Benoît Castillon fut surtout le fondateur d’une des premières « écoles parallèles » parisiennes: l’École Saint-John Perse (75018). Il a créé également deux « Centres psychopédagogiques » à Nantes. Il a publié plusieurs livres et se consacre désormais uniquement à la littérature.
Benoît Castillon du Perron, marié, est père de trois enfants : Blanche, Jean et Adèle Castillon.
Pédagogie
modifierDès l'enfance, Benoît Castillon est marqué par sa rencontre avec la pédagogue Annie Taillefer[1] ; héritière spirituelle du Père Doncoeur, elle dirige en effet l’École Montjoie (Château de Troussures-Oise) lorsque Benoît y est scolarisé (1963-1964). Après des études de Lettres [2], Benoît Castillon s’engage à son tour, très vite (1982-1998), en compagnie d’amis, dans la création et la direction d’une école à petits effectifs dédiée aux « élèves en difficulté» : l’École Saint John Perse[3],[4],[5],[6], sise à Paris, rue Cavallotti, dans le 18e arrondissement. Rapidement, cette première structure se dédouble par la création du «Cours Saint John Perse», rue Pernety, dans le 14e arrondissement.
Après seize ans passés à la direction de l’École Saint John Perse, Benoît Castillon accepte en 1999 la direction de l’Institution libre de Combrée[7],[8],[9],[10](49), prestigieux établissement fondé au XIXe siècle mais tombé en désuétude depuis les années 1980. Il y imprime immédiatement sa marque, réalisant de nombreux chantiers et générant le redressement de l’établissement[11], avant qu’une coûteuse « remise aux normes » ne serve de prétexte aux autorités pour fermer Combrée. Presque immédiatement ensuite, Benoît Castillon fonde un centre psychopédagogique à nouveau dédié aux « jeunes en difficulté » : c’est le CPGO [12] (Centre Pédagogique du Grand Ouest), à Nantes (2005-2010). Par la suite, Benoît Castillon crée le « Centre Pédagogique Chanzy » (2012-2015). Il continue d’enseigner jusqu'en 2018 dans divers collèges ou lycées nantais, avant de se consacrer plus exclusivement à la littérature.
Écriture et activité littéraire
modifier« Poète » comme on l'est souvent à l'adolescence, rédacteur ensuite d’un «Journal», puis d'un roman, L'Echappatoire, remarqué par Yves Navarre (Prix Goncourt 1980) mais resté impublié (épisode narré dans Mourir avec la Rivière, Cf. Bibliographie de l'auteur) Benoît Castillon est proche également, à cette époque, de Jacques Damade, compagnon de jeunesse devenu éditeur (Éditions La Bibliothèque) . Tous deux fréquentent alors un cercle littéraire hétéroclite de connaissances dont font partie Roland Barthes, le poète Paul Le Jéloux et le romancier grec Tákis Theodorópoulos. Mais c’est surtout avec le poète trop tôt disparu, Pascal de Blignières, que Benoît Castillon noue une relation plus profonde et suivie. Après la mort de ce dernier (3 novembre 1996), il fait la rencontre de Jean-Loup Bernanos, dernier fils et biographe de Georges Bernanos, qu'il assiste quelque peu dans son secrétariat (1996-1998) ainsi que dans la préparation des « Cahiers Bernanos[13] » où il écrit parfois.
En 2002, Benoît Castillon publie son premier livre, Le rêve du Père Riou, et autres histoires d’écoles heureuses, un recueil de nouvelles inspiré de son expérience d'enseignant. Dans un article paru dans Ouest-France le , M.N.G souligne que l'auteur "rend hommage à ceux qui lui ont donné la vocation d'enseignant et d'éducateur"[14]. De même, titre le journaliste Didier Gourin, à l’occasion d’une lecture, dans le Ouest France du : «Les écoles heureuses existent; avant d’ajouter: Peut-être parce qu'elles n’ont pas d’histoire, Benoît Castillon en raconte quelques-unes…»[15]
À partir de 2015, Benoît Castillon assure la direction de la collection «Spiritualités» aux Éditions Arcades Ambo (Nice), sous l’impulsion de son ami Michel Orcel. Il y supervise notamment la publication et rédige les préfaces de plusieurs textes liés à l’œuvre de Georges Bernanos et à celle du poète Pascal de Blignières.
En 2017, Benoît Castillon publie un important roman: Mourir avec la Rivière aux Éditions Arcades Ambo; celui-ci s’inspire pour partie de ses souvenirs d’enfance et d’adolescence [16]. Il fait alors l’objet d’un entretien développé dans le quotidien Presse-Océan [17], qui le présente comme un «cri de révolte écologique»: «Histoire d’une vie, Mourir avec la rivière est aussi celle de la génération 68 et des lendemains qui déchantent» titre Eric Cabanas en Avril 2018.
Plus tard, dans un tout autre genre, Benoît Castillon publie tout d'abord un récit "Joyeux Noël" (2019) aux éditions Arcades Ambo, puis un roman noir, Hugo comme Hugo (2020) ,aux Éditions du Petit Véhicule (Nantes): Ce dernier, dont l’intrigue se déroule à Appoigny, dans l’Yonne, s’inspire en partie du sordide fait divers des «Disparues de l’Yonne» , lié au multi-criminel Emile Louis[18]. A l’occasion de sa présentation initiale à Appoigny, le journal L’Yonne Républicain [19]note que ce «mélange d’autofiction et d’éléments historiques suscitent l’intérêt du public présent».
En 2023, Benoît Castillon participe enfin à l’ouvrage collectif réalisé en compagnie d’Hervé Louboutin, Soljenitsyne en Vendée paru aux Editions de l’Enchanteur[20].
Œuvres
modifierNouvelles
modifier- Le Rêve du Père Riou, Editions Fabert, 2002 (ISBN 2-907-164-70-8)
Romans
modifier- Mourir avec la Rivière, Editions ARCADES AMBO, 2017 (ISBN 979-10-94910-17-7)
- Hugo comme Hugo, Editions du Petit Véhicule, 2020 (ISBN 978-2-37145-747-8)
Récits
modifier- Joyeux Noël, Editions ARCADES AMBO, 2019 (ISBN 979-1094910-23-8)
Articles, préfaces et autres écrits
modifier- Cabaret-Bar-Tabac, critique parue à l'occasion du premier grand concert de Grace Jones, publié dans Libération,
- Le Cognac, Le Vinaigre et Saint-François d'Assise, nécrologie de François Mitterrand parue aux Cahiers du Détours, Edition ACERMA, (ISBN 2-909642-06-2) (ISSN 1160-0632)
- Nos amis les Saints, Bernanos, préface de BCdP, Editions ARCADES AMBO, 2020 (ISBN 979-10-94910-27-6)
- L'Esprit Européen, Bernanos, préface de BCdP, Editions ARCADES AMBO, 2022 (ISBN 979-10- 94910-40-5)
- La rumeur des signaux, Pascal de Blignières, Préface de BCdP, Editions ARCADES AMBO, 2022 (ISBN 979-10-94910-46-7)
- Soljenitsyne en Vendée 30 ans après..., préface de BCdP, Edition de l'Enchanteur, 2023 (ISBN 978-2-75160-392-1)
Notes et références
modifier- ↑ Pierre Penisson, Guy Avanzini, René Cailleau & Anne-Marie Audic, « Dictionnaire historique de l'éducation chrétienne d'expression française », 2000, (p 652), Editions DON BOSCO (ISBN 2-906295-98-1)
- ↑ D’abord à l’Université de Nanterre, où il passe sa Licence de Lettres, puis une Maîtrise, qu’il réalise ensuite à l’UCO (Université Catholique d’Angers) sous la houlette de Mme Martin Lambert, sous l’intitulé suivant : « Le Chemin de Croix dans l’œuvre de Georges Bernanos ».
- ↑ Jacques Malherbe, « L’École Saint John Perse, une tête bien faite », Le FIGARO, jeudi 25 août 1983.
- ↑ Jacqueline Gamblin, "enquête" sur « LE 18ème DU MOIS » (N°24 Décembre 1996)
- ↑ le témoignage sur l’École Saint John Perse paru dans le livre collectif « L’écologie à Paris, Éditions Abacaus, janvier 1995 (Cf. pages 262 à 264).
- ↑ André Bercoff, « Les écoles différentes» émission «Français si vous parliez », sur FR3, novembre 1993.
- ↑ « Mr Castillon du Perron, nouveau directeur de Combrée », (archive), sur Le Courrier de l’Ouest, 26 août 1999
- ↑ Catherine Lemesle « Benoît Castillon du Perron à la tête de l’Institution libre de Combrée », sur Ouest-France, 1er septembre 1999.
- ↑ Jean François Vallée, « Une Institution libre à taille humaine », Ouest-France (Angers-Segré), 22 septembre 2002.
- ↑ Jean-Pierre Ariaux et Gérard Gendry « Combrée, deux siècles d’histoire » , (consulté le 27 novembre 2025).
- ↑ Geoffroy Berthaud, « Combrée, sur le chemin du Renouveau », Journal du Haut Anjou, 4 octobre 2002.
- ↑ «Le Centre Psychopédagogique du Grand Ouest a ouvert ses portes», Ouest-France, 15 janvier 2005.
- ↑ Cahiers Bernanos édités par l’AIDA (Association des amis de Georges Bernanos) sous la direction de Jean Loup Bernanos : ISSN 1250-7199 nb
- ↑ M. N. G. (2002, 17 décembre). Quatre nouvelles écrites par Benoît Castillon du Perron, « Histoires d’écoles heureuses ». Ouest-France, édition Angers–Segré.
- ↑ Gourin, D. (2003, 9 février). Les écoles heureuses existent ! Ouest-France Dimanche, n° 271.
- ↑ "Ecrits d'ici" sur Jet FM, le mercredi 4 novembre 2020
- ↑ Cabanas, É. « Mourir avec la rivière », un premier roman plaidoyer du Nantais Benoît Castillon du Perron,Presse-Océan,le 26 avril 2018.
- ↑ "Ecrits d'ici" sur Jet FM, le mercredi 4 mai 2022
- ↑ « L’écrivain Benoît Castillon du Perron au plus près des lecteurs époniens »,L’Yonne Républicain, le 4 avril 2022.
- ↑ Hutin, J.Hervé Louboutin signe un livre, 30 ans après la venue de Soljenitsyne en Vendée, Ouest-France, le 13 mai 2024.