Marguerite Castillon du Perron

historienne, romancière et dramaturge française

Marguerite Castillon du Perron, née le dans le 8e arrondissement de Paris et morte le à Paris est une historienne, romancière, dramaturge française[1].

Marguerite Castillon du Perron
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marguerite Amélie Marie Madeleine JoliboisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Conjoint
Michel Castillon du Perron (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Adèle Castillon (petite-fille)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

Biographie

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Marguerite Castillon du Perron[2] est l'arrière-petite-fille du ministre et membre de l'Académie française Victor Duruy, fille du chimiste Pierre Jolibois, membre de l'Académie des sciences, et sœur de l'avocat et sénateur Charles Jolibois. Enfin, mère de six enfants, elle est, par son fils Benoît, la grand-mère de l'actrice et chanteuse Adèle Castillon.

Elle est en particulier l'auteur de la découverte des mémoires du dernier roi de France, Louis-Philippe d'Orléans, à propos duquel elle a publié un livre fondé sur celle-ci [3] : Louis-Philippe et la Révolution française (1963 cf. bibliographie).

Ses biographies sur La princesse Mathilde, un règne féminin sous le Second Empire (1953), Charles de Foucauld[4] (1982), et Montalembert et l'Europe de son temps (2009), sont également considérées comme des ouvrages de référence.

Lauréate de l'International Seminar de Harvard (1954), elle a effectué plusieurs voyages de conférences aux États-Unis et collaboré avec diverses revues et journaux, dont, entre autres, avec les Nouvelles Littéraires[5],[6],[7],[8], la Revue des Deux Mondes[9],[10],[11], La Table Ronde[12],[13], La Revue de Paris[14],[15], Plaisir de France[16], Miroir de l'Histoire[17]... Elle a d'autre part été productrice à l'Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF)[18],[19],[20],[21].

En , elle voyage en Chine, à l'aube de la révolution culturelle chinoise, dont son livre Vivre en Chine constitue un des premiers témoignages.

Sa dernière parution, Le sang du roi, une pièce de théâtre encore jamais jouée, évoque un épisode inédit : les tourments du combat spirituel mené par Louis Philippe Joseph, duc d'Orléans, député de la Convention, appelé aussi Philippe-Égalité, qui, après avoir voté la mort de son cousin le roi Louis XVI, fut à son tour condamné à l'échafaud. L'action en deux actes, se situe dans un cachot de la Conciergerie et s'appuie sur la correspondance échangée en 1797 entre l'abbé Lothringer, dernier confesseur du duc, et la duchesse d'Orléans. Jean-Laurent Cochet écrit au sujet de ce drame, dans sa préface : "Tout est intérieur dans cette grande et magistrale pièce, l'action, le mouvement, la pensée. Tout est dans le verbe et la présence des interprètes".

Par ailleurs, Marguerite Castillon du Perron a fondé, avec Véronique Rossillon, le centre "Jeunes vocations artistiques, littéraires et scientifiques"[22], consacré aux enfants présentant des capacités remarquables. Premier centre du genre, situé au 14 bis rue Mouton Duvernet, à Paris, son existence formelle débute, après la publication de ses statuts, au Journal Officiel, le . Au regard de la dernière déclaration connue au Registre national des associations, le centre "Jeunes vocations artistiques, littéraires et scientifiques" n'est plus actif depuis le .

Ce centre fonctionnait les mercredis et samedis sous forme d'ateliers de recherche et de création, dans les disciplines les plus diverses, et proposait des rencontres avec des artistes, mathématiciens, astronomes, biologistes, chimistes, géographes, écrivains, poètes...

Le professeur Robert Debré avait apporté un appui enthousiaste à la création de ce centre, dont on retrouve les noms suivants parmi les membres du comité d'honneur : Rémy Chauvin, Olivier Clément, Jean Dieudonné, Françoise Dolto, Didier-Jacques Duché, Marcel Eck, Denis Gerll, René Huyghe, Serge Lebovici, Théodore Monod, Roger Seydoux, Étienne Wolff[22], Jean Wyart et Laurent Michard.

Carlos Tinoco, normalien, agrégé de philosophie, enseignant et aujourd’hui psychanalyste français, fut l’un des premiers enfants à participer, en 1979-1980, aux animations proposées par le centre "Jeunes vocations artistiques, littéraires et scientifiques". Son exploration des ressources de l'être humain, à travers ses ouvrages et diverses interventions, met en lumière la difficulté de traiter du sujet desdits "hauts potentiels", qui est envisagé de manière variable selon les pays.

Marguerite Castillon du Perron meurt le dans le 7e arrondissement de Paris[23], à l'âge de 100 ans[24].

Œuvres

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Références

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  1. « Marguerite CASTILLON du PERRON | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
  2. Éric Neuhoff, « Portrait », L'ami des jardins et de la maison, no 702,
  3. Récit d'une découverte... Tel que rapporté dans la préface de Louis-Philippe et la Révolution française, publié en 1963, par la Librairie Académique Perrin (p.15), voici quelles ont été les principales étapes de cette découverte des mémoires du dernier roi de France. Madame Castillon du Perron a d'abord procédé, aux alentours de l'année 1954, à l'examen des quelque 250 livres qui traitaient à l'époque de l'existence de Louis-Philippe d'Orléans, et a constaté qu'ils s'attardaient tous, à peine, sur la jeunesse du roi, et les cinquante années qui précédèrent son règne. Les historiens, depuis des décennies, explique-t-elle "sans en avoir pris connaissance, faisaient état d'un certain carnet de maroquin vert, manuscrit de la main de Louis-Philippe"... Madame Castillon du Perron obtient alors de Mgr le comte de Paris, en 1955, d'accéder aux archives de la Maison d'Orléans, qui du fait de la loi d'exil ayant frappé les princes d'Orléans en 1886, étaient entreposées sous la forme d'une centaine de gros classeurs et d'une trentaine de malles, à la banque Coutts, à Londres. "Au bout de quelques jours, j'arrivai à la conclusion que seules les malles pouvaient m'intéresser. J'en avais inventorié seize en vain quand, un jour, sur le revers du couvercle de la dix-septième, portant le numéro 125, je vis, collée, une large étiquette sur laquelle étaient inscrits les mots "Papiers du roi". Arrivais-je enfin au but ? Correspondances de ministres, lettres intimes, rapports variés, je commençai de former des piles sur ma table |…| quand mon attention fut attirée par un gros volume manuscrit, portant la suscription "Mes mémoires, commencés à Twickenham en 1802." Je l'ouvris et lus ceci (p.16) : "Je sens combien il est difficile de parler de soi-même d'une manière convenable, combien il est embarrassant de se rendre justice sans ostentation ni fausse modestie... j'atteste que la vanité n'est pas mon motif mais j'attache beaucoup de prix à paraître tel que je suis, tel que j'ai été, et à repousser les calomnies qui m'ont poursuivi si cruellement que j'en ai été presque accablé." Je n'en croyais pas mes yeux. |…| D'autres volumes suivaient celui-ci. Tous dictés au même copiste, tous relus et corrigés par Louis-Philippe dont je reconnaissais la grande écriture. |…| Je ne pouvais plus en douter, le dernier roi de France avait écrit des mémoires qui demeuraient encore ignorés. |…| Au bout d'un mois de travail, j'avais constitué 62 liasses que Mr Goodall, directeur de Coutts and Co, eut l'obligeance, pour plus de sécurité, de faire microfilmer par les services de la banque. Quelque temps plus tard, de retour à Paris, j'entrai en possession de plus de 8000 pages de texte ainsi microfilmées. Alors commença une nouvelle existence. Pendant plus d'un an, je passai, chaque soir, une ou deux heures à déchiffrer les microfilms et à les dicter au magnétophone afin qu'on les dactylographie et que je puisse les étudier." (p.17) L'ensemble des archives ainsi découvertes par Madame Castillon du Perron, furent par la suite versées aux archives de France par le comte de Paris. Ce dernier, qui ignorait donc l'existence de ces mémoires écrites par son aïeul, les a par la suite, dix ans après la publication de l'ouvrage qui avait demandé huit années de travail à Madame Castillon du Perron, publié in extenso, en 1973.
  4. François Nourissier, « Une vie de feu », Figaro Magazine,
  5. Marguerite Castillon du Perron, « À propos du bal des débutantes », Les nouvelles littéraires,
  6. Marguerite Castillon du Perron, « Un mois en Grèce », Les nouvelles littéraires,
  7. Marguerite Castillon du Perron, « Vers la frontière chinoise », Les nouvelles littéraires,
  8. Marguerite Castillon du Perron, « Saint-Exupéry mérite-t-il le Purgatoire ? », Les nouvelles littéraires,
  9. Marguerite Castillon du Perron, « Sainte-Beuve et la princesse Mathilde », La revue des deux mondes,
  10. Marguerite Castillon du Perron, « Autour du festival de Bayreuth », La revue des deux mondes,
  11. Marguerite Castillon du Perron, « Le dossier de la femme », La revue des deux mondes,
  12. Marguerite Castillon du Perron, « Salzburgiana », La table ronde, no 105,
  13. Marguerite Castillon du Perron, « Critique de film », La table ronde,
  14. Marguerite Castillon du Perron, « Automne romain », La revue de Paris,
  15. Marguerite Castillon du Perron, « En Chine, ils veulent tous devenir des saints », Revue de Paris,
  16. Marguerite Castillon du Perron, « Louis-Philippe méconnu », Plaisir de France,
  17. Marguerite Castillon du Perron, « La jeunesse romantique de Louis-Philippe », Miroir de l'histoire,
  18. 1967-1969, pour la radio France Culture, collaboration à l'émission "Les idées et l'histoire" avec André Bourin et Pierre Sipriot
  19. 1970, pour la radio France Culture, production d'une émission de deux heures en l'honneur du 25e anniversaire de Saint-Exupéry
  20. 1972, pour la radio France Culture, production de cinq émissions d'une heure en l'honneur du 100e anniversaire de la mort de Mérimée
  21. 1974, pour la radio France Culture, production d'une série de dix émissions sur le thème du désert, dans la série "Les chemins de la connaissance", avec la participation d'une trentaine de personnalités du monde scientifique et philosophique.
  22. 1 2 Étienne Wolff, « La maison des "vocations précoces" », Le Figaro,
  23. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  24. « Mme Castillon du Perron », sur carnetdujour.lefigaro.fr, (consulté le ).
  25. Éric Deschodt, « La jeunesse contestataire de Louis-Philippe », Le Quotidien de Paris,

Liens externes

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