Benoît Simard
Benoît Simard est un peintre canadien né le à Saint-Stanislas (Saguenay–Lac-Saint-Jean). Il décède le au Québec[1]. Il est connu pour son style semi-figuratif [réf. nécessaire]. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées : musées du Vatican à Rome, Bibliothèque nationale du Québec à Montréal, collection de Jacques Chirac, l’archidiocèse de Québec et Musée national des beaux-arts du Québec[2].
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Biographie
modifierNé le à Saint-Stanislas (Saguenay–Lac-Saint-Jean, Québec, Canada), il passe son enfance dans la ville voisine de Mistassini.
Autodidacte, c'est vers l’âge de 12 ans qu'il commence à s’intéresser à la peinture. Il peint sa première œuvre sur les stores de sa chambre, inspirée de la chanson Le Plat Pays de Jacques Brel.
Après des études en psychologie à l’Université Laval et à l’Université de Sherbrooke, Benoît Simard exerce le métier de psychologue à l’hôpital Saint-François d’Assise, où il prête assistance aux toxicomanes. C'est en 1974 que sa carrière prend un tournant international lors du Grand Prix international de peinture et de sculpture[3] de France. Lors d'une exposition, il reçoit la médaille de la ville de Saint-Paul-de-Vence, dans la catégorie « composition ».
C'est au début des années 1980 qu'il se consacre entièrement à sa carrière artistique. Ses œuvres se démarquent avant tout par leur fantaisie, la juxtaposition des textures et leurs dimensions picturales qui évoquent le mouvement. Son style se transforme graduellement dans une métamorphose esthétique[4]. En 1987, il cumule déjà une cinquantaine d’expositions en solo et en groupe, que ce soit au Québec, aux États-Unis ou en Europe[5].
En 1993, sa toile Le Champ de trèfle est choisie pour représenter le Canada à la Biennale internationale des beaux-arts de Paris. La même année, il signe un contrat de distribution avec Opus One, la plus importante compagnie de reproduction d’œuvres d’art au monde. Ses lithographies sont notamment vendues dans 53 pays[6].
En 1994, Benoît Simard est admis à l’Académie royale des arts du Canada, un fait extrêmement rare pour un artiste autodidacte. Ses œuvres sont présentées dans plus de 60 expositions. Elles voyagent en France, en Italie, en Australie et aux États-Unis. Benoît Simard a toujours dépeint sa vision de la musique – un peu celle d’un psychanalyste – par des compositions abstraites et symboliques. La dernière réalisation de l’artiste consiste en une série de 21 tableaux inspirés de 50 ans de chansons québécoises. Les toiles ont été exposées à l’hôtel de ville de Québec lors des fêtes du 400e anniversaire de la ville. Le titre de chaque œuvre correspond à une phrase de la chanson qu’elle représente : C'était une jolie fille pour La Pitoune de la Bolduc, par exemple. Ces œuvres sont dédiées à des artistes tels Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Luc Plamondon et Ariane Moffatt[7].
Le peintre s’éteint le à 68 ans à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus CHU de Québec-Laval, après un long combat contre la maladie (cancer).
En 2018, la Ville qui l'a vu grandir lui rend hommage en lui décernant le titre de Bleuets étoilés, un temple de la renommée locale.
Notes et références
modifier- ↑ « Benoit SIMARD - Avis de décès #798120 », sur MesAieux.com (consulté le )
- ↑ Louis-Guy Lemieux, « Un peintre dans la cité », Le Soleil, Québec, 25 juin 1993.
- ↑ Carl Beaulieu, « Biographie », Benoît Simard, artiste-peintre, 2010 (lire en ligne).
- ↑ Robert Bernier, « Benoît Simard », s.d.
- ↑ Aline Francoeur, « L’artiste-peintre Benoît Simard à Rimouski », Le Rimouskois, 7 juillet 1987, p. A-18.
- ↑ Francine Bordeleau, Op. cit.
- ↑ Régis Tremblay, « Benoît Simard : peindre avec la musique des mots », Le Soleil, 14 novembre 2008 (lire en ligne).
