Bergimus est une divinité de la tribu celtique des Cénomans. Le nom de cette divinité masculine est attesté principalement à Brescia, ville italienne de Lombardie, qui fut la capitale des Cénomans.

Description

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Le nom de cette divinité a été retrouvé sur quatre inscriptions votives, une provenant d'Arco[1] et trois provenant de Brescia[2]. Les restes d'un vase ont été retrouvés lors de l'excavation du capitole de Brescia, restes sur lesquels étaient gravés le nom de Bergimus et une représentation de ce dernier[3].

« Le dieu est représenté nu. (...) Le dieu porte un collier avec des pendentifs et sur la tête a un croissant lunaire. Il tient devant son épaule gauche deux flèches. Il serait fascinant de pouvoir assimiler le collier à une version déformée des torques celtiques et le croissant aux cornes typiques des dieux celtiques tels que le bien connu Cernunnos. Cette interprétation, bien qu’elle ne soit pas certaine, semble néanmoins plausible[3]. »

Étymologie

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Le théonyme Bergimus peut-être rapproché de deux autres théonymes celtiques attestés en France, Bergonia et Bergusia. Sur le plan linguistique, le thème *bergo-[4], dérivé de l’indo-européen *bherḡh, équivaut à la racine celtique *briga-, dérivée de la même racine indo-européenne par métathèse du r et de la voyelle i ou e qui le précède, à l'origine de nombreux toponymes exprimant une notion de hauteur ou de montagne[5]. C'est un dieu des hauteurs et des montagnes pour la plupart des historiens[6].

Plus rarement, le nom de ce dieu a été mis en rapport avec un thème *berg- signifiant « cabane »[7].

Notes et références

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  1. CIL, V, 1981.
  2. CIL, V, 4200, 4201, 4202.
  3. 1 2 (it) Maurizio Pasquero et Stefano Spagocci, « Bergimus, un dio celtico nella Brescia imperiale » [« Bergimus, un dieu celtique dans la Brescia impériale »], Terra Insubre, , p. 61 (lire en ligne Accès libre [PDF])
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, 2003, p. 73.
  5. Matthieu Poux et Aldo Borlenghi, « La station de Bergusium et le site des Buissières à Panossas (Isère) : de la toponymie à l’archéologie », Gallia, 73-1, 2016, p. 133-163, voir § 15-18 (en ligne). Les auteurs écrivent : « Le dieu de la montagne Bergimus est mentionné sur trois autels du sanctuaire de Brescia (CIL V, 4200, 4201, 4202), toponyme issu de la même racine à l’instar de celui de la ville voisine de Bergamo… » ; ils mettent donc le nom du dieu en rapport avec les noms des deux villes italiennes voisines de Brescia et de Bergame, reposant sur les deux variantes *bergo- et *briga-.
  6. Par exemple, Joseph Clyde Murley, The Cults of Cisalpine Gaul as seen in the Inscriptions, The Collegiate Press, 1922.
  7. Eleonora Gasparini, « QUARTIERI RESIDENZIALI E AREE PUBBLICHE: », dans De Africa Romaque, Society for Libyan Studies, , 85–100 p. (ISBN 978-1-900971-36-2, lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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