Bernard Anquetil

résistant français

Le quartier-maître Bernard Anquetil, né le à Bernières-d'Ailly dans le Calvados, fusillé au fort du Mont-Valérien le , mort pour la France, est un résistant français, compagnon de la Libération[1].

Bernard Anquetil
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de l'église de Colleville-sur-Mer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activité
Autres informations
Conflit
Lieu de détention
Distinctions
Vue de la sépulture.

Biographie

modifier

Bernard Anquetil était en embarqué sur le sous-marin Ouessant, en carénage à l'arsenal de Brest ; lorsque les Allemands occupèrent la ville, l'équipage du sous-marin fut dispersé. Anquetil trouva un emploi de réparateur radio à Angers. C'est là que, recommandé de l'ancien officier en second de l’Ouessant, le lieutenant de vaisseau Philippon (futur vice-amiral d'escadre), il rencontra le colonel Rémy et qu'avec enthousiasme, Bernard Anquetil accepta d'entrer dans le réseau du BCRA en cours de constitution, pour assurer des liaisons radio avec l'Angleterre. Avec son poste émetteur, il s'installa chez une famille discrète, les Combes à Saumur. Les messages qu'il transmettait concernaient principalement les mouvements des bâtiments allemands à Brest, leurs avaries et leur disponibilité, comme les caractéristiques et déplacements du Super cuirassé Bismark, qui par ces actions fut coulé au large de Brest le [Information douteuse]. C'est en particulier de cette façon que fut également signalé en l'appareillage du Scharnhorst, ce qui permit à la Royal Air Force de l'attaquer avec succès.

Toutefois, les radio-goniomètres allemands finirent par situer l'émetteur et le , précisément à la suite du message relatif au Scharnhorst, Anquetil fut arrêté et transféré à Fresnes. Condamné à mort le , il refusa de révéler l'origine et la teneur des messages transmis, malgré la promesse de l'appui du tribunal pour un recours en grâce. Le , il est fusillé au fort du Mont-Valérien. Il est inhumé au cimetière de Montrouge, au « carré des fusillés ».

Après la guerre, son corps rejoint le caveau de famille de Colleville-sur-Mer dans le département du Calvados.

Distinctions

modifier

Hommages

modifier
Hommage à l'entrée de l'ancien hôpital de Thouars, Deux-Sèvres.

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 « Bernard Anquetil (fiche biographique) », sur ordredelaliberation.fr, Ordre de la Libération (consulté le ).
  2. « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  3. Jean-Marc Tanguy, « Des noms de héros et héroïnes de la Seconde Guerre mondiale pour les futurs patrouilleurs hauturiers », Le Marin, (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

modifier

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier