Bernard Perrin
Bernard Perrin est un bienheureux martyr français né le à Lyon et mort le 22 ou le à Gusen, dans une section du camp de concentration de Mauthausen. Il fait partie des cinquante martyrs français de la Seconde Guerre mondiale béatifiés le lors d'une messe en la cathédrale Notre-Dame de Paris.
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(à 24 ans) Camp de concentration de Gusen |
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Bernard Marie Théodore Perrin |
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Biographie
modifierEnfance et études
modifierBernard Perrin nait le dans le 2e arrondissement de Lyon[1],[2]. De 1940 à 1942, il effectue ses études à l’Institut de chimie industrielle de l’université catholique de Lyon[3]. Le , il annonce sa vocation sacerdotale pendant une retraite de scouts au Puy[3].
À l’automne 1942, il entre aux Chantiers de la jeunesse française. En , il ne part pas en groupe Chantiers organisés, mais il prend la place d'un père de famille requis pour le Service du travail obligatoire, organisé par une loi du gouvernement de Vichy[4].
En Allemagne
modifierEn Allemagne, il est affecté le à l’usine de caoutchouc synthétique de la Buna-Werke Schkopau, au laboratoire de recherche[3]. En , le camp des travailleurs français est réorganisé à cause des arrivées de travailleurs durant l’été. Il devient responsable du service d’entraide : assistance matérielle et pécuniaire aux malades, aux travailleurs ayant en France de lourdes charges de famille… Le groupe des étudiants lyonnais, chimistes et scouts, de la chambre 22 assume ainsi le service de l’ensemble des Français dans l’usine[5].
Religion
modifierLes activités interdites auquel il participe sont le ferment de ses activités auprès des autres. Il est assidu aux messes dominicales et clandestines[3] en semaine dites par l'abbé Bergey, à Mersebourg, puis dans la baraque. Il anime des réunions clandestines « d’études et d’entraide spirituelles », pour résister à l’animosité et l’immoralité ambiante. Ces réunions se tiennent toujours ignorées des Allemands[6].

Décret nazi
modifierEn application du décret nazi du contre l’action catholique française parmi les Travailleurs français en Allemagne nazie, il est arrêté le [7]. Son arrestation intervient à une date plus tardive que les autres car la Gestapo, qui le recherche, a déjà arrêté par erreur deux autres Français du nom de Perrin, croyant chaque fois mettre la main dessus[8],[3]. Si c’est le dernier des « chimistes » arrêtés, toute la « baraque des chimistes » de la chambre 22 est suspectée. Bernard Perrin, responsable du groupe d’entraide, est devenu le chef de clan. Il est donc considéré comme particulièrement dangereux pour la Gestapo. Il subit en conséquence des interrogatoires répétés à la prison de Halle.
Camp de concentration
modifierIl est envoyé le au camp de concentration de Mauthausen[3](n°116174). Ils[Qui ?] sont encore victimes du chantage de leurs bourreaux : « nous avons reçu l’ordre de notre Führer d’exterminer les « politiques » ; servez-nous loyalement, vous serez bien traités, bien vêtus, exempts de travaux » (témoignage de Georges Hugon, [source insuffisante]).
Mort
modifierIl meurt le , après avoir demandé à un camarade : « Porte moi au soleil… Mets-moi face à la France ! »[9].
Reconnaissance ultérieure
modifierDepuis 1991, un groupe Scouts et Guides de France porte son nom[10],[11].
Le , le pape Léon XIV, reconnaît son martyre et annonce sa prochaine béatification[3],[12].
Bernard Perrin est béatifié à Paris dans la cathédrale Notre-Dame par le cardinal Jean-Claude Hollerich le (avec 49 autres martyrs français du nazisme)[13]. Ces nouveaux martyrs sont liturgiquement commémorés ensemble le [14], et Bernard Perrin est de plus individuellement inscrit au Martyrologe romain à la date du 22 avril[3].
Notes et références
modifier- ↑ Archives municipales de Lyon, 2e arrondissement, année 1921, acte de naissance no 804, cote 2E3869, vue 4/160.
- ↑ Profil sur memoiredeshommes.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (it) « Beato Bernardo Perrin, Martire », sur santiebeati.it, (consulté le ).
- ↑ « BERNARD PERRIN (1921-1945), béatifié avec les martyrs du STO, le 13 décembre 2025 à Notre-Dame de Paris », sur Le réseau Chartreux Alumni (consulté le ).
- ↑ « Bernard Perrin », sur fr.scoutwiki.org (consulté le ).
- ↑ « Bernard Perrin », sur Archidiocèse de Lyon, (consulté le ).
- ↑ « Bernard Perrin », sur Archidiocèse de Paris (consulté le ).
- ↑ Loane Carpano, « Le Lyonnais Bernard Perrin va être béatifié à Notre-Dame-de-Paris », sur Lyon Capitale, (consulté le ).
- ↑ Lead Off, « Bernard PERRIN », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le ).
- ↑ « Rhône. Qui est ce Lyonnais, mort en déportation, qui sera béatifié samedi en Notre-Dame-de-Paris ? », sur leprogres.fr, (consulté le ).
- ↑ Jean-Baptiste Cocagne, « Qui était Bernard Perrin, jeune scout lyonnais mort en déportation, nouveau bienheureux de l'Église catholique ? », sur rcf.fr, (consulté le ).
- ↑ La rédaction, « Le pape Léon XIV reconnaît officiellement le martyre de 50 Français morts sous le nazisme entre 1944 et 1945 », sur Le Pèlerin, (consulté le ).
- ↑ Xavier Sartre, « Les 50 martyrs du nazisme béatifiés à Paris », sur Vatican News, (consulté le ).
- ↑ Mathilde de Robien, « Quel jour seront fêtés les cinquante martyrs du nazisme ? », sur Aleteia, (consulté le ).
Pour approfondir
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (AC 21 P 524550, AC 21 P 385876)
- Ressource relative aux militaires :