Bibliothèque scolaire

La bibliothèque scolaire désigne toute bibliothèque que l'on peut trouver dans un établissement d'enseignement pour les jeunes. Le terme de bibliothèque scolaire est utilisé directement au Québec, en France sa forme la plus commune est le centre de documentation et d'information (CDI), dans les établissements d'enseignement secondaire.

Bibliothèque scolaire d'une école primaire au Québec

Description

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La bibliothèque scolaire se trouve dans les écoles primaires et secondaires, publiques et privées. Elle tend à être particulièrement petite et est en général composée et dirigée par une équipe réduite. Elle constitue un sujet qui fait partie du champ d'études des sciences de l'information et elle est directement liée à la bibliothéconomie jeunesse en milieu scolaire. La bibliothèque scolaire désigne également un espace numérique qui offre des ressources informationnelles et des services éducatifs qui sont intégrés dans les activités de l’école primaire ou secondaire[1].

La bibliothèque scolaire offre à tous les membres de la communauté scolaire des services d'apprentissage, des livres et des ressources qui développent la réflexion critique et leur permettent d'utiliser efficacement l'information quels qu'en soient la forme ou le support.

Objectifs

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La bibliothèque scolaire est définie comme un carrefour d’apprentissage et a pour but de soutenir l’enseignement et l’apprentissage pour tous dans les activités autour de la lecture. Elle est accessible à tous les élèves et assure l’accès égal aux services et aux ressources à tous de façon impartiale. Elle vise à fournir l’opportunité égale à tous les élèves d’accéder à l’information de qualité, d’explorer et cultiver leurs idées, et de développer leurs connaissances et leur bien-être pour la réussite de leur vie dans la société[2],[3],[4].

Mission de la bibliothèque scolaire

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La mission de la bibliothèque scolaire peut se définir simplement comme apporter des ressources documentaires variées et des sources diverses d’information aux élèves, aux enseignants mais aussi plus largement à tous les acteurs de la communauté scolaire, afin de participer à la mission globale de l’école[4]. Toutefois, une vision contemporaine de cette mission segmente celle-ci en quatre axes spécifiques : pédagogique, culturel, numérique, collaboratif[5].

Axe pédagogique

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L’axe pédagogique est sans doute le plus déterminant de l’ensemble, en plus d’englober à bien des égards les trois autres. En effet, on ne peut omettre que la bibliothèque scolaire se trouve dans l’enceinte d’une école, et qu’elle doit donc contribuer à la mission éducative de ce milieu. À cette fin, elle peut aider à consolider l’apprentissage des notions vues en classe par les élèves puisqu’elle a le potentiel de constituer un point de ralliement pour les élèves en ce qui a trait à l’acquisition d’informations, de ressources informationnelles et de littératie informationnelle. En effet, elle est un lieu privilégié de formation des compétences informationnelles (recherche, évaluation et utilisation de l’information). Elle favorise l’autonomie des élèves et participe au développement de leur esprit critique[5].

Cela dit, il ne faut pas limiter son impact aux étudiants, à titre de centre d’apprentissage interdisciplinaire, elle devient un lieu où les savoirs de tous les domaines peuvent se retrouver, et gagne à être perçu comme un laboratoire d’étude qui peut servir d’extension à la salle de classe où ils peuvent y venir non seulement pour consulter la documentation, mais aussi pour y pratiquer des activités pédagogiques innovantes[5]. Toutefois, ce mouvement est à double sens. Ainsi, de la même façon que les enseignants ont adapté leurs pratiques aux nouvelles technologies et aux différents programmes pédagogiques depuis les dernières décennies, la bibliothèque scolaire ajuste sa posture traditionnelle pour se transformer en un centre d'apprentissage interactif.

Axe culturel

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L’axe culturel occupe une place cruciale également, car la bibliothèque scolaire représente souvent un des premiers lieux culturels fréquentés par les jeunes[5]. Elle a le potentiel de devenir une source d’identité culturelle et communautaire pour le personnel et les élèves, tout en mettant ces derniers en contact avec des expériences très diverses, autant locales et mondiales.

La bibliothèque scolaire doit constituer un lieu d’enrichissement culturel qui doit être égalitaire, sans égard aux dispositions économiques et sociales des étudiants[5]. Il s’agit là non seulement d’un idéal, mais bien d’une recommandation officielle diffusée par l’IFLA/UNESCO qui formule que celle-ci se doit d'être un lieu d'accès à l'information et au savoir égalitaire pour tous : un endroit neutre, sans discrimination ni censure idéologique (qu’elle soit politique ou religieuse).

Pour atteindre ce but, le premier geste le plus crucial à poser est de se doter d’une collection de qualité et pertinente qui contribue au renforcement d’une culture collective inclusive[5]. Cependant, du fait de cet objectif, le bibliothécaire doit accorder une attention particulière à la censure lorsqu'il développe sa collection de documents numériques et matériels. Ainsi, il doit bien comprendre en quoi certains ouvrages peuvent représenter un défi, en quoi ils seront susceptibles de créer une relative controverse et pourquoi il considère important de les conserver.

Enfin, la bibliothèque scolaire peut aussi occuper un rôle incontournable à titre de lieu de culture, et non seulement d’entrepôt de documentation culturelle. Elle se doit d’encourager toutes les initiatives artistiques qui peuvent se produire en son sein, et ce autant afin d’en favoriser la diffusion que pour encourager l’inspiration et la créativité de sa communauté. Elle peut également enrichir son offre culturelle en servant de pont entre des institutions culturelles locales (théâtre, université, bibliothèque publique, galerie d’arts, etc.) afin de les rendre visibles aux élèves[5].

Axe numérique

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L’axe numérique prend racine pour sa part dans les transformations majeures qui se sont opérées avec l’avènement des nouvelles technologies depuis les dernières décennies. Les enfants et adolescents ayant grandi dans un monde numérique, il est impératif que ceux-ci retrouvent cette dimension dans leurs activités scolaires[5]. À cette fin, la bibliothèque scolaire adresse ce tournant de deux manières.

Dans un premier temps, elle contribue à réduire la fracture numérique en mettant à la disposition des élèves de toute l’école un accès à de l’équipement informatique (tablette, portable, liseuses, ordinateurs) et à Internet (Wi-fi gratuit)[5]. Le degré de ce besoin varie considérablement selon le milieu, puisqu’il existe des écoles où tous les élèves disposent d’un portable pour effectuer leurs activités, mais il reste crucial pour de nombreux enfants de la province.

Dans un second temps, elle peut aider à sensibiliser la jeunesse aux enjeux éthiques du WEB, ainsi que le rôle qu’ils peuvent jouer sur celui-ci en y participant d’une manière responsable. Ses employés (bibliothécaires et techniciens en documentation) disposent de connaissances approfondies des procédés informationnels, et, de ce fait, sont les acteurs scolaires les mieux outillés afin d’aiguiser les capacités des élèves à juger critiquement les informations qu’ils consomment[6]. Toutefois, cet atout a une bien plus grande portée, car ces professionnels représentent une ressource inestimable pour ce qui est de l’enseignement et l’encadrement de tous les acteurs scolaires (élèves, enseignants, personnel de soutien) aux compétences informationnelles[6].

Axe collaboratif

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L’axe collaboratif est un précepte issu d’un phénomène social plus large. La coopération à travers la diffusion, l’échange, et la production commune d’informations et de ressources génèrent des effets positifs tangibles sur l’apprentissage, et constituent une pratique à laquelle les jeunes du XXIe siècle sont particulièrement exposés. Par conséquent, la bibliothèque scolaire ne doit plus être perçue comme un endroit silencieux ou le chacun pour soi domine. Elle devient un lieu d'échange de partage tant pour consolider la lecture que pour acquérir des compétences informationnelles où travailler en équipe[5].

Cependant, cet aspect collaboratif ne prend pas forme qu’à travers les élèves, mais également auprès des différents acteurs scolaires. En effet, la bibliothèque peut jouer un rôle important au sein de l’équipe-école dans la mesure où le personnel qui y travaille peut aider les enseignants à raffiner leurs pratiques. Premièrement, en leur offrant un lieu d’apprentissage riche et stimulant pour complémenter leurs activités pédagogiques[5], mais aussi en œuvrant en collaboration avec le personnel de la bibliothèque afin d’exercer des transpositions didactiques du contenu qu’ils doivent enseigner en y incorporant des éléments de compétences informationnelles[7].

Impacts des bibliothèques scolaires

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Bibliothèque du Collège De La Salle de Saint-Benilde.

Parmi les bienfaits des bibliothèques scolaires pour les élèves et communautés étudiantes, nous constatons sans surprise l’atteinte de meilleurs résultats scolaires[8],[9],[10],[11],[12] et le développement de compétences informationnelles et d’apprentissage[13], mais également un impact positif sur le bien-être émotionnel des élèves, alors que les bibliothèques jouent le rôle de « safe-space » à l’intérieur des écoles[14].

Réussite scolaire

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De nombreuses études américaines se sont penchées sur la corrélation entre la présence d’une bibliothécaire scolaire professionnelle et l’atteinte de meilleurs résultats scolaires chez les élèves.

Une étude dans l’État de New York, notamment, démontrait une corrélation positive entre la présence d’un ou une bibliothécaire et de meilleurs résultats scolaires chez les élèves de 4e année lors les examens standardisés d’anglais[8].

Une autre étude, cette fois-ci dans l’état de Pennsylvanie, a démontré une corrélation directe entre la présence d'un ou une bibliothécaire et le succès scolaires des élèves. Plus spécifiquement,  plus cette personne tenait un rôle important auprès des élèves, moins ceux-ci étaient susceptibles de se trouver en situation d’échec. Inversement, ces derniers étaient même plus propices d’atteindre un niveau dit « avancé » en lecture et écriture[9]. 

Les résultats sont d’autant plus probants qu’on observe cette même tendance quelle que soit la discipline. Ainsi, une autre étude américaine démontre que l’effet positif d’une bibliothécaire qualifiée (ne serait-ce qu’à temps partiel!) tend à s’étendre à l’ensemble des disciplines scolaires, soit la lecture, les mathématiques, les sciences, l’histoire et l’écriture[10].  Ces résultats sont appuyés par une étude plus récente, datant de 2023, confirmant que les élèves fréquentant une école où travaille à temps plein une bibliothécaire scolaire obtiennent de meilleurs résultats autant en lecture et qu'en mathématiques[12].

Au-delà de la frontière américaine, des résultats similaires sont constatés : une étude tenue au sein d’écoles en Colombie-Britannique, au Canada, démontre elle aussi une corrélation entre la présence d’une bibliothèque dans l’établissement et de meilleurs résultats scolaire[15]. Plus spécifiquement, on constate l’impact positif de la bibliothèque est appelée à être plus significatif en fonction de plusieurs facteurs, parmi lesquels on note : l'accès à la bibliothèque, le personnel sur place, ses collections, les technologies qui y sont offertes et son intégration au cursus scolaire[15].

En somme, les études d’impacts à ce jour indiquent une relation positive claire entre la présence d’une bibliothécaire dans une école et la réussite scolaire des élèves qui la fréquente.

Réduction des inégalités

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Les bibliothèques pourraient également contrer les inégalités sociales et démographiques. En effet, l’étude de Lance et Schwarz démontre que les élèves désavantagés sur le plan économique, les élèves issus des communautés afro-américaines et hispaniques, ainsi que les étudiants présentant un handicap bénéficient davantage de la présence d’une bibliothèque que les autres élèves, toutes proportions confondues[9].

Apprentissage

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Les élèves eux-mêmes rapportent l’impact positif des bibliothèques sur leur apprentissage. Une étude effectuée en Ohio s’est penchée sur les bénéfices de la bibliothèque scolaire en allant à la rencontre de plus de 13 000 élèves. Or, une vaste majorité d’entre eux (94,27 %) ont affirmé que la bibliothèque leur venait en aide dans leurs projets et travaux scolaires, leur permettant d’apprendre davantage et de trouver plus d’informations pertinentes[13]. Plus encore, la bibliothèque les aide non seulement à trouver des sources pertinentes, mais elles permettent également aux élèves de trouver et identifier des sources d’informations fiables et de qualité[13], ce qui s’avère d’autant plus important dans le contexte de désinformation actuel. Finalement, cette même recherche souligne également la diversité de source offertes et mises de l’avant en bibliothèque. Plus particulièrement, les élèves confirment que la bibliothèque, en leur proposant une grande variété de sources et de documents, leur permet d’élargir leurs horizons, ainsi que s’éveiller à différentes perspectives et points de vue[13].  

Éveil à la diversité

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Ainsi, on constate que la diversité est un enjeu que tiennent à cœur les bibliothèques scolaires. Cette préoccupation est d’ailleurs bien documentée : un sondage portant sur la diversité en bibliothèques scolaires aux États-Unis indique que plus de 80 % des bibliothécaires scolaires considèrent qu’il est « très important » d’offrir une collection de documents pour les jeunes reflétant une diversité de toute sorte : que ce soit en regard des origines ethniques, des cultures religieuses, des identités de genre ou des orientations sexuelles[16]. D'après les témoignages recueillis, on souhaite ainsi bâtir une collection qui reflèterait les profils diversifiés des jeunes, ou encore, qui exposerait ceux-ci à d’autres réalités, élargissant ainsi leur vision du monde et développant leur sens de l’empathie[16].  

Bien-être émotionnel et social

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La bibliothèque, loin de rester dans le carcan scolaire, participe au bien-être émotionnel et social des élèves. Dans plusieurs cas, la bibliothèque tient même le rôle d'un « safe-space », ou d’un sanctuaire, pour les jeunes[14].  Si certains y trouvent un sentiment de sécurité, d’autres viennent également y chercher un sentiment d’appartenance, ou joindre une communauté, auprès d’élèves partageant des intérêts similaires, alors que d’autres y viennent, tout bonnement, pour la tranquillité des lieux[14].  Les bibliothèques, tenant ainsi le rôle de refuge, n’hésitent pas à adapter leur programme en ce sens. Un rapport émis par l’AASL (American Association of School Librarians) , en 2011, révèle d'ailleurs que 72% des bibliothécaires scolaires américaines ont incorporé les questions de l'intimidation, la cyberintimidation et du harcèlement, à leur programme[17]. 

En somme, il est évident que la bibliothèque scolaire est plus qu’un simple lieu de recherches et les bénéfices de sa présence, pour les élèves, sont nombreux. Son personnel qualifié est directement lié à la réussite scolaire des élèves, nivelant du même coup les disparités sociales-économiques. Elle expose également les élèves à des points de vue de tout horizon en faisant la promotion d'un corpus diversifié.  Finalement, la bibliothèque devient un lieu sécuritaire, où les élèves peuvent trouver refuge et développer un sentiment d'appartenance.  

Rôle du bibliothécaire scolaire

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Le rôle du bibliothécaire scolaire est bien précis et varié. Il est toutefois peu connu par le personnel scolaire[18].

En 2015, L'IFLA (Fédération Internationale des Associations et Institutions de Bibliothèques) faisait paraitre un document émettant des recommandations pour les bibliothèques scolaires, désignant le rôle des bibliothécaires selon trois aspects : la gestion, l’enseignement et la collaboration[19], démentant du même coup la vieille croyance faisant état du fait que la bibliothèque scolaire ne serait qu’un endroit de stockage de livres[20].

La gestion

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Le poste de bibliothécaire scolaire inclura bien entendu, le développement de collections variées qui correspondent aux besoins du milieu dans lequel il évolue, procéder à des achats et faire la promotion de la littérature jeunesse et de la bibliothèque, en plus de procéder à l’élagage, et l’évaluation des documents déjà présents sur place[18]. Il pourra également devoir organiser la bibliothèque comme lieu physique ou développer un système de gestion des documents. Finalement, il est également possible que celui-ci fasse la gestion du personnel présent sur place, participant à l’embauche et la formation de ceux-ci[19.1].

L'enseignement

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On attend en effet du bibliothécaire scolaire qu’il possède des compétences en pédagogie comme en bibliothéconomie[19]. Le centre de son mandat sera donc axé sur l’enseignement et l’apprentissage. Au Québec, par exemple, il est attendu que le bibliothécaire scolaire s’assure de créer un lien entre le Programme de formation de l’école québécoise et les différentes ressources qui peuvent favoriser les apprentissages des élèves[21].

Il peut également agir à titre de rôle conseil auprès des enseignants, des techniciens en documentation ou des conseillers pédagogiques du centre de services scolaire dans lequel il évolue, advenant que ceux-ci souhaiteraient développer des collections dans leur classe ou atteindre des objectifs spécifiques en lien avec les apprentissages de leurs élèves[18].  

Concevoir et animer des formations pour ses pairs ou des activités pour les élèves qui visent à développer leurs connaissances et un intérêt pour l’apprentissage, leurs habiletés numériques ou leur esprit critique font également partie de son mandat. Le continuum par compétences informationnelles en bibliothèque scolaire[22] fait d’ailleurs état des divers savoirs à enseigner de façon collaborative en bibliothèque. Le bibliothécaire scolaire s’assure donc que la bibliothèque soit perçue comme un lieu offrant des services pédagogiques variés qui pourront favoriser les apprentissages des élèves qui la fréquentent[23] et qu'elle soit utilisée de la même façon.

Collaboration

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La collaboration est au cœur du métier de bibliothécaire scolaire. Il est en effet important qu’il s’associe aux divers acteurs du milieu afin de pouvoir répondre aux besoins des enfants comme du personnel scolaire[24]. 

Ainsi, une collaboration peut avoir lieu entre les organismes communautaires, les bibliothèques scolaires et les bibliothèques publiques afin de maximiser le potentiel de ceux-ci et assurer l’atteinte des objectifs d’apprentissage des élèves. Le bibliothécaire scolaire devra donc s’assurer que cette collaboration est entretenue et efficace[25].

Bien que cette collaboration soit généralement positive[26], elle est encore peu observée entre les murs des établissements. En effet, on déplorait, en 2025, dans la province du Québec, que malgré certaines mesures mises en place, de nombreux professionnels du livre sont manquants dans les écoles, ce qui nuit grandement à la classification et à la diversité des catalogues, mais aussi à la collaboration. Encore trop peu de bibliothécaires scolaires sont présents dans les écoles primaires et secondaires du Québec, voire dans les centres de services scolaires en entier. En effet, en 2024, on remarquait que 18 centres de services du Québec n’avaient aucun bibliothécaire à l’emploi sur les 72 qu’ils possèdent, et seulement 152 professionnels de bibliothéconomie avaient un poste à temps plein dans la totalité des centres de services de la province[24],[27].

Au Québec

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Présentation des bibliothèques scolaires

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Au Québec, les bibliothèques scolaires sont présentes dans les écoles primaires et secondaires du système éducatif, tant dans les établissements publics que dans certaines écoles privées. Les bibliothèques scolaires du réseau public font partie des services éducatifs complémentaires offerts par les centres de services scolaire et les commissions scolaires. Elles sont considérées comme des services pédagogiques qui répondent aux besoins des élèves et des enseignants[28].

La bibliothèque scolaire est un endroit aménagé pour les élèves et conçu comme une extension de la salle de classe. Elle a une fonction pédagogique qui adhère au Programme de formation de l'école québécoise du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur[20].

Le réseau de la bibliothèque scolaire publique au Québec est déployé en collaboration avec le ministère de l’Éducation, le centre de services scolaire ou la commission scolaire, et la direction de l’école. Les bibliothèques scolaires sont principalement gérées par des bibliothécaires professionnels et des techniciens en documentation. Les services principaux proposés par les bibliothèques scolaires incluent : des formations et la programmation d’activités, des conseils et références en matière de lecture, ainsi que des animations et médiations favorisant la découverte culturelle. Ces services sont destinés aux élèves et au personnel enseignant, et certains peuvent également bénéficier aux parents bénévoles[29].

Les bibliothèques scolaires québécoises ont pour objectif de favoriser le développement des compétences en lecture ainsi que le plaisir et la motivation de lire chez les élèves, contribuant à la réussite éducative des élèves. Elle offre une diversité de livres pour répondre aux différents besoins des élèves et des écoles, en fonction des caractéristiques de leur communauté scolaire[2],[30].

En 2005, le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur a mis en place le Plan d'action sur la lecture à l'école (PALE) dans le but d'améliorer l'accès aux ressources documentaires et littéraires et ainsi répondre aux besoins pédagogiques et culturels en lien à l'enseignement des matières scolaires. Ce plan prévoyait également l'embauche de 200 bibliothécaires professionnels pour soutenir le développement des services de bibliothéconomie en milieu scolaire. Un objectif qui n'était pas encore atteint 12 ans plus tard[31], et qui, en date de 2024, n'est toujours pas réglé alors qu'on recense seulement 157 bibliothécaires scolaires, titulaires d’un diplôme de cycle supérieur en sciences de l'information et des bibliothèques, dans le réseau du Québec[32]. Une annonce gouvernementale prévoit toutefois l'embauche de 200 bibliothécaires supplémentaires à ceux existants déjà afin de renforcer l'effectif au-delà de la promesse initiale du PALE[33].

Les bibliothécaires scolaires participent aux comités bibliothèques des écoles et interviennent auprès des équipes-écoles (techniciens en documentation, directeurs, enseignants, bénévoles) pour développer des collections et mettre en place de projets en lien avec la bibliothèque. Ils et elles émettent des suggestions de lecture et des recommandations pour l’aménagement des locaux, et proposent des formations à l’attention des élèves ou des équipes-écoles[34].

La bibliothèque est gérée au quotidien par un ou des techniciens en documentation, les enseignants et des bénévoles[34]. Dans les écoles primaires, le fonctionnement courant de la bibliothèque est souvent soutenu par des parents bénévoles[30].

Financement des bibliothèques scolaires au Québec

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Depuis 2023, le gouvernement a augmenté les budgets alloués à l’achat de livres dans les écoles primaires du Québec par l’entremise de la mesure 15103[35]. Cette mesure vise à favoriser les habiletés en lecture des élèves québécois. La mesure 15103 compte deux volets distincts pour l’acquisition de nouveaux documents[36],[37]. Le premier volet offre un montant aux centres de services scolaires en fonction de leur effectif scolaire. Le gouvernement paye 66,6% de cette mesure et c’est au centre de service de fournir le 33,3% restant. Il permet aux bibliothécaires et au personnel scolaire de développer des collections pour les différents milieux d’un centre de service selon les besoins qu’ils rencontrent. Le deuxième volet, quant à lui, est entièrement fourni par le ministère de l’éducation et offre 300$ pour chaque titulaire de classe d’un centre de service scolaire. Le titulaire de classe est alors libre d’acheter des livres pour fournir sa bibliothèque de classe ou pour améliorer la bibliothèque de son école, si elle en possède une.  

Histoire des bibliothèques scolaires au Québec

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Dès l’époque de la colonisation de la Nouvelle-France, ce sont les communautés religieuses qui se chargent de l’éducation. C’est en 1635 que Paul Le Jeune, supérieur des Jésuites de Québec, inaugure le Collège de Québec où les jeunes issus de la colonisation française reçoivent une instruction catholique, littéraire et scientifique[38]. Durant tout le Régime français, le Collège de Québec restera le seul à offrir une formation primaire et secondaire[39]. L’enseignement des Jésuites s’appuie sur des ouvrages de leur bibliothèque, créée en 1632.On pourrait donc considérer la bibliothèque des Jésuites comme la première bibliothèque scolaire au Québec. Les livres qui s’y trouvent sont majoritairement reçus de la mère-patrie et traitent principalement de théologie, de philosophie, de droit, de médecine et de pharmacopée, d’hydrographie, d’architecture, de sciences exactes et de la nature, dont la géométrie, la botanique, la minéralogie et l’astronomie. Malheureusement, après la Conquête anglaise, en 1760, la bibliothèque du Collège est réquisitionnée et la plupart des livres sont vendus[40]. Les livres en circulation au Canada demeurent alors essentiellement entre les mains d’une petite élite religieuse et aristocratique.

Vers 1840, sous l’influence du Monseigneur Ignace Bourget, le Québec connait une véritable réforme religieuse en réaction à la nouvelle présence protestante post-conquête. L’autorité catholique de l’époque établit alors un réseau de bibliothèques paroissiales dans le Bas-Canada. En imposant des ouvrages à caractère religieux, l’Église étend ainsi sa domination à travers les enseignements dans les écoles du réseau scolaire[41].

En 1843, le premier surintendant de l’Éducation, Jean-Baptiste Meilleur, émet un rapport qui conclut que les bibliothèques paroissiales possèdent des collections trop peu volumineuses et que les ouvrages religieux sont trop majoritaires. Il recommande donc la création de bibliothèques scolaires dirigées par les commissions scolaires elles-mêmes. En 1853, Meilleur distribue une somme de 2 000 dollars dans 54 commissions scolaires pour mettre sur pied des bibliothèques dans les écoles[42].

Malgré tout, le concept de bibliothèque scolaire n’émerge pas aussi rapidement que dans le Haut-Canada[43]. Le désir du clergé de contrôler les lectures contribue à freiner le développement des collections tant dans les paroisses que dans les écoles. Ainsi, jusqu’à la Révolution tranquille, l’étendue des ouvrages contenus dans les écoles demeure essentiellement à caractère religieux, l’éducation étant régie par l’autorité ecclésiastique.

Il faut toutefois noter l’initiative de quelques personnalités qui, à l’instar de Jean-Baptiste Meilleur, entreprennent de diversifier et bonifier les collections dans les écoles. L’organisation philanthropique L’œuvre des livres gratuits, fondée en 1898 par Joséphine Marchand-Dandurand, s’engage à expédier des livres sans frais à des institutrices sur l’ensemble du territoire québécois. Cette initiative démontre une logistique qui tient de l’exploit pour l’époque et témoigne de la ténacité et de la passion de sa fondatrice[44]. Plusieurs années plus tard, la nièce de Joséphine Marchand-Dandurand, Hélène Grenier, joue à son tour un rôle important dans le développement des bibliothèques scolaires. Elle fut directrice des bibliothèques scolaires de la Commission des écoles catholiques de Montréal et en créera un réseau important dans la province dans les années 1950[45].

Le point tournant dans le développement des bibliothèques scolaires laïques est sans équivoque la publication du Rapport Parent en 1964, qui les considère comme un instrument essentiel de l’enseignement. Pour donner suite à l’émission de ce rapport d’enquête sur l’enseignement, entre 1969 et 1973, on investit cinquante millions de dollars pour la documentation, l'organisation et le personnel dans les bibliothèques des écoles polyvalentes nouvellement créées. En plus de ces sommes, le Ministère accorde un montant annuel protégé aux bibliothèques scolaires (24 $ par élève au secondaire et 8,50 $ au primaire), assurant ainsi un budget régulier[43].

À partir de 1974, le ministère de l’Éducation décentralise les budgets en léguant leur gestion aux commissions scolaires elles-mêmes. Cette migration administrative aura pour effet de ralentir sérieusement le développement des bibliothèques scolaires, provoquant l’abolition de postes professionnels et, conséquemment, une baisse de la qualité du service. Dorénavant, on se sert de bénévoles pour gérer les bibliothèques scolaires et on accorde peu de ressources financières pour le développement des collections[46].

En 1989, la publication du Rapport Bouchard (Les bibliothèques scolaires québécoises : Plus que jamais) déplore l’état des bibliothèques scolaires et suggère d’entreprendre des mesures d’élagage, d’analyse des besoins, d’acquisition documentaire actualisée, d’organisation matérielle et d’animation pédagogique. Malgré une mobilisation spontanée des écoles (57% des cas ont amorcé des plans d’action pour leur bibliothèque scolaire)[47], l’engouement est éphémère et les changements sont peu perceptibles. Dans les années 1990 et 2000, on continue de dénoncer l’état pitoyable des bibliothèques : dépérissement des collections, sous-financement et manque d’organisation et de gestion des ressources humaines. La nécessité d’intervenir pour le redressement et la modernisation des réseaux de bibliothèques scolaires se fait urgente[48].

Puis, en 2005, le Plan d’action sur la lecture à l’école (PALE) proposé par le ministère de l’Éducation établit des relations claires entre la réussite des élèves et l’accès à des ressources documentaires et littéraires variées. Cette publication, révisée en 2010, dresse des objectifs concrets pour fortifier les bibliothèques scolaires, entre autres de les doter de ressources variées et de qualité et de soutenir les commissions scolaires pour qu’elles aient accès à des ressources humaines spécialisées en bibliothéconomie[49]. En conséquence, l’allocation ministérielle pour l’acquisition de livres de fiction et de documentaires contribuera à améliorer les collections des bibliothèques scolaires et le nombre de bibliothécaires scolaires se verra multiplier par 5 entre 2007 et 2013[50].

Bien que les bibliothèques scolaires d’aujourd’hui soient moins à la dérive que dans les années 1990, leur actualisation en cette ère numérique est tout de même incontournable et certains enjeux demeurent présents.

Enjeux du XXIe siècle

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Le flux d'informations accessibles via les technologies oblige désormais les écoles à former les élèves à devenir des citoyens numériques responsables[51],[52]. Pour ce faire, la bibliothèque scolaire demeure un lieu riche et central pour le développement des compétences informationnelles des jeunes[5]. Les bibliothèques scolaires du XXIe siècle sont désormais envisagées comme des carrefours de l'apprentissage qui, en plus d'être des lieux culturels et pédagogiques, sont des lieux numériques, collaboratifs et interdisciplinaires où tous les savoirs sont accessibles[53].

Selon cette nouvelle approche de la bibliothéconomie scolaire, envisagée comme un centre d'apprentissages participatifs, les élèves sont guidés pour expérimenter la littératie numérique et devenir actifs dans le développement de leurs compétences informationnelles. Face à l'abondance d'informations sur le Web, la bibliothèque scolaire a pour nouveau rôle de former les jeunes à être des citoyens numériques, plus informés et critiques dans leur utilisation du Web 2.0, à la fois lorsqu’ils consultent de l’information mais également lorsqu’ils la produisent et la partagent[5].

À ce jour, un des principaux défis des bibliothèques scolaires demeure leur financement[54]. Néanmoins, le Rapport sur l’état et les besoins de l’éducation 2018-2020 publié par le Conseil Supérieur de l’Éducation démontre l'impact que peuvent avoir une bibliothèque scolaire et un personnel qualifié qui y travaille dans le développement des compétences informationnelles et dans la transmission du plaisir de la lecture chez les élèves. Il souligne également l’importance de former les spécialistes des ressources informationnelles, notamment les bibliothécaires, afin qu’ils puissent accompagner et soutenir les élèves avec le développement de leurs compétences informationnelles[55],[56].

Le problème de financement se manifeste également par une inégalité dans l’installation des bibliothèques scolaires parmi les écoles publiques. Certaines écoles n’ont pas de bibliothèque, tandis que d’autres disposent d’une belle bibliothèque entièrement aménagée. Les fermetures de bibliothèques scolaires sont particulièrement observées dans les grandes villes comme Montréal en raison de la surpopulation et du manque d’espace. Les disparités dans la qualité des bibliothèques constituent une autre problématique soulevée par le manque de financement[32].

Bibliothèque mobile dans le milieu scolaire

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Certaines écoles dépourvues de bibliothèque bénéficient de camions-bibliothèques afin de fournir aux élèves des opportunités d’accéder à une collection variée de livres et d’apprendre à lire avec plaisir. Livroooum est un projet lancé en 2022 par le Centre de services scolaire de Montréal, partiellement financé par le ministère de l'Éducation. Une fois par mois, le camion s’installe dans les cours des écoles primaires. Un ou une bibliothécaire scolaire accompagne les élèves dans le choix de livres et anime des séances de lecture. Les élèves peuvent également emprunter des livres. Pendant l'hiver, Livroooum livre un bac de livres à l'école chaque mois[57],[58]. La collection est enrichie grâce aux dons[59]. Biblioroule, créé par la Fondation Sault-Saint-Louis pour le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys, fonctionne de manière similaire. Un ou une bibliothécaire scolaire se déplace avec une camionnette, recyclée à partir d'un ancien mini-autobus du STM, pour animer et présenter des livres aux élèves. À l'intérieur de cette camionnette aménagée, les élèves peuvent également s’assoir pour lire des livres[60].

Bibliothèque des livres numériques dans le milieu scolaire

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En , le ministère de l’Éducation a entamé un projet de développement d’une plateforme de prêt de livres jeunesses conçue spécifiquement pour les bibliothèques des écoles québécoises. Ce projet a été réalisé par la collaboration du ministère, BiblioPresto[61], les éditeurs et les libraires, et il s'inscrit dans le cadre du Plan d’action numérique en éducation[62]. Cette plateforme, Biblius, a été déployé dans le milieu scolaire à l’ensemble du Québec. Cette plateforme permet à la communauté scolaire, incluant les élèves, le personnel des écoles, d’accéder aux œuvres littéraires en format numérique à partir d’un lieu où ils désirent. Les collections de littérature jeunesse dans Biblius comprennent des albums, des romans, des documentaires, des bandes dessinées, la poésie, des livres audio, etc. La plateforme offre principalement des éditeurs québécois, mais également quelques éditeurs européens et canadiens. Tout le contenu de cette plateforme respecte la Loi sur le droit d’auteur à laquelle les livres numériques sont soumis comme tous les livres en format papier[63].

L’accès à cette plateforme permet également les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) d’accéder aux livres de manière adaptée, par exemple avec des outils de synthèse vocale. Elle facilite aussi les écoles dans les régions éloignées de fournir des livres variés aux élèves sans rencontrer la difficulté d’approvisionnement de livres en format papier[63].

Le déploiement de Biblius a été complété dans toutes les écoles québécoises au cours de l’année scolaire 2021-2022[63],[64].

Prix Espiègle

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Depuis 2017, l'Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS) a mis sur pied le prix Espiègle, le prix des bibliothèques scolaires du Québec. Deux catégories sont représentées, soit un livre destiné aux élèves du primaire (5 à 11 ans) et un destiné aux élèves du secondaire (12 à 17 ans)[65]. Un des principaux objectifs du prix Espiègle est de mettre en lumière des livres destinés à la jeunesse audacieux, malicieux, qui osent et d'une grande qualité littéraire. Des livres dont le sujet dérange, déstabilise et qui peuvent parfois susciter un malaise. Des livres qui peuvent donc être l'objet d'une certaine censure dans le milieu scolaire, non pas à cause de leur manque de qualité littéraire ou de pertinence, mais justement parce qu'ils dérangent[66].

Trois objectifs principaux sont rattachés à ce prix :

  1. Faire valoir l'audace d'un livre jeunesse au service de la mission pédagogique de la bibliothèque scolaire.
  2. Souligner la qualité d'un livre qui est susceptible de faire réagir de multiples façons.
  3. Promouvoir des livres exposant les élèves à des valeurs plurielles enrichissant leur vision du monde.

Constellations

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Afin de soutenir les intervenants du milieu scolaire, le gouvernement du Québec a mis en place une plateforme en ligne permettant de découvrir des œuvres de littérature jeunesse qui répondent au Programme de formation de l’école québécoise. La plateforme, nommée Constellations[67], existe depuis 2020 et permet de découvrir une variété de textes pour le préscolaire, le primaire et le secondaire. On y trouve plus de 13 000 ouvrages, allant du documentaire, au recueil de poésie, à l’album jeunesse ou au roman. Chaque livre présenté sur la plateforme est accompagné de sa rubrique explicative, incluant des questions touchant les quatre dimensions de lecture à travailler avec les élèves (Comprendre, apprécier, réagir et interpréter[68]) et des pistes d’activité à faire en classe. L’outil, disponible en ligne, offre une sélection d’ouvrages classés par niveaux, par thèmes et par matières scolaires, permettant de s’y retrouver aisément[69].

En France

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En France, la bibliothèque scolaire d'un collège ou lycée est le centre de documentation et d'information (CDI), destiné aux élèves et aux professeurs. Géré par le professeur documentaliste, cet espace existe officiellement depuis 1973. D'autres espaces similaires (bibliothèque centrale ou de spécialité, par exemple) existaient dans les établissements scolaires auparavant, de manière variable.

Les professeurs documentalistes dans le centre de documentation et d'information a bibliothèque scolaire ont un rôle majeur, en effet, leur rôle est de soutenir les élèves ainsi que les équipes d’enseignement scolaire en leur apprenant à changer leurs façons d’utiliser la bibliothèque pour que la bibliothèque devienne pédagogique et culturelle.

Les écoles primaires possèdent ou doivent comporter une bibliothèque d'école (d: ; Vikidia), appelée anciennement bibliothèque-centre documentaire ou BCD.

Articles connexes

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Notes et références

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Liens externes

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