Bibliothèque humaniste
La Bibliothèque humaniste de Sélestat, en Alsace, est installée depuis 1889 dans l'ancienne halle aux blés de cette commune du Bas-Rhin. Cet édifice fut construit par Gustave Klotz entre 1843 et 1845 sur l'emplacement de l'ancienne douane[1], au cœur du centre-ville historique, non loin de l'église gothique Saint-Georges et de l'église romane Sainte-Foy.
| Bibliothèque humaniste | |
Vue de la bibliothèque. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Coordonnées | 48° 15′ 38″ nord, 7° 27′ 20″ est |
| Pays | |
| Ville | Sélestat |
| Adresse | 1, place du docteur Maurice Kubler 67600 Sélestat[1] |
| Fondation | 1452 |
| Protection | Collection Beatus Rhenanus inscrite au Registre Mémoire du monde |
| Informations | |
| Gestionnaire | Ville de Sélestat |
| Superficie | 2 500 m2 |
| Site web | http://www.bibliotheque-humaniste.fr |
| Collections | 70 000 ouvrages ainsi que des collections d'art |
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Après quatre ans de fermeture dans le cadre d'un projet de restructuration et de mise aux normes, la bibliothèque, réaménagée par Rudy Ricciotti, a rouvert ses portes le .
Elle possède une collection de 70 000 ouvrages, dont une fonds important de manuscrits médiévaux et d'imprimés des XVe et XVIe siècles, en particulier les quelque 670 volumes reliés en cuir de la bibliothèque personnelle de l'humaniste alsacien Beatus Rhenanus, inscrite en 2011 au Registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO.
Collections
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La Bibliothèque humaniste de Sélestat comporte un vaste fonds de manuscrits et livres anciens – qui attire des chercheurs d'Europe et du monde – provenant essentiellement de la bibliothèque paroissiale et de la bibliothèque personnelle de Beatus Rhenanus (1485-1547), qui en fit don à sa ville natale. Depuis le , cette dernière, riche de quelque 670 volumes, est officiellement inscrite au Registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO. Ce label, qui référence des œuvres représentatives du patrimoine documentaire mondial, souligne « l'intérêt exceptionnel et le caractère unique et irremplaçable » de la bibliothèque du plus célèbre des humanistes alsaciens, la seule d’un grand humaniste dont l’ensemble soit resté pratiquement intact.
Il offre aussi de nouvelles perspectives à ce haut lieu intellectuel d’Alsace qu'est la ville de Sélestat, propriétaire de la collection, qui en escompte une fréquentation accrue par les chercheurs et les touristes[2], surtout depuis la réouverture dans des locaux entièrement réaménagés.
La Bibliothèque humaniste conserve également une partie des archives de la ville de Sélestat.
Objets muséaux
modifierLa collection contient également divers objets d’art, incluant des statues, des peintures et même des découvertes archéologiques. De ce fait, la Bibliothèque humaniste brouille la frontière entre bibliothèque et musée, et ce depuis 1841 par sa politique d’acquisition qui va au-delà des livres[3].

Parmi ces objets conserver à la Bibliothèque humaniste on retrouve deux panneaux du retable de Rodern découvert par Alexandre Joseph Straub dans le grenier de l’église paroissiale de Rodern en juin 1859. Cette œuvre fut acquise par Marie-Charles Knoll, maire de Sélestat de 1827 à 1888[3].

De 1920 à 1923 la collection privée de Georges Spetz fut exposée à la Bibliothèque humaniste. C’est par l’entremise de cette exposition que le retable de sainte Anne prit sa place à Sélestat[4].
Deux plaques commémoratives avec des inscriptions gravées incluant des signes d'infamies y sont aussi conservées. Ils racontent le complot de Schutz von Traubach qui a failli faire basculer la ville vers le protestantisme[3].

On y trouve aussi un buste en marbre de Johannes Mentelin conçut par Anne-Catherine Sichler, la fille de Jean Vallastre[3].
D’autre part, il y a des moulages en plâtre de statues qui furent acquis par l’abbé Joseph Walter. Ces moulages ne connurent que de minime modification de leurs acquisitions au milieu du 20e siècle jusqu’en 2015[3].
En 2005, un panneau peint recto verso représentant des anges musiciens d’un côté et une nativité, adorations des mages et massacre des innocents sur l’autre fut découvert à Sélestat. Maintenant conservé à la Bibliothèque humaniste, l’œuvre est rattachée à l’école du « maître du Paradiesgärtlein » et dater d’environ le premier quart du 15e siècle[3].
Au cours des décennies, la Bibliothèque humaniste a aussi accru sa collection d’objets archéologiques de Sélestat et des environs comme Haut-Koenigsbourg. Ceci principalement par l’intermédiaire de don et inclus des épées d’apparat et des décorations de Gaston d'Armau de Pouydraguin[3].
Histoire
modifierLa Bibliothèque humaniste réunit la bibliothèque paroissiale et la bibliothèque personnelle de Beatus Rhenanus, auxquels se sont ajoutés au fil des siècles des achats et des dons d’ouvrages anciens.
La bibliothèque de l’école latine
modifierLe don qui débuta l’histoire de la bibliothèque de l’école latine provint de Johannes von Westhuss, recteur de l’église paroissiale de Sélestat, en 1452[5]. Cette marque de générosité entraîne une série de donations de livres, souvent de la part d’anciens élèves de l’école latine de Sélestat.
Ensuite, le chapelain Jean Fabri fit don de sa collection de ces volumes en 1470. Ceux-ci sont reconnaissables par ses remarques personnelles, inscrites à l’intérieur de leurs couvertures, sur les évènements de son temps[5].
En 1477, Ludwig Dringenberg, le maitre de l’École latine de Sélestat appointé par Johannes von Westhuss, fait don de sa bibliothèque. On y retrouve deux manuscrits : De la consolation de la philosophie et un incunable, Sentences écrit par Pierre Lombard[5].
Martin Ergersheim à sa mort légua sa collection à son frère Melchior qui fut prévôt de Sélestat. Celui-ci ensuite fit don de la collection de son frère défunt à la Bibliothèque paroissiale. Cette acquisition est considérée comme la plus grande que la bibliothèque est faite, elle est dite plus importante que celle de la bibliothèque de Beatus Rhenanus qui contenait environ 700 gros volumes[5].
Au début du 16e siècle, la bibliothèque paroissiale se dotait d’éditions de haute qualité de classiques de la plupart des écrivains latins. Ceux-ci étaient conservés dans l’église Saint-Georges et enchainés aux tables, mais accessible aux professeurs et leurs élèves[5].
Bien qu’il n’existe à ce jour aucun catalogue de la bibliothèque paroissiale, une étude parue en 2002 recense 160 volumes répartis entre manuscrits et imprimés, reflétant ainsi la transition entre le livre manuscrit et le livre imprimé.
La bibliothèque de Beatus Rhenanus
modifierNatif de Sélestat et ancien élève de l’école latine, Beatus Rhenanus lègue à sa mort, en , sa bibliothèque à sa ville natale. Elle est constituée de 423 volumes, contenant 1 287 œuvres et 41 manuscrits répartis dans divers recueils, auxquels il faut ajouter 33 manuscrits anciens et 255 lettres autographes. On y trouve aussi des travaux personnels, comme ses cahiers d'écolier et des notes de cours, qui sont autant de témoignages précieux de l’enseignement dont a bénéficié le jeune Beat Bild.
Cette collection atteste sa soif de connaissances, son activité de correcteur et d’éditeur pour les grands imprimeurs européens et ses liens d’amitié avec les plus grands érudits de son temps, comme Érasme de Rotterdam. Reflet de l’esprit universel caractéristique des humanistes, elle contient des textes d'auteurs latins et grecs mais aussi quelques textes en hébreu.
D’abord déposée dans la chancellerie municipale et rangée avec les archives de la ville, puis déménagée à la douane, la bibliothèque de Beatus Rhenanus rejoint finalement, en , les ouvrages de la bibliothèque paroissiale à l’église Saint-Georges.
- Livre des miracles de Sainte-Foy.
En 2011, cinq ans après la décision de concourir, l’inscription de la bibliothèque de Beatus Rhenanus au Registre Mémoire du monde de l’UNESCO signe la reconnaissance de l’universalité et la valeur de ce fonds ancien[2].
Enrichissement et valorisation
modifierEn 1840, les fonds de la bibliothèque paroissiale et ceux de la bibliothèque de Beatus Rhenanus sont installés au 2e étage de la mairie, alors transformé en bibliothèque de lecture publique.
L'installation dans la halle aux blés
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La halle aux blés a été construite par Gustave Klotz entre 1843 et 1845 dans un style néo-roman. En 1888, alors que le marché aux grains entame son déclin, la ville décide de créer un étage dans la halle. C'est là que s'installe la Bibliothèque humaniste, en mai de l'année suivante[6]. De cette époque date la vocation touristique de la Bibliothèque humaniste, comme en témoignent certaines mentions dans les guides touristiques dès la fin du XIXe siècle. En 1909, alors que le rez-de-chaussée sert toujours de marché aux grains, le musée et les archives communales rejoignent la bibliothèque. Depuis 1907 une mosaïque de César Winterhalter recouvre la façade, au dessus de l'entrée. L'inscription centrale : STADTBIBLIOTHEK MUSEUM, est encadrée à droite par le lion figurant sur le blason de la ville de Sélestat et à gauche par l’Aigle impériale allemande[7]. En 1958, l’aménagement de la grande salle avec des vitrines permet d’exposer certains ouvrages notables. Lors de la création de la médiathèque intercommunale, en 1997, la mission de lecture publique y est transférée. La Bibliothèque humaniste peut se recentrer sur ses missions de conservation et de mise en valeur des collections.
Les collections n’ont cessé de s’enrichir tout au long des XIXe et XXe siècles grâce à des achats et des dons. Elles sont aujourd’hui constituées de 460 manuscrits (anciens et modernes), de 550 incunables et près de 2 500 imprimés du XVIe siècle et du XVIIIe siècle, et 1 600 du XVIIe siècle[8].De plus entre 2008 et 2012 près de 300 000 pages de sa collection furent numérisées[9].
Restructuration de la Bibliothèque humaniste
modifierAu tournant du 20e siècle, les visites régulières des inspecteurs généraux des bibliothèques du ministère de la Culture ont déterminé que les locaux de la bibliothèque étaient inadéquats pour une bibliothèque d’étude et de recherche. De plus, la présentation des ouvrages anciens fut jugée incongrue avec les visiteurs du 21e siècle. Ainsi, plusieurs projets destinés à moderniser la bibliothèque commencèrent à se préparer[9].
Ces projets se manifestèrent plus concrètement en 2010 avec l’inclusion de la Bibliothèque humaniste dans le projet de ville de Sélestat, guidée par sa nouvelle labellisation comme « Ville d’Art et d’Histoire »[9].
En 2013, la Bibliothèque humaniste a adopté son Projet scientifique et culturel (PSC). Ce document stratégique et opérationnel obligatoire renforça l’importance de la perspective muséale de la bibliothèque. Celle-ci s’engage à garantir une meilleure sécurité de sa collection et de développer de meilleure pratique de médiation visant à joindre le plus grand publique possible[3].
De plus le PSC engage la bibliothèque à restructurer sa collection d’objets qui n’était pas utilisée à ses pleins potentiels. Remisés ou utilisés comme simples objets décoratifs, certains d’entre eux n’étaient point ou mal identifié et étaient conservés dans des conditions non adaptés à leurs besoins[3].
C’est donc dans la poursuite de ces objectifs qu’en 2014 la ville de Sélestat lance un concours conception-construction. Il fut remporté par un groupement composé par Demathieu Bard-Construction, mandataire ; l’agence Rudy Ricciotti ; Thalès Architectures et les bureaux d’études conception Lamoureux et Ricciotti Ingénierie, et Ingérop Ingénierie.
Après quatre ans de fermeture, et dix-huit mois de travaux, la Bibliothèque humaniste rouvre ses portes le . L’ajout d’une extension, encadrée par 25 piliers en grès des Vosges, évocateurs d'un livre, et l’aménagement des sous-sols a doublé les surfaces du site. La restructuration a préservé l’aspect architectural néo-roman de la halle aux blés qui évoque une nef d'église[10]. La charpente métallique de renforcement de la structure, en forme de voutes, imaginée par Rudy Ricciotti, architecte du Mucem de Marseille, ne masque rien du bâtiment originel et le nouveau hall d'accueil dégage largement la vue vers l'agencement intérieur d'origine[11]. Huit maisons anciennes en pan de bois ont été détruites en 2016 lors de la restructuration, ce que regrette la Société pour la conservation des monuments historiques d’Alsace. Elle pointe notamment l'incohérence des destructions dans le cadre d'un projet à vocation patrimoniale[12].
La présentation de la collection permanente, au premier étage, la rend accessible tant à un large public qu'aux experts[13]. Benjamin Fendler, directeur de la bibliothèque, espère « doubler la fréquentation qui se situait autour de 20 000 visiteurs par an avant les travaux »[11].
Les nouveaux outils numériques, dont une table numérique composée d'écrans interactifs, offrent une médiation nouvelle entre le patrimoine écrit et les visiteurs[14].Les livres présentés dans les vitrines sont par défaut présenté sur la table numérique interactive. Quand un livre spécifique est consulté sur la table numérique, celui-ci est éclairé dans la vitrine[15].
La Bibliothèque humaniste se caractérise par une volonté forte de médiation s'appuyant sur les richesses du numérique, comme en témoignent la reprise de l'exposition La Bibliothèque la nuit en 2019[16] et l'aventure interactive Odyssée : la bibliothèque dont vous êtes le héros[17] en 2022. Elle expérimente aussi avec l’interactivité et la collaboration. Dans une salle qui imite un scriptorium, l’Atelier du copiste permet aux visiteurs d’utiliser des écrans tactiles pour reproduire les gestes d’un copiste médiéval. Les mots copiés par les divers participants sont compilés dans un livre numérique pour former une copie du livre de miracles de sainte Foy[15].
- Bibliothèque humaniste, parvis d'entrée, place docteur Kubler
- L'exposition permanente, au premier étage
Les humanistes originaires de Sélestat
modifierLa bibliothèque conserve de nombreux ouvrages des humanistes originaires de la ville.
- Beatus Rhenanus (1485-1547)
- Jacques Wimpfeling (1450–1528)
- Martin Butzer (1491–1551)
- Jakob Spiegel (de) (1483–1547)
- Hieronymus Gebwiler (1473–1545)
- Hans Sapidus (1490–1561)
- Jakob Taurellus (1524–1579)
Notes et références
modifier- 1 2 Ville de Sélestat, « Présentation générale de la Bibliothèque humaniste », sur www.selestat.fr, Ville de Sélestat, (consulté le )
- 1 2 Les amis de la bibliothèque humaniste de Sélestat, « La bibliothèque de Beatus Rhenanus au patrimoine mondial de l’Unesco », sur www.bibliotheque-humaniste.eu, Les amis de la bibliothèque humaniste de Sélestat société d’histoire et d’archéologie de Sélestat et environs (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Laurent Naas, « « Stadtbibliothek-Museum » : les objets d’art dans les collections de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat », La Revue de la BNU, no 18, , p. 72–81 (ISSN 2679-6104, DOI 10.4000/rbnu.610, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Joseph Walter, « La collection Spetz à Sélestat », dans Congrès archéologique de France, 83e session tenue à Metz, Strasbourg et Colmar en 1920 par la Société française d’archéologie, Paris, A. Picard, , 486–489 p.
- 1 2 3 4 5 Maurice Lebel, « La Bibliothèque Humaniste de Sélestat En Alsace », Renaissance and Reformation / Renaissance et Réforme, vol. 1, no 1, , p. 6–7 (JSTOR 43444172, lire en ligne)
- ↑ Laurent Naas, « Des origines savantes: Aux origines de l’historiographie et de la présentation des fonds précieux de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat (1841-1951) », Balisages, no 4, (ISSN 2724-7430, DOI 10.35562/balisages.878, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Cyril Lichan, « La bibliothèque humaniste de Sélestat va faire peau neuve », (consulté le ).
- ↑ « La Bibliothèque Humaniste en quelques chiffres & dates » (consulté le ).
- 1 2 3 Laurent Naas, « Transfigurer les pratiques anciennes de valorisation du patrimoine écrit : la Nouvelle Bibliothèque Humaniste de Sélestat », Littératures classiques, vol. 91, no 3, , p. 77–87 (DOI 10.3917/licla1.091.0077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Sélestat : à la découverte de la nouvelle Bibliothèque Humaniste», France 3 Alsace, 15 juin 2018.
- 1 2 Culturebox (avec AFP), « La Bibliothèque humaniste de Sélestat rouvre ses portes dans un écrin de lumière », Culturebox, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Société pour la conservation des monuments historiques d’Alsace, « Lettre d'information no 47 » [PDF],
- ↑ « Exposition permanente, parcours de visite », sur Bibliothèque humaniste (consulté le ).
- ↑ Laurent Naas, « La Bibliothèque humaniste de Sélestat : de la conservation à la diffusion auprès du plus grand nombre », Arabesques, no 99, octobre-novembre-décembre 2020, p. 18-19 (lire en ligne)
- 1 2 « Scénographie numérique : Bibliothèque Humaniste Sélestat », sur Mosquito, (consulté le )
- ↑ « Exposition "La Bibliothèque, la nuit", à Sélestat en Alsace », sur www.france.fr (consulté le )
- ↑ « Odyssée - La Bibliothèque dont vous êtes le héros Sélestat : date, horaires, tarifs », sur jds.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Paul Adam, L'Humanisme à Sélestat : l'école, les humanistes, la bibliothèque, Alsatia, Sélestat, 1962, 160 p.
- Beatus Rhenanus (1485-1547) : son activité de lecteur, d'éditeur et d'écrivain (exposition du au à la Bibliothèque humaniste de Sélestat), Ministère de la culture-Direction du livre et de la lecture, Paris, 1998, 95 p. (ISBN 2-907420-59-3)
- (de + fr + la) Joseph Geny et Gustave C. Knod, Die Stadtbibliothek zu Schlettstadt : Festschrift zur Einweihung des neuen Bibliotheksgebaeudes, am 6. Juni 1889, Du Mont-Schauberg M., Strasbourg, 1889, 109 p.
- (en) Hubert Meyer (et al.), The Humanist library of Selestat (trad. du français), Société des amis de la Bibliothèque humaniste, Sélestat, 2000, 16 p.
- Louis Schlaefli, Inventaire des papiers de Joseph Walter, bibliothécaire-archiviste et conservateur à Sélestat (1881-1952), Bibliothèque du Grand Séminaire de Strasbourg, 1998, 18 p.
- Trésors des bibliothèques de Colmar et de Sélestat : exposition, Église des Dominicains de Colmar, 2 juillet-30 août 1998, Ville de Colmar ; Ville de Sélestat, 1998, 88 p. (ISBN 2-900288-15-0)
- Joseph Walter, Catalogue général de la Bibliothèque municipale, Première série, Les livres imprimés. Troisième partie, Incunables & XVIe siècle, Alsatia, Colmar, 1929, XIV-621 p.