Bibliothèque universitaire des langues et civilisations
La Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC) est une bibliothèque universitaire qui a ouvert ses portes le et constitue, avec l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), le Pôle des langues et civilisations, situé, au sein de zone d'aménagement Paris Rive Gauche, au 65, rue des Grands-Moulins, dans le quartier de la Gare du 13e arrondissement de Paris. Elle est spécialisée notamment dans des langues qui s'écrivent en caractères non latins, correspondant à des domaines d'enseignement et de recherche de l'Inalco.
| Bibliothèque universitaire des langues et civilisations | ||
Bâtiment de la BULAC et de l'INALCO. | ||
| Présentation | ||
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| Coordonnées | 48° 49′ 37″ nord, 2° 22′ 32″ est | |
| Pays | ||
| Ville | Paris | |
| Adresse | 65, rue des Grands Moulins 75013 Paris |
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| Fondation | ||
| Informations | ||
| Conservateur | Marie-Lise Tsagouria | |
| Superficie | 15 000 m² | |
| Site web | https://www.bulac.fr | |
| Collections | 1,5 million de documents dans près de 350 langues | |
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Spécialisation
modifierLa spécialité des langues qui s'écrivent en caractères non latins est affichée jusque dans le logo de la BULAC, traduit dans plusieurs langues et existant en plusieurs versions (sur son site internet et sur la façade du bâtiment) avec des langues différentes. (Bibliothèque : ספריה [Hébreu] (site) / 도서관 [Coréen] (façade) ; Universitaire : 大学 [Chinois] (site) / शिक्षक [ Devanagari] (façade) ; Langues : γλώσσες [Grec moderne] (site) / ဘာသာစကား [Birman] (façade) ; Civilisations : ཤེས་ཪིག [Tibétain] (site) / ሥልጣኔ [Amharique] (façade))
Locaux
modifierLe bâtiment dont la construction a débuté à l'été 2008, est l'œuvre de l'architecte Yves Lion[1]. Constitué de cinq niveaux sur 15 000 m2, il propose 910 places de lecture[2].
La construction est placée sous la responsabilité de la région Île-de-France, qui assure également les deux tiers du financement, estimé à 80 millions d'euros, le reste étant apporté par l'État.
Le coût de fonctionnement de la structure est estimé à 2,5 M € annuels.
Statut
modifierLa BULAC est juridiquement un groupement d'intérêt public constitué entre les institutions suivantes :
- État (ministère chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) ;
- Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) ;
- École pratique des hautes études (EPHE) ;
- École des hautes études en sciences sociales (EHESS) ;
- École française d'Extrême-Orient ;
- Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne ;
- Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle ;
- Sorbonne Université (jusqu'en 2018 Université Paris 4 - Paris-Sorbonne) ;
- Université Paris VII - Diderot (devenue en 2020 Université Paris-Cité) ;
- Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
La BULAC est administrée par une assemblée générale comprenant un représentant pour chacun des partenaires, sauf le ministère qui a quatre représentants (deux au titre de l'enseignement supérieur, deux au titre de la recherche)[3]. Un conseil scientifique composé d'enseignants et de chercheurs français et étrangers définit les politiques générales en matière de politique documentaire et de recherche[4].
- Direction
La direction de la BULAC comprend un directeur, un directeur-adjoint et un directeur scientifique[5].
- Tiphaine Vacqué, directrice du GIP BULAC, conservatrice générale des bibliothèque ; elle a succédé en à Marie-Lise Tsagouria, directrice du GIP BULAC depuis sa création en 2003.
- Directrice-adjointe : Juliette Pinçon, conservatrice des bibliothèques.
- Directeur scientifique : Benjamin Guichard, conservateur en chef des bibliothèques, a succédé le à Francis Richard.
Collections
modifierLa bibliothèque compte dans ses collections 1,5 million de volumes qui couvrent près de 350 langues en 80 systèmes d'écriture[6].
Bibliothèques rattachées
modifierLa BULAC regroupe les fonds, autrefois dispersés, de près de vingt bibliothèques spécialisées, dont la principale est la Bibliothèque interuniversitaire des langues orientales (naguère bibliothèque de l'École des langues orientales), elle-même répartie jusqu'à l'été 2011 sur quatre sites, comme l'Inalco.
Les autres bibliothèques intégrées dans la BULAC sont :
- le fonds slave de la Bibliothèque inter-universitaire de la Sorbonne ;
- au titre de l'université Paris III :
- la bibliothèque James-Darmesteter de l’Institut d’études iraniennes
- la bibliothèque Jules-Bloch
- les fonds finnois et turco-ottoman du Service commun de documentation de Paris III
- une partie des fonds de la bibliothèque du Centre d’études slaves (Sorbonne Université)
- une partie des fonds de l’UFR Langues et civilisations de l’Asie orientale (Université de Paris Cité)
- une partie des fonds de la bibliothèque de l’École française d’Extrême-Orient
- une partie des fonds de six bibliothèques de l'EHESS :
- Bibliothèque du Centre de recherches sur le Japon
- Bibliothèque du Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine
- Bibliothèque du Centre d’études sur l’Inde et l’Asie du Sud
- Bibliothèque du Centre de recherches sur la Corée
- Bibliothèque du Centre d´études africaines
- Bibliothèque du Centre d´étude des mondes russe, caucasien et centre-européen
- les fonds indianistes de la Bibliothèque centrale de la section histoire et philologie de l'EPHE
Documents
modifierUn fort accent a été mis sur les collections de libre accès, avec à terme 225 000 documents (livres et périodiques)[7], en français, en anglais et surtout dans les langues spécialités de la bibliothèque.
Le catalogue de la BULAC
modifierLe catalogue en ligne de la BULAC, réalisé avec Koha, recense tous les ouvrages de la bibliothèque, à l’exception d’une partie des ouvrages en caractères non latins acquis avant 2000. Les documents en langues à écriture non latine peuvent être décrits :
- en caractères originaux, en respectant la graphie de la langue et le sens de l’écriture.
- en translittération ou transcription des écritures non latines : chaque caractère arabe, chinois, grec, thaï,… est transcrit par un caractère latin, accentué si nécessaire (translittération), ou par sa transposition phonétique (transcription).
En 2019, le catalogue a été enrichi d’un outil de découverte[8] (EDS d’EBSCO) afin d’offrir un accès aux ressources en ligne (articles revues et ebooks, etc.) et aux collections patrimoniales numérisées grâce à un même champ de recherche.
La BiNA : Collections patrimoniales numérisées
modifierLa BiNA (Bibliothèque Numérique Aréale), réalisée avec Omeka S[9], donne accès à l’ensemble des documents libres de droits et numérisés par la BULAC : fonds patrimoniaux en provenance du monde entier choisis parmi les plus précieux de la bibliothèque : imprimés anciens, manuscrits, estampes, périodiques.... Tous les documents sont librement consultables ou téléchargeables depuis le site.
Les documents numérisés sont organisés en dix collections, en fonction de leur origine géographique et/ou de leur langue :
- Asie
- Domaine turcique
- Moyen-Orient, Maghreb, Asie centrale
- Domaine persan
- Domaine arabe
- Manuscrits naxi
- Domaine chinois
- Manuscrits turcs ottomans
- Manuscrits persans
- Manuscrits arabes
Le Carreau de la BULAC
modifierLa BULAC anime un carnet de recherche sur la plate-forme de blogs Hypothèses.org[10]. Ce carnet, Le Carreau de la BULAC, propose aux étudiants et chercheurs travaillant sur les langues et civilisations non occidentales, des informations et actualités sur les collections de la BULAC et sur les recherches aréales.
La Croisée de la BULAC
modifierLes équipes de la BULAC animent en outre La Croisée de la BULAC, un site de veille qui recense les dernières publications d’une sélection de carnets de recherche s’intéressant à l’Afrique, à l’Asie, à l’Europe médiane et orientale, au Moyen-Orient et aux Mondes musulmans, ainsi qu'aux cultures autochtones d'Amérique et d’Océanie.
Domaine ukrainien
modifierLe domaine ukrainien comprend environ 8 000 ouvrages issus des collections de la Bibliothèque interuniversitaire des langues orientales (BIULO), de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne et de la bibliothèque du Centre d’études slaves (CES). Le fonds ukrainien s'est constitué à l'origine en grande partie grâce à Élie Borschak, enseignant à l'École des langues orientales de 1938 à 1958. Il lègue à la bibliothèque 240 volumes. La Bibliothèque nationale d'Ukraine enrichit le fonds par des dons, du temps de l'Union soviétique[11].
Le fonds Borschak contient entre autres des archives relatives à la vie des Ukrainiens en France, des archives de la Société scientifique Chevtchenko, des périodiques et des correspondances, dont la correspondance de Dmytro Doroshenko (en), celle d'Olga Konovalets, épouse de Yevhen Konovalets, ou encore la correspondance entre Volodymyr Vynnytchenko et Dmytro Pisnyatchevsky (uk)[12].
Parmi les ouvrages rares présents dans les collections, on trouve un Paterikon des grottes de Kiev de 1678[11].
Le poète Taras Chevtchenko est particulièrement bien représenté dans les collections avec plusieurs centaines d'ouvrages de ou sur lui, dont plusieurs dizaines de Kobzar, recueil de Chevtchenko. À défaut de la première édition de 1840, très rare, la Bibliothèque possède la deuxième édition de 1844, la troisième de 1860, et la première édition complète de 1876. Un Kobzar de 1860 signé de Chevtchenko a été donné par Élie Borschak[13].
Les collections comprennent aussi des livres de la Renaissance fusillée, brûlés en Union soviétique, mais sauvés par la diaspora ukrainienne[14].
Source
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Le Pôle des langues et civilisations », Le site de la BULAC
- ↑ « La BULAC sur place et à distance », Le site de la BULAC
- ↑ « L'assemblée générale », Le site de la BULAC
- ↑ « Le conseil scientifique », Le site de la BULAC
- ↑ « Organigramme de la BULAC »
- ↑ « Collections : BULAC », sur bulac.fr
- ↑ « Sciences humaines et sociales - collections en ligne », Le site de la BULAC
- ↑ « Outil de découverte — Bibliopedia », sur bibliopedia.fr (consulté le )
- ↑ « Accueil · BiNA », sur bina.bulac.fr (consulté le )
- ↑ « fr.hypotheses – Le portail de la communauté francophone d'Hypothèses » (consulté le )
- 1 2 « Domaine ukrainien », sur BULAC.
- ↑ Yuliia Kotova, « Le fonds Borschak : archives de l’émigration ukrainienne en France et de la dissidence en exil conservées à la BULAC », sur Le Carreau de la BULAC, .
- ↑ Iryna Dmytrychyn, « Les trésors de la BULAC », SLOVO, nos 45-46, , p. 339-340 (lire en ligne).
- ↑ Aline Bieth, « Les livres de la diaspora ukrainienne en France : un héritage à explorer ? », sur France Culture, .
Voir aussi
modifierArticles liés
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Groupement d'intérêt scientifique (GIS) Études africaines en France
- Groupement d'intérêt scientifique (GIS) Études asiatiques
- Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Moyen-Orient et Mondes musulmans
- Groupement d'intérêt scientifique (GIS) Institut des Amériques
- IMAF - Institut des mondes africains
- EUR'ORBEM - Cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane
- CETOBAC - Centre d’Études Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques
