Blanche Hoschedé

peintre française
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Blanche Hoschedé ou Blanche Hoschedé-Monet, née à Paris le et morte à Nice le [1], est une artiste peintre et un modèle français.

Blanche Hoschedé
Blanche Hoschedé
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Giverny (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Période d'activité
Père
Mère
Fratrie
Marthe Hoschedé (d)
Suzanne Hoschedé
Jacques Hoschedé (d)
Germaine Hoschedé (d)
Jean-Pierre Hoschedé (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Jean Monet (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Genre artistique
Œuvres principales
Le Jardin de Claude Monet à Giverny (d), Pivoines (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Elle devient l'assistante et l'élève de Claude Monet, peignant dans un style impressionniste parfois difficile à distinguer de celui du maître. En 1897, elle épouse Jean, l'un des deux fils de Claude Monet et de Camille Doncieux.

Biographie

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Blanche Hoschédé à 14 ans, par Claude Monet
Blanche Hoschedé, La vieille cote à Canteleu, vers 1900, huile sur toile.

Eugénie Lucienne Blanche Hoschedé est la fille d'Ernest Hoschedé, collectionneur et mécène de Claude Monet, et d'Alice Raingo. Elle naît cour des Petites-Écuries, dans le 10e arrondissement de Paris, au sein d'une famille proche du courant impressionniste ; en effet, dès 1873, son père est le commanditaire de nombreux artistes, dont Claude Monet et Édouard Manet.

Blanche Hoschedé devient la belle-fille de Claude Monet, lorsque, le , sa mère épouse en secondes noces celui-ci, dont elle était déjà la maîtresse depuis de nombreuses années. Blanche Hoschedé est le modèle de Claude Monet pour plusieurs toiles, car celui-ci commence très tôt à la peindre, elle et sa sœur Suzanne.

Dotée elle-même d'un talent pour la peinture, elle commence à s'intéresser à cet art dès 1876 et fréquente l'atelier de son beau-père, dont elle porte souvent le chevalet. Elle en devient alors l'assistante et l'élève[2],

Elle épouse Jean Monet, le fils du peintre Claude Monet, en 1897. Ils vivent à Rouen et Beaumont-le-Roger jusqu'en 1913[2]. Après la mort de son mari en 1914, elle retourne habiter auprès de son beau-père, Claude Monet[2].

En 1921, elle rencontre Georges Clemenceau, chez qui elle va peindre avec Claude Monet pendant une semaine, à Saint-Vincent-sur-Jard, où elle retournera à plusieurs reprises, au cours des années 1920. Une photographie la représente entourée de Clemenceau et de Claude Monet, l'homme d'État appréciant ses qualités de cœur la surnomme « L'Ange bleu »[2].

Elle laisse de côté son art pour assister son beau-père, atteint d'une double cataracte, à réaliser un ensemble de panneaux décoratifs sur le thème des Nymphéas[3].

En 1926, elle part sur la Côte d'Azur et se remet à peindre pour elle. Elle reçoit beaucoup d'articles élogieux sur ses toiles dans les années qui suivront.

Elle décède à Nice en laissant derrière elle plus de 200 toiles. Son frère Jean Pierre déclara qu'elle était « non pas dans l'ombre de Monet, mais dans sa lumière »[3].

Son œuvre

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Les sujets qu'affectionne Blanche Hoschedé sont des scènes de la nature, prés au bord du fleuve, ou arbres[2]. Son style, impressionniste, est parfois difficile à distinguer de celui de Claude Monet, en particulier pendant toute l'époque où elle demeure à Giverny, de 1883 à 1897, puis de 1926 à 1947. Il y a pourtant une touche virevoltante et des choix de couleurs très vives qui caractérisent son style et la distingue de son beau-père[3].

Elle peint essentiellement pour son plaisir, mais organise cependant des expositions de ses œuvres en 1927, 1931, 1942 ou encore en 1947[2]. Elle présente très régulièrement ses œuvres à Rouen, à la Société des amis des arts en 1903, à la 37e exposition municipale des beaux-arts en 1906, à la Société des artistes rouennais en 1907, 1908, 1909, 1910, 1911, 1912, 1913, 1931, 1932, 1933 et 1934[réf. nécessaire].

Son style s'apparente étroitement à celui du Monet des années 1870[4]. À Giverny, également influencée par Monet, se trouve aussi l'Américaine Lilla Cabot-Perry, dont la relation avec Blanche Hoschedé contribuera à la notoriété de Monet aux États-Unis[4].

À partir de 1926, quand elle reprend la peinture pour elle, sa palette change, avec des agréments de jaunes et de blancs éclatants[3]

Son rôle touchant aux jardins de Monet

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Blanche Hoschede-Monet, Le jardin à Giverny, 1927

Outre son travail de peintre, disciple de Monet, dont elle est d'ailleurs la seule élève, Blanche Hoschedé joue par ailleurs un rôle essentiel dans la conservation des jardins de Giverny qui constituèrent une source essentielle de l'inspiration de son beau-père : en effet, elle met tous ses soins à leur préservation pendant la période qui va de 1927 à 1947, et en particulier lors de l'occupation de Giverny par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale[5].

Modèle dans l'œuvre de « Papa Monet »

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Blanche Hoschedé apparaît comme modèle dans différents tableaux de son beau-père « papa-Monet » en particulier peignant, lorsqu'elle accompagne ce dernier[6].

Expositions

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Hommages

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Depuis , le jardin Blanche-Hoschedé, dans le 10e arrondissement de Paris où elle est née, porte son nom.

Notes et références

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  1. ↑ Archives de Paris en ligne, acte de naissance n°4588 du 14/11/1865 avec mention marginale de décès, vue 23
  2. 1 2 3 4 5 6 « Blanche Hoschedé Monet (1865-1947) », sur art-giverny.com (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 Stéphanie Germain, Femmes de l'ouest, avant-gardistes, ouvrières, artistes, Rennes, Ouest France, (ISBN 9782737384424), p. 68 à 75
  4. 1 2 Dominique Lobstein 2007, p. 64
  5. ↑ (en) Elizabeth Murray, Heather O'Connor, Monet's passion: ideas, inspiration and insights from the painter's garden, Pomegranate, 1989.
  6. ↑ « Hoschedé-Monet Blanche - Ministère de la Culture », sur culture.gouv.fr (consulté le ).
  7. ↑ Notice de la toile sur le site du musée d'Orsay.

Annexes

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Bibliographie

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  • Blanche Hoschedé-Monet, Sophie Fourny-Dargère, Musée municipal Alphonse-Georges Poulain, Blanche Hoschedé-Monet, 1865-1947 : une artiste de Giverny, Musée municipal, (ISBN 978-2-907517-15-7, lire en ligne).
  • Jean Pierre Hoschedé, Blanche Hoschedé-Monet peintre impressionniste, Lecerf,
  • Dominique Lobstein, Les impressionnistes, Paris, Le Cavalier Bleu, , 127 p. (ISBN 978-2-84670-181-5, lire en ligne).
  • Philippe Piguet, Blanche Hoschedé-Monet, un destin impressionniste, Rouen, Éditions Point de vues, Musée de Louviers, 2010.
    Cet ouvrage contient l'esquisse du catalogue raisonné de l'œuvre de l'artiste.

Articles connexes

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