Bollinger Shipyards

Bollinger Shipyards est un constructeur naval américain de navires, de bateaux de travail et de patrouilleurs[2]. Ses treize chantiers navals et quarante cales sèches sont situés en Louisiane et au Texas. Ses cales sèches ont une capacité allant de navires de 100 tonnes de déplacement à 22 000 tonnes. L’entreprise a été fondée en 1946.

Bollinger Shipyards
Création 1946
Fondateurs Donald G. Bollinger
Personnages clés Benjamin G. Bordelon (Président et PDG)[1]
Forme juridique Limited liability company
Siège social Lockport (Louisiane)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité Construction navale, défense
Produits Patrouilleurs, cutters, bateaux de travail, barges, remorqueurs
Site web http://www.bollingershipyards.com
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La Garde côtière des États-Unis a fait appel aux chantiers navals Bollinger pour construire de nombreux patrouilleurs.

Cutters Marine Protector

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Un Marine Protector avec la poupe relevée, montrant sa rampe de lancement arrière.

Bollinger a obtenu le contrat pour construire environ cinquante cutters de classe Marine Protector[3]. Ces navires de 27 m étaient servis par un équipage de 10 personnes. Fait unique pour des navires de la Garde côtière de cette taille, ils étaient conçus pour être servis par des équipages mixtes. Ces navires à grande vitesse étaient faiblement armés de deux mitrailleuses Browning M2 de calibre .50. Ils étaient équipés à la poupe d’une rampe de mise à l’eau, capable de lancer et de récupérer une vedette de poursuite à grande vitesse alors que le cutter était encore en mouvement. Le lancement et la récupération du bateau de poursuite ne nécessitaient qu’un seul marin sur le pont.

Plus de 70 navires furent construits. Quatre ont été construits pour d’autres nations. Quatre ont été construits pour la marine des États-Unis, bien que ces navires soient équipés et exploités par la Garde côtière.

Cutters de classe Island

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Bollinger a construit à l’origine 49 cutters de classe Island de 34 m, ainsi nommés car chaque cutter portait le nom d’une île. Ces navires étaient servis par un équipage de 18 personnes, et leur armement principal était un canon automatique de 25 mm. Bollinger obtint un contrat pour modifier huit des cutters de classe Island, ajoutant treize pieds à leur poupe, afin qu’ils puissent lancer et récupérer une embarcation de poursuite depuis une rampe de mise à l’eau arrière[4],[5]. La rénovation comprenait le remplacement du pont d’origine et le réaménagement des logements de l’équipage afin qu’ils puissent accueillir un équipage mixte de 18 personnes[6].

La conversion ajouta 15 tonnes à chaque navire. Les huit coques des cutters de classe Island de 37 m réaménagés se fissuraient lorsqu’ils étaient poussés à grande vitesse sous une mer agitée, et se révélèrent si inaptes à naviguer qu’ils furent tous retirées du service, forçant à l’abandon du programme de conversion. En conséquence, en août 2011, le gouvernement américain a poursuivi Bollinger pour ces modifications ratées, alléguant que la société avait fait de fausses déclarations sur la résistance de la coque de ces patrouilleurs rallongés[6],[7].

Cutters de classe Sentinel

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Le premier patrouilleur de réponse rapide de classe Sentinel (FRC), l’USCGC Bernard C. Webber

En septembre 2008, Bollinger a reçu un contrat de 88 millions de dollars US pour construire le prototype des cutters à réponse rapide de classe Sentinel[8]. En 2008, Bollinger a obtenu un contrat pour construire le premier groupe de 24 à 34 cutters[9]. En mai 2016, la Garde côtière américaine a signé un nouveau contrat avec Bollinger pour construire 26 navires supplémentaires, portant le total à 58 navires commandés, pour un coût de près de 3,8 milliards de dollars[10]. Un communiqué de presse a indiqué que les nouveaux navires remplaceront ceux construits par Bollinger plus de 30 ans auparavant[11].

Les navires de 47 m et 240 tonnes, servis par un équipage mixte de 22 personnes, sont armés d’un canon automatique Mk 38 Mod 2 de 25 mm télécommandé et de quatre mitrailleuses Browning M2 de calibre .50. Ces navires peuvent lancer et récupérer un bateau de poursuite à grande vitesse, sans s’arrêter. Ils étaient conçus pour des missions de cinq jours. Les trois premiers navires ont été lancés en 2011[11]. À la mi-2017, 23 étaient en service, avec la livraison d’un navire tous les 73 jours en moyenne[12].

Brise-glaces de classe de sécurité polaire

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Bollinger fut l’un des cinq entrepreneurs qui ont soumissionné pour construire de nouveaux brise-glaces polaires lourds pour la Garde côtière des États-Unis[13],[14],[15],[16],[17]. Les cinq soumissionnaires se sont chacun vu attribuer un contrat de 20 millions de dollars pour des travaux de développement. Bollinger a annoncé que, s’il avait été l’enchérisseur gagnant, il aurait construit les brise-glaces dans son chantier naval de Tampa, en Floride, qu’il prévoyait employer 1 000 ouvriers pendant dix ans. Le contrat de construction des navires a été attribué à VT Halter Marine. Le chantier naval Bollinger a racheté VT Halter, incluant le contrat des PSC pour l’USCG.

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Patrouilleurs de classe Cyclone

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L'USS Chinook : comme les navires de la Garde côtière, les navires de classe Cyclone déploient et récupèrent leur embarcation de poursuite via une rampe de lancement à la poupe

Bollinger a construit 14 patrouilleurs de classe Cyclone pour la marine américaine entre 1993 et 2000. Les navires mesurent 55 m de long et embarquent un équipage de 28 personnes (4 officiers, 24 marins). Leur mission est la patrouille côtière, la surveillance et l’interdiction. Ces navires peuvent fournir un soutien complet aux Navy SEALs et autres forces spéciales. En 2010, quatre de ces navires ont été désarmés par la Marine. Trois avaient été prêtés à la Garde côtière pour remplir les heures de patrouille mais ont été retournés à la Marine américaine en octobre 2011[18]. Un navire, l'USS Cyclone (PC-1), fut transféré à la marine philippine car en excédent[19].

En 2015, dix des treize patrouilleurs de classe Cyclone de la marine américaine ont été déployés dans le golfe Persique en cas de conflit potentiel avec l’Iran[20]. Les trois autres navires de la classe doivent être transférés à la base navale de Mayport en Floride pour travailler principalement dans la lutte contre le trafic de drogue avec le United States Naval Forces Southern Command (USNAVSO) / Quatrième flotte des États-Unis[21].

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Représentation artistique du nouveau navire de recherche et sauvetage de classe Navajo.

En avril 2021, Bollinger a racheté auprès de Gulf Island Fabrication le contrat pour construire sept navires de recherche et sauvetage de classe Navajo de la marine américaine. L’accord comprenait le chantier naval de Houma (Louisiane), où les navires étaient construits. Les trois premiers navires étaient encore en construction au moment de la vente[22].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bollinger Shipyards » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « Executive Team - Bollinger Shipyards » [archive du ], sur Bollinger Shipyards (consulté le ).
  2. (en) « Bollinger: Company Profile » [archive du ], sur Bollinger Shipyards (consulté le ).
  3. « Aircraft, Boats, and Cutters: Cutters: 87-foot Coastal Patrol Boat (WPB) - Marine Protector Class », sur United States Coast Guard, (consulté le ).
  4. Nathaniel R. Helms, « Coast Guard Scramble Over Deepwater Snag », sur Military.com (consulté le ).
  5. (en) « Coast Guard ends cutter conversion program » [archive du ], sur marinelog.com, (consulté le ).
  6. 1 2 Laster, Jill, « Shipbuilder sued over failed extension of 110s », sur Military Times, (consulté le ).
  7. (en) Emily Atkin, « Shipyard Ducks $78M FCA Suit Over Flawed Coast Guard Hulls », sur Law360, (consulté le ).
  8. (en) « Acquisition Directorate: Newsroom » [archive du ], sur United States Coast Guard (consulté le ).
  9. « SENTINEL Class Patrol Boat: Media Round Table » [archive du ], sur United States Coast Guard, (consulté le ).
  10. « U.S. Coast Guard has signed a new contract with Bollinger Shipyards » (consulté le ).
  11. 1 2 (en) Chris Vaughn, « New CG Cutter Named for Local Hero » [archive du ], sur Fort Worth Star-Telegram, (consulté le ).
  12. « Lockport, Louisiana is 'Cutter Country' », sur Marine Link, (consulté le ).
  13. (en) Connie Lee, « Five Shipbuilders Expected Vie for Coast Guard Icebreaker Contract (UPDATED) », sur National Defense, (consulté le ).
  14. (en) Keith McGill, « Bollinger vies to build icebreakers », sur Houma Today, (consulté le ).
  15. (en) « Bollinger: New Icebreakers Could be Built in Florida », sur Marine Link, (consulté le ).
  16. (en) Chuck Hill, « Bollinger Wants to Build CG Icebreakers in Tampa » [archive du ], sur Chuck Hill's CG blog, (consulté le ).
  17. (en) « Bollinger Commits Coast Guard Icebreaker Program to Florida » [archive du ], sur Bollinger shipyards, (consulté le ).
  18. « CG-returns-3-coastal-patrol-boats-Navy », sur navytimes.com, (consulté le ).
  19. (en) United States Navy, « Patrol Coastal » [archive du ], sur Naval Vessel Register (consulté le ).
  20. (en) David Axe, « Congress Hates On the Navy’s Tiniest Warships », sur War is Boring, (consulté le ).
  21. Christopher P. Cavas, « PCs on the move – to Central Command », sur Defense News (consulté le ).
  22. « Gulf Island Announces Sale of Shipyard Division Assets and Long-Term Contracts », sur ir.gulfisland.com, (consulté le ).

Liens externes

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