Les bonyads (en بنیاد, au singulier : bonyad, signifiant « fondation ») sont des fondations iraniennes qui exercent des activités sociales, caritatives, religieuses et économiques. Après la révolution iranienne de 1979, plusieurs de ces institutions ont reçu des biens nationalisés ou confisqués, ainsi que des actifs provenant de fondations préexistantes. Elles sont devenues des acteurs importants de l'économie iranienne[1],[2].

Bonyads
Situation
Domaine Action sociale, œuvres caritatives et activités économiques

Histoire et rôle économique

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Au lendemain de la révolution de 1979, les bonyads ont notamment été chargés de gérer des biens transférés à des institutions publiques ou parapubliques. Plusieurs d'entre eux ont pour mission de soutenir les populations défavorisées, les anciens combattants et les familles des personnes considérées comme des martyrs par les autorités iraniennes.

Leurs activités ne se limitent cependant pas à l'aide sociale. Certaines fondations possèdent ou contrôlent des entreprises et des participations dans différents secteurs, notamment l'industrie, l'agriculture, la construction, le commerce, les services et l'investissement. Les chercheurs les décrivent comme des institutions situées à l'interface entre l'économie, les organismes religieux et les structures de pouvoir de la République islamique[3].

Leur organisation, leurs obligations fiscales et leurs modalités de contrôle varient selon les périodes et les institutions. Des rapports économiques ont notamment relevé des exemptions fiscales et des difficultés de transparence concernant certaines de ces organisations[4].

Principales fondations

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Parmi les fondations iraniennes les plus connues figurent :

Astan-e Qods Razavi et Fondation Razavi

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L'Astan-e Qods Razavi (en آستان قدس رضوی) est une institution religieuse chargée de l'administration du sanctuaire de l'imam Reza à Machhad. Elle possède également un patrimoine immobilier et des intérêts économiques dans plusieurs secteurs.

La Fondation Razavi (en بنیاد رضوی) constitue l'un des éléments de son organisation économique. Connue auparavant sous le nom de Fondation pour la productivité des biens de dotation (Endowment Productivity Foundation), elle intervient dans la gestion d'actifs, les investissements et les activités d'entreprises liées à cet ensemble institutionnel.

Seyyed Mahdi Sadidi (en سید مهدی سدیدی) est présenté par son site officiel comme économiste et dirigeant d'entreprise iranien. Il occupe la fonction de président de la Fondation Razavi depuis novembre 2022, selon les informations biographiques publiées sur son site officiel[5],[6].

Références

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  1. ↑ (en) Manochehr Dorraj, « The Economic and Political Role of Bonyads (Parastatal Foundations) in the Islamic Republic », sur Oxford Academic,
  2. ↑ (en) « Fiscal System: Islamic Republic », sur Encyclopædia Iranica
  3. ↑ (en) Ali A. Saeidi, « The Accountability of Para-governmental Organizations (bonyads): The Case of Iranian Foundations », sur Cambridge University Press,
  4. ↑ (en) « Islamic Republic of Iran: Report on the Observance of Standards and Codes — Fiscal Transparency Module », sur Fonds monétaire international,
  5. ↑ (fa) « سید مهدی سدیدی », sur Site officiel de Seyyed Mahdi Sadidi
  6. ↑ (en) « About Seyyed Mahdi Sadidi », sur Site officiel de Seyyed Mahdi Sadidi

Voir aussi

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