Brahim Bahrir

islamiste français

Brahim Bahrir (en arabe : إبراهيم بحرير), né le à Mantes-la-Jolie et mort le à Paris en France[1], est un criminel et terroriste djihadiste français.

Brahim Bahrir
إبراهيم بحرير
Terroriste islamiste
Information
Naissance
Mantes-la-Jolie (France)
Décès (à 48 ans)
15e arrondissement de Paris
Cause du décès Blessure par balle
Nationalité Français
Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
Idéologie Salafisme djihadiste
Sexe Masculin
Condamnation 25 juin 2013
Sentence 17 ans pour terrorisme en Belgique
Actions criminelles Attaque au couteau
Attentats Attaque du à Bruxelles
Attaque du à Paris
Victimes 2 blessés
Arrestation 8 juin 2012
13 février 2026

Il se radicalise en Belgique à Molenbeek-Saint-Jean et rejoint une cellule terroriste djihadiste également en Belgique. Proche de l'organisation Sharia4Belgium, il passe à l'acte le à Bruxelles en commettant une tentative d'assassinat sur deux policiers, les blessant gravement. Condamné à dix-sept ans de prison en Belgique, il est libéré en .

Le , quelques semaines après sa libération, il retourne en France et commet une autre tentative d'assassinat sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, tentant de poignarder des gendarmes. Il est rapidement maîtrisé par les forces de l'ordre. Il meurt quelques heures plus tard à l'hôpital.

Biographie

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Brahim Bahrir naît en 1978 à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines[2].

Activités en Belgique et tentative d'assassinats en 2012 à Bruxelles

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Dans les débuts des années 2000, il se rend régulièrement en Belgique et se rapproche de l'organisation Sharia4Belgium[3]. En 2006, il échange régulièrement avec la terroriste belge Malika El Aroud et Mohammed Merah[4]. Un an plus tard, il a pour objectif de faire le djihad en Somalie[5].

Le , une femme portant le niqab est arrêtée à Jette et emmenée au commissariat après le refus de retirer son niqab[5]. Cet évènement provoque de longues émeutes de plusieurs jours à Molenbeek-Saint-Jean, à l'encontre de la police et de cette loi anti-niqab[5]. Cette émeute est provoquée par le fondateur de l'organisation, Fouad Belkacem, condamné plus tard par le tribunal correctionnel d'Anvers, l'inculpant pour incitation à la haine, à la violence et à la discrimination. Brahim Bahrir suit cet événement de loin et a pour but de rejoindre la Belgique pour « venger ses frères belges », témoigne-t-il à la police belge[5].

Le , Brahim Bahir prend un train Thalys, se rend à la station de métro Beekkant en région bruxelloise avec un couteau et poignarde deux policiers pour se venger de l'interdiction du port de la burqa en Belgique[3],[6]. Il déclare après son arrestation : « Je suis ici pour mener une guerre sainte. Je suis un moudjahid, un combattant. (…) Les infidèles doivent quitter l'Afghanistan. Et l’attitude de votre gouvernement envers le niqab et les musulmans doit être fermement condamnée »[5].

L’un des policiers agressés, Kevin, âgé de 24 ans à l’époque, avait été touché au cou. Sa collègue Yasmina, âgée de 23 ans, a été touchée à l’estomac et au cou[5]. Selon la presse belge, le couteau mesurait jusqu'à 23 centimètres de longueur[5].

Procès belge et libération

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Arrêté le après l'incident, Brahim Bahir est directement placé en cellule et condamné le [4] à dix-sept ans de prison en Belgique pour terrorisme[3],[7],[8]. Le , il est transféré en France[3]. Il sort de détention le et fait, ensuite, l'objet d'un suivi dans le cadre d'une surveillance judiciaire, prononcé par le tribunal d'application des peines le [3]. Il fait aussi l'objet d'une « mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance » (Micas) l'obligeant à pointer tous les jours au commissariat[3].

Sorti de prison le [9],[10], il trouve domicile à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en région parisienne[10]. Alors qu'il est de retour sur le sol français, il est signalé comme radicalisé et potentiellement dangereux, il était surveillé par les services français de la DGSI pour un risque de passage à l’acte[10].

Tentative d'assassinats à Paris

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Le vendredi , vers 18 h 7, alors que les forces de l'ordre effectuent un service d'honneur pour la cérémonie du ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu, il commet une tentative d'assassinat sous l'Arc de triomphe à Paris en agressant des gendarmes au couteau. Parvenant à blesser un gendarme au couteau, il est rapidement neutralisé par des tirs de gendarme vers 18 h 30 [11].

Plus tard, les médias français révèlent que le fugitif aurait préalablement téléphoné au commissariat d’Aulnay-sous-Bois pour annoncer son intention de commettre un attentat à Paris en ciblant des militaires, ce qui a permis aux enquêteurs du GLAT de le localiser dans le secteur de la place de l’Étoile.

Un jour après l'incident, le , une lettre d’allégeance à l’organisation terroriste État islamique est retrouvée en possession de l'assaillant[12].

Mort à Paris

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Transporté à l'hôpital, il y meurt quelques heures plus tard à la suite de ses blessures, à l'âge de 48 ans[5],[11],[13],[14].

Réactions nationales

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  • Drapeau de la France France : Le président français, Emmanuel Macron, a félicité « les gendarmes qui ont réagi tout de suite » et ainsi pu « stopper cette attaque terroriste », en marge de la conférence de Munich sur la sécurité[10].
  • Drapeau de la France France : Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez , a adressé « tout soutien » au gendarme « qui est intervenu » et « a agi avec sang-froid et détermination face à la menace terroriste qui a voulu nous frapper »[10].

Vie privée

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Divorcé et sans emploi, il est le père de quatre enfants[5].

Notes et références

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  1. « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  2. AFP -, « L'assaillant de l'Arc de Triomphe avait été condamné en Belgique pour terrorisme en 2013 », sur La Libre.be, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 6 « Qui est Brahim Bahrir, l'assaillant de l'Arc de triomphe, déjà jugé en Belgique pour terrorisme ? », sur Franceinfo, (consulté le )
  4. 1 2 « Attaque d’un gendarme à Paris : l’assaillant Brahim Bahrir avait été condamné en Belgique pour terrorisme en 2013 », sur sudinfo.be, (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (nl-BE) « Man die in 2012 twee agenten in België neerstak, doodgeschoten nadat hij politie aanvalt bij Arc de Triomphe in Parijs » Accès libre, sur Het Nieuwsblad,
  6. « Attaque d’un gendarme à Paris : l’agresseur, Brahim Bahrir, est mort des suites de ses blessures, il avait attaqué des policiers à Molenbeek en 2012 ! », sur sudinfo.be, (consulté le )
  7. « Condamné à 17 ans de prison en Belgique pour avoir poignardé des policiers, il attaque au couteau des gendarmes à Paris juste après sa sortie de détention », sur RTL Info, (consulté le )
  8. « L'assaillant de l'Arc de Triomphe avait été condamné en Belgique pour terrorisme en 2013 - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  9. « Paris. Condamné pour terrorisme, libéré en décembre... Ce que l'on sait de l'assaillant de l'Arc de Triomphe », sur www.ledauphine.com, (consulté le )
  10. 1 2 3 4 5 « Attaque au couteau sous l'Arc de Triomphe à Paris: le parquet antiterroriste saisi, l'assaillant décédé » Accès libre, sur TV5 Monde,
  11. 1 2 « Attaque au couteau sur les Champs-Elysées : le suspect neutralisé est bien connu en Belgique, il avait déjà agressé des policiers », sur RTL Info, (consulté le ).
  12. abrelet, « Gendarme attaqué à Paris, une lettre d’allégeance à Daech retrouvée », sur Valeurs actuelles, (consulté le )
  13. « L'homme qui a attaqué des gendarmes près de l'Arc de triomphe est mort, annonce le Parquet antiterroriste », sur Franceinfo, (consulté le )
  14. « Paris : l’homme qui avait menacé des gendarmes sous l’Arc de triomphe est mort des suites de ses blessures », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )