Bureaux de poste français en Chine

Les bureaux de poste français en Chine font partie des services postaux qui ont été opérés en Chine par des puissances étrangères à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Deux catégories de bureaux français furent ouverts dans les principales villes de cet immense territoire :

  • Les bureaux français en Chine, dépendant de la métropole : Shanghai (1862), Tien-Tsin (1889), Han-Keou et Tche-Fou (1898), Pékin (1900), Amoy, Arsenal Pagoda, Fou-Tcheou et Ningpo (1902). Ces bureaux utilisèrent des timbres de France surchargés ou libellé « CHINE ».
  • Les bureaux indochinois en Chine dépendant du gouvernement général de l'Indochine et dont l'apparition coïncide avec la grande époque des expéditions françaises en Extrême-Orient. Ils furent au nombre de six : Mongtseu, Yunnan Fou et Hoi-Hao (1900), Canton (1901), Packoï et Tchong-k'ing (1902). Ils utilisèrent des timbres d'Indochine surchargés de leur nom à l'exception des deux séries générales surchargées « CHINE ».

Tous ces bureaux français furent fermés le après qu'un traité international eut mis fin aux privilèges postaux des puissances étrangères.

Le territoire de Kouang-Tchéou Wan cédé à bail à la France en 1902 possédait un statut différent des autres bureaux. il fut administré par la France jusqu'en 1945, date à laquelle il fut rétrocédé à la Chine.

Le contexte

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Les bureaux français en Chine ont été instaurés dans le cadre des traités dits « inégaux » qui ont permis à diverses puissances coloniales (Royaume-Uni, puis France, Pays-Bas, Allemagne, Russie, États-Unis) de développer une activité commerciale. Ceci a naturellement entrainé l'ouverture de relations postales.

En matière philatélique et postale on peut rencontrer quatre situations différentes :

  • Utilisation de timbres français avec marques postales locales ;
  • Utilisation de séries générales, avec la mention « CHINE » émises spécialement pour la Chine par l'administration française,
  • Utilisation de séries générales en dépendance de l'administration indochinoise,
  • Utilisation d'émissions purement locales.

Émissions françaises

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Type Mouchon émission de 1907.

La première émission des bureaux français en Chine date de 1894[1]. Il s'agissait d'une simple surcharge « Chine » apposée sur des timbres au Type Sage. Attention cette surcharge étant relativement simple à imiter les faux sont nombreux.

En 1902, un ensemble de 11 timbres aux types Blanc, Mouchon et Merson ont été libellés « CHINE » avec des valeurs en francs et centimes.

En 1907, cette série a été surchargée par des surcharges en chinois. De nouvelles surcharges (nouvelles valeurs) sont apparues en 1911 et 1915.

Émissions indochinoises

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Les bureaux

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Hoi Hao

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Kouang-Tchéou

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Bureau de poste français à Kouang-Tchéou-Wan vers 1920

Mong-Tzeu

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Yunnan Fou

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Shanghai

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La France ouvre un premier bureau à Shanghai en 1862[1].

Au début, les affranchissements sont réalisés avec des timbres français. Les lettres sont oblitérées par un cachet d'oblitération par losange gros chiffres avec pour numéro 5104[2].

Par la suite, à partir de 1876, les cachets à date (avec la mention SHANGHAI) remplacent les oblitérations losanges (sur des timbres français au type Sage).

Enfin, à partir de 1894, les timbres des émissions françaises pour la Chine sont utilisés.

Notes et références

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  1. 1 2 Dallay Catalogue de cotations des Timbres des bureaux français, anciennes colonies, et zones d'occupation en Europe et Asie 2006-2007
  2. Vincent Pothion, Nomenclature des Bureaux de Postes français 1852 - 1876, Petits et gros chiffres cotés - La Poste aux Lettres, Paris, 1998.
  • Dr Jérôme Chane-Tune, Bureaux français et indochinois en Chine. Essai de nomenclature des timbres à date des bureaux de poste (1863-1922), Éditions Colfra, Paris, 2005.

Voir aussi

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