Buré
Buré est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 98 habitants[Note 1].
| Buré | |
Mairie. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Alençon |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de la Haute Sarthe |
| Maire Mandat |
Monique Flerchinger 2020-2026 |
| Code postal | 61170 |
| Code commune | 61066 |
| Démographie | |
| Gentilé | Buréains |
| Population municipale |
98 hab. (2023 |
| Densité | 17 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 31′ 03″ nord, 0° 24′ 20″ est |
| Altitude | Min. 148 m Max. 211 m |
| Superficie | 5,65 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Écouves |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierLa commune est aux confins du Perche et de la campagne d'Alençon. Son bourg est à 4,5 km à l'est du Mêle-sur-Sarthe et à 12 km à l'ouest de Mortagne-au-Perche[1].
Le point culminant (211 m) se situe sur les buttes de Buré, au sud-ouest. Le point le plus bas (148 m) correspond à la sortie de la Sarthe du territoire, au nord-ouest.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Sarthe, un bras de la Sarthe et l'Erine[4],[5],[Carte 1].
La Sarthe, d'une longueur de 314 km, prend sa source dans la commune de Soligny-la-Trappe, au hameau de Somsarthe, c'est-à-dire "sommet de la Sarthe", à une altitude de 250 mètres. Sur une grande partie de son cours, elle marque alors la limite entre les départements de l'Orne et de la Sarthe et conflue avec la Mayenne à Angers à une altitude de 15 mètres, pour former la Maine[6].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 743 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-le-Châtel à 11 km à vol d'oiseau[13], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 732,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,1 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (72,6 %), zones agricoles hétérogènes (21,4 %), forêts (4,8 %), terres arables (1,2 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierHistoire
modifierPolitique et administration
modifierLe conseil municipal est composé de onze membres[26].
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[28].
En 2023, la commune comptait 98 habitants[Note 4], en évolution de −11,71 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).Buré a compté jusqu'à 355 habitants en 1806.
Économie
modifierLieux et monuments
modifier
- Église Notre-Dame abritant un retable, avec Vierge à l'Enfant et tableau (L'Annonciation), des XVIe et XVIIe classé au titre objet aux monuments historiques[31].
- Moulin de Buré, classé au titre des monuments historiques.
- Mottes de Buré, au nombre de quatre[23]. Le site situé à 500 m au nord-ouest, est composé de deux mottes principales et de deux mottes basses, entourées chacune de leurs fossés, sont retranchées derrière un grand escarpement commun. Le château, cité vers 1190, se dressait à la frontière du Perche et de la Normandie, fixé à 1 km par le cours de la Sarthe[32].
- Motte de Montisambert à 500 m du pont sur l'Érine et dominant la route de 25 m environ. Le tertre en forme de cône régulier, situé à l'extrémité d'une basse-cour en plan incliné de 30 × 60 m, est haut de 10 m[33].
- Puissant fossé rectiligne à 250 mètres de la motte de Montisambert. Il s'agit probablement des restes d'un habitat disparu en lien avec la motte[23].
Activité et manifestations
modifierPersonnalités liées à la commune
modifier- Henri Fantin-Latour (1836 - Buré, 1904), peintre et lithographe.
- Victoria Dubourg (1840 - Buré, 1926), peintre, épouse du précédent.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Ressource relative à la musique :
- Résumé statistique de Buré sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Buré » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du 1er mars 2015)
- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « l'Erine ».
- ↑ « Fiche communale de Buré », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Sarthe ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Buré et Saint-Hilaire-le-Châtel », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St-hilaire », sur la commune de Saint-Hilaire-le-Châtel - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St-hilaire », sur la commune de Saint-Hilaire-le-Châtel - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Buré ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), BNF 36174448), p. 81.
- 1 2 3 Guy Le Hallé (préf. Hervé Morin, photogr. Yves Buffetaut), Châteaux forts de Basse-Normandie, t. II, Louviers, Ysec Éditions, , 160 p. (ISBN 978-284673-215-4), p. 119.
- ↑ « Monique Flerchinger, succède à Gilbert Mesnil », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ Réélection 2020 : Répertoire national des élus : les maires (data.gouv.fr, téléchargement du 18 juillet 2020) )),
- ↑ « Résultats des élections municipales et communautaires 2020 », sur interieur.gouv.fr, ministère de l'Intérieur (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Retable du maître-autel, tableau : L'Annonciation, statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM61000240, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28e éd. (1re éd. 1979), 1304 p. (ISBN 2-86535-070-3, OCLC 1078727877), p. 213 (cf. Buré).
- ↑ Salch 1987, p. 213 (cf. Buré, Montisambert).
