Camiac-et-Saint-Denis
Camiac-et-Saint-Denis est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.
| Camiac-et-Saint-Denis | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Gironde | ||||
| Arrondissement | Libourne | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Créonnais | ||||
| Maire Mandat |
Eric Charrier 2026-2032 |
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| Code postal | 33420 | ||||
| Code commune | 33086 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Camiacais | ||||
| Population municipale |
344 hab. (2023 |
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| Densité | 52 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 47′ 45″ nord, 0° 16′ 25″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 28 m Max. 114 m |
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| Superficie | 6,6 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Bordeaux (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton des Coteaux de Dordogne | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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Géographie
modifierLocalisation
modifierCommune de l'aire d'attraction de Bordeaux, Camiac-et-Saint-Denis est située au cœur de la région naturelle de l'Entre-deux-Mers.
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Baron, Cursan, Espiet, Saint-Quentin-de-Baron et La Sauve.
Hydrographie
modifierRattachée à la circonscription du bassin versant Adour-Garonne[1], Camiac-et-Saint-Denis se situe plus précisément sur le territoire en aval de la Cère du bassin versant de la Dordogne[2]. Le ruisseau de Camiac, petit ruisseau de 4 km, prend sa source au sud-est de la commune, sur le territoire de La Sauve et coule entre Camiac-et-Saint-Denis et Espiet avant de rejoindre le ruisseau de Peyrat, au nord-est, sur le territoire de la commune de Saint-Quentin-de-Baron. Le ruisseau de Peyrat rejoint à son tour le Canaudonne qui prend le nom de Rouille avant de se jeter dans la Dordogne à hauteur de Moulon[3].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[7]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 856 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Émilion à 15 km à vol d'oiseau[10], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 798,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Camiac-et-Saint-Denis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[15],[16].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (79,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (63,5 %), forêts (17,6 %), zones agricoles hétérogènes (9,3 %), terres arables (7,5 %), prairies (2,1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Toponymie
modifierHistoire
modifierPréhistoire
modifierSite préhistorique sur Camiac, daté du Moustérien final (Pleistocène récent) (entre 60 000 et 40 000 cal. AP), particulièrement riche en fossiles de rhinocéros laineux (Coelodonta antiquitatis)[19] avec 198 pièces[20] soit 20% des vestiges accumulés par les hyènes des cavernes (Crocuta crocuta spelaea)[19]. Les vestiges osseux de Camiac ont été étudiés par Jean-Luc Guadelli (1987[21], 1989[22]) ; le site lui-même a été l'objet de puvlications par Michel Lenoir (1980[23], 1990[24]) et Guadelli (1988[25]).
Politique et administration
modifierLa commune de Camiac-et-Saint-Denis fait partie de l'arrondissement de Libourne. À la suite du découpage territorial de 2014 entré en vigueur à l'occasion des élections départementales de 2015, la commune est transférée du canton de Branne supprimé au nouveau canton des Coteaux de Dordogne[26],[27]. Camiac-et-Saint-Denis fait également partie de la communauté d'agglomération du Libournais, communauté membre du pays du Libournais.
Le , Camiac-et-Saint-Denis quitte la CALI et rejoint la communauté de communes du Créonnais[28].
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[31].
En 2023, la commune comptait 344 habitants[Note 3], en évolution de −4,97 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierLa commune est située dans l'aire géographique de production de l'entre-deux-mers[34], appellation d'origine contrôlée des vins blancs secs issus du vignoble du même nom. Toute la région produit en outre des rouges, des clairets, des rosés, des blancs secs, doux ou effervescents sous les dénominations bordeaux et bordeaux-supérieur[35].
Culture locale et patrimoine
modifierHéraldique
modifierVoir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Notice de la commune sur le site de la communauté de communes du Brannais
- Résultats du recensement de la population de Camiac-et-Saint-Denis sur le site de l'INSEE, consulté le .
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Camiac-et-Saint-Denis », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales.
- « Camiac-et-Saint-Denis sur le site de l'Institut géographique national », sur ign.fr via Wikiwix (consulté le )
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Camiac-et-Saint-Denis sur le site du système d'information sur l'eau du bassin Adour-Garonne (lire en ligne)
- ↑ Le bassin versant de la Dordogne sur le site de l'agence de l'eau Adour-Garonne (lire en ligne)
- ↑ Le ruisseau de Camiac sur le site du SANDRE (lire en ligne)
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Camiac-et-Saint-Denis et Saint-Émilion », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Émilion », sur la commune de Saint-Émilion - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Émilion », sur la commune de Saint-Émilion - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Camiac-et-Saint-Denis ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bordeaux », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ D'après le message de bienvenue du maire sur le site officiel de la mairie, consulté le 19 janvier 2012.
- 1 2 [Discamps 2011] Emmanuel Discamps, « La place du Rhinocéros dans le régime alimentaire des hyènes à Camiac (Gironde, France) et ses implications pour la compétition avec les derniers néandertaliens », dans Jean-Philippe Brugal, Armelle Gardeisen et Arnaud Zucker, Prédateurs dans tous leurs états. Évolution, Biodiversité, Interactions, Mythes, Symboles (annales des 31e rencontres internationales d'archéologie et d'histoire d'Antibes), Antibes, Éditions APDCA, (lire en ligne [PDF] sur rhinoresourcecenter.com), p. 35-50, p. 35.
- ↑ Discamps 2011, p. 37.
- ↑ [Guadelli 1987] Jean-Luc Guadelli, Contribution à l'étude des zoocénoses préhistoriques en Aquitaine (Würm ancien et interstade würmien) (thèse de doctorat, 3 tomes), université Bordeaux 1, , 568 p., sur (présentation en ligne). Cité dans Discamps 2011, p. 37.
- ↑ [Guadelli 1989] Jean-Luc Guadelli, « Étude taphonomique du repaire d’hyènes de Camiac (Gironde, France). Éléments de comparaison entre un site naturel et un gisement préhistorique », Quaternaire, vol. 26, no 2, , p. 91-100 (lire en ligne [sur persee]). Cité dans Discamps 2011, p. 37.
- ↑ [Lenoir 1980] Michel Lenoir, « Fouilles de sauvetage dans un gisement du Pléistocène récent en Gironde : le gisement de la cimenterie d'Espiet à Camiac et Saint-Denis (Gironde) », Revue Histoire et Archéologie du Libournais, t. 47, no 176, , p. 41-51. Cité dans Discamps 2011, p. 37.
- ↑ [Lenoir 1990] Michel Lenoir, « Le passage du Paléolithique moyen au Paléolithique supérieur dans les basses vallées de la Dordogne et de la Garonne », dans Catherine Farizy (éd.), Paléolithique moyen et Paléolithique supérieur ancien en Europe, APRAIF, , p. 215-221. Cité dans Discamps 2011, p. 37.
- ↑ [Guadelli et al. 1988] Jean-Luc Guadelli, M Lenoir, L Marambat et M-M. Paquereau, « Un gisement de l'interstade würmien en Gironde : le gisement de Camiac à Camiac-et-Saint-Denis », dans L. Binford et J.-P. Rigaud, L'homme de Néandertal, vol. 4 : La Technique, Liège, E.R.A.U.L., , p. 59-69. Cité dans Discamps 2011, p. 37.
- ↑ Décret no 2014-192 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Gironde sur le site de Légifrance
- ↑ Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 sur le site du Conseil départemental de la Gironde
- ↑ https://www.gironde.gouv.fr/content/download/37509/260966/file/RAA%2033%20SPECIAL%20N%C2%B0%202017-153.pdf
- ↑ Commune de Camiac-et-Saint-Denis sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 19 janvier 2012.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Cahier des charges de l'appellation entre-deux-mers
- ↑ Guide des régions et des appellations : Bordeaux — Entre-deux-Mers

