Camille de Farcy
Camille de Farcy, comte de Pontfarcy (° [1], alias - † ), est un officier français, général des insurgés royalistes.
| Maire d'Arquenay | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 56 ans) |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Famille |
| Propriétaire de | |
|---|---|
| Parti politique | |
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Distinction |
Biographie
modifierOrigine
modifierPremier empire
modifierAprès le retour de sa famille en France, il entre au 3e régiment de gardes d'honneur[3] le , il est brigadier le , puis maréchal des logis le . Il participe à la Campagne d'Allemagne (1813), et à la Campagne de France (1814)[3].
Engagement maçonnique
modifierCamille de Farcy est figure sur les tableaux de la Loge maçonnique « La Constance » de l'Orient de Laval à partir de 1813[4]. Cette loge va disparaître sous la Seconde restauration vers 1819. Camille de Farcy tirera avantage de ses relations fraternelles pour avoir une tranquillité enviable après la chute de Charles X[4] avant son rôle dans l'insurrection royaliste de 1832.
Cent-Jours
modifierIl prend les armes pour la cause royale[5], lieutenant de cavalerie le [3], il est mousquetaire noir[5] dans la 2e compagnie de la Garde du corps du roi. Il est Chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur ().

Pendant les Cent-Jours, et lors de la Guerre de Vendée et Chouannerie de 1815, il prend les armes dans l'armée royale de Louis d'Andigné[3]. Il est breveté chef de la 7e Légion dans le secteur de Vaiges et d'Évron le .
« Pendant les Cent-Jours, il avait organisé un bataillon de 8 à 900 chouans, avec lesquels il avait tenté sans succès de s'emparer de la petite ville de Sainte-Suzanne, qui n'était défendue que par 120 gardes nationaux de cette ville et d'Evron. Note de 1832 émanant de la Préfecture de la Mayenne. »
Louis XVIII fait son retour à Paris le [6]. Jacques-Ambroise Duchemin de Villiers, conseiller de préfecture, assure l’intérim du préfet dans un contexte de vide administratif et de tensions croissantes[6]. De Villiers cherchait à retenir autant que possible l'ardeur de Camille de Farcy, lui défendant toute rencontre et même l'entrée dans Sainte-Suzanne en cas de reddition[6].
Les sympathies napoléoniennes de la cité de Sainte-Suzanne lui valent ensuite pendant les Cent-jours le surnom de l'Île d'Elbe. À la fin des Cent-jours, un détachement royaliste, commandé par Eugène Boullier, sous les ordres Camille de Farcy, vient le pour s'emparer de Sainte-Suzanne, et veut livrer l'assaut. La population, rejointe par des réfugiés, se barricade dans la cité, prête à résister. La ville de Sainte-Suzanne ayant déclaré le aux assiégeants qu'elle ne capitulerait que lorsque « les journaux annonceraient qu'on reconnaissait à Paris l'autorité du roi »[6]. Mais il y a seulement quelques coups de fusil, et les royalistes se retirent à Évron sur ordre venu de Laval[6]. Après avoir pris le commandement de la place de Sainte-Suzanne, suite au départ d'Eugène Boullier pour le Morbihan, il entre à Laval le , à la tête d'une bande armée de 500 à 600 hommes[4]
Seconde restauration
modifierLicencié le , il est placé le dans la Légion de la Mayenne qui deviendra le 12e régiment d'infanterie légère en 1820[7], avec le grade de capitaine[3]. Le , il obtient le brevet de capitaine de cavalerie au régiment des chasseurs de l'Isère[3]. Des considérations de famille lui font[5], à son grand regret, renoncer à la carrière militaire. Il donne sa démission en , pour prendre soin de son père âgé et malade[8].
A la Seconde Restauration, il devient maire d'Arquenay (1821-1830). Il est nommé au Conseil d'Arrondissement le , et est alors déclaré comme capitaine au 20e régiment de chasseurs à cheval[9]. Payant 3 300 francs de cens en 1830, il est alors un des plus grands propriétaires fonciers de la Mayenne[3].
Lors de son voyage dans l'Ouest de la France en 1828, la Dauphine Marie-Thérèse de France désigne Camille de Farcy pour commander la Mayenne en cas de besoin[10].

Le Camille de Farcy envoie une lettre à Marie Louis de Vaujuas-Langan lui apprenant que l'on se bat à Paris (Trois Glorieuses). Camille de Farcy se préparait à accueillir Charles X et à lutter aux côtés des Chouans, au sein de l'armée loyale[11]. Il avait déjà rassemblé plusieurs Royalistes, mais face à ces démonstrations de force, les Révolutionnaires de Laval, craignant une confrontation, entamèrent des négociations avec lui[11]. Un compromis fut en partie conclu : ils acceptèrent une suspension des hostilités jusqu’à la résolution du conflit, quel qu’il soit[11]. Profitant de cet armistice, Camille de Farcy donna ses ordres, tout en attendant l’arrivée de Charles X, car il ne pouvait imaginer qu’un Bourbon se laisserait exiler sans tenter de se défendre. Son attente sera vaine[10].
Monarchie de Juillet
modifierSon dévouement aux royalistes est sans bornes: Camille de Farcy regarde comme un devoir de mettre sa fortune et son existence au service d'une cause à laquelle il croyait lié le bonheur de sa patrie[5]. Depuis 1830 et la chute de Charles X, il voue fidélité au roi légitime, et déplore son exil[4]. De Farcy est le carliste le plus endiablé[4] de la région : son Château de Champfleury est le lieu de rendez-vous de nombreux émissaires, et tous les nobles légitimistes de la région en connaissent bien le chemin[4].
Préparation de l'insurrection
modifier
Lorsqu'Amédée de Pérusse des Cars vient dans la région, il y trouva des esprits plus fervents, notamment chez le général Antoine Clouet, De Farcy, Bordigné, Henri de Tilly, Pierre Gaullier, Clinchamp, Rivault, Rousseau de Monfrand, Caqueray, Solerac, Montesson et Jacques Bouteloup, qui maintenaient une forte détermination militaire[12]. Le , il arriva chez Camille de Pontfarcy, qui, grâce à la confiance qu’il inspirait aux Royalistes, avait reçu le commandement. Sa mission officielle était d’étudier, pour le compte de la duchesse de Berry, les forces et les moyens dans la Sarthe et la Mayenne.
Camille de Farcy est dénoncé au Ministère de l'Intérieur, pour détention d'armes, mais il est protégé par le maçon et sous-préfet de Château-Gontier Defermon qui assure que De Farcy ne tentera jamais rien contre le gouvernement de Louis Philippe Ier[4]. Camille de Farcy se garde bien de réintégrer une nouvelle loge maçonnique[13],[10], les carlistes restant des anciens maçons de l'époque impériale.
Après 1830, il correspond avec la duchesse de Berry en exil. Il est breveté maréchal de camp par la duchesse de Berry le [3].
Camille de Farcy reçoit le commandement avec le grade de général, commandant en chef de la 4e Légion[14], pour les départements de la Mayenne et de la Sarthe, lors de la préparation de l'Insurrection royaliste dans l'Ouest de la France en 1832 dans l'armée légitimiste de la rive droite de la Loire, sous les ordres du général Antoine Clouet[3]. Camille de Farcy et ses amis se jettent avec hâte dans cette aventure qui va être un échec[4]. On trouve à la proximité de Camille de Farcy, des Chouans de sa compagnie au parcours douteux : Julien Mathurin Broul, alias Broul-Petit-Boi, assassin de Perrine Dugué, François Serrebourse.
Echec de l'insurrection
modifier
Le , Pierre Gaullier, reçut de Farcy l'instruction de lever sa division durant la nuit du 23 au 24. Bernoulli, qui avait transmis cet ordre, souligna que, selon le général, il n'y aurait pas lieu de craindre un contrordre, car cela pourrait enflammer des prises d'armes partielles[14]. Cependant, Pierre Gaullier attendit jusqu'au 22 pour prévenir ses chefs de bataillon, leur ordonnant de ne pas en informer leurs capitaines de paroisse avant le . Le soulèvement royaliste est initialement décidé pour le [15], avant d'être reporté à la nuit du 3 au [16]. Cependant le contrordre, signé par Bourmont[15] avait mis le désarroi dans les troupes déjà réunies.
L'examen des rapports officiels démontre que, après avoir promis à Defermon de ne rien tenter contre le régime, De Farcy n’a pas agi en traître volontairement[4]. Il est décrit comme ayant « un caractère faible et facilement influençable ». Ses amis lui ont fait croire qu’il était déjà visé par un mandat d’amener, avant même que le soulèvement ne soit officiellement connu. Sur la foi de cette information, qu'il ne vérifie pas, il se lance alors en campagne[4].
« Quelques personnes prétendent qu'il résista longtemps aux investigations de Clouet qui connaissait la considération dont il jouissait dans le pays, et assurent qu'il ne se laissa entraîner que lorsque Guays vont lui dire, le 26 mai, qu'il était, ainsi que lui, sous le coup d'un mandat d'amener, ce qui était faux quant à de Pontfarcy. Quoi qu'il en soit, le 26, il rassembla quelques hommes à son château de Champfleury, commune d'Arquenay, et le lendemain matin, il se mit en campagne avec Guays, bourgeois de Laval dont on vient de parler, et avec Leroyer, ancien quartier-maître au 12e léger, à la tête de 80 hommes, ses domestiques ou ceux de ses métayers. Il commença ses exploits par le désarmement de la brigade de Bazouges. De là, il se rendit successivement, en ramassant tout ce qu'il pouvait sur son passage, d'hommes et de fusils bons ou mauvais, à Louvigné, à Soulgé, à La Chapelle-du-Bourg-Rainsouin et Château de Montecler où il coucha...C'est de là qu'il somma le maire et le commandant de la garde nationale de Montsûrs de mettre bas les armes et de rendre la place, menaçant en cas de résistance du pillage et de l'incendie. Le lendemain, 28, il envoya faire la même sommation à la ville d'Évron, vint à Saint-Céneré vers 4 heures du soir, coucha à Louvigné et retourna à Champfleury, le 29 au matin. Sa bande était alors d'environ 400, et se trouva un instant réunie à celle de Pignerolle et de Gaullier... Le soir même elles se séparèrent et déjà, selon toute vraisemblance, les chefs voyant leurs affaires dans un état désespéré, avaient pris la résolution de congédier leurs bandes, résolution qu'ils effectuèrent le lendemain. De Pontfarcy se rendit au domaine de Parneau commune de Parné où il donna congé à sa bande.. Note de 1832 émanant de la Préfecture de la Mayenne. »
A la suite des premières défaites des royalistes, les autorités responsables constituent un petit conseil secret, composé majoritairement de maçons de la loge fréquentée par De Farcy lors du Premier Empire, et qui cherchent à être indulgent avec lui[4]. De Farcy manœuvre mal, et ruine tous les efforts pour le sauver alors que les royalistes sont en déroute, en envoyant une missive éloquente pour la ville de Montsûrs, qui est portant foncièrement anti-carliste[4].
« Le , Camille de Farcy écrit au Maire et au Commandant de la Garde nationale de la commune de Montsûrs :« Messieurs, on m’assure que l’intention des habitants de Montsurs est de se défendre , dans le cas où les soldats de Henri V s’y présenteraient. J’ai donné l’ordre que, dans toutes les villes qui se soumettraient sans résistance, on respectât les personnes et les propriétés de tous les habitans, quelque chose qu’ils aient faites avant ; mais , d'ns le cas où des habitans voudraient défendre une ville ouverte, de ne faire aucun prisonnier, d’y mettre le feu, si cela devenait nécessaire, et d’accorder le pillage aux soldats. C’est â vous de choisir, Messieurs, et je vous rends responsables des malheurs qui pourraient arriver, si vous choisissiez mal. » J’ai l’honneur , etc. C. DE PONTFARCY. » »
Le , Pierre Gaullier, sur l’instigation de Camille de Farcy, procéda à la mise en congé de sa division. Camille de Farcy, en tant que chef, était obligé de modérer son enthousiasme ainsi que celui de ses hommes, ne croyant plus possible un soulèvement qui, seulement six jours plus tôt, semblait avoir toutes les chances de réussir[17]. On voyait des Chouansbriser leurs fusils dans un accès de colère, avant de se retirer en affirmant qu’ils étaient abandonnés.
Ses amis ne peuvent sauver De Farcy, et pourtant ce dernier, après accord avec René-Joseph Guays envoie le un appel au maçon Delamotte, commandant militaire du département de la Mayenne[18], en utilisant le fait que Marie-Théodore de Rumigny, qui s'était mis à la tête de la garde nationale de Laval, et de fait commandant supérieur, semble avoir indiquer à différentes reprises il dit qu’il était chargé de pleins pouvoirs, promettant amnistie à toutes les personnes qui mettraient bas les armes[19].
« Monsieur le Général commandant le département de la Mayenne
Monsieur,
On nous a dit aujourd'hui seulement que l'amnistie pour délits politiques s'étendait à tout le monde sans exception ; si cela est nous déclarons désirer en profiter et de plus que si l'autorité veut nous rendre l'assurance formelle qu'il ne sera en rien attenté sur nos personnes et sur notre liberté, nous demandons qu'on nous délivre aux deux soussignés chacun un passeport pour l'Angleterre par le port le plus proche, et nous prenons l'engagement formel de ne rentrer en France qu'avec l'autorisation du Gouvernement. Nous avons l'honneur, d'être, Monsieurs, Vos très obéissants serviteurs. C. DE PONTFARCY.. R.-J. GUAYS. »
Fuite et condamnation
modifierDestinataire du contrordre et suite à l'échec de la tentative, alors que l'insurrection éclate en Vendée, elle est terminée en Mayenne. Les chefs de l'insurrection de 1832 avaient tous disparus au centre de la région de Château-Gontier, où le colonel Achille Baraguey d'Hilliers s'établit pour activer le désarmement et saisir ceux qui ont pris part à l'insurrection[20]. Leur tête était mise à prix[21], on saisit leurs biens, mais on ne tenait pas à les arrêter, et on les laisse sortir de France sans trop les inquiéter[20]. Camille de Farcy va se réfugier à Jersey, où il est né pendant l'émigration de ses parents[4].
Jean-Baptiste Bidault de Frétigné[22] demanda avec ses collègues du gouvernement des mesures de rigueur contre le département à la suite de la Chouannerie de 1832. Il intervint sur ce sujet avec violence dans les débats qui précédèrent la condamnation à mort par contumace de MM. Camille de Farcy, Arsène Avril de Pignerolles, Rousseau de Monfrand, René-Jacques Guays[22]. La cour d’assises de la Mayenne (Laval), par arrêt du , condamné à la peine de mort pour acte de chouannerie les individus dont les noms suivent[23] :
- Camille de Pontfarcy[23], par contumace
- René-Jacques Guays[23]
- Armand Fidèle Marie Constant Rousseau de Monfrand[23]
- Arsène Avril de Pignerolles[23]
- Leroger, ancien capitaine trésorier au 12e régiment d’infanterie légère, domicilié à Saint-Martin de Connée[23]
- Letessier, connu sous le nom de Lebrun, réfractaire[23]
- Joseph Landry, âgé de 54 ans, gardien des propriétés de M. Pontfarcy[23].
Le général Antoine Clouet, également partie à la même procédure, n’a pas été jugé avec ses co-accusés, car son dernier domicile à Laval était inconnu du parquet[23]. Camille de Farcy est notamment accusé d’avoir levé des troupes armées et enrôlé des soldats dans le cadre des insurrections royalistes, visant à restaurer la dynastie des Bourbons[24].
Exil
modifierCamille de Farcy émigre ensuite en Angleterre, et va retrouver le roi Charles X à Prague.
« Prague , : Nous avons vu arriver ici , il y a quelques temps , M. de Pontfarcy , ce brave et loyal Vendéen qui a été condamné à mort et dont tous les biens ont été séquestrés. Il venait réclamer quelques secours pour de pauvres paysans vendéens jetés par la tempête révolutionnaire sur l'ile de Jersey. Il est arrivé, un sac sur les épaules, un bâton à la main ; c’est ainsi qu’il s’est présenté à la cour de Prague ; c’est ainsi qu’il en est reparti, emportant à ses amis des paroles affectueuses et consolantes, et un peu d’or pour soulager leurs infortunes. Le Vendéen : journal du Poitou (Niort), . »
Contumace et amnistie
modifierLe procès de Camille de Farcy et son acquittement en 1837 par la cour d’assises d’Indre-et-Loire, après une première condamnation le , illustrent les tensions politiques et juridiques de l’époque, notamment autour de l’application de l’ordonnance d’amnistie du [24].
À son retour en France suite à la loi d'amnistie pour les condamnés politiques du , il rentre pour purger sa contumace ; la cour d’assises d’Orléans refuse d'appliquer l'amnistie. Pontfarcy est condamné par la cour d’assises d’Orléans à cinq ans de détention et à la surveillance de la haute police à vie, pour avoir levé des troupes armées et enrôlé des soldats[24]. Cette condamnation intervient dans un contexte de répression des mouvements légitimistes, mais elle est contestée par ses défenseurs, qui soulignent que 23 de ses coaccusés ont été acquittés pour les mêmes faits en 1833[24].
Camille de Farcy se pourvoit en cassation contre l'arrêt de la cour d'assises du Loiret. Le pourvoi étant soutenu par Pierre-Antoine Berryer. Son avocat, Me Jean Baptiste Julien Mandaroux-Vertamy, plaide que l’amnistie, contrairement à la grâce, efface la criminalité des faits et s’applique à tous les faits identiques antérieurs à sa promulgation. La Cour de cassation annule l’arrêt de la cour d’assises du Loiret et renvoie l’affaire devant la cour d’assises d’Indre-et-Loire[24]. Le , Pontfarcy est finalement acquitté par le jury de Tours, malgré les pressions politiques et les manœuvres du gouvernement de la monarchie de Juillet pour obtenir une nouvelle condamnation[24]. Cet acquittement est salué par un public nombreux et choisi, et marque un échec pour les autorités de l’époque[5].
Fin
modifierCamille de Farcy est à l'origine de l' introduction de la race ovine Southdown, venue d’Angleterre lors de son retour d'exil en France. Ils furent amenés dans la Mayenne, et cette race commença à se répandre dans la région. Toutefois, quelques années plus tard, avec l’arrivée des races Cotswold et de Dishley (en) (appelée New Leicester dans les pays anglo-saxons), celles-ci furent en général privilégiées, car le mouton était alors principalement élevé pour sa laine afin de satisfaire les besoins locaux, plutôt que pour sa viande[25].
Camille de Farcy reçoit d'Henri d'Artois l'autorisation de chasser, sa vie durant, sur le domaine de Chambord. En 1846, il préside une réception suite à l'acquittement du journal L'Indépendant de l'Ouest de Charles-François-Xavier Müller, défendu par Alfred Xavier de La Douespe du Fougerais[10], qui réunit plus de 100 personnes dans les salons de Michel Georges de La Broise.
Camille de Farcy meurt le sur sa terre de Champfleury[5]. Dans sa nécrologie datée du , le royaliste Jacques Duchemin des Cepeaux indique dans sa nécrologie :
« En se représentant sous son plus noble aspect le gentilhomme campaganrd, on reconnaîtra que Camille de Pontfarcy en offrait le vrai modèle : il donnait une juste idée de ce que fut jadis le seigneur de paroisse. Toujours en sa demeure l'indigent trouvait l'assistance d'une inépuisable charité : là aussi l'ouvrier inoccupé était assuré de ne pas réclamer en vain du travail et, au besoin, de généreuses avances venaient à son secours [...] Personne dans le pays n'a joui d'une considération si grande et si bien méritée. Ses ennemis n'ont jamais parlé de lui qu'avec des témoignages de haute estime... Dévoué par principe et par sentiment à la monarchie légitime, il avait consacré à la défendre son bras et sa fortune... ni une condamnation à mort, ni l'exil, ni la perte de sa femme qui en fut la suite, ne purent ébranler la constance de son dévouement. Jacques Duchemin des Cepeaux »
Famille
modifierIl avait épousé, par contrat du , Marie Foucault de Vauguyon, fille de Jacques-Pierre Foucault de Vauguyon, époux de Sophie-Martin de Ligonnières. Il mourut le et elle, à Jersey, le , laissant cinq enfants.
- François Annibal Marie de Farcy[26], né à Laval le , conseiller en 1775. Dans la dot de sa femme est comprise une partie de la sucrerie de la Marre-à-Daniel, au Port-au-Prince à Saint-Domingue. Emigré à Jersey, il rentre en France dans le courant de 1802. Il est maire d'Arquenay de Juillet 1808 à otcotbre 1815. Il décède à Laval le 10 mars 1825[3].
- Camille de Farcy (1794-1850)
- Camille de Farcy (, Laval-1826), comte de Pontfarcy
- Frédéric de Farcy, comte de Pontfarcy, né le à Laval, épousa par contrat du , Louise-Charlotte-Désirée Foucault de Laubinière, fille de Pierre Foucault de Laubinière, chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et de Désirée-Charlotte Thomas du Taillis. Elle mourut le , laissant quatre enfants : 1° Louise, 2° Camille, 3° Joseph et 4° Frédéric.
- René-Frédéric de Farcy, comte de Pontfarcy
- Marie de Farcy (, Laval) x Edouard d'Argouges
- Camille de Farcy (, Laval) x Lodoïs Henri d'Argouges
- Louise de Farcy (, Jersey) x Edmond Marie Joseph de la Broise
- Camille de Farcy (1794-1850)
Sources et Bibliographie
modifier- Paul de Farcy, Généalogie de la famille de Farcy, Laval, Imprimerie de L. Moreau, 1891

- Base Léonore
- Archives départementales de la Mayenne, 332 J 22.
- Hubert La Marle, Dictionnaire des Chouans de la Mayenne, Editions régionales de l'Ouest, Mayenne, 2005, p. 149.

- L'Oribus N°43, p. 9.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierNotes et références
modifier- ↑ 19 Mars 1792. — Baptême de Camille de Farcy de Pontfarcy né le 19 mars 1792 à 3 heures du soir fils de... parain Jean Baptiste de Farcy de Mué, conseiller au parlement de Bretagne, marraine Marthe M. C. de Farcy vicomtesse de la Rouairie.
- ↑ Hubert La Marle mentionne le .
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Bernard Sonneck, Les Décorés de la Légion d'honneur de la Mayenne, Éditions Régionales de l'Ouest, 2007, volume 1, p. 243-244.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Marius Lepage, Histoire de la Franc-maçonnerie dans la Mayenne (1756-1951). Le Mans, Imprimerie Monnoyer, 1951. (avec la collaboration d'André Bouton) p. 192.
- 1 2 3 4 5 6 L'Hermine : journal de la Bretagne et de la Vendée, Imprimerie de Hérault, 31 août 1850.
- 1 2 3 4 5 Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, Imprimerie de L. Moreau (Laval), 1905, p. 226-227.
- ↑ Ministère de la guerre, Annuaire officiel des officiers de l'armée active pour l'année 1823, Levrault, (lire en ligne)
- ↑ Archives administratives du Ministère de la Guerre.
- ↑ Ses revenus étaient évalués à 18 000 francs.
- 1 2 3 4 Michel Denis, Les royalistes de la Mayenne et le monde moderne, 1977, p. 204.
- 1 2 3 Jacques Crétineau-Joly, Histoire de la Vendee Militaire, Volume 4, 1842, p. 387-388.
- ↑ Jacques Crétineau-Joly, Histoire de la Vendee Militaire, Volume 4, 1842, p. 427-428.
- ↑ Elle sera crée en 1833 par Maurice Rubillard
- 1 2 Aurélien de Courson, L'insurrection de 1832 en Bretagne et dans le Bas-Maine : d'après des documents inédits, E. Paul (Paris), 1910.
- 1 2 Gabory 2009, p. 989.
- ↑ Gabory 2009, p. 991.
- ↑ Jacques Crétineau-Joly, Histoire de la Vendee Militaire, Volume 4, 1842, p. 502-503.
- ↑ Archives départementales de la Mayenne, M. 931.
- ↑ A l’audience de 1827, il déclarera n’avoir jamais promis d’amnistie accusé d’avoir promis l’amnistie aux insurgés, ce qu’il nie en audience avant d’être contredit par des témoins.
- 1 2 Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne. Imprimerie de L. Moreau (Laval), 1922. p. 133. Article d'E. Queruau-Lamerie.
- ↑ Léon de la Sicotière, Frotté et les insurrections normandes, t. II, p. 272
- 1 2 « Camille de Farcy », dans Alphonse-Victor Angot et Ferdinand Gaugain, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Laval, A. Goupil, 1900-1910 [détail des éditions] (BNF 34106789, présentation en ligne), t. IV.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 L'Indicateur : ou journal du commerce, de nouvelles, de littérature et d'annonces, Impr. Coudert (Bordeaux), 13 octobre 1832.
- 1 2 3 4 5 6 La Quotidienne, (Paris), 1837.
- ↑ La Gazette de Château-Gontier, 6 avril 1902.
- ↑ Chevalier, seigneur de Pontfarcy, de Champfleury, d'Arquenay, conseiller au Parlement de Bretagne, le 22 novembre 1775, émigra en 1791, fut nommé maire d'Arquenay de 1805 au 25 octobre 1815.
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :