Campigny (Eure)
Campigny est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| Campigny | |
L'église Notre-Dame. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Pont-Audemer / Val de Risle |
| Maire Mandat |
Frédéric Schlosser 2026-2032[1],[2] |
| Code postal | 27500 |
| Code commune | 27126 |
| Démographie | |
| Gentilé | Campignois |
| Population municipale |
1 085 hab. (2023 |
| Densité | 101 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 18′ 40″ nord, 0° 33′ 17″ est |
| Altitude | Min. 15 m Max. 128 m |
| Superficie | 10,74 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Pont-Audemer (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Pont-Audemer |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
modifierLocalisation
modifierCampigny est une commune du Nord-Ouest du département de l'Eure, en Normandie. Située au sud de Pont-Audemer et à l'ouest de la vallée de la Risle, elle appartient à la région naturelle du Lieuvin[3].
Les communes limitrophes sont Condé-sur-Risle, Corneville-sur-Risle, Pont-Audemer et Tourville-sur-Pont-Audemer.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Véronne, le fossé 02 de la commune de Saint-Étienne-l'Allier[6] et la Rivière des Echauds[7],[8],[Carte 1].
La Véronne, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de La Poterie-Mathieu et se jette dans la Risle à Pont-Audemer, après avoir traversé six communes[9].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 833 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lieurey à 10 km à vol d'oiseau[16], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 893,1 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Campigny est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pont-Audemer, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[20]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (72,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,5 %), prairies (26,6 %), forêts (22,2 %), zones urbanisées (5,8 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Campigniacum en 1033 (Neustria pia), Campeniacus en 1034 (Gallia Christiana), Campiniacus en 1091 (cartulaire de Préaux), Campigneyum (1er pouillé de Lisieux), Campigneium en 1203 (M. R.) et Campigny-sur-Vérone en 1828 (Louis Dubois)[24].
Il s'agit d'un nom de domaine gallo-romain en -iacum, composé avec le nom de personne bas-latin Campanus[25]. Le type Campaniacum > Campiniacum a été également étudié par Ernest Nègre qui émet la même hypothèse et par Michel Roblin qui explique le premier élément différemment, à savoir par le gallo-roman *CAMPANIA « vaste étendue de pays plat et découvert », issu du bas latin campania « plaine, campagne » (> ancien français champagne, français campagne, emprunt au normanno-picard), associé au même suffixe -acum, étant donné le grand nombre de formations de ce type[26].
La forme francienne (français central) est représentée par le type Champigny, dont Champigny-la-Futelaye, autre commune de l'Eure, mais située dans la campagne de Saint-André. Elle se trouve au sud de la ligne Joret, c'est pourquoi elle a subi la palatalisation du groupe [ca-].
Histoire
modifierLe village fait partie du domaine de Torf au moment de la conquête normande. Les seigneurs de Tourville y fondent le prieuré de Sainte-Marie-l'Égyptienne, cité en 1350 dans le pouillé de Lisieux.[réf. nécessaire]
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierLe nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 5] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[27] et 1 au conseil communautaire.
Une seule liste, menée par Frédéric Schlosser, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement un conseiller communautaire est élu pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 50 %[28],[29]. Frédéric Schlosser est élu maire le [30],[Note 6].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].
En 2023, la commune comptait 1 085 habitants[Note 7], en évolution de −9,66 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
modifierLa société Parisis, spécialisée dans le commerce de gros et de détail de parfumerie et de cosmétiques, dispose d'un établissement à Campigny depuis le 16 décembre 2019, situé avenue des Sports dans les locaux de l'ancienne usine de fabrication de boîtiers électroniques SERBE, auparavant occupés par l'entreprise de prêt-à-porter Shaman[35],[36]. Son siège social se trouve à Paris.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- L'église Notre-Dame à la toiture campaniforme surmontée d'une lanterne, a connu plusieurs remaniements au fil des siècles : le chœur a été reconstruit au milieu du XIIIe siècle, le clocher a été élevé dans la seconde moitié de ce même siècle, tandis que la nef a été remaniée au XVIIIe siècle et porte la date de 1767. La sacristie a quant à elle été ajoutée en 1714. L'édifice est précédé d'une chapelle sous un porche remarquable d'origine romane[37].
Patrimoine naturel
modifierNatura 2000
modifier- Risle, Guiel, Charentonne[38].
ZNIEFF de type 1
modifierZNIEFF de type 2
modifier- La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort[41].
Site classé
modifier- L'église, le cimetière, la place dite «La Pelouse», le rideau de 7 hêtres bicentenaires, le bel if et les 26 tilleuls de la place communale.
Site classé (1948)[42]. - Sur l'ancienne voie romaine traversant la commune se trouve la croix de chemin dite « Croix Capelle », datée de 1690[43].
Personnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Campigny sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département de l'Eure en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Campigny » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Vie municipale », sur campigny27.fr (consulté le )
- ↑ « Commune Campigny », sur Banatic, ministère de l'Intérieur (consulté le )
- ↑ « Le Lieuvin », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le fossé 02 de la commune de Saint-Etienne-l'Allier ».
- ↑ Sandre, « la Rivière des Echauds ».
- ↑ « Fiche communale de Campigny », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La Véronne ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Campigny et Lieurey », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lieurey », sur la commune de Lieurey - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lieurey », sur la commune de Lieurey - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pont-Audemer », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, 1877, p. 45 (lire en ligne sur DicoTopo) .
- ↑ François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 83
- ↑ Michel Roblin, Le Terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque : peuplement et défrichement dans la Civitas des Parisii (Seine, Seine-et-Oise), préface de M. Albert Grenier, membre de l’Institut, éd. A. et J. Picard, Paris, 1951, 381 p.; rééd. A. et J. Picard, Paris, 1971, XIV-491 p. — Thèse soutenue à l’université de Paris. — Compte-rendu d'Albert Dauzat in Revue internationale d'onomastique III, 1951, p. 231-236.
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à Campigny », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Société PARISIS (421419011) », sur Pappers (consulté le )
- ↑ « Société PARISIS à PARIS (75008) », sur Société.com (consulté le )
- ↑ « Église Notre Dame - Campigny », sur Cirkwi (consulté le )
- ↑ « Risle, Guiel, Charentonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « Les prairies du ricque des cailloux et la rivière des échaudés », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La cavité des bruyères », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « L'église, le cimetière, la place de Campigny », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le ).
- ↑ « Découvertes », sur campigny27.fr (consulté le )

