Le canal de la Siagne est une voie d'eau de 47 km de longueur[1] qui alimente en eau potable les 2 pays grassois et cannois.

canal de la Siagne
Illustration.
Canal de la Siagne à Peymeinade, avenue Louis Icard
Géographie
Début Saint-Cézaire-sur-Siagne
43° 40′ 26″ N, 6° 45′ 47″ E
Fin Cannes
43° 33′ 32″ N, 6° 59′ 51″ E
Caractéristiques
Longueur 47 km

Histoire

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Canal de la Siagne à Peymeinade, avenue Louis Icard sous l'ancien ouvrage du Central-Var
43° 38′ 35,8″ N, 6° 54′ 33,2″ E

L’eau a toujours manqué dans les régions méditerranéennes : sources, puits, citernes alimentaient avec parcimonie villes et villages. Mais à la fin du XIXe siècle, avec le développement des villes du littoral comme Cannes et le développement de l’industrie grassoise, la pénurie d’eau devient un problème pour tous. Un canal dérivant les eaux de la Siagne devait s’imposer.

  • 1850 : deux projets de dérivation de la Siagne voient le jour. À Saint-Cézaire, le projet "Bosc", prévoyant d’alimenter les communes de Saint-Cézaire, Cabris, Le Tignet, avec prise à Saint-Cézaire. À Cannes, le projet des "Ponts et Chaussées", pour desservir Auribeau, Pégomas, La Roquette, Le Cannet et Cannes, avec une prise d'eau à Auribeau. Ces projets resteront en souffrance.
  • 1860 : le projet de Cannes ressurgit, lorsque la ville aura doublé sa population et que l’empereur Napoléon III, en visite à Nice nouvellement rattachée à la France, apportera son soutien au développement de Cannes.
  • 1862 : le , la ville de Cannes passe un traité avec la Compagnie Dussard et Cellier (Hippolyte Dussard et Amédée Sellier, pour la distribution d’eau de la ville, avec la construction du canal.

Le projet de dérivation, étudié par les Ponts et Chaussées, à partir d’Auribeau est abandonné. Le projet est repensé à l’échelle du bassin de la Siagne, en incluant Grasse. Sa prise d'eau se trouve à Saint-Cézaire, à l’endroit préconisé par le projet "Bosc". Mais à la différence de celui-ci, il ne dessert aucune des communes, son tracé restant au-dessous des terroirs et des villages.

  • 1865 : dès sa parution, le nouvel avant-projet suscite de violentes réactions de la part des communes concernées. Elles se réunissent en conseil exceptionnel à l’automne 1865. Grasse est hostile à ce projet également et délibère le . L’ingénieur des Ponts et Chaussées, au vu des réactions, propose alors d’abandonner ce projet et de promouvoir un projet de canal, avec prise d'eau à Saint-Cézaire, en alimentant toutes les communes y compris Grasse. Le , la ville de Cannes met en demeure la Compagnie de commencer les travaux prévus dans les deux ans après la signature du traité. La Compagnie intervient auprès du préfet Denis Gavini pour faire taire les oppositions, notamment celle de l’ingénieur des Ponts et Chaussées. Pour le financement, la Compagnie Dussard et Cellier est reprise par la General irrigation and water supply compagnie of France limited, qui est financée par une banque anglaise d'investissement[2].
  • 1866 : Par décret impérial du , la convention de concession signée par la ville de Cannes le est approuvée[3].

Aménagements et écologie

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Une association de sauvegarde, est créée en 2001 pour empêcher la couverture du canal, et enregistrée[4]

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Voir aussi

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Notes et références

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