Cancer Colère

collectif français de politisation de la lutte contre l'utilisation des pesticides

Cancer Colère est un collectif français fondé en à l'initiative de Fleur Breteau, pour politiser la colère face à l'augmentation du nombre de cancers et dénonce l'utilisation des pesticides. Il s'organise en antennes locales, principalement en France, ainsi qu'en Belgique et en Italie.

Cancer Colère
Histoire
Fondation
Cadre
Zone d'activité
Forme juridique
Domaine d'activité
Lutte contre le cancer
Pays
Organisation
Directrice
Site web

Histoire

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Contexte de création

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La styliste Fleur Breteau apprend fin qu'elle est atteinte d'un second cancer du sein. Opérée en , elle est traitée par chimiothérapie puis par radiothérapie de à . Pendant ce traitement, le Sénat adopte le , en première lecture, la proposition de loi Duplomb, qui prévoit notamment de réautoriser par dérogation l'acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, interdite en France depuis 2018[1].

Celle-ci ressent une immense colère en apprenant que des sénateurs se félicitent de ce vote, puis s'être documentée sur les effets de l'acétamipride, suspecté d'être toxique pour le développement du cerveau. En , au cours d'une séance de chimiothérapie, elle écrit les mots « Cancer » puis « Colère » ; en échangeant avec d'autres patients du service hospitalier, elle constate que beaucoup partagent cette colère[1],[2],[3],[4].

Selon l'expertise collective de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publiée en 2021, il existe une présomption forte de lien entre l'exposition professionnelle aux pesticides et plusieurs pathologies, dont certains cancers[5].

Opposition à la loi Duplomb (2025)

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Le , présente à l'Assemblée nationale lors de l'adoption définitive de la loi Duplomb, Fleur Breteau lance aux députés qui l'ont votée : « vous êtes les alliés du cancer »[6],[7]. Le Monde la présente alors comme « le visage de la colère contre le cancer et les pesticides »[3].

Mobilisations (2025-2026)

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Le , le collectif dénonce devant l'Assemblée nationale la baisse du budget de la Sécurité sociale, qui réduit selon lui la prise en charge des patients, notamment atteints de cancer[8].

Le , Cancer Colère fait partie des organisations, avec la Confédération paysanne, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest (CSVPO), les Faucheurs volontaires et Les Soulèvements de la Terre, qui bloquent l'usine de pesticides BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, près de Rouen, lors d'une action réunissant plusieurs centaines de personnes[9],[10].

En , le collectif s'oppose au projet de loi d'urgence agricole, qu'il considère comme une nouvelle tentative d'autoriser par dérogation l'usage de certains pesticides[11].

Le collectif co-organise, avec la Confédération paysanne, le CSVPO et Les Soulèvements de la Terre, une manifestation prévue le devant l'usine Syngenta de Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), un site classé Seveso seuil haut qui produit notamment du thiaméthoxame[12]. Des actions coordonnées sont annoncées le même jour dans d'autres pays, dont la Suisse, le Kenya et le Pakistan[13].

Antennes locales

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À partir de l'été 2025, le collectif se structure en antennes locales autonomes, qui agissent sur leur territoire à partir d'un manifeste commun[1],[14]. La presse régionale rend compte de la création de plusieurs d'entre elles, notamment en Alsace en [15], à Nantes en [16], dans l'Aisne en [17] et dans le Morbihan en .[18]. Dans le Finistère, l'antenne locale interpelle en des responsables politiques en marge des Fêtes maritimes de Douarnenez[19].

Selon le collectif, il compte en plus d'une trentaine d'antennes locales, en France, en Belgique et en Italie[14].

Publications

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Notes et références

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  1. 1 2 3 « Notre histoire : la naissance de Cancer Colère », sur cancercolere.org, Cancer Colère (consulté le ).
  2. Jeanne Cassard, « Derrière Fleur Breteau, l'émergence d'un mouvement qui politise le cancer » Accès libre, sur Reporterre, (consulté le ).
  3. 1 2 « Fleur Breteau, le visage de la colère contre le cancer et les pesticides », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  4. 1 2 « Fleur Breteau, fondatrice de Cancer Colère : « Le cancer est politique puisque les pouvoirs publics ont la possibilité de le prévenir et ne le font pas » », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  5. « Publication de l'expertise collective Inserm – « Pesticides et effets sur la santé : Nouvelles données » », sur Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) (consulté le ).
  6. Ines Boukra, « « Vous êtes les alliés du cancer », Fleur Breteau dénonce les parlementaires qui ont voté pour la loi Duplomb » Accès payant, sur lesnouvellesnews.fr, (consulté le ).
  7. « « Voter la loi Duplomb, c'est voter pour le cancer » : Fleur Breteau, malade et en colère », sur Reporterre, (consulté le ).
  8. Emmanuel Clévenot (photogr. NnoMan Cadoret), « Budget de la Sécurité sociale : Cancer Colère dénonce un « braquage des malades » » Accès libre, sur Reporterre, (consulté le ).
  9. AFP, « Pollution : des manifestants bloquent une usine BASF près de Rouen », GoodPlanet Mag', (lire en ligne, consulté le ).
  10. Maxime Sirvins, « Devant une usine de pesticides BASF, paysans, malades et médecins dénoncent « une guerre chimique » », Politis, (lire en ligne, consulté le ).
  11. Lauren Malka, « Interview Fleur Breteau et Xavier Coumoul : « Face à la contamination globale aux pesticides, l'aveuglement politique est incompréhensible » » Accès libre, Libération, (consulté le ).
  12. « Eure : une mobilisation internationale contre les pesticides se prépare pour le 3 octobre », 20 Minutes, (lire en ligne, consulté le ).
  13. (en) Miguel Izaga, « Pesticides kill: join us against Syngenta on October 3rd », sur La Via Campesina, (consulté le ).
  14. 1 2 « Antennes locales Cancer Colère », sur cancercolere.org, Cancer Colère (consulté le ).
  15. Margaux Delanys, « Muriel Bachelet, cofondatrice de Cancer colère Alsace : « Rien ne m'exposait, sauf les vignes » », Rue89 Strasbourg, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  16. « « On est vraiment dans une région où il est urgent de se mobiliser », une antenne de Cancer Colère voit le jour à Nantes », France 3 Pays de la Loire, (lire en ligne, consulté le ).
  17. A. D., « Cancer et environnement : le collectif Cancer Colère s'implante dans l'Aisne » Accès payant, L'Aisne nouvelle, (consulté le ).
  18. « « Tout le monde est concerné » : le collectif Cancer Colère émerge dans le Morbihan », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
  19. « À Douarnenez, Baie de Douarnenez Environnement et Cancer Colère ont attendu en vain Gabriel Attal et Liliana Tanguy près du site des Fêtes maritimes », Le Télégramme, (consulté le ).
  20. « Cancer Colère, un collectif pour rendre visibles les malades », Politis, (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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