Cancer Colère

collectif français de politisation de la lutte contre l'utilisation des pesticides

Cancer Colère est un collectif français fondé en à l'initiative de Fleur Breteau, pour politiser la colère face à l'augmentation du nombre de cancers et dénoncer l'utilisation des pesticides. Il s'organise en antennes locales, principalement en France, ainsi qu'en Belgique et en Italie.

Cancer Colère
Histoire
Fondation
Cadre
Zone d'activité
Forme juridique
Domaine d'activité
Lutte contre le cancer
Pays
Organisation
Directrice
Site web

Histoire

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Fleur Breteau.

Contexte de création

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La styliste Fleur Breteau apprend fin qu'elle est atteinte d'un second cancer du sein, quelques heures après le décès d'un cancer, de l'un de ses ami de 46 ans[1].

En , au cours d'une séance de chimiothérapie, elle écrit les mots « Cancer » puis « Colère » ; en échangeant avec d'autres patients du service hospitalier, elle constate que beaucoup partagent cette colère[2],[3],[4].

Opposition à la loi Duplomb

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Le , présente à l'Assemblée nationale lors de l'adoption définitive de la loi Duplomb, Fleur Breteau lance aux députés qui l'ont votée : « vous êtes les alliés du cancer »[5],[6]. Le Monde la présente alors comme « le visage de la colère contre le cancer et les pesticides »[3].

Mobilisations

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Le , le collectif dénonce devant l'Assemblée nationale la baisse du budget de la Sécurité sociale, qui réduit selon lui la prise en charge des patients, notamment atteints de cancer[7].

Le , Cancer Colère fait partie des organisations, avec la Confédération paysanne, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest (CSVPO), les Faucheurs volontaires et Les Soulèvements de la Terre, qui bloquent l'usine de pesticides BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, près de Rouen, lors d'une action réunissant plusieurs centaines de personnes[8],[9].

Le collectif permet de sortir de la solitude et de faire entendre la voix des malades et des aidants[10]. De nombreuses personnes touchées par le cancer mais aussi des agriculteurs luttant contre l'emploi de pesticides rejoignent ou soutiennent cette association afin de sensibiliser les élus en France[11],[12].

En Flandre intérieure, il dénonce la pollution de l’eau potable[13]. Le collectif politise le cancer, selon eux, les études scientifiques montrent le lien entre la pollution, la violence chimique (pesticides, perturbateurs endocriniens, microplastiques, nanoparticules, métaux lourds ou encore nitrites alimentaires) et la destruction de la biodiversité, et le cancer[14],[15],[16].

Le graffiti « Syngenta tue dans le monde entier » écrit non loin du siège de la société Syngenta illustre le combat de l'association Cancer Colère qui participera à une manifestation devant une usuine du groupe en 2026.

Le collectif co-organise, avec la Confédération paysanne, le CSVPO et Les Soulèvements de la Terre, une manifestation prévue le devant l'usine Syngenta de Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), un site classé Seveso seuil haut qui produit notamment du thiaméthoxame[17]. Des actions coordonnées sont annoncées le même jour dans d'autres pays, dont la Suisse, le Kenya et le Pakistan[18].

Antennes locales

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À partir de l'été 2025, le collectif se structure en antennes locales autonomes, qui agissent sur leur territoire à partir d'un manifeste commun[19],[20]. La presse régionale rend compte de la création de plusieurs d'entre elles, notamment en Alsace en [21], à Nantes en [22], dans l'Aisne en [23] et dans le Morbihan en [24]. Dans le Finistère, l'antenne locale interpelle en des responsables politiques en marge des Fêtes maritimes de Douarnenez[25]. Au Pays basque, il interpelle les parlementaires qui ont voté la loi d’urgence agricole[26],[27]

Selon le collectif, il compte en plus d'une trentaine d'antennes locales, en France, en Belgique et en Italie[20].

Publications

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Emission radiophonique

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Notes et références

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  1. ↑ « Guérir du cancer n’est plus une promesse suffisante », estime Fleur Breteau, fondatrice de « Cancer Colère » Accès limité, sur Le Télégramme, (consulté le ).
  2. ↑ Jeanne Cassard, « Derrière Fleur Breteau, l'émergence d'un mouvement qui politise le cancer » Accès libre, sur Reporterre, (consulté le ).
  3. 1 2 « Fleur Breteau, le visage de la colère contre le cancer et les pesticides », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. 1 2 « Fleur Breteau, fondatrice de Cancer Colère : « Le cancer est politique puisque les pouvoirs publics ont la possibilité de le prévenir et ne le font pas » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ Ines Boukra, « « Vous êtes les alliés du cancer », Fleur Breteau dénonce les parlementaires qui ont voté pour la loi Duplomb » Accès payant, sur lesnouvellesnews.fr, (consulté le ).
  6. ↑ « « Voter la loi Duplomb, c'est voter pour le cancer » : Fleur Breteau, malade et en colère », sur Reporterre, (consulté le ).
  7. ↑ Emmanuel Clévenot (photogr. NnoMan Cadoret), « Budget de la Sécurité sociale : Cancer Colère dénonce un « braquage des malades » » Accès libre, sur Reporterre, (consulté le ).
  8. ↑ AFP, « Pollution : des manifestants bloquent une usine BASF près de Rouen », GoodPlanet Mag',‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. ↑ Maxime Sirvins, « Devant une usine de pesticides BASF, paysans, malades et médecins dénoncent « une guerre chimique » », Politis,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. 1 2 « Cancer Colère, un collectif pour rendre visibles les malades », Politis,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. ↑ Site lanouvellerepublique.fr, article de Delphine Blanchard du 25/09/2026 "« Ce n’est pas un sujet de bobo écolo des villes » : à Moussac, Caroline Proust combat l’usage des pesticides".
  12. ↑ Site reporterre.net, article de Chloé Rebillard du 31/08/2026 "« On ne peut plus accepter » : Cancer Colère et des agriculteurs bio s’allient contre les pesticides".
  13. ↑ Marie Lagedamon, « Eau du robinet en Flandre : Générations futures et Cancer Colère sensibilisent le public et alertent les futurs élus » Accès payant, La Voix du Nord, (consulté le ).
  14. ↑ « Dans le Pays bigouden, Cancer Colère veut « tout faire pour protéger notre santé » », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  15. ↑ « « Le cancer est politique » : pour Fleur Breteau et Aurélien Rousseau, la maladie doit sortir de l’intimité », sur Le Nouvel Obs, (consulté le ).
  16. ↑ Sophie Trébern, « « Le cancer est devenu une épidémie » : Fleur Breteau dénonce les liens entre les pesticides et les maladies » Accès payant, sur Ouest-France Presse Océan, (consulté le ).
  17. ↑ « Eure : une mobilisation internationale contre les pesticides se prépare pour le 3 octobre », 20 Minutes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. ↑ (en) Miguel Izaga, « Pesticides kill: join us against Syngenta on October 3rd », sur Via Campesina, (consulté le ).
  19. ↑ « Notre histoire : la naissance de Cancer Colère », sur cancercolere.org, Cancer Colère (consulté le ).
  20. 1 2 « Antennes locales Cancer Colère », sur cancercolere.org, Cancer Colère (consulté le ).
  21. ↑ Margaux Delanys, « Muriel Bachelet, cofondatrice de Cancer colère Alsace : « Rien ne m'exposait, sauf les vignes » », Rue89 Strasbourg,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  22. ↑ « « On est vraiment dans une région où il est urgent de se mobiliser », une antenne de Cancer Colère voit le jour à Nantes », France 3 Pays de la Loire,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. ↑ A. D., « Cancer et environnement : le collectif Cancer Colère s'implante dans l'Aisne » Accès payant, L'Aisne nouvelle, (consulté le ).
  24. ↑ « « Tout le monde est concerné » : le collectif Cancer Colère émerge dans le Morbihan », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. ↑ « À Douarnenez, Baie de Douarnenez Environnement et Cancer Colère ont attendu en vain Gabriel Attal et Liliana Tanguy près du site des Fêtes maritimes », Le Télégramme, (consulté le ).
  26. ↑ « Pays basque. « Ils ont choisi de défendre les intérêts de ceux qui nous empoisonnent » : Cancer Colère interpelle les parlementaires qui ont voté la loi d’urgence agricole », Sud Ouest, (consulté le ).
  27. ↑ «L’heure est grave, mais l’intelligence collective est là », sur Libération, (consulté le ), p. 32.

Voir aussi

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