Craterellus tubaeformis

espèce de champignons

Chanterelle en tube, Chanterelle grise

Craterellus tubaeformis[1], la Chanterelle en tube ou Chanterelle grise[2], est une espèce de champignons basidiomycètes comestibles de l'hémisphère nord[3] du genre Craterellus dans la famille des Cantharellaceae[4]. Elle est caractérisée par ses plus fourchus en forme de lames et ses teintes grises et jaunes.

Nomenclature

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Le nom scientifique complet (avec auteur) de ce taxon est Craterellus tubaeformis (Fr.) Quél.[5].

L'espèce a été initialement classée dans le genre Cantharellus sous le basionyme Cantharellus tubaeformis Fr.[5].

Synonymes

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Craterellus tubaeformis a pour synonymes[5] :

  • Agaricus aurora Batsch 1783
  • Agaricus cantharelloides Bull. 1792
  • Agaricus cantharelloides Sowerby 1797
  • Cantharellus aurora (Batsch) Kuyper 1991
  • Cantharellus cantharelloides Quél. 1895
  • Cantharellus infundibuliformis (Scop.) Fr. 1838me)
  • Cantharellus lutescens Fr. 1821
  • Cantharellus tubaeformis Fr. 1821
  • Cantharellus xanthopus (Pers.) Duby 1830
  • Craterellus lutescens (Fr.) Fr. 1838
  • Helvella cantharelloides Bull. 1790
  • Helvella tubaeformis
  • Merulius cantharelloides (Bull.) J.F. Gmel. 1792
  • Merulius fuligineus Pers. 1801
  • Merulius hydrolips var. fuligineus (Pers.) Mérat 1821
  • Merulius infundibuliformis Scop. 1772
  • Merulius lutescens Pers. 1801
  • Merulius tubaeformis (Schaeff.) Pers. 1800
  • Merulius tubiformis var. lutescens (Pers.) Pers. 1825
  • Merulius xanthopus Pers. 1825
  • Peziza undulata Bolton 1790
  • Trombetta lutescens (Pers.) Kuntze 1891[6]

Étymologie

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L'épithète spécifique tubaeformis "en tube" fait réfèrence à la silhouette de cette espèce.

Noms vulgaires et vernaculaires

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Ce taxon porte en français les noms vernaculaires ou normalisés suivants : Chanterelle en tube[5],[7], Chanterelle grise[5], Chanterelle d'automne[5], Chanterelle modeste[5], chanterelle en trompette, Trompette chanterelle, Craterelle, Girolle grise[7].

Description du sporophore

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Plis grisés lamelliformes ramifiés et interveinés de l'hyménium, décurrents sur le pied

Son chapeau mesure 3 à 7 cm, il est convexe sur les sujets jeunes, mais devient rapidement déprimé, puis en entonnoir. Il est souvent percé en son centre d’un trou communiquant avec l’intérieur du pied. Sa couleur varie du brun au fauve avec des nuances grisâtres. La marge du chapeau est enroulée chez les sujets jeunes, sinueuse sur les plus âgés.

L'hyménophore (dessous du chapeau) ne comporte pas de lames, mais des plis de couleur jaune ou gris argenté, fourchus près des bords, plus ou moins décurrents le long du pied[8],[9].

Son pied mesure 3 à 12 cm, il est de couleur jaune vif est relativement long et mince, flexueux et surtout creux.

La chair est mince, plus ou moins jaune, son odeur est faible[10].

Caractéristiques microscopiques

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Ses spores mesurent 11 x 9 µm, elles sont de couleur ochracé pâle, de texture lisse[10].

Galerie

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Variétés et formes

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  • Craterellus tubaeformis f. pallidus est de couleur entièrement jaunâtre[10].

Habitat et distribution

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La chanterelle en tube est un champignon saprophyte, qui pousse en groupes (souvent en lignes, parfois en cercles) dans les bois feuillus ou mixtes, parfois sous les résineux. Le sporophore apparait en milieu et fin d'automne jusqu'aux premières gelées sur la mousse et la litière, souvent à proximité de bois très pourri et dans des conditions très humides[8],[9]. On le retrouve partout en France.

Comestibilité

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La Chanterelle en tube est un comestible réputé et très recherché, utilisable à l'état frais ou après dessiccation. Elle est vendue fraîche jusqu'au début de l'hiver sous l'appellation « chanterelle » ou « chanterelle grise ». Elle peut être surgelée et est excellente déshydratée. Il suffit alors de la tremper 30 minutes dans de l'eau tiède ou dans du lait avant de l'utiliser en cuisine. Elle ne perd rien de ses qualités gustatives[9].

L'espèce fait partie des plus touchées par les contaminations de césium 137 à la suite de l'accident de Tchernobyl. Ces dernières, néanmoins, ne dépassent pas la limite admissible, donnée par les normes Européennes de contamination au césium 137[11],[12].

Confusions possibles

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La Chanterelle en tube peut principalement se confondre avec d'autres espèces de Chanterelles tout aussi comestibles et des Omphales inoffensifs. Elle n'a qu'une seule confusion possible potentiellement dangereuse avec la Léotie lubrique. Concernant toutes les confusions possibles avec la Chanterelle en tube, voici les principales :

  • La Chanterelle jaune (Craterellus lutescens), comestible réputé.
    La Chanterelle jaune (Craterellus lutescens), qui est très semblable mais qui n'a pas de lames ; son hyménophore est presque lisse ou un peu ridé. De plus son odeur est bien plus fragrante et son pied est souvent d'un jaune plus vif ou alors tendant sur l'orange. Comestible réputé.
  • La Chanterelle noircissante (Craterellus melanoxeros), qui est aussi très semblable mais dont l'hyménophore est encore plus ramifié tout en étant moins net et plus lisse, avec des teintes lilas. De plus son chapeau et son pied tendent plus vers le jaune sale à grisâtre et surtout sa chair est noircissante à la manipulation ou à la blessure, de manière très lente cependant, le noircissement étant net après 30 min à plusieurs heures. Comestible réputé.
  • La Chanterelle jaune et violette (Craterellus ianthinoxanthus), qui est semblable à la Chanterelle noircissante mais qui ne noircit pas, a un hyménophore aux légères teintes mauves, très peu développé presque lisse et qui a un port moins svelte, au pied souvent conique. Comestible réputé.
  • La Léotie lubrique (Leotia lubrica), suspecte.
    La Léotie lubrique (Leotia lubrica), qui pousse dans les mêmes milieux et parfois même en mélange avec la Chanterelle en tube, cependant il est facile de la différencier avec son chapeau globuleux cérébriforme d'aspect gélatineux sans aucun plis ni lames à marge enroulée[8],[9]. Suspecte.
  • L'Omphale clochette (Xeromphalina campanella), qui est plus petit, a des vraies lames, amples et peu nombreuses, non fourchues, avec des lamellules au bord et qui pousse en touffes ou en groupes très nombreux et serrés sur du bois. Sans intérêt alimentaire.
  • L'Omphale à lames jaunes (Chrysomphalina chrysophylla), qui a des vraies lames, non fourchues, avec des lamellules au bord et qui pousse exclusivement sur bois. Sans intérêt alimentaire.
  • L'Omphale de Ricken (Arrhenia rickenii), qui est plus petit, entièrement grisâtre, a des vraies lames, amples et peu nombreuses, non fourchues, avec des lamellules au bord et qui pousse sur les mousses des pelouses ou des vieux murs. Sans intérêt alimentaire.

Notes et références

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  1. Dahlman, Mattias; Danell, Eric; Spatafora, Joseph W, "Molecular systematics of Craterellus: cladistic analysis of nuclear LSU rDNA sequence data", Mycological Research 104 (4): 388–394., avril 2000, doi:10.1017/S0953756299001380
  2. « Girolle grise - Chanterelle en tube », sur www.guide-champignon.com (consulté le )
  3. Fauna Europaea, consulté le .
  4. Trappe MJ, "Habitat and host associations of Craterellus tubaeformis in northwestern Oregon". Mycologia 96 (3): 498–509, mai-juin 2004, PMID 21148873
  5. 1 2 3 4 5 6 7 GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le .
  6. Index Fungorum, consulté le .
  7. 1 2 Base de données mondiale de l'OEPP, https://gd.eppo.int, consulté le .
  8. 1 2 3 Régis Courtecuisse et Bernard Duhem (illustrations), Guide des champignons de France et d'Europe : 1752 espèces décrites et illustrées, Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les Guides du Naturaliste », , 544 p. (ISBN 978-2-603-01691-6)
  9. 1 2 3 4 Marchand, André., Champignons du Nord et du Midi, Tome 2. Les meilleurs comestibles, Société mycologique des Pyrénées méditerranéennes, (ISBN 84-399-5721-1 et 978-84-399-5721-8)
  10. 1 2 3 « MycoDB : Fiche de Craterellus tubaeformis », sur www.mycodb.fr (consulté le )
  11. « Contrôle de la contamination radioactive des denrées d’origine végétale »,
  12. Julien, « La radioactivité des champignons », sur La Boutique du Champignon, (consulté le )

Liens externes

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