Cantharellus pallens

espèce de champignons

Girolle pruineuse

Collection de sporophores de C. pallens en France.

Cantharellus pallens, la Girolle pruineuse, est une espèce de champignons basidiomycètes de la famille des Cantharellaceae[1]. Caractérisé par ses tons pâles pruineux de blanc, ses plis plus colorés vers le bords du chapeau et sa chair jaunissante à la manipulation, c'est un comestible réputé. Elle cependant souvent prise pour la Girolle classique ; C. cibarius.

Nomenclature

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Le nom scientifique complet (avec auteur) de ce taxon est Cantharellus pallens Pilát[2].

Synonymes

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Cantharellus pallens a pour synonymes[2] :

  • Cantharellus cibarius var. albus Maire
  • Cantharellus cibarius var. bicolor Maire
  • Cantharellus cibarius var. pallens
  • Cantharellus pallidus Velen.
  • Cantharellus subpruinosus Eyssart. & Buyck

Étymologie

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Le nom Cantharellus, qui désigne le genre, est le diminutif du mot latin càntharus, qui signifie « coupe » et dérive en fait du grec κάνθᾰρος ; kántharos, coupe à deux anses, semblable à un petit bol, en raison de la forme typique que prend le basidiome de ce champignon à maturité. Le cantharus était une coupe très courante et utilisée, tant par les Grecs anciens que par les Étrusques, et était sacrée pour Dionysos, le dieu associé à l'ivresse, au vin, aux célébrations orgiaques et à la fertilité.

L'épithète spécifique pallens dérive du grec ancien παλαιός, pálleo, qui signifie pâle, blême ou décoloré. Il fait référence à la couleur jaune pâle du sporophore de ce champignon[3].

Noms vulgaires et vernaculaires

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Ce taxon porte en français le nom vernaculaire ou normalisé suivant : Girolle pruineuse[2].

Description du sporophore

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Plis plus colorés vers le bord du chapeau.

Son chapeau mesure 2 à 10 cm, il est d'abord convexe, puis étendu, ondulé, finalement déprimé, àbord fin, sinueux, enroulé, lobulé[4]. Il est charnu, jaunissant au toucher, d'abord entièrement couvert d'une fine pruine blanche, puis jaune assez vif avec l'âge, parfois tout jaune dès le départ lorsque la pruine est absente, jaunissant au toucher[5],[6].

L'hyménophore est constitué de plis lamelliforme (en formes de lames, sans en être véritablement), ils sont décurrents, irrégulièrement fourchus, bifurqués et espacés, plus ou moins larges, de couleur jaune ochracé à jaune orangé, souvent typiquement plus colorés vers la marge du chapeau, un des critères d'identification principaux de cette espèce[5].

Son stipe mesure 2 à 8 x 1 à cm, il st cylindrique, s'amincissant vers la base, lisse, fibrillaire[4]. Il est blanchâtre, jaunâtre ou jaune pâle, jaunissant fortement à la manipulation[5],[6].

La chair est blanchâtre, jaune oragé sous la surface du chapeau. Sa saveur est douce et son odeur est agréable, légère et fruitée, mais pas très forte[5].

Caractéristiques microscopiques

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Ses spores mesurent 7,5 à 9,5 μm x 4 à 5,5 μm, elles sont elliptiques. Les basides mesurent jusqu'à 100 x 10 µm, ellesallongées, claviformes, à 5-6 stérigmates, joints par des fibules. Le système hyphal est monomitique, avec des hyphes génératrices mesurant jusqu'à x5 μm, à parois minces, à contenu jaune pâle, jointes par des fibules[4].

Galerie

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Habitat et distribution

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C'est une espèce ectomycorhizienne, venant sous différents feuillus et conifères ainsi que sur différents types de sols[6],[5], c'est une espèce commune qui commence à venir assez tôt dans la saison, plus tôt que C. cibarius ; dès le mois de mai, et jusqu'en octobre[7].

Comestibilité

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C'est un comestible réputé[5]. Sa qualité gastronomique est similaire à celle de C. cibarius, à l'arrière gout plus ou moins amer typique que C. pallens ne possède pas. De plus, C. pallens a le mérite d'être en général plus grande et charnue que C. cibarius, tout en arrivant plus tôt dans l'année. Elle se garde séchée ou en conserve[8].

Confusions possibles

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Liens externes

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Notes et références

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  1. MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le .
  2. 1 2 3 GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le .
  3. (it) « Cantharellus pallens - Funghi Magazine », (consulté le )
  4. 1 2 3 (es) jose-micologica, « Cantharellus pallens », sur Sociedad Micológica Barakaldo, (consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 6 Guillaume Eyssartier, Pierre Roux, Le guide des champignons France et Europe 5ième édition, Belin, , 1183 p. (ISBN 9782410010428)
  6. 1 2 3 « MycoDB : Fiche de Cantharellus pallens », sur www.mycodb.fr (consulté le )
  7. Patrice Tanchaud, « Cantharellus pallens » Accès libre [PDF], sur mycocharentes.fr,
  8. « Fichas Micológicas » búsqueda: “cantharellus” » Cantharellus subpruinosus », sur www.fichasmicologicas.com (consulté le )