Caprice (Chabrier)

œuvre pour piano d'Emmanuel Chabrier

Caprice est une œuvre pour piano d'Emmanuel Chabrier publiée à titre posthume en 1897.

Caprice
D 64
Genre Pièce pour piano
Musique Emmanuel Chabrier
Effectif piano
Dates de composition 1889 (?)
Publication 1897
Enoch

Présentation

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Pour Roger Delage, la composition de Caprice daterait de 1889, la pièce étant vraisemblablement destinée à un concours de lecture à vue pour le Conservatoire de Bordeaux en [1],[2].

Un manuscrit autographe, où les huit dernières mesures de l'œuvre figurent à la suite de Ballabile, fait partie de la collection Thierry Bodin[2].

La partition est publiée à titre posthume par Enoch en 1897, au sein du recueil Cinq Morceaux pour piano[2],[3].

L'œuvre est notamment jouée  possiblement en première audition[2]  le par le pianiste Robert Schmitz à Paris, salle Gaveau, lors d'un concert de la Société musicale indépendante[4].

Commentaires

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Caprice est en ut dièse mineur, lent et déclamé[3].

Roger Delage relève que l'œuvre se présente effectivement « comme un morceau pour un concours de déchiffrage. Les traquenards rythmiques de l'introduction appartiennent bien au genre [...][5] ».

Pour Guy Sacre, le morceau « lie tant bien que mal un début de carillon sur trois notes, quelques velléités de récitatif, un passage en harmonies fâcheusement wagnériennes, repris pour terminer, et une brève romance dont le thème à l'eau de rose déclame à deux-contre-trois sur des accords en triolets[3] ».

Pour Alfred Cortot, la pièce, « dont le titre s'accorde aussi mal que possible avec un mélange sentimental de réminiscences tristanesques et de méditation louis-philipparde, [...] débute par un lent carillon qui s'enchaîne de façon assez saugrenue à une introduction, laquelle ne mène à rien. Car on ne peut voir même l'embryon d'une romance dans les quelques mesures pathétiquement démodées qui forment le centre de cette ébauche insuffisante[6] ».

EN revanche, pour Roger Delage, « si la fantaisie s'insinue allègrement dans Ballabile, un ardent lyrisme soulève Caprice ces deux morceaux de concours formant, à leur manière, un vrai petit diptyque où se retrouvent deux aspects essentiels de la physionomie de leur auteur[7] ».

Dans le catalogue des œuvres d'Emmanuel Chabrier établi par Delage, Caprice porte le numéro D 64[2].

Discographie

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Références

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  1. Delage 1999, p. 516.
  2. 1 2 3 4 5 Delage 1999, p. 717.
  3. 1 2 3 Sacre 1998, p. 617.
  4. Michel Duchesneau, L’avant-garde musicale à Paris de 1871 à 1939, Sprimont, Mardaga, (ISBN 2-87009-634-8, BNF 36967589), p. 306
  5. Delage 1999, p. 517.
  6. Cortot 1926, p. 200-201.
  7. Delage 1999, p. 518.

Bibliographie

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Monographies

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Ouvrages généraux

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Liens externes

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