Carl Schuberth
Carl Eduard Schuberth (parfois orthographié Karl Schuberth ou Charles Schuberth ; en russe : Карл Богданович Шуберт, Karl Bogdanovich Choubert), né le 25 février 1811 à Magdebourg (Royaume de Prusse) et mort inopinément le 22 juin 1863, à Riesbach (Zurich, Suisse), est un violoncelliste, chambriste, chef d'orchestre, pédagogue et compositeur d’origine allemande[1]. Formé à l’école de violoncelle de Dresde, il mène une carrière de soliste itinérant en Europe occidentale avant de s’établir définitivement en Russie[2]. Figure centrale de la vie musicale de Saint-Pétersbourg au milieu du XIXe siècle sous les règnes de Nicolas Ier et d’Alexandre II, il marque profondément l'essor de la musique russe. Homme d’ouverture et de transition, il joue un rôle déterminant dans la diffusion et la démocratisation de la musique en Russie ainsi que dans la professionnalisation de l’enseignement musical[3].
| Alias |
Карл Богданович Шуберт |
|---|---|
| Naissance | 25 février 1811 à Magdebourg (Royaume de Prusse) |
| Décès | (à 52 ans) à Riesbach (Zurich, Suisse) |
| Activité principale |
Violoncelliste, chef d'orchestre, pédagogue, compositeur |
| Formation |
Friedrich Dotzauer |
| Ascendants |
Gottlob Schuberth (père) |
| Famille |
Julius Schuberth (frère), Ludwig (Louis) Schuberth (frère), Friedrich (Fritz) Schuberth (frère) |
Compléments
Elèves : Karl Davidov, Alexandre Serov, Vasily Kologrivov, Ludwig K. Albrecht, le grand-duc Constantin Nikolaïevitch de Russie
Biographie
modifierFormation et débuts en Europe (1811–1835)
modifierIssu d'une famille de musiciens, Carl Schuberth est le fils de Gottlob Schuberth, professeur de hautbois et de clarinette, pianiste et compositeur, qui lui enseigne le solfège et le piano[4]. Il est le frère de Julius Schuberth, éditeur de musique à Hambourg, Leipzig et New York, de Ludwig (Louis) Schuberth, chef d’orchestre et compositeur (chef d'orchestre au Théâtre allemand de Saint-Pétersbourg en 1845), et de Friedrich (dit Fritz) Schuberth, éditeur de musique à Hambourg[5]. Dès l'âge de neuf ans, il étudie le violoncelle avec Ludwig Hesse à Magdebourg. À partir de 1826, sa formation est confiée à Friedrich Dotzauer à Dresde, violoncelliste et pédagogue réputé. Sous sa direction, il acquiert une technique d’archet très précise, une pureté de style classique et une profonde intériorité d’interprétation qui deviendront sa signature artistique. En 1828, il effectue une première tournée en Allemagne avant de retourner à Dresde parfaire sa formation. De 1829 à 1833, il occupe le poste de premier violoncelle solo à l'orchestre du Théâtre de Magdebourg. De 1833 à 1835, grâce au soutien financier de son frère Julius, il mène avec succès une tournée européenne en Allemagne, en Belgique, en France, en Angleterre et aux Pays-Bas[6]. La critique musicale de l’époque salue la clarté de ses nuances et son refus de la virtuosité purement superficielle au profit de la musicalité. C’est au cours de ces années de soliste d'orchestre et de voyage qu’il commence à composer ses premières œuvres de concert pour son instrument, à l’image de son Souvenir de la Hollande, op. 3, écrit pour briller lors de ses apparitions publiques. En 1835, cette œuvre lui vaut le titre de Soliste de la Cour à La Haye[7].
Installation en Russie : soliste, enseignant et chef d’orchestre (1836–1858)
modifierSur les conseils de son mentor Bernhard Romberg, violoncelliste allemand bien introduit en Russie, Schuberth décide à la fin de l'année 1835 de tenter sa chance à Saint-Pétersbourg, alors véritable carrefour culturel et pôle d’attraction majeur pour les musiciens étrangers[4]. Début 1836, il est engagé comme soliste à la Cour et à l'Orchestre des Théâtres impériaux[8]. Son autorité musicale s’étend rapidement et il cumule bientôt des fonctions de premier plan : en 1837, il est nommé directeur des activités musicales à l'Université impériale de Saint-Pétersbourg et par la suite professeur de violoncelle à l’École de Jurisprudence[9].
L’Orchestre universitaire et la démocratisation des concerts
modifierEn 1842, soucieux d'ouvrir la musique au plus grand nombre dans un contexte où les concerts publics sont rares et réservés à une élite — les Théâtres impériaux en détenant le monopole —, il fonde avec l'inspecteur Alexander Fitzthum von Eckstedt l'Orchestre des Étudiants et des Professeurs de l'Université impériale, premier orchestre régulier en Russie[10]. Baptisés « Exercices musicaux », ces concerts échappent à l'autorité des Théâtres impériaux et peuvent se tenir tout au long de l'année, sans se limiter aux quarante jours du Grand Carême[11]. Accessibles à tous pour un coût modique, ils rencontrent un succès immédiat. Pendant vingt saisons, Schuberth y fait découvrir les œuvres de Beethoven, Mendelssohn, Liszt, Spohr, Schumann, Berlioz et Wagner, ainsi que celles de compositeurs russes comme Mikhaïl Glinka, Anton Rubinstein et Mili Balakirev[12]. Le tout Saint-Pétersbourg s'y presse, notamment Balakirev, Borodine, César Cui, Moussorgski, le prince Vladimir Odoïevski, Rimski-Korsakov, Serov, Tchaïkovski et le comte Matvei Wielhorski[13]. Anton Rubinstein y fait ses débuts de chef d'orchestre, tandis que le violoniste Henryk Wieniawski et les chanteurs Pauline Viardot-Garcia et Luigi Lablache s'y produisent comme solistes invités.
La Société philharmonique et les grandes scènes musicales
modifierEn 1842 également, Schuberth est nommé directeur de la Société philharmonique de Saint-Pétersbourg (fondée en 1802)[14]. À ce titre, il interprète l'essentiel du répertoire classique et accueille dans la capitale Franz Liszt, Robert Schumann et Clara Schumann, Hector Berlioz et Richard Wagner, dont il défend ensuite l'œuvre en Russie[15]. Il côtoie par ailleurs le violoniste belge Henri Vieuxtemps (nommé violoniste de la Cour en 1846) et le violoncelliste belge Adrien-François Servais lors de ses tournées en Russie. Succédant à Catterino Cavos, le maître de chapelle des théâtres de Saint-Pétersbourg, à partir de 1853, il organise et dirige régulièrement des concerts pour la Direction des Théâtres impériaux, y compris des grands événements réunissant plus de 300 musiciens et choristes[16]. En 1856, il est nommé inspecteur des cours de musique de l'École de Théâtre, fonction qu'il exercera jusqu'à sa mort. Familier des salons les plus influents, notamment celui du comte Matvei Wielhorski, il collabore et échange avec le « père de l’opéra russe », Mikhaïl Glinka[17]. En 1857, après le décès à Berlin du compositeur, c'est à Schuberth que revient l'honneur de diriger le concert organisé à sa mémoire.
La Société musicale russe et le Conservatoire de Saint-Pétersbourg (1859-1862)
modifierAu cœur du « Siècle d’Or » musical russe, pendant plus d’un quart de siècle, Schuberth devient un pont culturel entre la tradition savante allemande et l’émergence de la musique nationale russe. César Cui (1835-1918, critique et compositeur russe) écrit : « Sa contribution au développement musical de Saint-Pétersbourg est indéniable ; il occupe une place à part entière dans l’histoire de ce développement »[18]. En 1859, il participe activement, aux côtés d'Anton Rubinstein et de la grande-duchesse Elena Pavlovna (née Charlotte de Wurtenburg), à la création de la Société musicale russe, principal vecteur de progrès de la vie musicale dans l'Empire. Seul étranger siégeant au directoire, il est chargé de l'organisation et de la direction des cycles annuels de concerts de musique de chambre, Rubinstein assurant les concerts symphoniques[19]. Il enseigne parallèlement le violoncelle dans les classes nouvellement créées sous l'égide de la Société[20]. La même année, la Société crée en son sein un quatuor à cordes dont Schuberth est l'âme et auquel se joint ultérieurement le violoniste polonais Henryk Wieniawski comme premier violon. Ce quatuor contribue puissamment à l'essor de la musique de chambre en Russie[21]. En 1862, lors de la fondation par Anton Rubinstein du Conservatoire de Saint-Pétersbourg — premier établissement d'enseignement musical professionnel du pays[22] — , Carl Schuberth est nommé professeur de violoncelle de la nouvelle institution. Il dirige également les premiers concerts de l'École libre de musique, fondée la même année par Mili Balakirev[23].
Dernière année et décès (1863)
modifierAu début de l'année 1863, Schuberth participe activement à l'accueil de Richard Wagner à Saint-Pétersbourg et dirige avec lui l'un de ses derniers concerts. Épuisé par ses diverses charges, il sollicite au printemps un congé de maladi et quitte la Russie pour rejoindre l'Europe centrale[24]. Après un passage par l'Allemagne auprès de son frère Julius à Leipzig pour s'y faire soigner, il se rend à Zurich pour rejoindre sa famille et son fils Karl, alors étudiant à l'École polytechnique. C'est là qu'il meurt de manière inopinée le 22 juin 1863, à l'âge de 52 ans[25]. Il est inhumé au cimetière privé Hohe Promenade à Zurich[26]. Témoin privilégié et acteur incontournable des années 1840 à 1860, Carl Schuberth laissa à ses collègues et étudiants le souvenir d'un musicien d’exception, sensible et généreux. Tenu en haute estime à la Cour et profondément apprécié par la société pétersbourgeoise, il comptait parmi ses admirateurs et amis des figures majeures telles que Mikhaïl Glinka[27]et Anton Rubinstein[28], ainsi que plusieurs membres de l’avant-garde russe, dont Mili Balakirev, Alexandre Dargomyjski, Alexandre Serov, Vladimir Stassov et César Cui[29]. Sa position d’observateur au cœur des vives querelles opposant les conservateurs, les partisans de Rubinstein, aux modernistes du « Groupe des Cinq » emmené par Vladimir Stassov, témoigne de la place centrale qu'il occupait dans la vie musicale russe de son temps. En 1864, un concert fut donné à sa mémoire au Grand Théâtre au profit de sa veuve[30].
Héritage et postérité
modifierSchuberth a inspiré une génération de solistes et de compositeurs russes talentueux. Son action en faveur de la démocratisation musicale a anticipé et préparé les grandes réformes institutionnelles que mena Anton Rubinstein. Issu de l’école de violoncelle de Dresde, il a jeté les bases de l’école russe de violoncelle. Son célèbre élève, Karl Davydov, a perpétué son enseignement au Conservatoire de Saint-Pétersbourg et est devenu le chef de file d'une lignée de violoncellistes légendaires : Alfred von Glehn, Gregor Piatigorsky, Aleksandr Verzhbilovich, ainsi que Leopold Rostropovitch et Mstislav Rostropovitch. L'Orchestre des Étudiants et des Professeurs de l'Université de Saint-Pétersbourg que Schuberth fonda en 1842 est resté en activité jusqu'en 2023, représentant 181 années de tradition musicale ininterrompue.
Valorisation historique et redécouverte
modifierLa contribution des musiciens d’origine étrangère à l’épanouissement de la culture musicale russe au XIXe siècle fait l’objet de recherches de fond. On observe un renouveau d’intérêt de la part des musicologues comme des musiciens pour les différents apports de Carl Schuberth[31]. Longtemps occultées par un contexte historique défavorable, ses partitions font aujourd’hui l'objet d'une redécouverte. Plusieurs interprètes soulignent la valeur de ces oeuvres oubliées, perçues comme une opportunité idéale d'élargir et de renouveler un répertoire de concert parfois jugé trop conventionnel. Ses compositions sont ainsi progressivement rejouées et enregistrées, notamment en Allemagne, en Russie, en Belgique et en France, et rencontrent un excellent accueil auprès des mélomanes.
Œuvres principales
modifierCarl Schuberth est l'auteur d'une cinquantaine d'oeuvres répertoriées principalement dans le domaine de la musique de chambre et du répertoire pour violoncelle. L'édition de ses pièces était essentiellement assurée par la maison de son frère Julius, J. Schuberth & Co, établie à Hambourg puis à Leipzig. Le catalogue complet est accessible sur le site de l'International Music Score Library Project (IMSLP). S’inscrivant dans la tradition du romantisme allemand, ses œuvres allient la virtuosité technique à la clarté formelle héritée du classicisme. Comme la majorité des compositeurs de l’époque, Schuberth n’a pas échappé à la puissante influence de Felix Mendelssohn-Bartholdy. Ses compositions maîtresses se divisent ainsi :
Musique de chambre
modifier- Octet à cordes « Ottetto » en mi majeur, op. 23 (1848) : pour quatre violons, deux altos et deux violoncelles, une œuvre saluée par la critique moderne pour son originalité structurale[32].
- Quatre quatuors à cordes, dont :
- Quatuor à cordes n° 3 en si majeur, op. 37 (1858), sous-titré « Mon voyage dans les steppes kirghizes », composé après un long voyage entrepris dans les provinces orientales de l’Empire russe[33]. Il s'agit de l'une des premières œuvres de musique de chambre à s'inspirer de chants tatars, boukhares et bachkirs, ouvrant une voie féconde au style orientaliste chez les compositeurs russes de la génération suivante (Balakirev, Borodine et Rimski-Korsakov)[34].
- Quatuors n° 1 en do majeur, op. 34 (1856), n° 2 en fa majeur, op. 35 (1860) et n° 4 en la mineur, op. 40 (1863).
- Quatre quintettes à cordes, dont :
- Quintette à cordes n° 3 en ut majeur, op. 24 (1852), dédié à Louis Spohr, pour deux violons, alto et deux violoncelles[35].
- Quintette n° 1 en ré majeur, op. 15, pour deux violons, alto et deux violoncelles (1846), Quintette n° 2 en ré majeur, op. 19, pour quatre violoncelles et contrebasse, sous-titré « Fantaisie de concert » (1847) et n° 4, un arrangement de l’Octet en mi majeur, op. 23, pour deux violons, alto et deux violoncelles (1848).
- Grande Sonate en ré majeur, op. 43 : pour violoncelle et piano. Cette œuvre ultime, publiée à titre posthume (1872), est dédiée conjointement à son ami Anton Rubinstein et à son illustre élève Karl Davydov[36].
Œuvres pour violoncelle et piano
modifierDe très nombreuses fantaisies, nocturnes, variations, romances, caprices, pièces de salon et arrangements à redécouvrir, parmi lesquels :
- Souvenirs de la Hollande, op. 3 (1836), fantaisies et variations brillantes dédiées à la Reine des Pays-Bas[37].
- Grand Nocturne élégiaque, op. 6 (1840), pour deux violoncelles et piano[38].
- Mystification, op. 18, Capriccietto (1847).
- Fantaisie sur des Thèmes russes, op. 26 (1851)[39].
- Souvenir de Moscou, op. 38, airs russes (1861), dédié au grand-duc Constantin, son élève[40].
Œuvres pour violoncelle et orchestre (ou piano)
modifier- Concert pour le violoncelle (Concerto pour violoncelle n° 1) en si mineur, op. 5 (1841), dédié au comte Matvei Wielhorski.
- Deuxième concerto « Patetico » en sol majeur, op. 36 (1860), dédié à Anna Pavlovna de Russie, reine mère des Pays-Bas[41].
Œuvres de circonstances
modifier- L’Appel de notre peuple : une cantate composée pendant la guerre de Crimée (1853-1856) et dédiée à l’empereur Nicolas Ier[42].
- Élégie funèbre pour l’impératrice Alexandra Feodorovna : épouse de l’empereur Nicolas Ier, dédiée à l’empereur Alexandre II[43].
Discographie
modifier- Le Souvenir, de Félicien David, comprenant une pièce pour violoncelle et piano composée conjointement par Carl Schuberth et Henri Vieuxtemps intitulée La Nuit – Ensemble Baroque de Limoges : Christophe Coin, Jean-Jacques Dünki, Andréas Gabetta, Collection Parenthèses, Laborie Records, 2011(LC12)[44].
- Deutsche Musiker in der Stadt an der Newa, diverses oeuvres y compris le Capriccietto pour violoncelle et piano « Mystification », op. 18 de Carl Schuberth – Andrei Ivanov (violoncelle) et Olga Danilevskaya (piano), Bomba-Piter inc., 2020 (BP 07-21).
- String Octet, op. 23, Carl Schuberth (complété par le Double String Quintet, op. 28 de Franz Xaver Gebel) – Hoffmeister Quartet et solistes de l'Orchestre Baroque de Wrocław, Profil / Edition Günter Hänssler, 2018 (PH17071)[45].
- Cello Sonatas of the Romantic Period, Carl Schuberth : L’Adieu. Grand Nocturne élégiaque, op. 6 et Grande Sonate, op. 43 (complété par la Preis-Sonate, op. 37 de Heinrich Stiehl) – Wunderkammer : Martin Seemann (violoncelle), Mira Lange (pianoforte) et Bettina Messerschmidt (second violoncelle), Coviello Classics, 2026 (COV92609)[46].
Références
modifier- ↑ (ru) Le certificat de décès daté du 03.07.1863 atteste son décès survenu à Riesbach le 22.06.1863, Archives historiques d'Etat de Russie (RGIA), Au sujet du service du violoncelliste Carl Schuberth, Saint-Pétersbourg, F. 497, Op. 1, D. 7221, document 214.
- ↑ (en) Adriana Venturini, « The Dresden School of Violoncello in the Nineteenth Century », University of Central Florida, Orlando, 2009.
- ↑ (de) L. Schiwietz, Der Violoncellist Carl Schuberth und seine Bedeutung für die Schumann-Rezeption in Rußland, pp. 210-216.
- 1 2 (de) Récit de Julius Schuberth publié à l'occasion d'une tournée de son frère en Allemagne en 1847 : Carl Schuberth in St. Petersburg – Lebens-Skizze, in Kleine Musikzeitung, 8e année, n° 52, Hambourg, 1847, J. Schuberth & Co, supplément de 15 pages.
- ↑ (de) Notes biographiques dans le Neue Zeitschrift für Musik (NZfM), Leipzig, 12.02.1846, pp. 51-52.
- ↑ (fr) Article dans le Journal de La Haye, le 26.12.1834.
- ↑ (fr) Article dans le Journal de La Haye, le 02.02.1835.
- ↑ (ru) Contrat d’engagement au 01.04.1836, RGIA, Saint-Pétersbourg, F. 497, Op. 1, D. 7221, documents 48-49.
- ↑ (de) D. Lomtev, An der Quelle, page 26.
- ↑ (ru) L. Ginsburg, Histoire de l'art du violoncelle, tome 2, pp. 215-216.
- ↑ (de) Article La vie musicale à Saint-Pétersbourg, 1846-1848, dans le NZfM, n° 11 du 05.08.1848, pp. 54-58.
- ↑ (ru) I. Seyfert, Mémoires de professeur du Conservatoire de Petrograd, page 23.
- ↑ (ru) Article dans Severaya Pchela (L'Abeille du Nord), Saint-Pétersbourg, 1848, n° 80.
- ↑ (en) R. Stites, Serfdom, Society, and the Arts in Imperial Russia, page 95.
- ↑ (de) L. Schiwietz, Der Violoncellist Carl Schuberth und seine Bedeutung für die Schumann-Rezeption in Rußland, page 213.
- ↑ (de) Programme des méga-concerts dans le NZfM, n° 21, 18.05.1860, page 191.
- ↑ ( f r ) M. Glinka, Mémoires, pp. 113 et 215.
- ↑ (ru) Article de César Cui dans Nouvelles de Saint-Pétersbourg, Théâtre et Musique, 10.03.1858.
- ↑ (de) Programme des concerts de musique de chambre 1859-1862, NZfM, vol. 57, n° 23, 05.12.1862, pp. 205-208.
- ↑ (en) Ph. Taylor, Anton Rubinstein - A life in Music, page 88.
- ↑ (de) Quatuor de la Société musicale russe dans le NZfM, vol. 50, n° 16, 15.04.1859, p. 178 et (en) Cobbet's Cyclopedic Survey of Chamber Music, pp. 314 et 316.
- ↑ (de) Conservatoire de Saint-Pétersbourg dans le NZfM, n° 22, 28.11.1862, pp. 194-196.
- ↑ (en) R. Ridenour, Nationalism, Modernism, and Personal Rivalry in 19th-Century Russian Music, page 129.
- ↑ (ru) Demande de congé de maladie, RGIA, Saint-Pétersbourg, F. 497, Op. 1, D. 7221, documents 200-201.
- ↑ (ru) Certificat de décès daté du 03.07.1863, RGIA, Saint-Pétersbourg, F. 497, Op. 1, D. 7221, document 214.
- ↑ (ru) Certificat d'inhumation daté du 25.06.1863, RGIA, Saint-Pétersbourg, F. 497, Op. 1, D.7221, document 212.
- ↑ (ru) Lettre de Mikhaïl Glinka à Carl Schuberth du 04.04.1852, in Mikhaïl Glinka, Patrimoine littéraire, vol. 2, pp. 411-412.
- ↑ (en) Autobiography of Anton Rubinstein - 1829-1889, traduit du russe par Aline Delano, Boston, 1890, Little, Brown and Company, réédité en 2012 par Forgotten Books, pp. 57, 94 et 104.
- ↑ (de) Nécrologie dans NZfM, n° 2, du 10.07.1863, page 15.
- ↑ (ru) Autorisation du Ministre de la Cour pour un concert d'hommage au Grand Théâtre le 02.02.1864, RGIA, Saint-Pétersbourg, F. 497, Op. 1, D. 7221, documents 114-115.
- ↑ (de)(ru) Brochure de l’exposition Deutsche Musiker in der Stadt an der Newa, 2020, Hamburg, Gartow Stiftung, pp. 10-13.
- ↑ (de) Article sur l’Octet, op. 23, de A. F. Riccius, NZfM, n° 52, 26.12.1848, pp. 297-298.
- ↑ (ru) Autorisation de congé dans le gouvernement d’Orenbourg, RGIA, Saint-Pétersbourg, F. 497, Op. 1, D. 7221, document 162.
- ↑ (ru) Article de César. Cui sur l’op. 37, Nouvelles de Saint-Pétersbourg, Théâtre et Musique, 10.03.1859.
- ↑ (de) Citation du Quintette à cordes n° 3, op. 24, NZfM, n° 2, 10.07.1863, page 15.
- ↑ (de) Articles à propos de la Grande Sonate, op. 43, NZfM, n° 42, 16.10.1874, pp. 428-429 et Allgemeine deutsche Musikzeitung, Leipzig et Kassel, 30.10.1874, pp. 277-286.
- ↑ (en) Article et commentaire sur l’op. 3, The Dresden Cello School, 2025 link.
- ↑ (en) Article et commentaire sur l’op. 6, The Dresden Cello School, 2026 link.
- ↑ (de) E. Stöckl, Musikgeschichte der Rußlanddeutschen, page 131.
- ↑ (ru) G. Moiseev, The Grand Dukes Romanovs' Personal Diaries as Musical and Historical Source, dans Journal of Moscow Conservatory 3 (34) 2018, page 19.
- ↑ (de) Article sur le Deuxième concerto « Patetico », op. 36, NZfM, n° 26, 24.06.1859.
- ↑ (ru) Cantate L'Appel de notre peuple , Bibliothèque nationale de Russie (NLR), voir : Наш народный клик F.XII.37 et la partition link.
- ↑ (ru) Élégie funèbre pour l’impératrice Alexandra Feodorovna, Bibliothèque nationale de Russie (NLR), voir : Франц. F.XII.23 et la partition link.
- ↑ ( f r ) Félicien David, Le Souvenir
- ↑ (de) CD Octet, op. 23, voir : Gebel-Schuberth link.
- ↑ (de) CD Sonates romantiques pour violoncelle, op. 6 et op. 43, voir : Cello Sonatas of the Romantic Period link.
Bibliographie
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- (ru) Lev S. Ginsburg, Histoire de l'art du violoncelle, Tome 2 : L'art du violoncelle russe jusqu'aux années 1860, 1957, Moscou, Muzgiz, pp. 168-169, 213-221, 410-411, 460, 462-463, 482, 490-491.
- (fr) Mikhaïl Glinka, Mikhaïl Glinka et la musique russe - Mémoires - Lettres, 1986, Moscou, Éditions Radouga, pp. 113, 205, 349.
- (ru) Youri Keldich, Histoire de la musique russe, 10 volumes, 1988, Moscou, Éditions « Musique », Tome 5 : pp. 361-363, 494-509 et 1989 et Tome 6 : pp.170, 178, 189-190, 192, 199, 205, 209, 321-329.
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- (ru) Dr Ira Feodorovna Petrovska, Pétersbourg musical – 1801-1917, 2009, Saint-Pétersbourg, Éditions Compositeur, Tome 10 : pp. 171, 201, 295, 386, 388, 397, 445, 457, 488 et 2010 et Tome 11 : pp. 84, 133, 356, 380, 399, 403-404, 406, 500.
- (en) Robert C. Ridenour, Nationalism, Modernism, and Personal Rivalry in Nineteenth-Century Russian Music, 1981, Ann Arbor, UMI Research Press, pp. 31, 33, 41, 84, 129.
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- (en) Lynn Sargeant, Harmony & Discord – Music and the Transformation of Russian Cultural Life, 2011, New York, Oxford University Press, pp. 83-120.
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- (ru) Ivan I. Seyfert, Mémoires du professeur du Conservatoire de Petrograd, 1914, Saint-Pétersbourg, Imprimerie russo-française, pp. 10-18, 23-24.
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- (de) Ernst Stöckl, Musikgeschichte des Rußllanddeutschen, 1993, Dülmen, Laumann-Verlag, pp. 67, 84, 127, 130-131.
Liens externes
modifier- (de) Récit de Julius Schuberth Carl Schuberth in St. Petersburg – Lebens-Skizze, 15 pages, 1847, Hambourg, J. Schuberth & Co, disponible à la New York Public Library (NYPL) (copies@nypl.org).
- (de) Biographie de Carl Schuberth in Julius Schuberth's Musikalisches Conversations-Lexikon ; ein encyclopädisches Handbuch, 1880, Leipzig, J. Schuberth & Co, 10e édition revue par Robert Musiol, pp. 424-426.
- (ru) Biographie de Carl Schuberth sur le site web du Conservatoire Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg.
- (ru)(de) Étude d'Andrei Ivanov, Les ensembles à cordes de Carl Schuberth, 2022, Hambourg, Fondation Gartow, pp. 104-117.
- (de) Brochure Les musiciens allemands dans la ville sur la Neva, publiée à l'occasion d'un forum et d'une exposition organisés au Conservatoire Rimski-Korsakov à Saint-Pétersbourg, 2021, Hambourg, Fondation Gartow, 56 pages, Carl Schuberth pp. 10-13.
- (en) Rééditions commentées des oeuvres de Carl Schuberth par Michele Galvagno - Artistic Score Engraving, cf. supra rubrique Références n° 27. et 28.
- (de) Catalogue des éditions musicales J. Schuberth & Co, 1906, Leipzig, 312 pages.
Notices
modifier- Ressources relatives à la musique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies : (en) Eric Blom, Grove Dictionary of Music and Musicians, 1954, London, MacMillan & Co Ltd, 5e édition, volume VII, page 593 / (ru) Brockhaus F.A., Efron I.A., Dictionnaire encyclopédique, 1903, Saint-Pétersbourg, Brockhaus-Efron, 86 volumes, tome 78, page 95 / (fr) François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, 1866-67, Paris, Firmin-Didot Frères, 8 volumes, volume 7, page 517 / (ru) Iouri Keldych, Encyclopédie musicale, 1982, Moscou, Encyclopédie soviétique – Le Compositeur soviétique, 6 volumes, volume VI / (de) Herman J. Meyer, Meyers Konversations-Lexikon, 1909, Leipzig, Bibliographisches Institut, volume 18, pp. 52-53 / (ru) Alexander Polotsov, Dictionnaire biographique russe, 1911, Saint-Pétersbourg, Société historique impériale russe, 25 volumes, volume XXIII, pp. 458-459 / (en) Alfred Remy, Baker’s Biographical Dictionary of Musicians, 1919, New York, G. Schirmer Inc., 3e édition, page 846 / (fr) Hugo Riemann, Dictionnaire de Musique, 1931, Paris, Payot, 3e édition, traduit de l’allemand par G. Humbert, 2 tomes, tome 2, page 1213.
