Catimini (vêtements)
Catimini est une marque française de prêt-à-porter pour enfants fondée en 1972 à Cholet par Monique et Paul Salmon. Elle est rachetée en 2000 par le Groupe Zannier. Elle est exploitée par la société ÏDKIDS à partir de 2021, puis rachetée par le groupe vendéen CWF en 2026.
| CWF
Children Worldwide Fashion Catimini | |
| Création | 1972
23/09/1999 (société actuelle) |
|---|---|
| Dates clés | 2000 : rachat par le Groupe Zannier 2021 : reprise par ÏDKIDS 2026 : rachat par le groupe CWF |
| Fondateurs | Monique et Paul Salmon |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée à associé unique |
| Siège social | Les Herbiers (85) |
| Direction | Freddy Mallet (via CWL Groupe et Flmallet) |
| Actionnaires | Kidiliz group |
| Activité | Commerce de gros d'habillement et de chaussures |
| Société mère | CWL Groupe (922 309 372) filiale de
Flmallet (793 963 646) |
| Effectif | 456 dont 164 cadres en 2024 |
| SIREN | 478 247 109 Kitiliz Retail
421 994 658 CWF |
| TVA européenne | FR80478247109 |
| Site web | https://catimini.com/ |
| Chiffre d'affaires | 211 millions € (2024)[1] 221 millions € (2023) |
| Résultat net | 38,3 millions (2024) 38,2 millions € (2023) |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Histoire
modifier
La marque Catimini est fondée en 1972 à Cholet par Monique et Paul Salmon. Grâce à un prêt de son père, Paul Salmon crée une entreprise de trois personnes où lui et sa femme ont pour projet de « faire des vêtements pour enfants très gais, en lien avec l'actualité du monde sans être dans la tendance. ».
Dès le début, ils décident de faire appel à des sous-traitants pour assurer la fabrication car cette activité ne les intéresse pas[2]. Le succès est immédiat et rapidement la marque vise le marché international. Dès 1977, celui-ci représente 40 % du chiffre d'affaires[2],[3].
En 1975, la marque change de nom pour Catimini[2]. Pour rester innovante, elle met en place en 1983 un bureau de recherche, dont plusieurs employées sont diplômées des Beaux-Arts, pour assurer la création et concevoir des vêtements perpétuellement originaux[2],[4]. Passionné par les Fiat 500, Paul Salmon en utilise une trentaine sérigraphiée pour promouvoir l'ouverture de nouvelles boutiques[5],[2].
Durant les années 1990, l'entreprise connaît une croissance continue de 7,5 % par an pour un bénéfice net annuel d'environ 25 millions de francs[6]. En 1999, l'effectif de la société se monte à 800 personnes pour un chiffre d'affaires estimé à 520 millions de francs.
Un an plus tard, Catimini s'allie au groupe Permis de Construire, qui comprend principalement IKKS, pour fonder Génération Y2K[4],[7]. Cette opération ne se révèle pas aussi rentable que prévu et le groupe se retrouve dans l'obligation de fermer une quinzaine de boutiques[8]. Génération Y2K est racheté en par le groupe de prêt-à-porter Zannier pour la somme de 330 millions de francs, dont 200 millions en actions[8]. En 2011, l'entreprise réalise un chiffre d'affaires annuel d'environ 20 millions d'euros[9].
En 2021, Catimini est repris par ÏDKIDS[10].
En 2023, ÏDKIDS ferme les 44 magasins Catimini[10].Le 26 septembre 2023 Kidiliz Retail est placée en liquidation judiciaire[11].
En , le groupe vendéen CWF (Children Worldwide Fashion) rachète la marque Catimini[10].
Données financières
modifierLe chiffre d'affaires des ventes on-line est confié à la société Digital Store[12].
Annexes
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :
- * Publicités télévisuelles de 1983 sur le site de l'INA
Notes et références
modifier- ↑ https://www.pappers.fr/entreprise/cwf-children-worldwide-fashion-421994658
- 1 2 3 4 5 Emeric Evain, « Le créateur de Catimini feuillette 40 ans d'histoire », Ouest-France, (consulté le )
- ↑ Vincent Gouëset, Investissements étrangers et milieu local, Presses universitaires de Rennes, , 530 p. (lire en ligne)
- 1 2 Collectif, La mode et l'enfant, 1780-2000, Paris, Paris musées, , 255 p. (ISBN 2-87900-539-6, lire en ligne), p. 240
- ↑ Béatrice De Rochebouet, « Fiat 500, minibolide, grand succès », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Bruno Ménard, « Catimini va entrer au second marché »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Les Échos, (consulté le ).
- ↑ Emmanuel Guimard, « Vêtement d'enfants : fusion imminente entre Catimini et IKKS »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Les Échos, (consulté le ).
- 1 2 Bruno Ménard, « Zannier rachète Génération Y2K »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Les Échos, (consulté le ).
- ↑ « Catimini », sur Societe.com, (consulté le ).
- 1 2 3 Emmanuel Guimard, « Vêtements pour enfants : un groupe vendéen veut redonner vie à Catimini »
, sur lesechos.fr, (consulté le ) - ↑ Annonce n° 2678 du BODACC A n° 20230197 publié le 12/10/2023
- ↑ « DIGITAL STORES.COM à PARIS 10 (75010), bilan gratuit 2017, sur SOCIETE.COM (533631248) », sur www.societe.com (consulté le )