Caupedactylus
Caupedactylus ybaka
Caupedactylus est un genre fossile de ptérosaures azhdarchoïdes appartenant à la famille des Tapejaridae, ayant vécu au Crétacé inférieur (étage de l'Aptien) dans ce qui est aujourd'hui la formation Romualdo du bassin d'Araripe (d) (nord-est du Brésil). Le genre Caupedactylus est resté monotypique et la seule espèce fossile référencée est l'espèce type Caupedactylus ybaka.
Historique
modifierLe genre Caupedactylus et l'espèce Caupedactylus ybaka sont décrits en 2013 par le paléontologue brésilien Alexander Wilhelm Armin Kellner[1],[2],[3].
Fossiles
modifierSelon Paleobiology Database en 2026, le genre Caupedactylus a une seule collection référencée de fossiles, de l'Aptien supérieur du Crétacé inférieur, c'est-à-dire date de 119,57-113,2 Ma avant notre ère[2].
Découvertes
modifierLe genre a été nommé et décrit pour la première fois par Alexander Wilhelm Armin Kellner en 2013. Le nom générique combine le nom de la déesse de la beauté des Tupis, Caupe, avec le mot grec δάκτυλος (daktylos), signifiant « doigt », un suffixe fréquent dans les noms de ptérosaures. Le nom spécifique ybaka signifie « habitant du ciel » en langue tupinambá locale[1]>.
Caupedactylus est connu grâce à l’holotype MN 4726-V, probablement trouvé dans une couche de la Formation Romualdo datant de l’Albien, il y a environ 110 millions d’années. Il se compose d’un squelette partiel avec un crâne presque complet, les mâchoires inférieures, et un squelette postcrânien partiel. Les éléments postcrâniens comprennent la ceinture scapulaire droite, le coracoïde gauche, le sternum, l’humérus droit et la partie proximale de la première phalange du doigt alaire. Il s’agit d’un individu adulte, ce qui est exceptionnel pour les ptérosaures de cette formation. Le spécimen a été dégagé de la pierre calcaire par un bain acide[1].
Description
modifierKellner a estimé l’envergure de Caupedactylus à 3,3 mètres, ce qui en ferait le plus grand tapejaridé connu. Le crâne mesure environ 46 centimètres de long[1].
Plusieurs traits uniques, appelés autapomorphies, ont été identifiés. Le museau présente une crête sur le prémaxillaire qui s’étend à la fois vers l’avant et vers l’arrière du crâne. L’extrémité du museau est recourbée vers le bas, avec un bord inférieur de la mâchoire supérieure légèrement concave. Les pointes du museau ne sont pas séparées. La branche ascendante de l’os jugal, qui se connecte à l’os lacrymal, est fortement inclinée vers l’arrière à un angle de 115 degrés. À l’arrière du palais, une petite fenestra postpalatina (fenêtre postpalatine) en forme de fente est présente. L’os quadratum est incliné à 150 degrés par rapport au bord inférieur du crâne. Le basisphénoïde de la partie inférieure de la boîte crânienne ne présente pas de processus annexes. Il ne s’étend pas non plus jusqu’à l’espace entre les ptéroïdes. La moitié arrière du bord inférieur de la symphyse mandibulaire est épaissie, formant une surface légèrement convexe[1].
Le crâne est surmonté d’une grande crête arrondie qui se prolonge vers l’arrière en descendant sur les pariétaux. Cette crête est très mince, environ 0,5 mm dans sa partie supérieure. Les mâchoires sont édentées. Le profil de la symphyse mandibulaire correspond étroitement au bord de la mâchoire supérieure : une fois le bec refermé, aucun espace ne devait rester. La symphyse présente une quille basse à sa face inférieure[1].
Le palais est bien conservé et semble confirmer l’interprétation traditionnelle des os, contrairement à des vues plus récentes selon lesquelles les parties antérieures supposées des os palatins seraient en réalité les ailes internes des maxillaires[1].
Classification
modifierCaupedactylus a été placé dans la sous-famille des Tapejarinae au sein de la famille des Tapejaridae, sans analyse cladistique dans la description originale[1]. Toutefois, en 2019, Kellner et ses collègues ont inclus Caupedactylus dans une analyse phylogénétique où il a été retrouvé comme le tapejarinae le plus basal[4].
Le cladogramme suivant illustre le clade des Tapejaromorpha selon l'étude de 2023 par Pêgas et al.[5] :
| ◀ Tapejaromorpha |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Voir aussi
modifier- La liste des genres de ptérosaures
- La phylogénie des ptérosaures
- Le vol du ptérosaure
- L'anatomie des ptérosaures
Liens externes
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- [2013] (en) Alexander Kellner, Luiz C Weinschütz, Borja Holgado, Renan Alfredo Machado Bantim et Juliana M Sayão, « A new toothless pterosaur (Pterodactyloidea) from Southern Brazil with insights into the paleoecology of a Cretaceous desert », Anais da Academia Brasileira de Ciencias, ABC, vol. 91, no suppl 2, , e20190768 (ISSN 0001-3765 et 1678-2690, PMID 31432888, DOI 10.1590/0001-3765201920190768).
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Publication originale
modifier- [2013] (en) Alexander W. A. Kellner, « A new unusual tapejarid (Pterosauria, Pterodactyloidea) from the Early Cretaceous Romualdo Formation, Araripe Basin, Brazil », Royal Society of Edinburgh. Transactions. Earth and Environmental Science, vol. 103, nos 3-4, , p. 409-421 (ISSN 0263-5933, 1473-7116, 1755-6929 et 1755-6910, OCLC 06471346, DOI 10.1017/S1755691013000327).
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Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 Alexander Kellner 2013, p. 1-13.
- 1 2 (en) Paleobiology Database : †Caupedactylus Kellner, 2013 (pterosaur) (consulté le ).
- ↑ (en) Paleobiology Database : †Caupedactylus ybaka Kellner, 2013 (pterosaur) (consulté le ).
- ↑ A. W. A. Kellner et al. 2019, p. e20190768.
- ↑ [2023] (en) Rodrigo V. Pêgas, Xuanyu Zhou, Xingsheng Jin, Kai Wang et Waisum Ma, « A taxonomic revision of the Sinopterus complex (Pterosauria, Tapejaridae) from the Early Cretaceous Jehol Biota, with the new genus Huaxiadraco », PeerJ, PeerJ Publishing (d), vol. 11, , e14829 (ISSN 2167-8359, OCLC 793828439, PMID 36788812, DOI 10.7717/PEERJ.14829, lire en ligne)..