Caupolicán
Caupolicán (en mapudungun : Kallfülikan ou peut-être Kewpulikan ; né dans la région du Biobío, dans le sud du Chili et mort le à Cañete[1]) est un toqui mapuche (et peut-être un neveu de Colo Colo) qui a mené la résistance de son peuple contre les conquistadors espagnols arrivés au XVIe siècle dans le Chili contemporain. Bien que Caupolicán est un homme d'une grande habileté et d’un grand courage, sa renommée tient principalement aux vers que lui consacrent le poète Alonso de Ercilla dans son long poème épique La Araucana. Le poète faisait partie de l'armée de García Hurtado de Mendoza et, semble-t-il, est témoin direct des exploits du chef mapuche.
Biographie
modifierSon fils est Lemucaguin[2]. L'historien Juan Ignacio Molina écrit que le toqui de Quiapo était Caupolicán le Jeune, fils du toqui Caupolicán[3],[4].
Bataille de Tucapel
modifierIl est très probable que Caupolicán, dont les domaines se trouvaient à Pilmaiquén, près de Cañete, ait pris part à la bataille au cours de laquelle Pedro de Valdivia et ses soldats furent catégoriquement vaincus par les troupes de Lautaro. Une fois l'issue du combat scellée, Valdivia et le prêtre Pozo, survivants du massacre, s'enfuirent à cheval le long des rives de l'estuaire du Pichidenquehue et, arrivés au confluent de la rivière Pilmaiquén, leurs chevaux s'enlisèrent dans des marécages et furent capturés par les Mapuches, parmi lesquels se trouvait Caupolicán qui plaida pour l'exécution immédiate de Valdivia[5].
Notes et références
modifier- ↑ (es) « Caupolicán », sur thefreedictionary.com.
- ↑ (es) Diego de Rosales, Historia General del Reino de Chile, Flandes Indiano, volume II, chapitre XXI
- ↑ (en) The Geographical, Natural, and Civil History of Chili By Don Juan Ignatius Molina, Longman, Hurst, Rees, and Orme, Paternoster-Row, Londres, 1809
- ↑ (es) Historiador Joel Avilez Leiva, Valdivia y sus rivales en la Guerra de Arauco ; a la Luz de Las Crónicas de la Conquista, p. 15, Ensayo Histórico IPVC, La Serena, 2006.
- ↑ (es) Jerónimo de Vivar, chapitre CXV. Vivar dice que, según los mapuches que habían estado en la batalla, ninguno de los españoles había sobrevivido.
Liens externes
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