Cellule-anatole

progression d'accords

La cellule-anatole, ou turn-around, est une progression d'accords parcourant les degrés I VI II V de la tonalité[1]. On trouve cette progression d'accords dans de nombreux standards de jazz, en particulier dans la forme musicale dite « anatole ».

Cellule-anatole

Anatole majeur / anatole mineur

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L'anatole majeur est composé de :

L'anatole mineur est composé de :

  • parfait mineur sur la tonique ;
  • parfait majeur sur le VIe degré ;
  • accord de quinte diminuée sur le IIe degré ;
  • 7e de dominante sur la dominante.

Substitutions

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Toutes les substitutions d'accords usuelles sont possibles : substitution tritonique, substitution diatonique, dominantes étendues.

Exemples

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On retrouve cette progression dans les deux premières mesures de I Got Rhythm, qui a donné son nom anglais à la cellule : Rhythm Changes.

On la retrouve également dans La Mer, Blue Moon, Ain't Misbehavin', Smoke Gets in Your Eyes, Ti amo. Cette progression est fréquente dans les tubes américains et yéyé du début des années 1960 (Penny Lane, Tous les garçons et les filles, Retiens la nuit, La plus belle pour aller danser, Daniela, Let's Twist Again, Diana, etc.).

La progression est évoquée dans la chanson éponyme de Michel Sardou intitulée L'Anatole (Hommage à Charles Trenet), publiée dans l'album Verdun en 1979 : "Madame, passez le pont des poètes / Lancez vous dans la chansonnette / Juste dix mots sur l'Anatole / Do-la-fa-sol". Les couplets de la chanson sont eux-mêmes structurés sur une cellule-anatole[2].

Notes et références

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  1. Jaques Siron, La partition intérieure : jazz, musiques improvisées, Paris, Outre Mesure, (ISBN 2907891030, OCLC 422845909), p. 350.
  2. « clubsardou.com : site Michel Sardou non officiel », sur www.clubsardou.com (consulté le )