Centre hospitalier Paul Brien
Le Centre hospitalier Paul Brien du CHU Brugmann, est un établissement hospitalier de Schaerbeek dans la région de Bruxelles-Capitale en Belgique qui fait partie de l'un des trois sites du Centre hospitalier universitaire Brugmann de Bruxelles.
| CHU Brugmann Site Paul Brien | ||
Vue de l'hôpital, en 2019. | ||
| Présentation | ||
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| Coordonnées | 50° 52′ 17″ nord, 4° 23′ 13″ est | |
| Pays | Belgique | |
| Ville | Schaerbeek | |
| Adresse | Rue du Foyer Schaerbeekois, 36 1030 Schaerbeek Belgique |
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| Fondation | 1908 | |
| Site web | http://www.chu-brugmann.be | |
| Organisation | ||
| Type | Hôpital public général à caractère universitaire | |
| Assurance maladie | INAMI | |
| Affiliation | Université Libre de Bruxelles (ULB) Vrije Universiteit Brussel (VUB) Réseau hospitalier IRIS |
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| Services | ||
| Service d’urgences | agréé SMUR | |
| Nombre de lits | 126 | |
| Spécialité(s) | urgences dialyse |
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| Géolocalisation sur la carte : Bruxelles
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Situation et accès
modifierLe Centre hospitalier Paul Brien est situé au no 36 de la rue du Foyer schaerbeekois dans la commune bruxelloise de Schaerbeek[1].
Origine du nom
modifierLe site rend hommage à Paul Brien, professeur de l'ULB[2].
Historique
modifierEn 1884, les hôpitaux en la ville de Bruxelles n'acceptent plus des malades contagieux des faubourgs. Schaerbeek a donc urgemment besoin d'un hôpital. Le conseil communal, dirigé par le bourgmestre Achille Colignon, décide alors de faire construire un premier lazaret en bois, par l'architecte Hypollite Jaumot, dans l'avenue Princesse Élisabeth actuelle. Il coûte 39 943 francs, est opérationnel en novembre 1884 et appelé « Plankengasthuis » par les habitants. Vite, il faut un seconde baraquement, qu'on construit pour 26 000 francs[3],[4].
Le site vite débordé, le collège, dirigé par le bourgmestre Ernest Laude, jette, en 1893, son œil sur l'ancien couvent du Bon Pasteur, aussi appelé l'orphelinat Saint-Joseph, rue François-Joseph Navez. Il peut ouvrir, en 1898, comme hôpital provisoire, c'est donc le deuxième hôpital de la commune[3],[5].
Entre-temps, le , le conseil communal, toujours au majorat de Laude, décide de sortir du provisoire et de faire construire un nouvel hôpital, chaussée de Haecht, par l'architecte Wilhelm Kuhnen. Ce troisième hôpital contient huit pavillons et ouvre ses portes le [3],[5].
Pendant la première guerre mondiale, l'occupant allemand réquisitionne l'hôpital, interrompe les travaux et déloge les patients vers l'hospice de la rue Thomas Vinçotte[3].
Dans l'entre-deux-guerres la commune ajoute un nouveau bâtiment administratif au complexe, le long du boulevard Lambermont, et fait lier les pavillons par des galeries[6].
Pendant la seconde guerre mondiale l'occupant allemand réquisitionne à nouveau l'hôpital, qui souffre en plus des dégâts lors du bombardement de Bruxelles de 1944 et l'attaque d'un V1 quelques mois plus tard[6].
Dans l'après-guerre, L'ensemble est reconstruit, modernisé, pourvu d'un bloc opératoire, « calqué sur les meilleurs modèles américains » et baptisé Institut médico-chirurgical. Celui-ci est averti, en 1968, par le ministre de la santé, Louis Namèche, de la perte imminente de son agrégation en tant que dispensaire des soins. L'État et la commune cocotent donc le plan d'un nouveau hôpital, subventionné par l'État à hauteur de 70%. La commune, dirigé par le bourgmestre Gaston Williot exproprie alors plusieurs immeubles de la chaussée de Haecht et de la rue du Foyer Schaerbeekois pour y établier un quatrième hôpital, de 37 000 m2 de six étages. Le gros œuvre à peine terminé, le ministre Namèche estime qu'il y a trop des lits à Bruxelles et force la commune de vendre l'hôpital à peine terminé. Sans jamais avoir servi, ce quatrième hôpital devient donc un immeuble de bureaux sous le nom d'Aeropolis I[7].
La commune et son CPAS se battent ensuite pour que Schaerbeek puisse quand même garder un hôpital, ce qu'obtient finalement Francis Duriau, président du CPAS. On construit donc un cinquième hôpital, dans le bas de la rue du Foyer schaerbeekois, également de six étages, mais plus petit que son voisin. Il ouvre en et change de nom en Centre hospitalier Paul Brien[8].
Le , il rejoint l'association hospitalière de Bruxelles et de Schaerbeek, devenant ainsi le site Paul Brien du CHU Brugmann[1]. Le CPAS y ajoute un poste de secours de SMUR en février 2003 et encore la maison de repos la Cérisaie sur le terrains de l'hôpital [8].
Le terrain de l'ancien, troisième, hôpital, boulevard Lambermont, est vendu, en 1997, par le CPAS à la commune, dirigé par le bourgmestre Francis Duriau, pour un franc symbolique, qui de son tour le passe à un investisseur privé, la S.A. VOP, qu'y construit, selon les plans de 3A-architectes et MA² - Metzger et Associés Architecture un immeuble d'appartements et du centre de fitness, Stadium Kinétix. Une petite partie du complexe est occupé par des services publics : deux bibliothèques au et une salle des sports. Les travaux durent de 2005 à 2007[9],[10],[11].
Toujours sur les terrains de l'ancien hôpital, entre Aeropolis I et Kinétix, ouvre, le , le - à ce moment - plus grand immeuble passif du Benelux : l'immeuble de bureaux Aeropolis II[12],[13].
L'hôpital actuel
modifierNotes et références
modifier- 1 2 « Plan du site Paul Brien », sur CHU Brugmann (consulté le )
- ↑ « Paul Brien (1894-1975), un homme de sciences et un citoyen engagé », sur CHU Brugmann (consulté le ).
- 1 2 3 4 Verreydt 2024, p. 89.
- ↑ Bertrand 1912, p. 261.
- 1 2 Bertrand 1912, p. 263.
- 1 2 Verreydt 2024, p. 90.
- ↑ Verreydt 2024, p. 90-91.
- 1 2 Verreydt 2024, p. 91.
- ↑ Verreydt 2024, p. 91-92.
- ↑ « Schaerbeek : Park & Kinetix sort de terre », Trends/Tendances, , p. 70 (lire en ligne
) - ↑ (nl) « De grootste 'artistieke' fitnesszaal van het land Schaarbeek Kinetix - unieke samenwerking tussen privé en overheid », Het Nieuwsblad, , p. 22 (lire en ligne
) - ↑ (nl) « Extra trui in passiefkantoor - In Schaarbeek staat meest energiezuinige kantoorgebouw », De Standaard, , p. 60 (lire en ligne
) - ↑ Annabelle Duaut, « La capitale européenne du bâtiment passif », Le Vif, , p. 92 (lire en ligne
)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Léon Verreydt, « L'ancien hôpital de Schaerbeek », dans Je me souviens de Schaerbeek..., Schaerbeek, (ISBN 978-2-9600433-6-5), p. 89-92
- Louis Bertrand, Schaerbeek depuis cinquante ans, 1860-1910. La naissance d'une ville, Bruxelles, Agence Dechenne, , 360 p.
