Chapelle Sainte-Ermelinde de Meldert
La chapelle Sainte-Ermelinde (Sint-Ermelindiskapel en néerlandais) est une chapelle de style gothique et baroque située à Meldert, village de la commune belge de Hoegaarden dans la province du Brabant flamand.
| Chapelle Sainte-Ermelinde de Meldert | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Nom local | Sint-Ermelindiskapel | ||
| Culte | Catholique romain | ||
| Type | Chapelle | ||
| Rattachement | Archidiocèse de Malines-Bruxelles | ||
| Début de la construction | 1629 | ||
| Fin des travaux | 1691 | ||
| Style dominant | Gothique et baroque | ||
| Protection | Classée monument historique depuis 1949 | ||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Région | |||
| Province | |||
| Commune | Hoegaarden | ||
| Section | Meldert | ||
| Coordonnées | 50° 47′ 19″ nord, 4° 50′ 19″ est | ||
| Géolocalisation sur la carte : Brabant flamand
Géolocalisation sur la carte : Belgique
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Elle ne doit pas être confondue avec l'église Sainte-Ermelinde de Meldert, située à quelques mètres et dédiée comme elle à sainte Ermelinde.
Historique
modifierLa chapelle Sainte-Ermelinde de Meldert[Notes 1] est mentionnée pour la première fois au XIIIe siècle[1].
L'édifice actuel date de 1629[1],[2]. La lucarne de style baroque qui orne le côté sud est ajoutée en 1691[1],[2].
À l'intérieur, le cénotaphe de sainte Ermelinde (Ermelinde de Meldert) est édifié en 1648-1649 et l'autel en 1650[1],[2].
Martin van Goidtsenhoven (1638 Hoegaarden - 1661 Hoegaarden), inscrit à la Pédagogie du Porc en 1657, étudiant en théologie à l'Université de Louvain en 1660, fut pourvu de la chapellenie perpétuelle[3].

Statut patrimonial
modifierArchitecture
modifierLa chapelle est un petit édifice rectangulaire de 8 m sur 16 à une seule nef édifié en style traditionnel, avec des baies encore gothiques[1],[2],[5],[6].
La chapelle est construite en briques avec des bandes de grès qui divisent horizontalement les façades en se détachant sur le fond rouge des briques et font écho aux encadrements de la porte, des fenêtres et des niches[6].
À l'ouest, elle présente une façade structurée en trois registres superposés. Le rez-de-chaussée est percé d'un portail en pierre blanche dont les piédroits harpés portent un arc en anse de panier à clé passante surmonté d'un entablement couronné par une niche abritant une statue de la Vierge Marie. L'étage est percé de deux grandes fenêtres de style encore gothique encadrant une fenêtre en anse de panier décorée d'un petit obélisque[2],[5].
La façade méridionale, percée de deux grandes fenêtres de style gothique, porte un cartouche en pierre blanche frappé du millésime de 1629 et est surmontée d'une lucarne baroque en pierre dont les écoinçons affichent le millésime de 1691[1],[2],[5].
Le pignon est orné d'une niche vide, du monogramme IHS et d'un oculus aveugle.
À l'est, la chapelle se termine par un chevet à trois pans[1],[2],[5].
- Façade occidentale.
- Portail.
- Vierge à l'Enfant au-dessus du portail.
- Pignon.
- Lucarne baroque.
- Millésime 1629.
Patrimoine
modifierL'intérieur de la chapelle contient un important patrimoine érigé à ses propres frais par le seigneur de Meldert Jacques d'Oyembrugghe[2],[5],[7].
Le centre de la petite nef est occupé par le cénotaphe en marbre noir de sainte Ermelinde daté de 1648-1649, orné d'un gisant polychrome du XIXe siècle[1],[2],[5]. Sous le mausolée se trouve une source à laquelle on attribue des propriétés miraculeuses[1],[7].
Le chœur abrite un autel en marbre et bois polychrome, daté de 1650[1],[2],[5]. L'autel comporte deux reliefs qui figurent sainte Ermelinde dans l'église de Beauvechain avec ses agresseurs en arrière-plan et sainte Ermelinde dans les bois de Meldert[1].
Les murs sont ornés de quatre bas-reliefs en pierre blanche datant du milieu du XVIIe siècle représentant des scènes de la vie de sainte Ermelinde[1],[2],[5].
- La nef et le cénotaphe de sainte Ermelinde.
- L'autel.
- Sainte Ermelinde distribue son héritage aux pauvres.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le village de Meldert est très rarement appelé Maillard, un terme qui était encore en usage au XIXe siècle mais dont l'usage s'est perdu au XXe siècle.
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (nl) Omer Vandeputte, Gids voor Vlaanderen : toeristische en culturele gids voor alle steden en dorpen in Vlaanderen, Éditions Lannoo et VTB/VAB, Tielt, , 1390 p. (ISBN 978-90-209-59635, lire en ligne), p. 552.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 (nl) « Sint-Ermelindiskapel - bouwkundig element », sur Inventaire du patrimoine immobilier de la Région flamande (Inventaris Onroerend Erfgoed) (consulté le ).
- ↑ Pierre de Tienne, L'intermédiaire des généalogistes no 372 - Éléments pour une généalogie van Goidsenhoven, juin 2007, pp. 292 à 299.
- ↑ (nl) « Sint-Ermelindiskapel - Beschermd monument van 18-02-1949 tot heden », sur Inventaire du patrimoine immobilier de la Région flamande (Inventaris Onroerend Erfgoed) (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Raymond Lemaire, Le Patrimoine monumental de la Belgique, vol. 1 : Province de Brabant flamand, Arrondissement de Louvain, Pierre Mardaga éditeur, (ISBN 2-8021-0058-0, lire en ligne), p. 173.
- 1 2 (nl) De Brabantse folklore, numéros 165 à 168, , p. 282.
- 1 2 F. Weckx, Vie de sainte Ermelinde, patronne de Meldert, P.-J. Merckx, , p. 30.