Chapelle de la Visitation de Nancy
La chapelle de la Visitation, parfois appelée chapelle ronde, est une chapelle située à Nancy. Principal vestige du couvent des Visitandines avec l'aile attenante, rue de la Visitation, elle fut construite au XVIIIe siècle. Transformée en musée des Beaux-Arts à la Révolution, elle a été intégrée sous le Premier Empire dans les murs du lycée impérial de Nancy, devenu par la suite le lycée Henri-Poincaré.
| Chapelle de la Visitation | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Chapelle du lycée Henri-Poincaré |
| Rattachement | Diocèse de Nancy-Toul |
| Début de la construction | 1780 |
| Fin des travaux | 1782 |
| Architecte | Denis Antoine |
| Style dominant | néoclassicisme |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Province historique | Lorraine |
| Département | Meurthe-et-Moselle |
| Ville | Nancy |
| Coordonnées | 48° 41′ 30″ nord, 6° 10′ 45,3″ est |
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Style général
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Cet édifice est l'un des premiers de style néoclassique en Lorraine. La chapelle est remarquable par son architecture : édifice de plan carré, elle contient une chapelle ronde la rendant ainsi unique en Lorraine. L'architecture extérieure est sobre, l'unique décor est un groupe sculpté de Johann Joseph Söntgen représentant des allégories de la Foi et l'Espérance surmontant un portail de style antique. L'intérieur, toujours de style antique, présente un péristyle ouvrant sur la chapelle, ronde et surmontée d'une élégante coupole à caissons, éclairée par une verrière.
Elle a été classée au titre des monuments historiques par un arrêté du [1].
Histoire
modifierEn , le duc Charles IV de Lorraine pose la première pierre du couvent de la Visitation de Nancy sis à côté du couvent des Minimes de Nancy, fondé en par Christophe de Bassompierre[2]. La chapelle est réédifiée par les sœurs de la Visitation entre et .
Sous la Révolution française, l'église adjacente des Minimes est abattue.
Musée temporaire
modifierEn , une partie du couvent des Visitandines ainsi que la chapelle sont transformés en musée après les saisies révolutionnaires. Quelques rares œuvres commandées par la famille ducale de Lorraine sont visibles dans ce premier fonds, en particulier :
- L'Annonciation (Le Caravage, )[3]
- une copie des célèbres Noces de Cana de Véronèse, réalisée par Claude Charles en afin de décorer le couvent des Cordeliers de Nancy[4].
Inclus dans l'arrêté consulaire de , le musée bénéficie d'envois d'œuvres d'art à partir du Louvre puis est transféré place Stanislas dans l'ancien collège de médecine devenu dès lors le musée des Beaux-Arts de Nancy[5].
Les tombeaux de Notre-Dame-de-Bonsecours y sont précieusement conservés jusqu'à la fin du XIXe siècle avant de réintégrer le mausolée voulu par Stanislas. La chapelle et sa crypte sont visitées par l'empereur d'Autriche, François-Joseph de Habsbourg en en souvenir de son ancêtre François de Lorraine, époux de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche.
En , l'organisateur du muséum (Joseph Laurent, peintre, né à Grolot (Gelaucourt), près Vézelise, en ) attaché d'abord à l'École centrale, dans la chapelle des Dames de la Visitation, devenue depuis la chapelle du Lycée, après avoir réuni à l'aide de grands efforts, le premier noyau du musée de peinture et de sculpture duquel il était le conservateur, dut le défendre contre les alliés de la seconde Restauration, qui avaient déjà roulé et empaqueté les toiles les plus précieuses[6].
Chapelle du lycée impérial de Nancy
modifierPar la loi du , les couvents des Minimes et des Visitandines sont transformés en lycée impérial de Nancy, auquel la chapelle est également intégrée. Depuis, le lycée a pris le nom du mathématicien Henri Poincaré.
La chapelle se visite désormais occasionnellement ou au cours des Journées du Patrimoine.
Notes et références
modifier- ↑ « Lycée Henri-Poincaré », notice no PA00106293, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Henri Lepage, Le département de la Meurthe : Statistique historique et administrative, vol. 2 : Dénombrement des communes, Nancy, Peiffer, , « Nancy », p. 424 (lire en ligne).
- ↑ « Notice de L'Annonciation », sur iac-nancy.com via Wikiwix, catalogue des collections du musée des Beaux-Arts de Nancy.
- ↑ « Notice de la copie des Noces de Cana »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur iac-nancy.com, catalogue des collections du musée des Beaux-Arts de Nancy.
- ↑ Clara Gelly, Nancy, Musée des Beaux-Arts : Peintures italiennes et espagnoles, XIVe – XIXe siècle, Roche-la-Molière, IAC, , 191 p. (ISBN 2-916373-01-2), « Introduction : Un précieux patrimoine », p. 15 (lire en ligne
). - ↑ Charles Courbe (préf. Louis Lallement), Promenades historiques à travers les rues de Nancy au XVIIIe siècle, à l'époque révolutionnaire et de nos jours : Recherches sur les hommes et les choses de ces temps, Nancy, l'auteur, (OCLC 457253678, BNF 34124258), p. 177–178 (lire en ligne).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Mireille-Bénédicte Bouvet (contributrice), Mary Gottscheck (rédactrice) et Élise Nale (rédactrice), « Chapelle du couvent des soeurs de la Visitation puis Musée actuellement chapelle du lycée Henri Poincaré », dossier d'œuvre architecture IA54003091, inventaire topographique, étude urbaine de Nancy, sur inventaire.grandest.fr, Service Inventaire et Patrimoines, Conseil régional du Grand Est, (enquête), (rédaction).
- Pierre Colas, « Meurthe-et-Moselle. — Nancy : chapelle de la Visitation. Restauration de la couverture », Bulletin monumental, t. 140, no 4, , p. 324–325 (DOI 10.3406/bulmo.1982.6101, lire en ligne).
- François Pupil, « Nancy, chapelle de la Visitation », Congrès archéologique de France. 164e session. Nancy et Lorraine méridionale. , Paris, Société française d'archéologie, , p. 131–136 (ISBN 978-2-901837-32-9).
- « Église de la visitation et couvent des Minimes », sur stanislasurbietorbi.com (consulté le ).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la religion :
- Ressource relative à l'architecture :
