Char Sherman Duguay-Trouin
Le Duguay Trouin est un char M4 Sherman de fabrication américaine utilisé par l'armée française lors de la libération de la France. Sérieusement endommagé en près de Meursault en Côte-d'Or par des tirs allemands, il est exposé à Dijon depuis 1948. Il est classé Monument historique à titre d'objet depuis 1992.
| Type | |
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| Destination initiale |
char de combat |
| Destination actuelle |
mémorial |
| Matériau | |
| Construction |
1942 ou 1943 |
| Propriétaire |
Ville de Dijon |
| Patrimonialité |
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| Commune |
| Coordonnées |
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Histoire
modifierLe char est nommé d'après le corsaire malouin René Duguay-Trouin (1673-1736)[Note 1]. Il débarque dans le golfe de Saint-Tropez le lors du débarquement de Provence au sein du 2e régiment de cuirassiers de la 1re division blindée française. Il participe à la libération de la France[1], remontant la vallée rhodanienne[2]. Le régiment participe à la libération de Lyon puis de Chalon-sur-Saône. Alors qu'il se trouve en tête d'une colonne, les autres chars étant en retrait, sur la route de Tailly à l'est de Meursault en Côte-d'Or[Note 2] le 6 septembre 1944, il est touché par au moins deux obus d'une pièce antichar allemande[1], situé à environ 1 200 mètres. Les trois membres d'équipage se trouvant dans la tourelle sont tués sur le coup : le sous-lieutenant Antoine Cattanéo, le brigadier-chef Alexis Petitbon, et le cuirassier René Delaporte, chargé du rechargement et de la radio[2], les deux autres membres d'équipage, le pilote, le brigadier-chef André Vidal et le copilote, le cuirassier Antoine Tortosa situés plus bas dans le char, sont indemnes. les quatre autres chars français tirent alors sur la pièce allemande dont les servants s'enfuient[3].
Dijon est libéré quelques jours plus tard et le char est alors stocké dans une caserne de la ville[2]. En 1948, pour garder le souvenir des troupes ayant libéré Dijon, il exposé sur la place du 1er-Mai[2] et sa propriété est transférée de l'armée à la ville de Dijon[4]. En 1958, suite à un réaménagement de cette place, il est déplacé sur le cours Fleury, où il se trouve toujours aujourd'hui[2]. Le , il est classé Monument historique à titre d'objet[2],[4]. Pour les 80 ans de la libération de Dijon, il est rénové, un diagnostic ayant révélé une dégradation de l'état du char, surtout à l'intérieur à cause d'infiltrations d'eau ayant entrainé une forte corrosion[2]. Une tonne de métaux corrodés est extraite du char, un désamiantage et un déplombage sont également réalisés. Pour l'extérieur, une nouvelle peinture et un vernis de protection sont appliqués et les caoutchoucs ont été protégés[2].
Notes
modifier- ↑ Il est de tradition dans l'armée blindée française de nommer les chars du nom d'une ville, d'une bataille ou d'un personnage illustre.
- ↑ Mark Stout dans son ouvrage First to the Rhine (2007) attribue la présence de l'escadron en colonne sur cette route plutôt que dispersé dans la campagne environnante par la volonté du chef d'escadron de ne pas ravager les célèbres vignes de Meursault.
Références
modifier- 1 2 « La restauration du char Sherman dit Duguay-Trouin », sur https://patrimoine.dijon.fr/, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Antoine Jacquet, « La question pas si bête : d'où vient le char Duguay-Trouin, fraîchement rénové et bien connu des Dijonnais ? », sur https://france3-regions.franceinfo.fr/bourgogne-franche-comte, (consulté le ).
- ↑ « Duguay Trouin », sur https://www.netmarine.net/ (consulté le ).
- 1 2 Notice no PM21003964, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture