Charles-Victor Langlois

historien et archiviste français

Charles-Victor Langlois, né le à Rouen et mort le à Paris, est un historien médiéviste et archiviste français. Figure de l'école méthodique, il contribue avec Charles Seignobos à la formalisation de la méthode historique. Professeur à la Sorbonne, directeur des Archives nationales de 1913 à 1929 et membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, il participe également à l’Histoire littéraire de la France et mène plusieurs actions en faveur de la conservation du patrimoine médiéval.

Charles-Victor Langlois
Charles-Victor Langlois avec sa femme Camille née Berthelot (en 1926).
Fonctions
Président de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
à partir de
Président de la Société de l'histoire de France
-
Max Prinet (d)
Directeur des Archives de France
-
Président
Société de l'École des chartes
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Enfants
Richard Langlois-Berthelot
Marc Langlois-Berthelot
Philippe Langlois-Berthelot (d)
Samuel Langlois-Berthelot
Jeanne Langlois-Berthelot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Thibault Langlois-Berthelot (d) (arrière-arrière-arrière-petit-fils)
Xavier Langlois-Berthelot (d) (arrière-arrière-petit-fils)
Daniel Langlois-Berthelot (d) (arrière-petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université de Paris
Université de Montpellier (d)
Universités de DouaiVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire de
Membre de
Distinctions

Biographie

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Charles-Victor Langlois étudie à l'École nationale des chartes de 1881 à 1885. Il y obtient le diplôme d'archiviste paléographe après avoir soutenu une thèse intitulée Le règne de Philippe III le Hardi[1]. Il poursuit ses études à l'Université de Paris et obtient en 1887 un doctorat ès lettres.

Il enseigne à Douai en 1885, à Montpellier en 1886, puis à la Sorbonne à partir de 1888. Il y est successivement chargé de cours d'histoire, professeur adjoint en 1901, professeur de sciences auxiliaires de l'histoire de 1906 à 1909, puis professeur d'histoire du Moyen Âge de 1909 à 1913[2].

Les travaux de Charles-Victor Langlois portent principalement sur l'histoire politique, sociale et culturelle du Moyen Âge ainsi que sur les méthodes de la recherche historique. Avec Charles Seignobos, il publie en 1898 l’Introduction aux études historiques, ouvrage associé à l'affirmation de l'école méthodique. Il s'intéresse également à l'histoire de l'écriture, à la transmission des connaissances et aux représentations médiévales de la nature et du monde.

Directeur des Archives nationales de 1913 à 1929, il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres le 16 novembre 1917, au fauteuil de Noël Valois. Il préside cette académie en 1925. Il préside également la Société de l'histoire de France en 1922 et 1923.

En 1921, l'Académie des inscriptions et belles-lettres lui confie la poursuite de l’Histoire littéraire de la France. Il contribue largement aux volumes 35 et 36, consacrés à la littérature française du XIVe siècle[3]. Cette activité prolonge ses recherches sur les textes, les institutions et la culture médiévale.

Son activité ne se limite pas à l'enseignement et à la recherche. Il s'engage également dans la conservation du patrimoine médiéval. Il acquiert le château du Plessis-Macé et entreprend sa restauration avec ses enfants. Conservé par la famille après sa mort, le château est transmis en 1967 au département de Maine-et-Loire, qui en assure ensuite la préservation et l'ouverture au public.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1906, officier en 1919, puis commandeur en 1927[4]. Il meurt le 25 juin 1929 et est inhumé à Tourville-sur-Pont-Audemer[5].

Mariage et descendance

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En 1889, Charles-Victor Langlois épouse Camille Berthelot, fille du chimiste et homme d'État Marcellin Berthelot et de Sophie Berthelot. Par décret présidentiel du , leurs enfants sont autorisés à ajouter « Berthelot » à leur nom patronymique et à porter le nom « Langlois-Berthelot ».

Parmi leurs enfants figurent Philippe Langlois-Berthelot, Marc Langlois-Berthelot, Richard Langlois-Berthelot, et Samuel Langlois-Berthelot.

Publications

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  • 1887 : Le Règne de Philippe III le Hardi, Paris, Hachette, un vol. in-8o, XV-466 pp. lire en ligne sur gallica.bnf.fr
  • 1891 : (avec Henri Stein) Les Archives de l’histoire de France, Paris, Alphonse Picard, un vol. in-8o, XVII-1000 p.
« Le Procès des Templiers », La revue des deux mondes, vol. 103, , p. 382-421 (lire en ligne)
Prix Sobrier-Arnould de l’Académie française en 1903
  • 1903 : La société française du XIIIe siècle, Paris, Hachette.
  • 1905 : Histoire de l'écriture en France, Melun, Impr. administrative.
  • 1911 : La Connaissance de la nature et du monde au Moyen Âge, d’après quelques écrits français à l’usage des laïcs, texte disponible gratuitement sur gallica.bnf.fr
  • 1917 : Registres perdus des archives de la Chambre des comptes de Paris, Paris, Impr. nationale.
  • 1922 : Les Hôtels de Clisson, de Guise et de Rohan-Soubise au Marais, Paris, Jean Schemit, un vol. in 4°, VII+314 pp. Ill.
  • 1927 : La Vie en France au Moyen Âge : de la fin du XIIe au milieu du XIVe siècle.
  • 1949 : Notice sur la vie et les travaux de Charles-Victor Langlois (1863-1929) par A. Merlin, CRAI, Institut de France, p. 1394-409.

Distinctions

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Honneurs

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Un espace vert du 4e arrondissement de Paris a reçu le nom de square Charles-Victor-Langlois. Le pressoir du jardin des plantes de Rouen est dédié à Charles-Victor Langlois.

Notes et références

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  1. Base des thèses soutenues à l'École des chartes.
  2. Christophe Charle, « 64. Langlois (Charles, Victor) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 1, 1985, p. 107-109.
  3. Alfred Merlin, « Notice sur la vie et les travaux de M. Charles-Victor Langlois », Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 93, no 4, 1949, p. 403.
  4. « Cote LH/1470/10 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. Journal de Rouen, 27 juin 1929.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • « Éloge funèbre par Henri Goelzer », Bibliothèque de l'École des chartes, t. 90, 1929, p. 221-225 en ligne sur Persée
  • Alfred Merlin, « Notice sur la vie et les travaux de M. Charles-Victor Langlois », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 93-4, (lire en ligne)
  • Xavier Hélary, « Charles-Victor Langlois, le maître désabusé de l’école méthodique », dans Isabelle Guyot-Bachy et Jean-Marie Moeglin (dir.), La naissance de la médiévistique. Les historiens et leurs sources en Europe (XIXe–début du XXe siècle). Actes du colloque de Nancy, 8-, École pratique des Hautes Études, Sciences historiques et philologiques, 5 ; Hautes Études médiévales et modernes, 107, Genève, Droz, 2015, p. 335-365.
  • http://histoireenprimaire.club.fr/ressources/simonis1.htm extraits de Introduction aux études historiques, Paris, 1898 ; rééd., Paris, Kymé, 1992, Liv. I, chap. I, « l'histoire se fait avec des sources ».

Articles connexes

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Liens externes

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