Charles Antoine Coypel

peintre français

Charles Antoine Coypel (souvent appelé Charles Coypel), né le à Paris, où il est mort le , est un peintre, graveur et dramaturge français

Charles Antoine Coypel
Autoportrait 1734, Getty Center.
Fonction
Premier peintre du Roi
-
Biographie
Naissance
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Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois (d) (Paris)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
Paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois (d) (Paris)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Parentèle
Noël Coypel (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Genre artistique
Œuvres principales
Les Dieux de l'Olympe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

« Premier Peintre du Roi » et directeur de l'Académie Royale, il hérite du titre de « Garde des tableaux et dessins du roi », fonction combinant les rôles de directeur et de conservateur de la collection d'art du roi.

Biographie

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Fils d’Antoine Coypel et petit-fils de Noël Coypel, Charles Antoine Coypel est aussi le neveu de Noël Nicolas Coypel (demi-frère d'Antoine Coypel), bien que seulement quatre années les séparent.

Initialement peintre d'histoire, il a toutefois excellé dans le genre du portrait.

Habile carriériste, il a accédé aux plus hauts postes de l'administration artistique, pour exercer la charge de Garde des tableaux et dessins de la Couronne de 1722 à 1752. Il entra à l’Académie royale de peinture et de sculpture le et en fut nommé directeur en 1747.

Nommé Premier peintre du Roi en 1747[1], il a pris une part importante à la création de l’École royale des élèves protégés de l'Académie.

En parallèle de sa carrière de peintre, Coypel a écrit une quarantaine de pièces de théâtre, entre 1717 et 1747. Seule Les Folies de Cardenio (1720) a été publiée. Elle fut jouée aux Tuileries en 1721 avec des intermèdes chantés et de ballets dans lequel le roi Louis XV âgé de 10 ans danse en compagnie de soixante-huit danseurs, professionnels et courtisans[2].

On lui doit également une comédie allégorique en trois actes, La Poésie et la Peinture, dans laquelle il compare les qualités des deux arts, selon le principe horacien de l’Ut pictura poesis, très discuté à l'époque. Comparant des mérites et des qualités respectives de la peinture et de la poésie , Coypel explore les similitudes et les différences entre ces deux formes d'expression pour présenter la peinture, comme une « poésie muette » qui parle aux yeux, et la poésie, comme une « peinture parlante » qui s'adresse à l'esprit par les mots. Il s’agit de démontrer que les deux arts, et partant, l’auteur, lui-même, poursuivent le même but, qui est d’imiter la nature, émouvoir, élever l'âme, mais par des moyens différents, réaffirmant ainsi la noblesse de la peinture en la plaçant sur un pied d'égalité avec la poésie.

Sa démarche plastique a naturellement investi l’univers scénique, notamment à travers le portrait d’Adrienne Lecouvreur en Cornélie (Paris, Comédie-Française) en 1726 ou encore le Portrait de Molière en 1730.

Œuvres

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Cette liste, non exhaustive, est un extrait de l'article détaillé ci-dessus, fondé sur le catalogue raisonné de Lefrançois (1994).

La Colère d'Achille, 1737, musée de l'Ermitage.
Athalie interrogeant Joas, 1741, musée des Beaux-Arts de Brest.

Chronologie

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  • Cléopâtre avalant le poison, 1749, huile sur toile, musée d'Arts de Nantes ;

Dates non documentées

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Références

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  1. Nathalie Volle, « Le Premier peintre du roi Charles Coypel, dramaturge et “chimiste”. Documents inédits », Mélanges offerts à Pierre Arizzoli-Clémentel, sous la direction de Raphaël Masson, Château de Versailles, 2009..
  2. Benoît Dratwicki, « Le ballet du roi », Livret du CD "Les éléments" Opéra-ballet de A.C Destouches et M-R. Delalande par l'ensemble "les surprises". Centre culturel d'Ambronay, .
  3. . Fogg Art Museum, Eugène Leguay dans les collections.
  4. Base Atlas.
  5. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p..
  6. Utpictura18.
  7. « collections du musée des beaux-arts de dijon - Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le ).
  8. Stéphane Lojkine - Utpictura18 et Clément Belle, « Athalie interrogeant Joas - Charles-Antoine Coypel », sur utpictura18.univ-amu.fr (consulté le ).
  9. Le théâtre des passions (1697-1759). Cléopâtre, Médée, Iphigénie, catalogue de l’exposition présentée au musée des beaux-arts de Nantes, du 11 février au 22 mai 2011, Fage, Lyon, 2011.
  10. Utpictura 18.
  11. Dominique Brême et Mehdi Korchane, Dessins français du musée des Beaux-Arts d’Orléans. Le Trait et l’Ombre, Orléans, musée des Beaux-Arts, (ISBN 9 788836 651320), n°40
  12. Base Rmn.
  13. N° P139 du catalogue raisonné Lefrançois, 1994.
  14. Émile Bellier de La Chavignerie, Notice des peintures, dessins et sculptures par P. Bellier de La Chavignerie ; Musée de Chartres (2e édition), Chartres, impr. de E. Garnier, , 124 p. (BNF 30080667, lire en ligne), p. 11-12.

Bibliographie

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Liens externes

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