Charles Bégo est un artiste peintre et dessinateur français né Charles Édouard André Desfilles le 28 décembre 1918 à Corzé (Maine-et-Loire), mort le 5 mai 1983 à Herblay-sur-Seine (Val-d'Oise).

Charles Bégo
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Naissance

Corzé (Maine-et-Loire)
Décès
(à 64 ans)
Herblay-sur-Seine (Val-d'Oise)
Nom de naissance
Charles Édouard André Desfilles
Nationalité
Française
Activité
Mouvement
Art populiste, École de Paris
Influencé par

Biographie

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Atelier de Gen Paul, Paris

Charles Desfilles naît de l'union d'un père dessinateur et d'une mère adepte de la sculpture et du piano[1].

Il est proche du peintre montmartrois Gen Paul dont, dès l'adolescence, ayant quitté le domicile familial d'Herblay pour lui préférer la vie parisienne, il fréquente durablement l'atelier du 2, avenue Junot, dans le 18e arrondissement : il est fait mention d'un premier de ses portraits peint par Gen Paul en 1935[2], Jean Davaine en restituant un autre peint en 1950[3].

Ce sont les conseils qu'il reçoit de Gen Paul qui l'incitent à s'orienter vers la peinture, au-delà de laquelle ils sont ensemble membres de la fanfare folklorique locale la Chignolle à Gégène où se retrouvent également, pour des tapages nocturnes « qui tirèrent du sommeil bien des Montmartrois »[4], les peintres Tony Agostini, Pere Créixams, Jean d'Esparbès, Frank-Will, Georges Papazoff, Maurice Blanchard, l'écrivain Marcel Aymé. De son métier initial de fleuriste qu'il a exercé au 116, rue de Rennes lui vient le surnom « Bégo » - comme bégonia - que lui donne Gen Paul et dont, installant son atelier au 12, rue Sainte-Isaure[5], il fera sa signature d'artiste[6].

S'ajoutant au double drame familial de la mort prématurée de son père et d'une tentative de suicide de sa mère, son mariage avec Odette Couet, « une jeune pianiste dont en fait tout le séparait »[7], en 1945 en la mairie du 17e arrondissement de Paris, est un échec sentimental qui aboutit en 1948 à un divorce après lequel il ne reverra jamais sa fille. L'addiction à l'alcool, assortie de tendances suicidaires, le conduit en 1952 à un internement en psychiatrie à la cité hospitalière de la Milétrie[8] à Poitiers, « hôpital sans barreaux, restitue Jean Cathelin, chez des médecins heureusement plus proches de l'École de Londres qui l'inclineront à peindre au lieu de le médicamenter »[7]. Au terme de cette cure, il revient s'installer définitivement au 32, avenue Foch à Herblay[7].

« Jusqu'au bout, évoque encore Jean Cathelin, il vécut pratiquement dans l'intemporel, ignorant les circuits marchands et les calculs de l'art »[7]. Emporté le 5 mai 1983 par un infarctus, Charles Bégo est inhumé auprès de sa mère au cimetière d'Herblay-sur-Seine. En 1995, son atelier est dispersé en deux ventes successives, chez Guy Le Houelleur, commissaire-priseur à Deauville, puis chez Claude Aguttes et Gabrielle Ionesco, commissaires-priseurs à Neuilly-sur-Seine[1].

Expositions

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Musée de Montmartre, Paris

Expositions personnelles

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Expositions collectives

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Réception critique

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Marcel Aymé
  • « Le jeune et nouveau venu élève de Gen Paul et dont il faut attendre beaucoup est déjà en train de réunir des moyens d'une expression essentielle. Il m'a semblé reconnaître dans la peinture de Bégo un sentiment juste, une vision personnelle des formes et des volumes et un certain abandon subtilement contrôlé qui ne peuvent manquer de faire de ce jeune artiste un peintre d'une classe tout à fait exceptionnelle. » - Marcel Aymé[10]
  • « Les gouaches et toiles des dernières années de vie représentent une synthèse de sa trajectoire esthétique. Son sujet préféré demeure Montmartre qu'il sait tantôt faire briller de toutes ses facettes, avec poésie et humour, tantôt représenter sous un aspect presque angoissant… Max Jacob eût aimé ses dernières gouaches… Quelquefois on ne peut s'empêcher de penser, à propos de Charles Bégo, à quelques poèmes d'Antonin Artaud, autre créateur à la psyché un moment foudroyée. Mais à la fin du compte, chez Bégo comme chez tant d'autres, les maux sont transcendés par le grand éclat de l'œuvre. » - Jean Cathelin[7]
  • « Gen Paul lui donne quelques conseils ; il applique son écriture fiévreuse ("dans un abandon subtilement contrôlé" écrit Marcel Aymé) à des paysages très colorés de Paris et du Midi - et à des scènes de cirque. Attention, on murmure dans les milieux bien informés qu'il y aurait des Bégo signés Gen Paul. » - Gérald Schurr[11]
  • « Sa vie fut durement marquée par l'alcoolisme et la démence. Dans une écriture sommairement simplifiée, où la couleur pauvre ne fait que compléter le dessin aux lourds tracés noirs, il a surtout peint les paysages typiques de Montmartre. » - Dictionnaire Bénézit[6]

Collections publiques

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Collections privées

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  • Robert-Philippe Federici, Le Vieux Chalet, Montmartre, Le Lapin Agile, huile sur toile 38x55cm, 1947[12].
  • Jacques-Jules Legillon[13].

Références

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Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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