Charles Coligny
Charles Coligny, né Louis Charles Lefebvre le à Château-Renard et mort à Paris 10e le , est un poète et historien de l’art français.
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Louis Charles Lefebvre |
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Charles Coligny, Xavier de Villarceaux, Roger Lestranges |
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Biographie
modifierLefebvre a collaboré, sous des pseudonymes divers, à de très nombreux journaux, dont l’ancienne Gazette des Étrangers, où il signait Roger Lestranges, et l’Artiste. En dernier lieu, il dirigeait, avec son ami Charles Vincent, un recueil illustré de création récente intitulé la Chanson française. Doué d’un réel talent, gâté par une affectation voulue de préciosité, ses sonnets, dispersés aux quatre vents des petits journaux, auraient pu fournir, en les réunissant, la matière de vingt gros volumes[1].
Une des manies de cet esprit bohème, qui ne manquait ni de style ni d'esprit, mais d’imagination créatrice, était le noctambulisme, manie commune à toute une pléiade d’artistes et d’écrivains, dont presque tous, Amédée Rolland, Charles Bataille, Fernand Desnoyers, J. Du Boys et bien d’autres, sont morts prématurément. Lorsque minuit arrivait, au lieu de rentrer chez lui, sa plus grande joie était d’errer sur les boulevards avec un ou plusieurs amis. Il ne se décidait à aller se coucher, guère que vers cinq ou six heures du matin, et souvent après le lever du soleil[1].
Du reste cette, étaient comme Coligny d’enragés noctambules. C’est Coligny qui disait un jour en parlant d’un poète célèbre : — Ce ne sera jamais un véritable artiste, il se couche à onze heures du soir ! À l’époque de ses débuts, Ch. Coligny avait été ébloui par l’esprit, à la vérité tou jours étincelant, d’Aurélien Scholl. Il disait publiquement, à la brasserie de la rue des Martyrs : — En 1848, Philoxène Boyer demandait qu’on proclamât Victor Hugo pape littéraire de l’Europe ; moi, je demande à pro clamer Aurélien Scholl pape de la Bohême.
Ami de Jules Claretie, Charles Vincent, Charles Monselet, Camille De Vos (d)
, Emmanuel des Essarts, Arsène Houssaye, Charles Bonnegrace, Guillaume Walther (d)
, Léopold Flameng, Henry Houssaye, Hector de Callias, Olivier Métra, Gustave Mathieu, Pierre Petit, Grangé, cet esprit ingouvernable, qui ne pouvait vivre qu'en toute liberté, a touché à tout et peu accompli[2].
Coligny appartenait au monde orphéonique depuis 1749 ; au journal l’Artiste depuis 1856 et à la Chanson Française, depuis janvier 1874[3]. Il également été directeur de publication du Divan, de 1853 à 1853.
Ayant témoigné le désir de reposer aux côtés de Gérard de Nerval, son désir a été exaucé par Arsène Houssaye[4].
Publications
modifierOuvrages
modifier- Eugène Delacroix, Paris, Vallée, s.d., 16 p., in-8º (OCLC 759600293).
- Taillade, Paris, Morris, , 4 p., in-8º (lire en ligne sur Gallica).
- Salvador-Tuffet, Paris, Morris père et fils, , 4 p., in-8º (OCLC 457867311).
- La Chanson française : histoire de la chanson et du Caveau contenant l'historique des principales sociétés chantantes et des biographies de chansonniers ; ornée de quatre-vingt-dix portraits par Pierre Petit des membres du Caveau et de la Lice chansonnière ; précédée d'une étude sur Charles Coligny par Alfred Leconte et suivie d'une notice sur les félibres par Sylvain St. Étienne, Paris, Michel Lévy frères, , [4]-III-[1]-260, in-4º (OCLC 17184313, lire en ligne sur Gallica), p. 3-7.
- Un souper au XIXe siècle : lettre à Charles Monselet, Paris, A. Loisel, , 19 p., in-8º (OCLC 10515726).
- Marie d'Orléans, Paris, Librairie internationale, , v, pl. : portr. ; 29 cm (OCLC 11958427, lire en ligne sur Gallica).
Articles
modifier- « La Vie et la Mort de Drouais », L'Artiste, , p. 5 (OCLC 470137990).
- « Le Génie de Salvator Rosa », l’Artiste, 1864.
- « L’Hôtel de Toulouse », L'Artiste, 1866.
- « Les Gravures de Salvator Rosa », L’Artiste, Paris, , p. 82-4 (OCLC 464158455).
- « Michel-Ange et Salvator Rosa », L’Artiste, Paris, , p. 7 (OCLC 470135576).
- « Les Malheurs et Misères de la guerre : Henri Regnault », L’Artiste, , p. 11 (OCLC 470135395).
- « Aligny en Grèce », L'Artiste, vol. 26, (lire en ligne).
Collaborations
modifier- Le Caveau, Paris, Édouard Dentu, 1874-1877.
- Almanach des orphéons et des sociétés instrumentales, 1863-1863.
Notes et références
modifier- 1 2 « Gazette parisienne : Charles Glatigny », Paris : ancienne Gazette des étrangers, Paris, vol. 7, no 351, , p. 1 (ISSN 1267-5458, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Arsène Houssaye, « Charles Coligny », L’Artiste, Paris, vol. 46, t. 1, , p. 6 (ISSN 0240-2750, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Alfred Leconte, « Étude sur Charles Coligny : ouvrage=histoire de la chanson et du Caveau contenant l'historique des principales sociétés chantantes et des biographies de chansonniers », dans La Chanson française, Paris, Michel Lévy frères, , iii-260, in-4º (OCLC 17184313, lire en ligne sur Gallica), i-iii.
- ↑ « Charles Coligny », La France chorale : moniteur des orphéons, Paris, vol. 7, no 1, , p. 1 (ISSN 2804-2875, lire en ligne sur Gallica).