Charles Daniélou

homme politique français

Charles Daniélou, né le à Douarnenez (Finistère) et mort le à Neuilly-sur-Seine (Seine), est un homme politique et homme de lettres français.

Charles Daniélou
Illustration.
Charles Daniélou, député du Finistère (1914).
Fonctions
Député français
–
(16 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection 16 novembre 1919
Réélection 11 mai 1924
29 avril 1928
8 mai 1932
Circonscription Finistère
Législature XIIe, XIIIe, XIVe et XVe (Troisième République)
Groupe politique RDG (1919-1924)
GR (1924-1936)
Successeur Jean Crouan
–
(3 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 8 mai 1910
Circonscription Finistère
Législature Xe (Troisième République)
Groupe politique RP
Prédécesseur Théodore Halléguen
Successeur Albert Louppe
Ministre de la Santé publique
–
(10 mois et 6 jours)
Gouvernement Paul-Boncour
Daladier I
Prédécesseur Justin Godart
Successeur Émile Lisbonne
Ministre de la Marine marchande
–
(1 mois et 14 jours)
Gouvernement Steeg
Prédécesseur Louis Rollin
Successeur Louis de Chappedelaine
–
(9 jours)
Gouvernement Chautemps I
Prédécesseur Louis Rollin
Successeur Louis Rollin
Maire de Locronan
–
(32 ans)
Prédécesseur M. Brélivet
Successeur Jean Nicolas
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Douarnenez
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Neuilly-sur-Seine
Nationalité Française
Parti politique AD
FR
RI
Conjoint Madeleine Clamorgan
Enfants Jean Daniélou
Alain Daniélou
Entourage Georges Izard
Diplômé de École nationale supérieure d'agronomie de Grignon
Profession Journaliste
Religion Catholicisme
Résidence Finistère

Journaliste, maire de Locronan de 1912 à 1944, il est député du Finistère de 1910 à 1914 puis de 1919 à 1936, deux fois sous-secrétaire d'État (1925-1926) et trois fois ministre, à la Marine marchande (1930 et 1930-1931) puis à la Santé publique (1932-1933)[1].

Biographie

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Charles Léon Claude Daniélou naît le à Douarnenez, fils d'Eugène Lucien Napoléon Daniélou et de Marie Rose Poulouin[2]. Ses parents vivent alors en concubinage et se marient à Douarnenez le [3].

Il est l'époux de Madeleine Clamorgan (épousée en 1904), avec qui il a six enfants, parmi lesquels :

Formation et débuts

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Il fait ses études classiques au lycée de Brest et se destine à l'École navale, mais la faiblesse de sa vue l'oblige à y renoncer[4].

Arrivé à Paris à la fin de 1897, il est accueilli chez les poètes José-Maria de Heredia et François Coppée. Il se trouve chez ce dernier le , veille de la parution de « J'accuse…! », lorsqu'Émile Zola vient lui montrer son texte ; Coppée le supplie en vain de ne rien publier, et les deux écrivains ne se revoient plus[5].

Anti-dreyfusard et conservateur à l'origine, il est le secrétaire particulier du député nationaliste Gabriel Syveton et écrit des poésies pour La Libre Parole[6].

À la mort de Syveton en 1904, Daniélou, qui a découvert le corps, est longuement entendu par la police[7].

Carrière politique

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Élu député du Finistère en 1910, il perd son siège en 1914. À la fin de la Première Guerre mondiale, il est chargé des services de presse au Quai d'Orsay. Il retrouve son siège aux élections du sur la liste républicaine et démocratique d'Union nationale, puis est réélu en 1924, 1928 et 1932[4].

D'abord affilié à la Fédération républicaine, il évolue vers l'Alliance démocratique et les Radicaux indépendants. Il se rapproche d'Aristide Briand et soutient le cartel des gauches en 1924.

Il occupe successivement les fonctions suivantes[4] :

  • sous-secrétaire d'État aux Ports, à la Marine marchande et aux Pêches, du au  ;
  • sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil et aux Affaires étrangères, du 23 juin au  ;
  • ministre de la Marine marchande dans le cabinet Camille Chautemps, du 21 février au  ;
  • ministre de la Marine marchande dans le cabinet Théodore Steeg, du au  ;
  • ministre de la Santé publique dans le cabinet Joseph Paul-Boncour puis dans le premier cabinet Édouard Daladier, du au .

À la Chambre, il siège notamment à la commission de la marine militaire et à celle d'assurance et de prévoyance sociale[4].

Il cesse d'être député en 1936 mais reste maire de Locronan jusqu'en 1944[4].

Décorations

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Œuvres

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  • Les Armoricaines, poèmes, A. Fontemoing, 1905
  • Les Veillées fabuleuses, nouvelles, Eugène Figuière éditeur, 1922
  • Le Fantôme de Richemer, roman, Eugène Figuière éditeur, 1925
  • Des poèmes sous la lampe, poèmes, Eugène Figuière éditeur, 1926
  • La Chanson des casques, poèmes, Eugène Figuière éditeur, s. d.
  • Dans l'intimité de Marianne, souvenirs sur la Troisième République, Édition Musy, 1945
  • Le Capitaine Trinitas, roman[10]
  • Finistère, étude historique[10]
  • Responsabilités et buts de guerre[10]
  • Le Traité de Trianon[10]
  • Le Vrai Visage d'Aristide Briand[10]

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Patrick Gourlay, Charles Daniélou (1878-1958): Itinéraire politique d'un Finistérien, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1996, 212 p.
  • Jean-Loup Avril, Mille Bretons (dictionnaire biographique), article « Charles Daniélou », p. 113, Les Portes du Large, Rennes 2002 ;
  • Emmanuel Salmon-Legagneur, Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne (1 000 noms pour les rues de Bretagne), article « Daniélou Charles », p. 111, Coop Breizh / Institut Culturel de Bretagne, 1997 ;

Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ « Charles, Léon, Claude Daniélou », sur Base de données des députés français depuis 1789 (Sycomore), Assemblée nationale (consulté le ).
  2. ↑ « Acte de naissance », sur recherche.archives.finistere.fr (consulté le ), p. 38
  3. ↑ Registres de l'état civil de Douarnenez « Mariages 1876-1880 », registre 3 E 61/27/5 1880, acte no 80, p. 41 sur 43, [lire en ligne].
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  5. ↑ Patrick Gourlay, « Les origines d'une carrière politique (1878-1907) », dans Charles Daniélou (1878-1953) : itinéraire politique d'un Finistérien, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (lire en ligne).
  6. ↑ Raphaël Viau, Vingt ans d'antisémitisme 1889-1909, Paris, Fasquelle, 1910, p. 355.
  7. ↑ Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées "Gourlay12"
  8. ↑ « Décret n°2002-88 du 17 janvier 2002 relatif à l'ordre du Mérite maritime », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  9. ↑ « Ordre de la Santé publique », sur www.france-phaleristique.com (consulté le )
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