Charles Simon Clermont-Ganneau

diplomate, épigraphiste et archéologue français

Charles Simon Clermont-Ganneau, né le à Paris où il est décédé le , est un épigraphiste et orientaliste français[1].

Carte postale de M. le professeur Clermont-Ganneau.
Inscription du Soreg (balustrade)
Traduction par Charles Simon Clermont-Ganneau : « Que nul étranger ne pénêtre à l'intérieur de la balustrade et de l'enceinte qui sont autour de l'esplanade. Celui qui serait pris serait cause que la mort s'ensuivrait. »[2]

Biographie

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Il est le fils de Simon Ganneau, un mouleur surtout connu pour ses excentricités mystiques. Il est l'auteur de L'Imagerie phénicienne et la mythologie iconologique chez les Grecs, paru à Paris en 1880, et de plusieurs articles de référence[3].

Élevé sous la protection de Théophile Gautier, il effectue ses études secondaires au collège Sainte-Barbe puis au lycée Louis-le-Grand. Licencié ès lettres, il fréquente de 1864 à 1867 l’École des langues orientales pour y apprendre l’arabe, le turc et le persan. Simultanément, il suit les cours de critique biblique d’Ernest Renan au Collège de France[4]. Fort de sa connaissance des langues du Proche-Orient, il postule au Ministère des Affaires Etrangères pour gagner sa vie, et est affecté en Palestine.

Il participe aux fouilles de la Basilique du Pater Noster, à la sauvegarde de la Stèle de Mesha et aux fouilles d'Éléphantine. En 1871, il découvre à Jérusalem l'« inscription du Soreg », c'est-à-dire la stèle portant l'interdiction aux étrangers de pénétrer dans l'enceinte du Temple de Jérusalem[5].

Le dernier tome de son Recueil d'archéologie orientale est publié à titre posthume en 1924 par son élève Denyse Le Lasseur, qui en établit l'index et les tables[6],[7].

Publications

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  • Le Dieu satrape et les Phéniciens dans le Péloponnèse (1877)
  • L'Imagerie phénicienne et la mythologie iconologique chez les Grecs (1880)
  • Études d'archéologie orientale (1880, etc.)
  • Les Fraudes archéologiques (1885)[8]
  • Recueil d'archéologie orientale (1885, etc.)
  • Palestine inconnue (1886)
  • Album d'antiquités orientales (1897, etc.)

Notes et références

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  1. ↑ CLERMONT-GANNEAU, Charles
  2. ↑ Charles Clermont-Ganneau, Un stèle du temple de Jérusalem: découverte et publiée, Didier et Cie, (lire en ligne)
  3. ↑ Je m'appelle Byblos, Jean-Pierre Thiollet, H & D, 2005, p. 162. (ISBN 2914266049)
  4. ↑ R. Cagnat, « Notice sur la vie et les travaux de M. Charles Clermont-Ganneau », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 68, no 5,‎ .
  5. ↑ Hannah M. Cotton, Leah Di Segni, Werner Eck, Benjamin Isaac, Alla Kushnir-Stein, Haggai Misgav, Jonathan Price, Israel Roll et Ada Yardeni, Jerusalem, Part 1: 1-704, de Gruyter, (lire en ligne), page 42-43
  6. ↑ Henri Dehérain, « Ch. Clermont-Ganneau . Recueil d Archéologie Orientale Tome VIII », Journal des savants, vol. 23, no 1,‎ , p. 41 (lire en ligne, consulté le ).
  7. ↑ René Dussaud, « Ch. Clermont-Ganneau. — Recueil d'Archéologie orientale, tome VIII, avec index général des volumes précédents. », Syria. Archéologie, Art et histoire, vol. 5, no 2,‎ , p. 158 (lire en ligne, consulté le ).
  8. ↑ Charles Clermont-Ganneau, Les fraudes archéologiques en Palestine , suivies de quelques monuments phéniciens apocryphes, Paris, Ernest Leroux, Editeur, (lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (fr + de) Élisabeth Delange (dir.) et al., Les fouilles françaises d'Éléphantine (Assouan), 1906-1911 : les archives Clermont-Ganneau et Clédat, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres et de Boccard, coll. « Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres » (no 46), (ISBN 978-2-87754-267-8).

Liens externes

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