Charlotte de Lusignan
Charlotte de Lusignan, née le à Nicosie et morte le à Rome, est une princesse issue de la maison de Lusignan, reine de Chypre (1458-1460).
| Reine de Chypre | |
|---|---|
| - | |
| Prédécesseur | |
| Successeur | |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 43 ans) Rome |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Καρλόττα |
| Époque |
XVe siècle |
| Activité |
Reine régnante |
| Période d'activité |
- |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie | |
| Conjoint | |
| Postérité |
Aucune |
| Grands-Parents |
|---|
Héritière légitime du trône de Chypre, elle subit un coup d'état de la part de son demi-frère Jacques II, archevêque de Nicosie. Détrônée, elle cède ses droits sur la couronne chypriote à la fin de sa vie.
Biographie
modifierFamille
modifierCharlotte de Lusignan[1] est la fille de Jean II de Lusignan (-), roi de Chypre (1432-1458), et d'Hélène Paléologue (1428-)[2],[3]. Sa mère, à la santé fragile, devient paraplégique à l'âge de 17 ans à la suite de son second accouchement[4].
Charlotte a une sœur cadette, Cléopé ou Cleopha, morte jeune en [4],[5]. Elle a également un demi-frère aîné, Jacques dit le Bâtard ou l'Apostole[6] (v. 1439-), né de Mariétta de Patras (♰ ), maîtresse grecque de son père. Son statut de fils illégitime pouvant s'élever à celui de prince héritier lui fait subir la haine d'Hélène Paléologue. De plus, la mère de Charlotte aurait fait couper le nez de sa rivale[7],[8]. Pour protéger Jacques de son épouse, le roi Jean II le fait entrer dans les ordres et le nomme archevêque de Nicosie à 17 ans, en 1456[9],[10],[11].
Le , Charlotte de Lusignan épouse Jean de Portugal mais celui-ci succombe inopinément à une maladie le . Hélène Paléologue est suspectée de l'avoir empoisonné[12].
Anthroponyme
modifierCharlotte porte le prénom de sa grand-mère maternelle, Charlotte de Bourbon, reine de Chypre.
Reine de Chypre
modifierCouronnement
modifierCharlotte devient reine de Chypre à 22 ans à la mort de son père en . Son demi-frère Jacques lui rend hommage très rapidement mais il lui est interdit d'assister au couronnement. Charlotte est sacrée à la Cathédrale Sainte-Sophie de Nicosie le dimanche 3 ou [13],[14].
Le , Charlotte se marie, en secondes noces, avec, Louis de Savoie, comte de Genève[15].
Conflit avec Jacques le Bâtard
modifierLes relations se dégradent rapidement avec son demi-frère. Jacques prend la fuite en 1459 et se réfugie à la cour d'Al-Achraf Sayf ad-Dîn Inal al-Ala'i, sultan d'Égypte[16],[17]. Jacques le Bâtard intrigue à la cour du sultan qu'il met dans ses intérêts[18],[19]. Il débarque en à la tête d'un détachement 200 mamelouk et 200 sergents et prend rapidement le contrôle de l'île[20],[21]. L'année suivante, détrônée par Jacques le Bâtard, Charlotte, Louis de Savoie et les barons loyalistes se retirent dans la forteresse de Cérines à Kyrenia[22],[23],[24]. La place défendue par Louis pendant trois ans tombe en [25],[26].
Exil
modifierEn Charlotte quitte l'île chypriote pour celle de Rhodes[27],[28], puis après un séjour à Rome, où elle rencontre le pape Pie II, elle rejoint la Savoie[29]. Elle sollicite l'appuis de ses beaux-parents, Louis de Savoie et Anne de Lusignan, afin de secourir son époux, rester à défendre la forteresse de Cérines, et recouvrer son royaume[30],[31]. En 1462, elle sollicite également le grand maître de Rhodes et roi d'Aragon à lui venir en aide[32].
Charlotte de Lusignan fait valoir ses droits à la couronne de Chypre après la mort de Jacques en 1473[33]. Charlotte devient veuve pour la seconde fois en 1482[34]. Le , à Rome, elle cède tous ses droits sur Chypre et Jérusalem à son neveu Charles Ier de Savoie contre une pension viagère et annuelle de 4 300 florins [34],[35],[36],[37].
Décès et sépulture
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Charlotte meurt à Rome le [34]. Elle est enterrée au Vatican dans la crypte de la basilique Saint-Pierre.
Description physique et personnalité
modifierLors de sa venue à Rome en 1461, Charlotte de Lusignan est reçue par le pape Pie II et la Curie à la basilique Saint-Paul. La description de Charlotte est la suivante : Elle paraissait âgée de vingt-quatre ans, était de taille moyenne, avec des yeux vifs et un teint ni tout à fait brun ni tout à fait pâle — mais non dénué de charme. Son élocution était gracieuse mais — à la manière grecque — rapide et fluide ; elle portait une tenue française et affichait une prestance digne de son sang royal. Lors de leur première entrevue, elle baisa les pieds de Pie et ne prononça que quelques mots ; le lendemain, toutefois, reçue en audience privée par le pape, elle tint le discours suivant par l'intermédiaire d'un interprète[38].
Élevée par sa mère et son entourage proche, exclusivement composé de grecs originaires de Morée, Charlotte maîtrisait mal le français (langue officielle de l’administration royale). Elle s’exprimait surtout en grec, et cela avec un débit torrentiel et une éloquence vibrionnante devant lesquels le pape Pie II se trouva décontenancé[39]. Ce dernier compare Charlotte de Lusignan à quelque chose d'abondant et d'impétueux comme les eaux d'un torrent[40].
Mariages et descendance
modifierJean de Portugal
modifierJean de Portugal dit de Coimbra (1431-) est le fils de Pierre de Portugal (-), duc de Coimbra, et d'Isabelle d'Urgell, infante d'Aragon (-). Charlotte de Lusignan épouse en premières noces, le à Nicosie, Jean de Portugal, titré prince d'Antioche. Il meurt le à Nicosie[41].
Louis de Savoie
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Louis de Savoie dit de Genève (1436/37-) est le fils de Louis Ier (-), duc de Savoie, et d'Anne de Lusignan (-), fille de Janus de Lusignan (1375-1432), roi de Chypre et de Charlotte de Bourbon (1388-). Anne de Lusignan est la tante paternelle de Charlotte et devient sa belle-mère[43].
Le contrat de mariage est ratifié à Turin le [44]. Il précise que si Charlotte venait à mourir sans enfant de Louis de Savoie, le royaume de Chypre appartiendrait à ce dernier et à ses héritiers de la maison de Savoie. Par contre, devenue veuve et remariée, tous les droits de la royauté passent avec elle à son nouvel époux[43].
Charlotte se marie en secondes noces, le , avec Louis de Savoie, comte apanagé de Genève[45], son cousin germain[15],[46].
Postérité
modifierCharlotte de Lusignan n'a aucun enfant de ses deux mariages.
Sceau et armoiries
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Sceau [1485]
modifierAvers : Rond, 54 mm[48],[49],[50],[51],[52] .
Description : sceau armorial à l'écu aux armes écartelées de Jérusalem, Lusignan-Chypre (au lion rampant couronné sur champ de fasces), Arménie (au lion rampant couronné) et Poitiers (au lion rampant couronné), timbré d'une couronne royale à cinq fleurons en feuille d'ache, accosté de deux rameaux avec feuilles et fruits (pomme ?) et soutenu par deux épées entrecroisées autour desquelles est enroulé un listel chargé du mot Pour Loyauté Maintenir.
Légende : ✠ S ✤ KARLOTT ✤ DEI • GRATIA ⠅✤ IHERV ✤ CPI • ET ARMENIE REGINE
Légende transcrite : Sigillum Carlotte Dei gratia Jheruslem Cypri et Armenie Regine
Armoiries [1485]
modifier| Blasonnement :
Écu écartelé ; en 1, d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même ; en 2, d'argent à deux fasces d'azur ; en 3, d'or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'azur ; en 4, d'argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or
Commentaires : Blason de Charlotte de Lusignan, reine de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie, d'après l'empreinte d'un sceau de 1485. |
Devise
modifier« Pour Loyauté Maintenir » (ordre de l'épée de Chypre)[52]
Ascendance
modifierRéférences
modifier- ↑ (la) Caralotæ reginæ Cypriæ.
- ↑ Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, (lire en ligne [PDF]), p. 109.
« ‘Madona Helena Paleologo de la Morea’ arriva en Chypre le 2 février 1442 et fut unie le lendemain à Jean II. La nouvelle souveraine était âgée d’à peine quatorze ans mais dotée d’une intelligence, d’un sens politique ainsi que d’une détermination très au-dessus de son âge. »
- ↑ Cécile Khalifa, « Échive de Montbéliard et Charlotte de Lusignan, deux femmes issues de l'élite, impliquées dans la défense de l'île de Chypre au XIIIe et XVe siècle » [PDF], sur academia.edu, , p. 2.
- 1 2 Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, (lire en ligne [PDF]), p. 116-117.
« de Jean [II], Hélène conçut deux filles ; elle engendra Charlotte, puis une autre, qui mourut peu après. Après l’accouchement de cette seconde, qui intervint peu après [le premier], elle fut aux prises avec une maladie si grave que de son nombril jusqu’à la plante des pieds ne restait plus en elle aucune sensibilité ; ainsi déchue, seule lui demeurait l’éloquence de sa langue : jusqu’à sa mort, elle dut garder le lit. »
- ↑ Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, (lire en ligne [PDF]), p. 132.
« Charlotte étant l’unique héritière du royaume depuis la mort de sa sœur cadette Cléopé en juin 1448. »
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), Note 4, p. 76.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 372.1441 : La reine Hélène Paléologue gouverne sous le nom du roi.
- ↑ Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, (lire en ligne [PDF]), p. 117.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 373.1456 : Jacques le Bâtard est nommé archevêque de Nicosie.
- ↑ Louis de Mas Latrie, « Jacques II de Lusignan : archevêque de Nicosie, et ses premiers successeurs », Bibliothèque de l'école des chartes, vol. 38, , p. 257-274 (lire en ligne).
- ↑ Cécile Khalifa, « Charlotte de Lusignan, Une reine Combattante sur le sol de l’île au XVe siècle à Chypre » [PDF], sur hal.science, , p. 2.
- ↑ Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, (lire en ligne [PDF]), p. 182.
- ↑ Louis de Mas Latrie, « Jacques II de Lusignan : archevêque de Nicosie, et ses premiers successeurs », Bibliothèque de l'école des chartes, vol. 38, , p. 261 (lire en ligne).
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 384-385.1458 : La princesse Charlotte proclamée reine.
- 1 2 (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 392.1459, 7 octobre : Arrivée en Chypre de Louis de Savoie et son mariage avec Charlotte de Lusignan.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), XV : Charlotte de Lusignan et Louis de Savoie, reine et roi de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie (28 juillet 1458-1460-1485), p. 96-99.1459-1460, Rhodes : Instructions du grand maître de Rhodes, Jacques de Milly, à Jean Dauphin, commandeur de Niciro, envoyé au sultan pour hâter un arrangement entre Jacques le bâtard et le roi Louis de Savoie.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 390-391.1459 : Jacques le Bâtard s'échappe de Nicosie et se rend en Égypte.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), XV : Charlotte de Lusignan et Louis de Savoie, reine et roi de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie (28 juillet 1458-1460-1485), p. 99-102.1460, avril : Instructions de Louis, duc de Savoie, à Thomas de la Brigue, chargé de se rendre à gènes pour réclamer du gouverneur de la république des secours contre jacques le bâtard, qui menaçait d'attaquer le royaume de Chypre avec l'aide du sultan.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 393-394.Le sultan reconnait Jacques le Bâtard comme roi et lui fournit une flotte.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 394-395.1460, septembre : Arrivée de Jacques en Chypre.
- ↑ Cécile Khalifa, La défense de l’île de Chypre sous la domination franque de 1192 à 1489 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction d'Isabelle Augé et d'Angel Nicolaou-Konnari), Université de Montpellier Paul-Valéry, (lire en ligne [PDF]), p. 174.
- ↑ Louis de Mas Latrie, « Jacques II de Lusignan : archevêque de Nicosie, et ses premiers successeurs », Bibliothèque de l'école des chartes, vol. 38, , p. 260-261 (lire en ligne).
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 396-397.1461 : Siège de Cérines, où se sont retirés la reine et Louis de Savoie.
- ↑ Cécile Khalifa, « Échive de Montbéliard et Charlotte de Lusignan, deux femmes issues de l'élite, impliquées dans la défense de l'île de Chypre au XIIIe et XVe siècle » [PDF], sur academia.edu, , p. 8.
- ↑ Mémoires d'un pape de la Renaissance : Les Commentarii de Pie II (éd. Ivan Cloulas et Vito Castiglione Minischetti), Paris, Tallandier, , Note, p. 257.
- ↑ Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, (lire en ligne [PDF]), p. 184-185.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 373.1462-1463 : La reine charlotte se rend à Rhodes pour demander des secours.
- ↑ Cécile Khalifa, La défense de l’île de Chypre sous la domination franque de 1192 à 1489 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction d'Isabelle Augé et d'Angel Nicolaou-Konnari), Université de Montpellier Paul-Valéry, (lire en ligne [PDF]), p. 195.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), XV : Charlotte de Lusignan et Louis de Savoie, reine et roi de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie (28 juillet 1458-1460-1485), p. 114.1461, 5 novembre, Rome : La reine Charlotte demande un sauf-conduit à la république de Florence pour se rendre en Savoie.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), XV : Charlotte de Lusignan et Louis de Savoie, reine et roi de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie (28 juillet 1458-1460-1485), p. 115-116.1462 : Demandes présentées par la reine Charlotte au duc et à la duchesse de Savoie pour secourir le roi Louis, son marie, renfermé dans Cérines, et recouvrer son royaume.
- ↑ Darcy Carvalho, The Commentaries of Pius Pp II Pontifex Maximus : Commentarii de rerum memorabilium quae temporibus suis contigerunt Pius PP II (1405-1464), São Paulo, (lire en ligne), no 7 : Karlotte reginae Cypriae adventus in Italiam, eiusque oratio ad Pium, et liberate responsum, p. 329.
« Quid tu - socer inquit - hoc tempore ad nos venis ? Quae honestas mulierem iuvenem relicto viro ab Ortu in Occidentem navigare, tot aliena hospitia querere ? Auxilia - inquis quesitum veni. At istaec virum decebat magis querere ! Quotiens auxilia misimus ? Quotiens opem tulimus ? Nunc homines, nunc arma, nunc frumentum, nunc aurum suppeditamus ; et quis modus rebus erit ? Sabaudiam iam exhausit Cyprus; quicquid pinguedinis fuit, ad vos transivit ; vacua provincia est. Vos in Cypro regnum per didistis, et nos propediem in Sabaudia carituri sumus imperio, quando eo ventum est, ut vestri causa vectigalia et omnes census alienasse oportuerit. »
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), XV : Charlotte de Lusignan et Louis de Savoie, reine et roi de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie (28 juillet 1458-1460-1485), p. 118-124.1462, 17 février, Lausanne : Instructions de la reine Charlotte à Guillaume d'Allinges, seigneur de Coudray, et à Jacques Lambert, chargés de se rendre auprès du nouveau grand maître de Rhodes, alors à Barcelone, et auprès du roi d'Aragon, afin d'engager ces princes à entreprendre une grande expédition pour le ravitaillement de Cérines et le recouvrement du royaume de Chypre.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 434-435.1473 : La reine charlotte fait valoir ses droits à la couronne de Chypre.
- 1 2 3 Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), Note 1, p. 82.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), XV : Charlotte de Lusignan et Louis de Savoie, reine et roi de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie (28 juillet 1458-1460-1485), p. 151.1485, 26 février, Rome : documents relatifs à la cession de la couronne de Chypre par la reine Charlotte au duc de Savoie, Charles Ier, son neveu.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), XV : Charlotte de Lusignan et Louis de Savoie, reine et roi de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie (28 juillet 1458-1460-1485), p. 512.1485, 7 mars, Rome : Procuration de la reine Charlotte à Jacques de Langlois, chargé de demander au duc de Savoie la ratification du traité du 26 février, et investi d'un mandat général de la reine pour s'occuper de toutes ses affaires.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), XV : Charlotte de Lusignan et Louis de Savoie, reine et roi de Jérusalem, de Chypre et d'Arménie (28 juillet 1458-1460-1485), p. 512.1485, 7 avril : Lettres patentes du duc Charles Ier, confirmant le traité du 26 février, et assignant la pension de la reine Charlotte de Lusignan sur les gabelles de la ville de Nice.
- ↑ Darcy Carvalho, The Commentaries of Pius Pp II Pontifex Maximus : Commentarii de rerum memorabilium quae temporibus suis contigerunt Pius PP II (1405-1464), São Paulo, (lire en ligne), no 7 : Karlotte reginae Cypriae adventus in Italiam, eiusque oratio ad Pium, et liberate responsum, p. 327.
- ↑ Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, (lire en ligne [PDF]), p. 118.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), Note 2, p. 115.
- ↑ (it) Florio Bustron (éd. Louis de Mas Latrie), Chronique de l'Île de Chypre, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p. 373-374.1457 : Mort de Jean de Portugal, prince d'Antioche.
- ↑ Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, vol. 2, Turin, Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), XVI : Louis de Savoie, p. 111.
- 1 2 Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), Note 1, p. 124.
- ↑ Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, Lyon, Guillaume Barbier, (lire en ligne), Mariage de Louis de Savoie comte de Genève, & de Charlotte de Chypre Princesse d'Antioche, p. 386-388.
- ↑ Laurent Perrillat, « Les apanages de Genevois au XVe siècle : quelques résultats de recherches sur les institutions et les hommes », Etudes savoisiennes, , p. 3 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, (lire en ligne [PDF]), p. 133.
« Louis de Savoie, était un neveu de Jean II, fils de sa sœur Anne. »
- ↑ SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Empreinte : Charlotte de Lusignan - Archivio di Stato di Torino - Sezione Corte, Regno di Cipro, Mazzo 2, no 2 », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT.
- 1 2 (it) Sigilli de principi di Savoia (éd. Luigi Cibrario et Domenico Casimiro Promis), Turin, (lire en ligne), no 111 : Carlotta (1485), p. 188-189.
- 1 2 (it) Sigilli de principi di Savoia (éd. Luigi Cibrario et Domenico Casimiro Promis), Turin, (lire en ligne), no 111, pl. XX.
- ↑ Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, (lire en ligne), Note, p. 152.
- 1 2 Sigillographie de l'Orient latin (éd. Gustave Schlumberger, Ferdinand Chalandon, Adrien Blanchet), t. XXXVII : Bibliothèque archéologique et historique, Paris, Paul Geuthner, (lire en ligne), Charlotte de Lusignan (26 juillet 1458-septembre 1460), no 21, p. 151.
- 1 2 3 SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Charlotte de Lusignan - sceau - Reine de Jérusalem - 1485 », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT.
Sources et bibliographie
modifierSources narratives
modifier- (it) Florio Bustron, Chronique de l'Île de Chypre, éd. Louis de Mas Latrie, Paris, Imprimerie nationale, 1884. [lire en ligne]
Sources sigillographiques
modifier- SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Charlotte de Lusignan », sur sigilla.irht.cnrs.fr, Cnrs / IRHT. [lire en ligne]
Bibliographie
modifier- Thierry Ganchou, « La rébellion de Jacques de Flory, comte de Jaffa, contre son 'roi' Hélène de Chypre (1455) », dans Tassos Papacostas et Guillaume Saint-Guillain, Identity/Identities in Late Medieval Cyprus, Nicosie, 2014, p. 103-194. [lire en ligne]
- Cécile Khalifa, La défense de l’île de Chypre sous la domination franque de 1192 à 1489, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction d'Isabelle Augé et d'Angel Nicolaou-Konnari, Université de Montpellier Paul-Valéry, 468 p., . [lire en ligne]
- Cécile Khalifa, « Échive de Montbéliard et Charlotte de Lusignan, deux femmes issues de l'élite, impliquées dans la défense de l'île de Chypre au XIIIe et XIVe siècle », sur academia.edu, 2017, p. 1-11. [lire en ligne]
- Cécile Khalifa, « Charlotte de Lusignan, Une reine Combattante sur le sol de l’île au XVe siècle à Chypre », sur hal.science, 2019. [lire en ligne]
- Louis de Mas Latrie, Histoire de l'île de Chypre sous le règne des princes de la maison de Lusignan, t. III : Documents et mémoires servant de preuves à l'histoire de l'île de Chypre sous les Lusignans, Paris, Imprimerie impériale, 1855. [lire en ligne]
- Louis de Mas Latrie, « Jacques II de Lusignan : archevêque de Nicosie, et ses premiers successeurs », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 38, 1877, p. 257-274. [lire en ligne]
Annexes
modifierArticles connexes
modifier- Maison de Lusignan
- Maison de Poitiers-Aquitaine
- Armorial de la maison de Lusignan
- Royaume de Chypre
- Liste des rois de Chypre
- Royaume arménien de Cilicie
- Liste des souverains arméniens de Cilicie
- Jean II de Chypre
- Maison Paléologue
- Hélène Paléologue
- Jacques II de Chypre
- Jean de Coimbra
- Louis de Savoie
- Liste de femmes monarques
- Codex Vaticanus graecus 1208
Liens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- (it) Giuseppe Gullino - Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 66 (2006), « Ludovico, di Savoia, re di Cipro », sur Encyclopédie Treccani.