Felis lybica ornata

sous-espèce de mammifères
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Chat orné, Chat sauvage d’Asie

Felis lybica ornata
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Chat orné 90 km de Bikaner dans le district de Jodhpur, État du Rajasthan, en Inde
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Felinae
Genre Felis
Espèce Felis lybica

Sous-espèce

Felis lybica ornata
(Gray, 1832)

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
  • Aire de répartition de Felis lybica ornata

Synonymes

Le Chat orné (Felis lybica ornata), également connu sous le nom de Chat sauvage d'Asie, est une sous-espèce du Chat ganté, un mammifère carnivore de la famille des félidé. Ce chat proprement dit (du genre Felis), que l'on rencontre depuis l'est de la mer Caspienne vers le nord jusqu'au Kazakhstan, ainsi que dans l'ouest de l'Inde, l'ouest de la Chine et le sud de la Mongolie[2],[3], se caractérise par un pelage jaune tacheté de noir, le faisant ressembler à un chat-léopard ou un chat-tigre. Il n'existe aucune information sur son statut actuel ou sur l'effectif des populations à l'échelle de l'ensemble de son aire de répartition, mais les populations sont présumées en déclin[4],[5].

Dénominations

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Taxonomie

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Illustration du Beautiful Cat (Felis ornata) issu du premier volume de la Zoologie Indienne de Thomas Hardwicke, 1830[9].

Felis ornata est le nom scientifique employé par John Edward Gray au début des années 1830 comme légende d'une illustration d'un chat sauvage indien issu de la collection de Thomas Hardwicke sans plus d’informations, ni description[9].

Au cours des décennies suivantes, plusieurs naturalistes ont décrit des spécimens de chats sauvages tachetés provenant des pays de l'aire de répartition asiatique et ont proposé divers noms. Gray décrit ainsi Chaus caudatus en 1874 à partir d'une peau et d'un crâne de la Région de Boukhara en Ouzbékistan[10].

Konstantin Satounine propose en 1904 le nom Felis (Felis) kozlovi pour une peau provenant d'une oasis de la Dépression de Tourfan dans l'ouest de la Chine[11]. En 1914, Ludwig Zukowsky (de) nomme Felis (Felis) murgabensis et Felis (Felis) matschiei à partir de peaux et crânes issus respectivement de la rivière Mourghab en Afghanistan et de Geok Tepe au Turkménistan[12].

Alexeï Biroulia décrit en 1916 Felis ornata nesterovi à partir de la peau d'une femelle de Basse-Mésopotamie[13], tandis que Sergueï Ognev décrit en 1930 Felis ornata issikulensis d'après la peau et le crâne d'un mâle de la rive sud-ouest du lac Issyk-Koul au Kirghizistan[14].

Dans les années 1940, Reginald Innes Pocock réexamine la collection de peaux et de crânes de chats sauvages du Musée d'histoire naturelle de Londres et rattache l'ensemble des spécimens de chats tachetés à Felis lybica, soutenant que les dimensions des crânes et des dents ne diffèrent pas de celles des spécimens africains[15]. Cependant, tous ces spécimens, qu’ils soient asiatiques, africains ou européens, ont par la suite été réunis sous l'espèce unique du « Chat sauvage » (alors dénommée Felis silvestris), les populations asiatiques étant alors divisées en plusieurs taxons selon Mammal Species of the World (version 3, 2005) ()[16][17] :

En 2017, à la suite d’études génétiques et morphologiques, le Cat Specialist Group de l'UICN révise la taxonomie des félidés et réunit toutes ces populations asiatiques sous le taxon unique du Chat orné, tout en intégrant ce dernier, aux côtés des sous-espèces africaines, au sein de l'espèce distincte du Chat ganté (Felis lybica)[18],[17].

Caractéristiques

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Un Chat orné photographié de nuit en Russie.

Le Chat orné présente une silhouette élancée avec de longues pattes, une longue queue et un corps robuste par rapport au chat domestique[17]. Il mesure de 47 à 60 cm de long pour le corps chez le mâle et environ 46 cm chez la femelle, avec une hauteur au garrot de 25 à 30 cm et une queue mesurant entre 25 et 31 cm[17]. Le mâle pèse entre 3 et 4 kg et la femelle environ 2,7 kg[17]. Comparé au Chat sauvage d'Europe, il est plus petit et affiche des teintes plus jaunâtres ou roussâtres, arborant de petites taches sombres au lieu de bandes transversales[17].

Son pelage est généralement court, mais le pelage d'hiver se révèle plus doux, plus dense et plus sombre[17]. Il varie d'un ton sable clair au gris cendré ou gris pierre, parsemé de petites taches arrondies pleines, noires ou brun foncé, bien délimitées et ne formant pas de rosettes[19],[17]. Les poils longeant l'épine dorsale sont habituellement plus sombres, formant une bande gris foncé, brunâtre ou ocre. Le front est moucheté de petites taches dispersées plutôt que de lignes verticales, tandis que les joues portent deux marques noires distinctes[17]. Une ligne brun foncé s'étire en outre du coin de l'œil jusqu'à la base de l'oreille, et la pointe des oreilles porte un petit pinceau de poils pouvant atteindre 1 cm de long[17]. Les membres présentent des rayures à leur base, tandis que la face inférieure des pattes et la plante des coussinets sont noires, cette couleur remontant parfois presque jusqu'au jarret[17]. Le dessous du corps est blanchâtre, immaculé ou très peu taché[17]. La queue est longue, fine, terminée par une extrémité noire précédée d'anneaux sombres, tout en portant des taches près de sa base[17].

Les populations adaptées aux milieux arides, comme au Pakistan ou en Inde, ont un pelage jaune sable pâle aux taches alignées verticalement sur le tronc et les flancs[20],[21]. Celles d'Asie centrale présentent une robe de fond plus gris-jaune ou roussâtre, avec des taches tendant parfois à fusionner en bandes, notamment à l'est des monts Tian[22].

Répartition et habitat

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Le Chat orné est indigène d'une grande partie de l'Asie centrale, occidentale et méridionale : il se rencontre en Afghanistan, en Arménie, en Azerbaïdjan, en Chine, en Géorgie, en Inde, en Iran, en Irak, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Mongolie, au Pakistan, au Tadjikistan, en Turquie, au Turkménistan et en Ouzbékistan[17]. L'Inde marque la limite sud-est de son aire, où il est signalé dans les zones sèches de l'ouest et du centre du pays, tandis que l'extension occidentale exacte de sa répartition demeure mal délimitée[17]. Le Caucase fait office de zone de transition entre le Chat sauvage d'Europe au nord-ouest et le Chat orné au sud-est, ce dernier fréquentant les basses terres désertiques et semi-désertiques le long de la mer Caspienne[19].

Il fréquente une grande diversité d'habitats, principalement les déserts de broussailles, les régions montagneuses dotées d'une couverture végétale suffisante ainsi que les forêts tempérées, pouvant s'élever jusqu'à 3 000 m d'altitude[17]. Il évite les déserts hyperarides très vastes, les forêts trop denses et les régions aux fortes chutes de neige hivernales[17]. Bien qu'il vive le plus souvent à proximité des points d'eau, il est capable de s’y habituer dans des zones qui en sont dépourvues et ne craint pas de s'approcher des terres cultivées ou des établissements humains[17].

En Iran, l'espèce est répertoriée dans les plaines arides, certaines forêts et zones côtières, mais déserte les altitudes extrêmes et les déserts nus[23]. En Afghanistan, des observations historiques antérieures à 1973 signalent sa présence dans le Hazaradjat et les steppes aux abords d'Hérat et dans la Province de Bâmiyân[24]. En Inde, il est lié au Désert du Thar et aux broussailles épineuses du Rajasthan, où il était commun jusqu'à la fin des années 1990 avant de devenir beaucoup plus rare, tout en étant ponctuellement noté dans le sanctuaire de faune de Nauradehi, le Madhya Pradesh et les forêts de Mirzapur[25],[26]. En Chine, il s'étend au Xinjiang, au Qinghai, au Gansu, au Ningxia, au Shaanxi et en Mongolie-Intérieure, bien que son aire ait régressé au Xinjiang sous l'effet des activités pétrolières, de l'agriculture et des pesticides[27].

Écologie et comportement

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Le Chat orné est un animal solitaire et territorial[17]. Principalement nocturne, il est également possible de l'observer actif en plein jour, se reposant et trouvant refuge dans des terriers ou des anfractuosités rocheuses[17]. Il chasse essentiellement au sol par approche suivie d'une attaque rapide, bien qu'il s'avère un excellent grimpeur[17].

La période de reproduction varie géographiquement : elle s'étale de mars à avril et de novembre à décembre en Inde, de janvier à février en Asie centrale, et s'observe tout au long de l'année au Pakistan[17]. Après une gestation durant entre 56 et 68 jours, la femelle donne naissance à une portée de 2 à 4 chatons[17]. Les jeunes n'accompagnent pas leur mère avant l'âge de 3 mois ; celle-ci leur enseigne la chasse en leur fournissant des coléoptères ou des proies blessées[17]. La maturité sexuelle est atteinte vers l'âge de 9 à 12 mois, bien que la première reproduction n'ait souvent lieu qu'entre 18 et 22 mois[17]. En captivité, sa longévité peut atteindre 16 ans[17].

Alimentation et prédation

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Le régime alimentaire repose principalement sur les petits rongeurs (gerboises, gerbilles, campagnols, souris etc…), mais il capture aussi des oiseaux, des amphibiens, des reptiles et des insectes, s'attaquant parfois à la volaille domestique ou au petit bétail et ne dédaignant pas les charognes à l'occasion[17].

Dans les différentes provinces d'Asie centrale et au Turkménistan, ses proies comptent notamment la Grande gerbille, la Mérione de Libye, le campagnol d'Afghanistan, le souslik à doigts grêles, le Lièvre de Tolai, diverses alouettes et tourterelles, ainsi que des reptiles et insectes variés[19]. Au Rajasthan, il dépend largement des gerbilles locales tout en prélevant lièvres, gangas, perdrix, paons et passereaux, n'hésitant pas à s'en prendre aux serpents venimeux (cobras, échides etc…) ainsi qu'aux scorpions[25]. Dans le Bassin du Tarim, le lièvre de Yarkand (Lepus yarkandensis) constitue sa ressource alimentaire la plus importante[27].

Parasites

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Le Chat orné est l'hôte de divers vers helminthes tels que Hydatigera taeniaeformis, Diphyllobothrium mansoni, Toxocara mystax, Capillaria feliscati et Ancylostoma caninum[19]. En Transcaucasie, il est souvent parasité par la tique Ixodes ricinus, ainsi qu'en période estivale par des puces du genre Ceratophyllus provenant de rongeurs composant son alimentation dans la nature[19].

Le Chat orné et l’Homme

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Menaces

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Le statut précis de ses populations est méconnu en raison de ses mœurs discrètes et du manque d'estimations démographiques récentes[17]. La menace principale réside dans son hybridation avec les chats harets, accompagnée d'une compétition trophique directe, au point que très peu de populations génétiquement pures subsistent aujourd'hui[17]. Il souffre également du braconnage motivé par les conflits de prédation ou le commerce de la fourrure, ainsi que de la fragmentation et destruction de son habitat par les activités anthropiques[17]. En Afghanistan, l'espèce a été intensivement exploitée pour la pelleterie, avec plus de 1 200 peaux proposées à la vente sur les marchés de Kaboul en 1977[24].

Conservation

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Le Chat orné est classé en « préoccupation mineure » (LC) par l'UICN et est inscrit à l'Annexe II de la CITES[17]. La chasse et le commerce de l'animal sont strictement interdits dans la majeure partie de son aire de répartition[17]. Il bénéficie d'une protection légale intégrale au Turkménistan, au Kirghizistan, au Tadjikistan, en Mongolie, en Chine et en Russie, ainsi qu'en Afghanistan où il figure sur la liste nationale des espèces protégées depuis 2009[4].

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
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  3. ↑ A. C. Kitchener, C. Breitenmoser-Würsten, E. Eizirik, A. Gentry, L. Werdelin, A. Wilting, N. Yamaguchi, A. V. Abramov, P. Christiansen, C. Driscoll, J. W. Duckworth, W. Johnson, S.-J. Luo, E. Meijaard, P. O'Donoghue, J. Sanderson, K. Seymour, M. Bruford, C. Groves, M. Hoffmann, K. Nowell, Z. Timmons et S. Tobe, « A revised taxonomy of the Felidae: The final report of the Cat Classification Task Force of the IUCN Cat Specialist Group », Cat News, vol. Special Issue 11,‎ , p. 17−20 (lire en ligne)
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  7. ↑ Catalogue of Life Checklist, consulté le .
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  9. 1 2 Gray et Hardwicke 1830–1832, p. Planche 2
  10. ↑ J. E. Gray, « On the Steppe-Cat of Bokhara (Chaus caudatus) », Proceedings of the Zoological Society of London,‎ , Planches VI−VII, 31−33 (lire en ligne)
  11. ↑ K. Satunin, « Neue Katzenarten aus Central-Asien », Annuaire du Musée Zoologique de l'Académie des Sciences de St. Pétersbourg, vol. 9,‎ , p. 524−537 (lire en ligne)
  12. ↑ L. Zukowsky, « Drei neue Kleinkatzenrassen aus Westasien », Archiv für Naturgeschichte. Abteilung A, vol. 80, no 10,‎ , p. 124−146 (lire en ligne)
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  14. ↑ S. I. Ogneff, « Übersicht der russischen Kleinkatzen », Zeitschrift für Säugetierkunde, vol. 5, no 2,‎ , p. 48−85 (lire en ligne)
  15. ↑ R. I. Pocock, Catalogue of the Genus Felis, Londres, Trustees of the British Museum, (lire en ligne), « Felis lybica, Forster », p. 50−133
  16. ↑ Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
  17. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 José R. Castello (trad. Anne Saint-Girons), Félins et Hyènes du monde, Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Mammifères », (ISBN 978-2603028636), p. 186-189.
  18. ↑ (en) Kitchener, A. C. et al., « A revised taxonomy of the Felidae: The final report of the Cat Classification Task Force of the IUCN Cat Specialist Group », Cat News, no Special Issue 11,‎ , p. 17–20 (lire en ligne)
  19. 1 2 3 4 5 V. G. Heptner et A. A. Sludskii, Mlekopitaiuščie Sovetskogo Soiuza. Moskva: Vysšaia Škola, Washington DC, Smithsonian Institution and the National Science Foundation, (ISBN 90-04-08876-8, lire en ligne), « Asiatic Wildcat », p. 398–497
  20. ↑ T. J. Roberts, The Mammals of Pakistan, Londres, Ernest Benn, (ISBN 978-0-510-39900-9), « Felis lybica », p. 138−140
  21. ↑ M. Sunquist et F. Sunquist, Wild Cats of the World, Chicago, The University of Chicago Press, (ISBN 978-0-226-77999-7, lire en ligne), « African-Asian wildcat Felis silvestris lybica and Felis silvestris ornata », p. 92–98
  22. ↑ C. P. Groves, « The Chinese mountain cat (Felis bieti) », Carnivore, vol. 3, no 3,‎ , p. 35–41
  23. ↑ A. Ghoddousi, A. Kh. Hamidi, T. Ghadirian et S. Bani'Assadi, « The status of Wildcat in Iran - a crossroad of subspecies? », Cat News, vol. Special Issue 10,‎ , p. 60–63
  24. 1 2 K. Habibi, Mammals of Afghanistan, Coimbatore, Inde, Zoo Outreach Organisation, (ISBN 978-81-88722-06-8), « Asiatic Wildcat Felis lybica ornata »
  25. 1 2 I. K. Sharma, « Habits, feeding, breeding and reaction to man of the desert cat Felis libyca (Gray) en the Indian Desert », Journal of the Bombay Natural History Society, vol. 76, no 3,‎ , p. 498–499
  26. ↑ S. Dookia, « Sighting of Asiatic Wildcat in Gogelao Enclosure, Nagaur in Thar Desert of Rajasthan », Cat News, no 46,‎ , p. 17–18
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Bibliographie

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Voir aussi

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