Chaume (AOC)
Un coteaux-du-layon premier cru Chaume, ou plus simplement un chaume[note 2], est un vin blanc liquoreux produit autour du hameau de Chaume (47° 19′ 19″ N, 0° 38′ 43″ O) au bord du Layon, sur la commune de Rochefort-sur-Loire en Maine-et-Loire. Il s'agit d'une dénomination géographique au cœur de l'appellation coteaux-du-layon, faisant partie du vignoble de la vallée de la Loire.
| Chaume | |
Dans la vallée du Layon, le parcellaire du Chaume, vue depuis le hameau d'Ardenay. | |
| Appellation(s) principale(s) | coteaux-du-layon |
|---|---|
| Type d'appellation(s) | dénomination au sein d'une AOP |
| Reconnue depuis | 1957 (DGC), 2003-2009 (AOC) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de la vallée de la Loire |
| Sous-région(s) | Anjou |
| Localisation | Rochefort-sur-Loire (Maine-et-Loire) |
| Climat | océanique dégradé |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 845 heures (à Angers) |
| Sol | schistes et poudingues[1] |
| Superficie plantée | 70 hectares[2] |
| Nombre de domaines viticoles | ~20[2] |
| Cépages dominants | chenin B[note 1] |
| Vins produits | blancs liquoreux |
| Production | 1 200 hectolitres[2] |
| Pieds à l'hectare | minimum 4 000 ceps/ha[3] |
| Rendement moyen à l'hectare | 17 hl/ha[2] |
| modifier |
|
Conflit d'appellations
modifierQuand le coteaux-du-layon est reconnu appellation d'origine contrôlée (AOC) en 1950, aucune dénomination géographique complémentaire n'est prévue[4]. Suite à la création de l'AOC quarts-de-chaume en 1954, le décret du sur le coteaux-du-layon rajoute à celui de 1950 que « le nom de Chaume pourra être adjoint à celui de Coteaux du Layon »[5].
En septembre 2003, est reconnu l'appellation « Chaume-Premier cru des Coteaux du Layon »[6], mais ce décret est annulé par le Conseil d'État en juillet 2005[7], ce nom favorisant trop l'appellation par rapport au quarts-de-chaume. En 2007, le « Chaume » est de nouveau reconnu comme une AOC spécifique[8],[9], mais le texte est de nouveau annulé en mars 2009 par le Conseil d'État[10], car il y a confusion avec le quarts-de-chaume.
À partir du décret d'octobre 2009 sur l'AOC coteaux-du-layon, le nom de cette dernière appellation peut être « suivi de la dénomination géographique Chaume »[11]. Depuis novembre 2011, se rajoute à la dénomination géographique complémentaire « Chaume » la mention « premier cru »[12]. Le nom actuel de ce vin est donc « coteaux-du-layon premier cru Chaume », c'est-à-dire supérieur aux autres coteaux-du-layon (suivi ou non d'une dénomination géographique complémentaire) et inférieur au quarts-de-chaume, qui est considéré comme un grand cru.
Règlementation
modifier| Images externes | |
| Carte de la commune concernée | |
| Orthophoto du premier cru chaume | |
Le chaume ne possède pas son propre cahier des charges, il est compris dans celui de l'appellation coteaux-du-layon en tant que dénomination géographique.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
Références
modifier- ↑ Guide Vert Solar : Vins de France. (Page n° 84 sur Chaume)
- 1 2 3 4 « Tout sur le Coteaux du Layon 1er Cru Chaume », sur vinsdeloire.fr (consulté le ).
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « COTEAUX DU LAYON » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 18 février 1950 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Coteaux-du-Layon » », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 8 juin 1957 portant modification de l'article 3 du décret du 18 février 1950 », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 19 septembre 2003 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Chaume-Premier cru des Coteaux du Layon » » publié au JORF no 219 du .
- ↑ « Décision du Conseil d'État n° 261989 du 27 juillet 2005 », publié au JORF no 10 du .
- ↑ « Décret du 21 février 2007 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Chaume » », publié au JORF no 46 du .
- ↑ « Décret du 27 avril 2007 modifiant le décret du 21 février 2007 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Chaume » », publié au JORF no 101 du .
- ↑ Décision du Conseil d'État n° 304990 du 30 mars 2009.
- ↑ « Décret n° 2009-1217 du 9 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Bonnezeaux », « Quarts de Chaume », « Rosé de Loire », « Coteaux du Layon », « Savennières », « Monbazillac », « Côtes de Duras », « Buzet », « Côtes du Vivarais » et « Bergerac » », publié au JORF no 0236 du .
- ↑ « Décret n° 2011-1619 du 23 novembre 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Coteaux du Layon » », publié au JORF no 0272 du .